Tous à vos fourneaux

A la mémoire de ma mère « Zouzou »

23 octobre, 2007

A LA MEMOIRE DE MA MERE “ZOUZOU”

Classé dans : Maman,Présentation — fanfan18unblogfr @ 22:04

  A LA MEMOIRE DE MA MERE “ZOUZOU” dans Maman wma MAMAN  (cliquez sur l’icône)

Je voudrais parler un peu de ma mère, puisque ce blog lui est dédié. C’était une cuisinière ordonnée, discrète, formidable et efficace. Je lui disais souvent que tout était couture ce qu’elle faisait, car elle était également couturière, et tout était fait à la perfection, minutieux, calculé, rien ne débordait dans ses plats.  

On avait l’impression que les gâteaux étaient mesurés, rien ne brûlait, et elle était la spécialiste des « confitures ». Je la revois derrière ses fourneaux, où elle régnait parmi ses marmites comme une reine avec un silence qui sentait la vanille.

Nous voulons croire à l’immortalité de nos parents et de nos grands-parents. Or un jour ils partent et emportent leurs secrets. Elle avait sûrement des secrets de cuisine Zouzou. En tout cas, elle a réussi à me les transmettre moi sa fille, ce savoir-faire culinaire des familles juives algéroises. Non pas avec un carnet de notes intime, car j’apprenais en la regardant faire, en l’aidant, puis en faisant à mon tour. 

Les recettes y sont expliquées clairement pour qu’elles soient réalisables par tous. Vous trouverez également mes recettes. Si vous respectez les conseils que je vous donne, vous serez étonnés de découvrir vos talents culinaires, ces saveurs qui nous viennent de notre enfance.

J’espère que ce blog vous aidera à accomplir ces recettes. Vous allez pouvoir affronter sans crainte vos fourneaux pour faire plaisir autour de vous ! et perpétuer la coutume. 

La cuisine, c’est une partie de la culture d’un peuple.

Maman tu me manques ! 

4 septembre, 2016

MOUNA OU MONA NOUVELLE RECETTE

Classé dans : Pâte à...,Patisserie,Roch Hachana,Yom Kippour — fanfan18unblogfr @ 10:58

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  • 1 kg de farine
  • 1 cube de levure fraîche 42 g ou deux cuillères à dessert de levure lyophilisée 
  • 1 pincée de sel
  • 5 œufs
  • 250 g de margarine parvé goût beurre un peu ramollie 
  • 1 zeste de citron
  • 1 zeste d’orange
  • Jus de l’orange ce qui rentre 
  • 200 g de sucre
  • 2 jaunes d’œuf + une goutte de vinaigre
  • sucre en grains ou concassé
  • raisins secs
  • amandes effilées
  • pralines rouges

 

Préparer le levain en émiettant la levure avec 200 g de farine et un peu d’eau tiédie. Pétrir légèrement et mettre de côté, jusqu’à ce qu’il ait doublé de volume.

 

Mélanger les œufs, le sucre, le beurre fondu, le zeste de citron, le zeste de l’orange, le jus des oranges et le reste de la farine.

Rajouter le levain.

Bien pétrir encore pendant 15 minutes (je fais au robot kenwood vitesse 5) environ jusqu’à ce que la pâte devienne lisse et ne colle plus aux doigts.

Laissez reposer la pâte pendant 2 heures dans un endroit chaud. Je couvre avec une couverture pour cet usage.

Au bout de ce temps, pétrir à nouveau pour dégazer.

Faire 4 grosses boules ou des plus petites et les farcir, alors là il y a plusieurs façons et plusieurs coutumes. Pour moi cette année cela sera avec des pralines rouges concasser de notre enfance, et bien évidemment pour mon mari farcie aux amandes et raisins secs, vous pouvez aussi aux pépites de chocolat ou aux graines d’anis !!!

Laissez reposer encore 20 minutes environ !

 

Les badigeonner du jaune d’œuf battu avec une goutte de vinaigre. Faire des incisions aux ciseaux et mettre du sucre concassé ou en grains.

 

Les placer sur une plaque garnie de papier sulfurisé et laisser cuire à 200° pendant 10 minutes environ. Surveiller la cuisson.

BRIOCHES OU MOUNA POUR HENNE

Classé dans : Mimouna,Pâte à...,Patisserie,Souccot,Yom Kippour — fanfan18unblogfr @ 8:27

israel200953.jpgisrael200929.jpgisrael20092.jpg

  • 1 kg de farine tamisée
  • 1 verre de sucre bien plein (20 cl)
  • 1 sachet de sucre vanillé
  • 1 cuillère à café de sel rase
  • 1 carré de levure fraîche ou 3 cuillères à dessert de levure lyophilisée bien pleine 
  • 1 verre d’huile
  • 5 oeufs entier (gros)
  • 2 zestes d’oranges
  • jus d’orange naturel (ce qui rentre)
  • gros sucre
  • 1 jaune d’œuf (+1 goutte de vinaigre blanc)

Si vous faîtes avec un robot mettre les liquides en premier.

Mettre dans une terrine la farine, le sel, le sucre, les zestes d’oranges, la levure. 

Mélanger. Faire un puits. Mettre les œufs, l’huile et mouiller avec le jus d’orange, la pâte doit être un peu plus molle que pour le pain. 

Ramasser, faire une boule et mettre la terrine dans un sac en plastique pour faciliter la pousse. Mettre à monter la pâte (2 h environ).

Elle doit doubler de volume. 

Faire des boules de la grosseur d’une clémentine, vous pouvez les farcir de raisins sec et d’amandes, ou de pépites de chocolat, ou d’un morceau de chocolat noir, ou les laisser nature. (pour des petites brioches).

Les disposer sur des tôles avec du papier sulfurisé.

Les laisser gonfler encore 10 minutes en les couvrant avec une serviette propre.

Les dorer au jaune d’œuf (+1 goutte de vinaigre blanc).

Mettre par dessus des grains de sucre.  

FOUR CHAUD A 180° 10 minutes environ 

fampouleclair.gifAstuce : 

  • Si vous devez préparer une Mouna pour un henné faire 7 grosses boules en couronnes. Laissez gonfler encore 15 minutes en les couvrant avec une serviette propre. Dorer au jaune d’œuf, mettre des gros sucres. FOUR CHAUD A 180° 20 minutes environ.     

 

2 septembre, 2016

SELIHOT OU SELI’HOT DATE 2016

Classé dans : Roch Hachana,Seli'hot — fanfan18unblogfr @ 15:10

Début des Selihot :

lundi 5 septembre 2016

Pendant 40 jours pour les Sépharades.

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Image: Prières des Jours Solennels par l’artiste ‘hassidique Zalman Kleinman

Le roi David fut saisi d’angoisse lorsqu’il vit prophétiquement la destruction du Saint Temple et l’interruption de l’offrande des sacrifices. « Comment les Juifs pourront-ils expier leurs fautes ? » se demanda-t-il.

D.ieu répondit : « Lorsque des souffrances s’abattront sur les Juifs à cause de leurs péchés, qu’ils se rassemblent devant Moi en parfaite unité. Ensemble, ils devront confesser leurs péchés et réciter les Seli’hot, et J’exaucerai leurs prières. » – Midrache

Avec l’approche imminente de ma nouvelle année et des Jours Solennels, nos préparatifs passent la vitesse supérieure. Plusieurs jours avant Roch Hachana, nous commençons à réciter les Seli’hot, une série de prières et de poèmes liturgiques dans lesquels nous implorons le pardon divin.

Dans la tradition ashkénaze, les premières Seli’hot sont récitées samedi soir après la mi-nuit,1 et un minimum de quatre jours de Seli’hot doit être observé. Ainsi, si le premier jour de Roch Hachana tombe un jeudi ou un Chabbat, les Seli’hot commencent le samedi soir précédant le Nouvel An. Si Roch Hachana tombe un lundi ou un mardi,2 les Seli’hot commencent dans ce cas le samedi soir environ une semaine et demie avant Roch Hachana. Après cet office de minuit, les Seli’hot sont récitées les jours suivants chaque jour avant l’office du matin jusqu’à Roch Hachana (mis à part le premier dimanche matin qui est couvert par les Seli’hot récitées pendant la nuit).

Les Séfarades récitent les Seli’hot durant tout le mois d’Eloul.

Il est important de se rendre à la synagogue pour les Seli’hot, car leur texte contient divers passages importants pour la lecture desquels un minyan (quorum de dix hommes juifs) est requis.

La plupart des communautés juives poursuivent la lecture des Seli’hot pendant les Dix Jours de Techouva (les jours entre Roch Hachana et Yom Kippour). Dans la coutume ‘Habad, toutefois, les Seli’hot ne sont pas récitées pendant cette période (excepté le 3 Tichri, où les Seli’hot sont récitées en l’honneur du Jeûne de Guédalia).3

On raconte que le quatrième Rabbi de ‘Habad, Rabbi Chmouel de Loubavitch, demanda un jour à son illustre père, le Tsema’h Tsedek, la raison de cette coutume. « Mon fils, répondit le Tsema’h Tsedek, maintenant n’est plus un temps pour les mots. Maintenant nous devons traduire les mots en actes. »

Cliquez ici pour le texte complet des Seli’hot en hébreu.

Cette année, en 2011, les Seli’hot (selon les traditions ashkénaze et ‘Habad) commencent après la mi-nuit, dimanche matin 25 septembre. Cliquez ici pour contacter un centre ‘Habad près de chez vous et vous enquérir des lieux et horaires des offices de Seli’hot.

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Illustration par l’artiste ‘hassidique Zalman Kleinman.

Les droits du contenu de cette page sont réservés par l’auteur, l’éditeur et/ou Chabad.org. Si vous appréciez cet article, nous vous encourageons à le distribuer à vos connaissances, à condition de respecter le copyright.

 
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LES SELI’HOT OU SELIHOT

Classé dans : Roch Hachana,Seli'hot — fanfan18unblogfr @ 15:00

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Les séli’hot sont des prières de repentir. On implore le pardon (séli’ha) de Dieu pour les pêchés commis. La tradition enseigne que Dieu aurait lui-même enseigné à Moïse les treize attributs de miséricorde. On retrouve ces attributs dans le livre de l’Exode : 

« Seigneur ! Seigneur ! Clément et miséricordieux, lent à la colère, plein de bienveillance et d’équité; il conserve sa faveur à la millième génération; il supporte le crime, la rébellion, la faute, mais ne les absout pas ».


Ces attributs forment le coeur de toute prière de pénitence et toute imploration du pardon divin.
A l’origine, ces séli’hot n’étaient récitées que pour Kippour et les autres jours de jeûne. A partir de l’époque des geonim (titre honorifique donné aux présidents des universités babyloniennes), on les récite tous les lundis et les jeudis.Le Choul’hane arou’h (littéralement «table dressée»), est Le code de la loi religieuse rédigé par Joseph Caro de Safed et annoté par Moïse Isserles de Cracovie. Il stipule que l’on se lève à l’aube durant les 40 jours (pour les séfaradim) qui précèdent Kippour, pour réciter les séli’hot. Les Achkénazim commencent à réciter les séli’hot le dimanche qui précède Roch Hachana. Les ‘hassidim ont la coutume de commencer les séli’hot par un office à 3 heures du matin le dimanche qui précède Roch Hachana.

ROCH HODESH ELOUL

Classé dans : Roch Hachana,Roch Hodesh,Seli'hot — fanfan18unblogfr @ 9:40

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Sonnerie du Choffar à la synagogue pendant le mois d’Eloul – peinture par l’artiste ‘hassidique Zalman Kleinman Rosh Hodesh Eloul vendredi 2 septembre 2016 

En tant que dernier mois de l’année juive, Eloul est traditionnellement une période d’introspection et de bilan, propice à passer en revue ses actions et ses progrès spirituels de l’année écoulée et à se préparer pour les « Jours Solennels » de Roch Hachana et Yom Kippour.

Étant le mois de la « Miséricorde et du Pardon Divin », Eloul est un temps particulièrement propice à la Téchouva (« retour » à D.ieu), à la prière, à la charité, et à un regain d’Ahavat Israël (l’amour envers son prochain juif) dans le souci de s’améliorer et de se rapprocher de D.ieu.

Pour décrire la teneur spirituelle du mois d’Eloul, Rabbi Chnéour Zalman de Lyadi a donné une parabole édifiante :

D.ieu est tel un roi qui parcourt la campagne à la rencontre de son peuple, réservant à tous ceux qui s’approchent de lui un accueil bienveillant et souriant. Cette proximité avec le roi élève les paysans de leur condition et, lorsque le roi part vers la ville, les gens du peuple le suivent.

Il les laisse l’accompagner dans toutes les étapes de sa progression, jusqu’à pénétrer dans le palais où il se révèle dans toute sa royale splendeur.

Ainsi, au mois d’Eloul D.ieu est proche de nous, accueillant et bienveillant. Cette proximité nous donne les forces spirituelles de nous élever de notre quotidien, de sanctifier encore plus notre vie. C’est ainsi que nous méritons d’être avec Lui lorsqu’Il se révélera comme Roi de l’univers, lors de Roch Hachana et Yom Kippour.

Voici quelques coutumes et pratiques du mois d’Eloul :

  • Chaque jour du mois d’Eloul (excepté le Chabbat et le dernier jour du mois) nous sonnons le Choffar (corne de bélier) en appel au repentir.
  • En écrivant une lettre ou en rencontrant un ami, nous nous bénissons mutuellement en nous souhaitant ketiva va’hatima tova, ce qui signifie « Puisses-tu être inscrit(e) et scellé(e) pour une bonne année ».
  • Le chapitre 27 du Livre des Psaumes et ajouté aux prières quotidiennes, le matin et l’après-midi.
  • Le Baal Chem Tov a institué la coutume de lire trois chapitres de Psaumes supplémentaires chaque jour, depuis le 1er Eloul jusqu’à Yom Kippour (à Yom Kippour les 26 chapitres restant sont récités de sorte à finir le livre).
  • Eloul est un temps approprié pour faire vérifier ses téfilines et ses mézouzot par un scribe certifié pour s’assurer de leur bonne condition et qu’ils sont aptes à l’usage.
  • Les prières de Séli’hot sont récitées, pour les Séfarades, durant tout le mois, et pour les Ashkénazes (et c’est également la coutume ‘Habad), durant la dernière semaine d’Eloul, lors des jours qui mènent à Roch Hachana, la première nuit à minuit puis, les autres jours, tôt le matin.

Enfin, le 18 Eloul, ou « ‘Haï Eloul », est le jour anniversaire de la naissance du Baal Chem Tov, le fondateur du ‘Hassidisme, en 1698 et de Rabbi Chnéuor Zalman de Lyadi, fondateur du ‘Hassidisme ‘Habad, en 1745. C’est un jour particulièrement puissant, qui insuffle une vitalité redoublée au service divin du mois d’Eloul.

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Illustration par l’artiste ‘hassidique Zalman Kleinman.

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1 septembre, 2016

ROCH HACHANA « RECAPITULATIF ENFANTIN » 2016

Classé dans : Roch Hachana — fanfan18unblogfr @ 9:45

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La nouvelle année juive commence le 1er et le 2 Tichri. C’est le jour anniversaire de la création du monde et plus particulièrement de celle du premier homme. C’est à Roch Hachana : que sont nés les patriarches que Sarah, Rachel et Hanna ont prié D… pour avoir un enfant et elles ont été exaucées que Joseph sortit de prison et devint vice-roi d’Egypte. C’est la seule fête qui dure deux jours, en Israël et en dehors d’Israël.

YOM HADIN
JOUR DU JUGEMENT

Roch Hachana est aussi le jour du jugement pour tous. Ce jour-là, tous les hommes passent devant D… comme des moutons devant leur berger : un par un, D… compte les fautes et les mérites de chacun. 0n dit que ce jour-là, D… ouvre Trois Livres :

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Le premier                             Le Deuxième                        Le Troisième

pour les Justes                     pour les moyens              pour les méchants

Les Justes sont inscrits tout de suite dans le Livre de la vie,

Les méchants sont inscrits dans le Livre de la mort,

Les moyens ont jusqu’à Kippour :

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S’ils regrettent leurs fautesteshuva.jpg (Téchouva)

qu’ils s’engagent à ne pas recommencer…

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S’ils prient D… tefilla.jpg(Téfila)

avec force pour obtenir Son Pardon…

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et s’ils font latzedaka2.jpg Tsédaka…

…ils seront pardonnés et inscrits dans le livrevie3.jpgLivre de la vie.

 

YOM TEROUA
JOUR DE LA SONNERIE DU CHOFAR

 

 

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La Torah nous a ordonné de sonner du Chofar à Roch Hachana.

Comme il est dit, « le 7ème mois, le premier jour du mois sera une convocation sainte, ce sera un jour de sonnerie ». Plusieurs explications ont été données à cette obligation de sonner du Chofar : pour nous rappeler en sonnant avec une corne de bélier, le sacrifice d’Isaac qui était prêt à donner sa vie pour D… et qui au dernier moment, a été remplacé par un bélier, pour nous rappeler quand les juifs étaient au pied du Mont Sinaï et qu’ils entendaient le son du Chofar afin que nous aussi comme nos ancêtres, nous acceptions les commandements de D… la nature de la sonnerie du Chofar a pour effet de réveiller la personne qui l’entendrait et voire même de l’effrayer, afin que nous ayons peur du Jugement de D… et que nous fassions Téchouva.Les sonneries du Chofar comportent trois sortes de sons :

              

la Tékia – 1 son uniforme et allongé

les Chévarim – 3 sons intermittents

la Téroua – 9 sons saccadés

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Tous les hommes ont l’obligation d’écouter le Chofar les deux jours de Roch Hachana, mais si l’un des deux jours est un Chabbat, on ne sonnera pas du Chofar.Bien que les femmes soient dispensées de la mitsvah d’écouter le Chofar, elles ont pris l’habitude de venir à la synagogue pour l’écouter.

 

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SEDER DE ROCH HACHANA

Les deux soirs de Roch Hachana après avoir récité le kiddouch, on fera Nétilat yadayim et l’on trempera le motsi dans le miel ou dans du sucre.On prend un morceau de pommepm.jpg que l’on trempera dans du potmielpm.jpget l’on dira la prière sur le fruit : bene8tspm.jpg

on goûtera le fruit, après on dira :

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Avant de manger

on dit

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Poireaux, blettes, dattes : ont un nom en hébreu se rapprochant d’une racine qui signifie disparaître, retrancher.

Courge : dont le nom en hébreu se rapprocherait d’un verbe qui signifie déchirer. On demande à D… de déchirer les mauvais décrets qui pèsent sur nous.

Tête de poisson ou d’agneau : en exprimant le désir que nous soyons en tête et non pas en queue.

Grenade : Nous exprimons le souhait que nos mérites soient aussi nombreux que les grains de la grenade.

A LA SYNAGOGUE

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Après la lecture de la Thora, si le premier jour de Roch Hachana ne tombe pas un Chabbat, on sonnera du Chofar pendant les deux jours.

On a l’habitude de ne pas dormir les deux après-midi de Roch Hachana, car D… est en train de nous juger et comment pourrions-nous nous défendre, alors que nous sommes en train de dormir.

L’après-midi de Roch Hachana après Minha, on procède au Tachlikh :

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On se rend au bord de la mer, d’un fleuve, d’un ruisseau ou d’un puit et l’on secoue par trois fois le coin de son vêtement, en récitant le verset :

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(Mikha Chapitre 7)

pour demander à D… de nous pardonner nos fautes.

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ROCH HACHANA « SIGNIFICATION » 2016

Classé dans : Roch Hachana — fanfan18unblogfr @ 9:44

(Dimanche 2 octobre est la veille de Rosh Hashana) au Mardi 4 octobre 2016

Rosh Hashana inaugure une période d’introspection personnelle qui va durer 10 jours jusqu’à Kippour. Il s’agit, pour chacun d’entre nous, de faire téshouva, c’est-à-dire de réfléchir sur le sens de sa vie, sur la manière de se conduire avec autrui et sur ses relations avec le créateur. Être un Juif au plein sens du terme ne signifie pas se contenter d’observer un rite avec zèle. Un Juif est avant tout un acteur dans la Cité. L’accomplissement du Juif se situe sur la manière dont il va se conduire avec son prochain. Ce devoir d’équité se réalise pleinement dans la notion de tsédaka c’est-à-dire de solidarité, de responsabilité et de justice. A partir du début du mois qui précède Rosh Hashana, on procède à un examen de conscience. On tire un bilan sur l’année écoulée. On s’engage à prendre un nouveau départ.

Littéralement «tête de l’année», la fête se célèbre le 1er et le deuxième jour du premier mois de l’année, celui de tichri. Roch Hachana c’est aussi le nouvel an Juif qui commémore la création par Dieu de l’homme sur terre. Dans les temps anciens, la fête ne durait qu’un seul jour. Aujourd’hui, c’est la seule fête qui dure 2 jours en Israël comme en diaspora. Elle marque le début des 10 jours de pénitence dont la finalité est Yom Kippour.

Selon la Michna, le calendrier juif comporte 4 nouvel an :
•  Le 1er Nissan : C’est le nouvel an des rois (date à partir de laquelle était calculé le nombre des années du règne de chaque roi d’Israël).
•  Le 1er Eloul : date à laquelle on prélevait la dîme sur le bétail.
•  Le 15 Chevat : nouvel an des arbres.
•  Le 1er Tichri : date à laquelle on calculait les dates du Jubilé et des années chabbatiques.
Roch Hachana est aussi désignée par quatre autres termes : Chabaton : jour de repos solennel. Zi’hron terouah : jour du souvenir proclamé par la sonnerie du chofar. Yom terouah : le jour de la sonnerie du chofar. Yom hadin : jour du jugement. C’est en effet ce jour là, que les rabbins ont développé cette notion que toutes les créatures de l’humanité sont jugées à Roch Hachana. Dieu donnant, en fonction des mérites de chacun, le droit de vivre et ses moyens d’existence. Le verdict définitif est rendu à Yom Kippour. C’est pour cette raison que ces jours sont appelés Yamim noraïm (jours terribles). Cette notion de pénitence est matérialisée par le blanc, couleur de la pureté, pour tout Juif qui souhaite être pardonné par le créateur. Cette couleur s’applique à la nappe qui recouvre le lutrin sur lequel on lit la Torah, les manteaux des séfarim Torah, le rideau de l’arche sainte. Certains juifs s’habillent en blanc ou revêtent le kitel, sorte de robe portée également à Kippour et pour le séder de Pessah.

Mis à part le repas festif du premier soir, l’essentiel du rituel se déroule à la synagogue où l’on passe plus de la moitié des deux journées en prières, en Israël comme dans la Diaspora. On sonne le chofar sur la téba où on lit aussi la Torah. Auparavant, on récite sept fois le psaume 4.7, pour rappeler les sept tours que firent les Juifs autour de Jéricho avant que les murailles ne tombent au son du Chofar et les sept cieux à travers lesquels les prières doivent passer pour atteindre le trône de Dieu. Le psaume 4.7 est choisi car le verset 6 contient l’allusion : «Dieu est monté au milieu des cris, le Seigneur au son du chofar». Ce verset est invoqué pour expliquer qu’on tient l’instrument avec l’embouchure large vers le haut. Ensuite six vers sont récités, qui forment l’acrostiche «Ke’ha Satan» (déchire Satan). On sort de l’Aron hakodech les deux rouleaux de la Torah pour des lectures, incluant notamment, le deuxième jour, le récit de l’épreuve d’Abraham.

Les nombreux poèmes, (piyoutim) figurant dans la liturgie de Roch Hachana insistent sur les thèmes du jugement et du repentir. Le Moussaf, le service additionnel, est unique en ce qu’il comporte trois bénédictions centrales au lieu d’une seule, comme pour toutes les autres fêtes. La première, Mal’houyot, de la racine de melekh (roi), décrit la souveraineté du créateur, que sa sainteté met à une distance de ses créatures. Au contraire Zi’hrononous montre que, malgré tout, «il s’est souvenu» de Noé, des fils des justes dans la souffrance. Il punit les méchants et récompense les bons. Le troisième, Chofarot, explicite l’importance des événements marqués par la sonnerie du chofar. Il insiste sur le fait que Dieu s’est révélé lui-même au Sinaï et qu’il se révélera à nouveau pleinement pour amener la fin des temps.

Jour du jugement, du souvenir et de la sonnerie du chofar, Roch Hachana est la plus solennelle des fêtes juives, comme le fait de bien sentir par exemple cette prière :
«Nous voulons relater la puissance de cette journée : elle est redoutable. En elle, Ta royauté s’élèvera et Ton trône sera fondé sur la justice. En vérité Tu es le juge et Tu as souvenir des choses tombées dans l’oubli. Tu ouvres le livre de l’histoire où sont consignés les actes scellés par la main de leurs auteurs humains. Soudain le chofar retentit, un bruit sourd se fait entendre. C’est le jour du jugement ! Pareil aux moutons dénombrés leur berger, les hommes et leurs actes sont scrutés par Toi, Tu fixes le délai pour chaque être vivant et Tu décides de son sort. A Roch Hachana, Tu l’inscris et à Kippour Tu apposes ton sceau : combien quitteront ce monde et combien y entreront. Qui vivra et qui mourra, qui à la fin de ses jours, qui prématurément, qui par le feu, qui par l’eau, qui par la guerre, qui par l’épidémie. Qui mènera une vie sédentaire et qui sera nomade. Qui sera serein et qui sera tourmenté. Qui sera élevé et qui sera abaissé. Qui sera tourmenté. Qui sera fortuné et qui sera indigent. Mais le retour : téchouva, la prière : téfila, et la justice : tsédaka, peuvent faire revenir Dieu sur sa décision».

D’après la tradition, le 1er Tichri est la date anniversaire de la création du monde selon certains commentateurs, le jour où le premier homme a été créé selon d’autres.
Littéralement Roch Hachana signifie «tête de l’année», ou nouvel an. C’est donc le moment où les hommes doivent faire une pause, réfléchir, se reprendre en mains, pour préparer un avenir meilleur.

• La réflexion sur le passé implique la notion de téchouva (qui signifie un retour sur soi).
• Une réflexion sur l’avenir par une prière pleine d’espoir.
• L’action en multipliant les actes d’entraide, tels que la tsédaka.
Selon notre capacité à réaliser ces actes indispensables, nous engageons notre avenir, exprimé à travers la décision divine qui nous juge et nous inscrit dans le «livre de la vie», pour une vie meilleure. Tout dépend bien entendu de nous, car selon notre attitude, nous construisons notre avenir, dont nous sommes les détenteurs responsables.
Le jugement divin apparaît alors comme la résultante d’efforts personnels qui s’expriment traditionnellement par les actes de Téchouva, Téfila et Tsédaka.

La Téchouva
La racine du mot contient l’idée de retour. Il s’agit principalement d’un retour vers nos sources qui doit nous permettre de mieux nous situer par rapport au rôle que nous avons à accomplir en tant que Juif. Ré-évaluation de nos relations avec Dieu, avec les autres et avec nous-mêmes.
Roch Hachana vient nous rappeler que même si nous avons «manqué le but», il n’est jamais trop tard pour rectifier le tir et décider d’agir différemment. Dans la tradition juive, l’être humain a le pouvoir de procéder à son introspection et d’opérer le retour sur soi et vers Dieu qu’implique toute téchouva.

La Téfila
Dans la tradition juive, la téfila n’est pas une série de demandes, de supplications et de louanges, elle correspond à une réflexion profonde, fondée sur un examen de conscience. Le terme lehitpalel signifie s’auto-juger et pas seulement prier. Au cours de la téfila, le Juif doit réussir à s’élever peu à peu, au point de parvenir à un véritable dialogue avec son créateur, sans avoir recours à son intermédiaire.

La Tsédaka
L’acte de tsédaka comprend, dans son essence, le principe même de justice par lequel on participe au rétablissement d’un certain ordre dans le monde. Ce n’est donc pas un mouvement de pitié envers son prochain. Lorsqu’il fait la tsédaka, le Juif accomplit un acte de justice pure. Il ne s’agit pas d’aider l’autre avec condescendance, mais au contraire de le faire avec humilité. La manière de l’aider aura autant d’importance que l’aide apportée.

SHOFAR OU CHOFAR « LE SON »

Classé dans : Roch Hachana — fanfan18unblogfr @ 9:43

 

La mitsva n’est pas de « sonner » du shofar mais « d’entendre le son du shofar ». 

Le Shofar est sonné les deux jours de Roch Hachana, sauf si le premier jour tombe un shabbat. La sonnerie du shofar qui symbolise une plainte ou un cri, marque l’apogée des cérémonies. Selon Maïmonide, cette injonction biblique est faite pour que chacun des fidèles soit entraîné à se repentir de ses pêchés.

 

C’est un instrument à vent composé traditionnellement d’une corne de bélier (il rappelle la mise à l’épreuve d’Abraham, quand Dieu lui a demandé de sacrifier son fils Isaac. Au dernier moment Dieu a arrêté son geste. En remerciement, Abraham a élevé un autel pour y sacrifier un bélier). La Mishna précise qu’on peut aussi utiliser la corne de tout animal casher (mouton antilope, gazelle, excepté la corne d’un bœuf et d’un gros bétail).
La sonnerie de shofar retentit tous les jours du mois d’Eloul, au cours de l’office du matin, et jusqu’à Kippour.
Dans l’antiquité, le shofar servait de trompette : il permettait d’annoncer un incendie, une invasion ou une épidémie. A Roch Hachana, jour du jugement, il est une alarme pour les consciences.
En Babylonie, le pouvoir interdisait l’usage du shofar, de crainte que la sonnerie ne fût le signal d’une insurrection. Des gardes étaient dépêchés dans les synagogues, au début de l’office de Roch Hachana, pour s’assurer de la docilité des Juifs. Après les premières heures de la fête, les gardes s’en allaient, convaincus que les hommes en prière n’appelleraient plus à la révolte. Aussitôt, les Juifs sonnaient de la corne.

Le shofar qui retentit à l’issue du jeûne de Kippour n’est pas une alarme. Il évoque le shofar du Jubilé qui, tous les cinquante ans, annonçait la libération des esclaves, le renoncement aux dettes et le retour des terres à leurs premiers propriétaires.
Le Jubilé commençait immédiatement après Kippour. C’est pour s’en souvenir qu’à l’issue du jeûne, après ces instants particulièrement émouvants et solennels où nous affirmons l’unicité de Dieu et son règne, le shofar retentit. À cet instant, il n’est plus question de Kippour, ni de «teshouva» (retour à Dieu), ni de jeûne, on se souvient simplement qu’aux temps anciens l’année du Jubilé était annoncée par le shofar résonnant dans tout le pays d’Israël.

On a aussi l’habitude de sonner du shofar pour commémorer un événement exceptionnel (le jour où les troupes israéliennes ont libéré Jérusalem, par exemple). Depuis 1949, la prestation de serment de tout nouveau président de l’Etat d’Israël s’accompagne d’une sonnerie symbolique du shofar.

La personne qui sonne le shofar fait entendre 4 types de sons distincts :
Tekia : son long continu.
Téroua : son court (3 téroua peuvent être entendus pendant la durée d’un  tékia).
Shevarim : série de 9 sons saccadés.
Tékia guédola : sonnerie majeure, longue et continue. A Kippour, elle marque la fin du jeûne.

Les kabbalistes insistent sur l’importance des sonneries du shofar, auxquelles ils attribuent le pouvoir de substituer à la rigueur du jugement, la douceur de la miséricorde.

 

ROCH HACHANA « SEDER » 2016

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Les festivités de Roch Hachana débutent la veille au soir. Comme pour les autres fêtes, on se veut optimiste et plein d’entrain pour célébrer le nouvel an. Les communautés juives à travers le monde ne manquent pas de recettes originales. Le séder (ordre) de Roch Hachana est plus ou moins copieux selon les communautés dont on est originaire. Le miel est omniprésent, comme accompagnement, pour chacun des aliments mis sur le plateau.
Le séder commence toujours par le kiddouch. Il comprend une coupe de vin (du vin blanc pour certains, car il évoque la miséricorde).
Immédiatement après, on fait la prière sur des ‘halots (parfois fourrées avec du raisin sec) choisies spécialement à cette occasion de forme arrondie (en forme de couronne pour rappeler la royauté de Dieu, mais aussi sans aspérités, pour une année pleine de douceur). On remplace le sel par le sucre.
Dans certaines communautés d’origine achkénaze, on dessine sur la ‘hala un motif rappelant une échelle. Elle symbolise la montée de chaque Juif sur «l’échelle du jugement divin». D’autres confectionnent des ‘halot en forme de spirale, pour rappeler la main tendue prête à recevoir le verdict divin, mais aussi la spirale de la vie vers laquelle chacun de nous est entraîné.
En Afrique du Nord, on réalisait des pains en forme d’oiseaux, en souvenir du verset d’Isaïe : «comme les oiseaux, Dieu protégera Jérusalem».
La principale bénédiction se fait sur une pomme trempée dans du miel. On formule ainsi le souhait que l’année à venir soit bonne et douce. On retrouve la pomme au dessert dans le « shtrudel aux pommes », la confiture de pomme, «l’apfelkrapfe» (chausson aux pommes alsacien). En Bulgarie, la bénédiction est faite sur une pomme cuite au miel. Les Juifs d’Algérie, de Tunisie et du Maroc mangent des dattes «tamra ou tam» qui signifient en araméen «terminer», car nous espérons que l’influence de nos ennemis prenne fin.
Après les fruits qui poussent dans les arbres, on consomme des légumes qui poussent en terre. C’est à travers ces aliments que nous souhaitons «que nos ennemis cessent de nous vouloir du mal». Le rabbin Gérard Haddad précise : «Le destin des hommes ne consiste pas seulement en douceur, il faut envisager aussi les événements pénibles tels que les conflits avec les ennemis, les maladies qui peuvent survenir, pour les conjurer».
En Tunisie, on mange de l’ail cuit dans du miel, dont le mot en hébreu «toum» fait penser au verset «ché yitamou oyevénou» «Que nos ennemis soient anéantis !»On peut trouver sur certains plateaux des blettes (salki en araméen), mot qui ressemble à istalek qui veut dire «enlever» (Que nos ennemis disparaissent et soient enlevés !). De la courge, du potiron, des épinards, des poireaux (karti) dont la racine est la même que karet qui veut dire retrancher, supprimer, dans l’espoir qu’avec cette bénédiction
«nos ennemis seront écartés».
Les pois dont la symbolique est la même que la grenade dont le mot en araméen (rubiya) dérive de rov, c’est-à-dire l’abondance. Les Juifs tunisiens consomment des beignets d’épinard , de courge, d’ail. Les Juifs de Turquie préfèrent les fritadas, c’est-à-dire différents gratins composés de blettes, de courgettes, de courge !Enfin, une cinquième bénédiction porte sur le souhait «qu’Israël soit en tête des nations, plutôt qu’en queue» (au niveau moral) et serve d’exemple aux autres nations. On fait la bénédiction sur une tête de poisson ou de mouton (ou sur une partie de cette tête). On évite de choisir une tête de veau ou de bœuf, pour ne rappeler ni le veau d’or, ni les autres animaux adorés dans l’Antiquité.Chez mes parents, on pouvait voir sur la table, des grenades, des coings (dont on faisait la confiture après roch hachana que l’on mangeait à la fin du jeûne de yom kippour), des pommes, du miel, du sucre, des graines de sésames blanches, des halots, du poisson avec sa tête, le fameaux Tajine pour la prière : épinards, haricots vert, la courgette verte en forme de bouteille, fêves, poireaux tout cela cuisiné avec de la viande de tête plus exactement de la joue.Certains ajoutent du coeur, poumon, l’oeuf, l’olive, de la tête d’agneau, blettes.  

Le repas se consomme ensuite.

 

 

ROCH HACHANA « CHANSONS »

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«Hakayits Avar»

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«Chana Tova»

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