Tous à vos fourneaux

A la mémoire de ma mère « Zouzou »

23 octobre, 2007

A LA MEMOIRE DE MA MERE “ZOUZOU”

Classé dans : Maman,Présentation — fanfan18unblogfr @ 22:04

  A LA MEMOIRE DE MA MERE “ZOUZOU” dans Maman wma MAMAN  (cliquez sur l’icône)

Je voudrais parler un peu de ma mère, puisque ce blog lui est dédié. C’était une cuisinière ordonnée, discrète, formidable et efficace. Je lui disais souvent que tout était couture ce qu’elle faisait, car elle était également couturière, et tout était fait à la perfection, minutieux, calculé, rien ne débordait dans ses plats.  

On avait l’impression que les gâteaux étaient mesurés, rien ne brûlait, et elle était la spécialiste des « confitures ». Je la revois derrière ses fourneaux, où elle régnait parmi ses marmites comme une reine avec un silence qui sentait la vanille.

Nous voulons croire à l’immortalité de nos parents et de nos grands-parents. Or un jour ils partent et emportent leurs secrets. Elle avait sûrement des secrets de cuisine Zouzou. En tout cas, elle a réussi à me les transmettre moi sa fille, ce savoir-faire culinaire des familles juives algéroises. Non pas avec un carnet de notes intime, car j’apprenais en la regardant faire, en l’aidant, puis en faisant à mon tour. 

Les recettes y sont expliquées clairement pour qu’elles soient réalisables par tous. Vous trouverez également mes recettes. Si vous respectez les conseils que je vous donne, vous serez étonnés de découvrir vos talents culinaires, ces saveurs qui nous viennent de notre enfance.

J’espère que ce blog vous aidera à accomplir ces recettes. Vous allez pouvoir affronter sans crainte vos fourneaux pour faire plaisir autour de vous ! et perpétuer la coutume. 

La cuisine, c’est une partie de la culture d’un peuple.

Maman tu me manques ! 

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28 janvier, 2021

DATE ET MITSVOTH DE POURIM 2021

Classé dans : Pourim — fanfan18unblogfr @ 8:42

 

Jeudi 25 février JEUNE D’ESTHER du matin au soir suivi de la lecture de la Méguilat Esther et le lendemain matin Vendredi 26 février suivi dans la journée du MICHTE DE POURIM.


 La photo de la Reine Esther par le peintre Charles FILONI zal.

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Jeudi 25 février 2021, c’est le «jeûne d’Esther», on jeûne du matin au soir : le matin, on récite les Seli’hot et la prière «Avinou Malkenou». Avant l’office de «Min’ha», l’après-midi, on donne trois pièces de cinquante centimes d’euro à la «Tsedaka» (charité) en souvenir de l’offrande des trois demi-siècles pour la construction et l’entretien du Temple. Dans la «Amida», on rajoute la prière «Anénou».

Le jeûne d’Esther :
Pour commémorer le jour de prière et de jeûne que les Juifs observèrent avant leur victoire, cette année nous jeûnons le Jeudi 25 f
évrier 2021.

Vous devez vérifiez les horaires auprès de votre communauté.

 

Jeudi 25 février 2021 au soir  : 

Première lecture de la Méguila d’Esther, après la prière du soir, on se rend à la synagogue où on écoute attentivement chaque mot de la Méguila, le rouleau d’Esther. 

Vendredi 26 février 2021 au matin

1. On écoute à nouveau chaque mot de la lecture de la «Méguila».(deuxième lecture de la Méguila d’Esther).

2. Ce n’est qu’après avoir écouté la «Méguila» que l’on procède aux autres Mitsvot de Pourim : on offre au minimum deux mets comestibles à au moins un ami, en passant par un intermédiaire : un homme à un homme, et une femme à une femme : ce sont les «Michloa’h Manot».

3. On donne au moins une pièce à au minimum deux pauvres pour leur permettre de célébrer la fête, c’est : «Matanot Laévyonim».

4. Vendredi après-midi, on se réunit pour prendre part au festin de Pourim dans la joie.

Le Demi-Chekel :

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Il est de tradition de donner trois pièces d’un demi euro à la charité afin de rappeler le demi-chéquel offert par chaque Juif au temps du Temple. Cette Mitsva est faite pendant le jour de jeûne avant la prière de Min’ha. On pourra le faire Vendredi (en cas d’oubli).

 

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Ecouter la Méguila :

Pour vivre les évènements miraculeux de Pourim, nous écoutons la lecture de la Méguila (le livre d’Esther) une première fois la veille de Pourim et, une seconde fois, pendant la journée de Pourim. Lorsque le nom d’Haman est cité, nous faisons tourner les crécelles     crecellepm.gifet tapons du pied pour effacer son souvenir. On peut dire aux enfants que Pourim est le seul moment de l’année où faire du bruit est une Mitsva !

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Donner des cadeaux aux pauvres :

Se préoccuper de ceux qui sont dans le besoin est, pour un Juif, une responsabilité constante. Cependant, à Pourim, se souvenir des pauvres fait l’objet d’une Mitsva particulière. Il faut donner la charité à au moins deux pauvres, et plus de préférence, pendant la journée de Pourim. La Mitsva est mieux accomplie lorsqu’on donne directement aux pauvres. Cependant, si on ne trouve pas de pauvre, on peut mettre au moins quelques pièces dans des boîtes réservées à la charité.
Même les jeunes enfants doivent accomplir cette Mitsva.

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Envoyer des cadeaux :

A Pourim, nous soulignons l’importance de l’unité et de l’amitié entre les Juifs en envoyant des cadeaux composés d’aliments à des amis. Il faut envoyer un cadeau composé d’au moins deux sortes d’aliments prêts à être consommés (par exemple des gâteaux, des fruits, des boissons) à un ami au minimum pendant la journée de Pourim. Il convient que les hommes envoient aux hommes et les femmes aux femmes. Cet envoi doit être fait par l’intermédiaire d’une troisième personne. Les enfants, en plus d’envoyer leurs propres cadeaux, font des messagers enthousiastes.

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Prendre le repas de fête : 

Comme pour toutes les fêtes, nous célébrons Pourim avec un repas spécial. Toute la famille et les amis se réunissent pour se réjouir dans l’esprit du jour.

Les enfants se déguisent :

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Les prières spéciales :

Pourim, nous récitons le passage “Al Hanissim” dans la Amida, le soir, le matin et l’après-midi, ainsi que dans la bénédiction d’après le repas. Dans la prière du matin, une lecture de la Torah spéciale est faite à la synagogue.

 

27 janvier, 2021

LA FETE DE POURIM 2021

Classé dans : Pourim — fanfan18unblogfr @ 8:41

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CONTEXTE HISTORIQUE :

Les livres de Daniel (chap. 1-9) et d’Ezra (chap. 1-6) nous donnent le contexte du récit de la Méguila. Ce fut au Ve-IVe siècle av., époque où le peuple juif, déjà exilé en Babylonie, avait perdu sa souveraineté et son sanctuaire et était exilé en Babylonie. Cet empire était tombé aux mains des Perses et s’étendait de l’Inde à l’Ethiopie. Cyrus avait donné la permission aux Juifs de retourner en Israël (qui se trouvait également sous sa domination) et d’y reconstruire le Temple. Une partie du peuple s’y était rendue et, dans des conditions difficiles, avait jeté les fondations du sanctuaire. Sous le règne d’Assuérus, les Samaritains, intriguant contre les Juifs, les accusèrent de vouloir se révolter contre la Perse, le roi prêta foi à ces accusations et fit arrêter la construction du Temple. Les travaux ne purent être repris qu’au temps de Darius.

L’histoire de Pourim se situe donc à une époque où une partie du peuple juif se trouvait en Israël attendant de pouvoir réédifier le Temple, l’autre était dispersée dans l’empire perse. A Suze, lieu de résidence d’Assuérus, il y avait également une communauté juive, c’est là où notre récit se déroule.

HISTOIRE DE POURIM : 

La troisième année de son règne, lorsque son trône est consolidé, Assuérus donne un festin durant cent quatre-vingts jours et y convie les satrapes et les notables des cent vingt-sept provinces de son royaume. A la fin de ces festivités, il invite pendant une semaine tous les habitants de Suze à un nouveau festin. Le dernier jour, le roi ordonne à sa femme, la reine Vachti, de paraître devant tous les hommes pour montrer sa beauté. Vachti refuse. Le roi consulte les Sages et l’un d’entre eux, s’appelant Memoukhan (d’après la tradition orale, c’est Aman), lui conseille de répudier la reine. Il prétend notamment que la conduite intolérable de Vachti pourrait devenir un précédent fâcheux pour les autres femmes qui seraient, elles aussi, incitées à manquer de respect à leur mari. Le conseil de Memoukhan est suivi et, en outre, des ordonnances sont expédiées dans tout le royaume exigeant le respect du mari dans tous les foyers.

Assuérus, cherchant une nouvelle reine, fait réunir plusieurs belles jeunes filles. Parmi celles-ci, Esther, la seule à ne faire aucun effort pour plaire au roi, attire les sympathies de tous et est choisie. C’est une orpheline juive, nièce et pupille de Mardochée. Elle devient reine et, suivant le conseil de son tuteur, ne fait pas connaître son origine. Elle continue à garder contact avec lui, et suit ses instructions et ses conseils.

Mardochée découvre un complot contre le roi et l’en prévient par le truchement d’Esther. Le fait est consigné dans le livre des Annales, aucune récompense ne lui est donnée.

Assuérus élève Aman, descendant d’Agag (roi des Amalécites), au plus haut rang de la hiérarchie. Tout le monde doit se prosterner devant lui. Mardochée refuse.

Courroucé contre Mardochée, Aman veut exterminer tous les Juifs. Au mois de Nissan, il procède à un tirage au sort qui désigne le 13 Adar comme date propice au massacre. Il persuade le roi de donner son accord, lui offre même une somme énorme en échange des pleins pouvoirs. Ils lui sont remis et un décret royal publié dans tout l’empire annonce que la population entière doit se tenir prête à la date susdite.

Mardochée fait dire à Esther d’intercéder auprès du roi pour sauver son peuple. Après quelques hésitations, elle accepte mais lui demande de faire décréter d’abord un jeûne de trois jours dans la communauté juive de Suze.

Le troisième jour, Esther, au péril de sa vie (ne peut se présenter devant le roi que celui qui y est appelé), invite le roi et Aman à une fête intime. Au cours du banquet, Assuérus lui demande ce qu’elle désire et Esther ne répond pas. Elle invite pour le lendemain le souverain et Aman à un nouveau festin et promet à cette occasion de faire connaître au roi sa requête.

Aman sort du banquet royal gonflé d’orgueil et de joie. Croisant Mardochée qui ne s’incline pas devant lui, il est pris d’une fureur irrésistible. La nuit même, il érige une potence et attend le lever du jour pour recevoir du roi l’autorisation d’y pendre Mardochée.

La même nuit, Assuérus, ne comprenant rien à la signification du dîner offert par Esther, est inquiet et ne parvient pas à s’endormir. Il ordonne à ses serviteurs de lui lire les Annales. Comme par hasard, le livre est ouvert à la page où est consigné le bienfait de Mardochée.

Le roi veut le récompenser au plus tôt.

A l’aube, Aman se présente devant le souverain qui, ne lui laissant pas le temps de formuler sa requête, veut connaître quelle rétribution il proposerait pour un homme de mérite. Aman, croyant qu’il s’agit de lui-même, propose qu’on le fasse chevaucher en tenue royale dans la capitale pendant qu’un dignitaire proclamerait à ses côtés : « Voilà ce qui se fait pour l’homme que le roi veut honorer ! » Assuérus dit à Aman que les honneurs sont destinés à Mardochée et que le dignitaire sera Aman en personne. L’ordre est exécuté.

Sans avoir eu le temps de se remettre de sa honte, Aman doit se rendre au festin d’Esther. Au cours du banquet, Esther révèle au roi qu’elle est juive et accuse Aman de tramer un complot contre la reine et son peuple. Assuérus, sous l’effet de la surprise, est pris d’une rage folle (il avait déjà donné son accord à Aman). Dans son désarroi, il quitte la salle. Aman, saisi de panique implore la pitié d’Esther et trébuche sur le divan. Le roi revient et, croyant qu’Aman fait la cour à la reine, se fâche de plus belle. Un serviteur révèle qu’Aman avait préparé une potence pour Mardochée (qui avait sauvé la vie du roi) et, immédiatement, le bourreau y est pendu.

Assuérus, apprenant que Mardochée est l’oncle de la reine, le nomme premier vizir à la place d’Aman.

Sous l’influence d’Esther et de Mardochée, le roi établit de nouveaux décrets proclamant le 13 Adar comme journée d’autodéfense pour les Juifs. Le 14 Adar, lendemain de la victoire, devient, à la place d’un jour de deuil, un jour de fête. Tous ces faits sont consignés par Mardochée et Esther dans un mémoire s’intitulant la Méguila (le rouleau) d’Esther.

LA FETE DE POURIM :

Pourim se fête le 14 Adar (dernier mois du calendrier juif) pour les villes ouvertes, et le 15 Adar pour les villes qui étaient entourées d’une enceinte dans l’Antiquité. C’est que, dans toutes les villes, la bataille se termina le 13, tandis qu’à Suze, qui était une ville fortifiée, la bataille ne se termina que le 14. Jérusalem est parmi les villes qui fêtent Pourim le 15.

« Pourim » signifie en perse « sorts ». Cela en souvenir du sort qu’Aman avait consulté pour fixer la date d’extermination des Juifs.

LES RITES DE LA FETE SONT :

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  • Cadeaux aux amis (sous forme de mets)
  • Cadeaux aux pauvres (sous toutes les formes)
  • Lecture soir et matin de la Méguila, récitation d’une prière de remerciement dans  la amida et le birkath hamazone
  • Grands festins arrosés de vin et de boissons
  • Réjouissances de toutes sortes.

 

26 janvier, 2021

MEGUILAT ESTHER 2021

Classé dans : Pourim — fanfan18unblogfr @ 8:40

 

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25 janvier, 2021

LA MEGUILA RACONTEE AUX ENFANTS 2021

Classé dans : Pourim — fanfan18unblogfr @ 8:39

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L’histoire de la Méguila :

Ce fut au temps d’Assuérus… Il y a de très nombreuses années, dans le lointain pays de Perse, régnait le méchant roi Assuérus. Il habitait un magnifique palais à Suse, la capitale.

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Il était très riche et très puissant. Il dominait sur de nombreux peuples, dans un immense royaume qui s’étendait de l’Inde à l’Ethiopie. Mais il haïssait les enfants d’Israël qui avaient été exilés dans son pays et qui souffrirent beaucoup sous son règne.

Sa femme, la reine Vachti, était tout aussi cruelle que lui. Elle faisait travailler très durement les jeunes juives, les humiliait et les forçait à profaner le Shabbat. Mais elle ne tarda pas à être punie, comme vous allez le voir.Un jour, trois ans après être monté sur le trône, Assuérus, voulut exposer à tous, sa gloire et ses fabuleuses richesses. Il organisa alors, pour les princes et les courtisans du royaume, un immense festin qui devait durer cent quatre-vingts jours ! Ces festivités terminées, il invita ensuite toute la population de Suse, du plus grand au plus petit, à participer à un somptueux banquet de sept jours dans les jardins du palais.Quelle magnificence ! Sur le sol dallé de marbre blanc et coloré, avaient été installés des lits d’or et d’argent, recouverts de belles tentures de brocart ! Chacun pouvait boire et manger à sa guise ! On y servait en abondance, dans de la vaisselle très précieuse, les mets les plus raffinés et les vins les plus vieux. Mais ce méchant roi, pour se vanter, utilisa aussi les ustensiles sacrés que ses prédécesseurs avaient volés au Bet Hamikdach. Quel sacrilège !

La reine Vachti, elle aussi, offrit un festin à toutes les femmes de la ville. Évidemment, la population de la capitale n’allait pas se priver de profiter de cette magnifique fête !

ÀSuse vivait un Juif, un Tsadik, appelé Mordekhaï. C’était un grand Sage, un des membres du Sanhédrin. Lorsqu’il eut connaissance de l’invitation du roi, il prit peur et avertit les Juifs : « Mes frères, n’y allez pas ! N’y participez pas ! Il nous est interdit de profiter du repas d’un racha ! »

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Mais les Juifs n’écoutèrent pas leur Maître. Craignant la réaction d’Assuérus, la plupart d’entre eux se rendirent au palais. Quelques-uns seulement obéirent à Mordekhaï.

À ce moment-là, à cause de leur péché, une terrible décision fut prise dans le Ciel !

Le septième jour du banquet (c’était un shabbat), le roi, qui avait bu beaucoup de vin, était d’humeur très gaie. Que fait-il ? Il ordonna à Vachti de se présenter devant les invités avec sa couronne sur sa tête, afin de montrer, à tous, sa beauté.

Or, au même moment, Vachti venait de recevoir sa punition : envoyé par Hachem, l’ange Gabriel lui avait fait pousser une corne ! Quelle honte ! Bien sûr, elle refusa de s’exhiber ainsi chez le roi !                                                           

Complètement ivre, Assuérus entra dans une violente colère. «Quel châtiment vais-je donner à cette femme rebelle demanda-t-il à ses conseillers. «Majesté !» Intervint le ministre Memouhan, «pour avoir désobéi à son illustre mari, la reine mérite la mort». Assuérus écouta son conseiller et fit immédiatement exécuter Vachti. Elle qui avait forcé les jeunes juives à transgresser le shabbat reçut son châtiment un jour de shabbat, comme elle l’avait mérité (mida kenéguèd mida) !

Peu de temps après, lorsque le roi se fut calmé et qu’il n’était plus grisé par le vin, il se souvint de Vachti et de ce qu ‘il lui avait fait.

«Malheur à moi !» Se lamenta-t-il. «Je n’ai plus de reine !» «Majesté !» Proposèrent ses serviteurs, «nous allons rassembler pour vous toutes les plus belles jeunes filles du royaume parmi lesquelles vous n’aurez qu’à vous choisir une nouvelle femme !»

Et il en fut ainsi.

ASuse vivait alors une bonne et pieuse jeune fille qui s’appelait Esther. Elle n’avait plus son père ni sa mère et Mordekhaï, son cousin, l’avait recueillie chez lui. Elle suivait toujours fidèlement à son enseignement. Lorsque les gardes du roi remarquèrent sa beauté, ils la ravirent immédiatement pour l’amener au palais. Quel malheur ! Esther ne voulait pas qu’on la prenne pour être choisie comme reine !

Juste avant son enlèvement, Mordekhaï avait eu le temps de lui chuchoter : «Esther, même dans le palais de ce méchant roi, n’oublie jamais les Mitsvot de la Torah ! Et surtout, ne révèle à personne tes origines, de quel peuple tu viens !» «Mordekhaï», avait-elle courageusement répondu, «je te promets de t’obéir fidèlement !».

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Au palais royal, une multitude de jeunes filles de toutes les nationalités avaient été rassemblées. Esther gagna immédiatement la bienveillance du garde des femmes, qui lui accordait tout ce qu’elle demandait. Mais son seul désir était de pouvoir continuer d’observer les Mitsvot. Grâce aux sept servantes qui avaient été mises à sa disposition et qui se relayaient tout au long de la semaine, elle réussit à tenir le compte des jours et à garder le shabbat. Elle se nourrit uniquement de graines et ne toucha jamais à un aliment non cachère.

Quant à Mordekhaï, il se rendait chaque jour devant la cour du palais pour prendre des nouvelles d’Esther.

Toutes les jeunes filles attendaient impatiemment leur tour pour être présentées au roi et chacune espérait être choisie comme reine. Elles se parfumaient, elles se paraient de bijoux pour paraître aussi belles que possible.

Mais Esther ne fit aucun effort de ce genre. Elle ne souhaitait aucunement devenir la femme de ce méchant roi ! Et pourtant, quand son tour arriva, c’est précisément elle qui trouva grâce aux yeux d’Assuérus. Il la couronna et elle devint ainsi reine de Perse à la place de Vachti. Pour l’occasion, le roi offrit un grand banquet. Malgré les insistances de son mari, Esther ne lui révéla toujours pas ses origines, respectant ainsi les instructions de Mordekhaï qui continuait, quant à lui, de venir régulièrement près du palais.

Un jour, deux gardes du roi – Bigthan et Thérech – qui étaient en colère contre Assuérus, complotèrent contre lui.

«Pif kaï tchouk, pouf tai moun», chuchotèrent-ils en tharcite, «voilà comment nous allons empoisonner le roi…». Ils pensaient que personne ne comprenait leur langue. Ils ignoraient que Mordekhaï, assis là, aux portes du palais, était un membre du Sanhédrin et qu’il connaissait donc toutes les langues.

Lorsque ce dernier entendit ce qu’ils projetaient de faire, il alla immédiatement en informer Esther.

Celle-ci s’empressa d’avertir le roi :

«Majesté ! Mordekhaï le Juif a entendu que vos gardes Bigthan et Térech veulent attenter à votre vie ! Il m’a chargée de vous prévenir afin de vous sauver !».

Très effrayé, Assuérus procéda aussitôt à des vérifications. En effet, on trouva que le repas qu’on allait justement lui servir était empoisonné !

Les deux conspirateurs furent pendus. Rempli de reconnaissance envers Mordekhaï, le roi fit inscrire son nom dans son Livre de Mémoires.                                                          

Quelque temps après, Assuérus fit monter en grade son conseiller Haman, fils d’Hamdata, qu’il nomma à la tête de tous les ministres. Sur l’ordre du roi, tout le monde devait se prosterner devant Haman. Le cœur de celui-ci s’emplissait d’orgueil au spectacle de tous ces hommes se courbant à son passage.

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«Qui est aussi important que moi ?» Pensait-il. «Qui est puissant comme moi ? Tous les sujets du royaume me sont soumis ! Je suis comme un dieu !»

Au comble de la vanité, Haman accrocha sur sa poitrine l’image d’une idole !

Tous, craignant l’ordre du roi, s’inclinaient devant Haman et son idole. Tous, sauf Mordekhaï ! Mordekhaï le Tsadik ne voulait à aucun prix se prosterner devant cet homme qui se prenait pour un dieu, et encore moins devant son idole ! Les serviteurs du roi lui demandèrent : «Pourquoi désobéis-tu au roi ? Ne crains-tu pas d’être sévèrement puni ?» Mordekhaï leur répondit : «Non, je n’ai pas peur ! Il est interdit aux Juifs de se prosterner devant une idole et jamais je ne le ferai !». Et malgré leurs insistances, Mordekhaï ne céda jamais. Haman en fut averti. Lorsqu’il constata que Mordekhaï, effectivement, ne se courbait jamais devant lui, il entra dans une vive colère et pensa : «Comment ose-t-il me tenir tête ? Quel châtiment exemplaire vais-je lui infliger ? Il mérite la mort ! Mais il ne me suffit pas de le tuer tout seul. Puisque Mordekhaï est juif, c’est tout son peuple, ce sont tous les Juifs que je veux faire disparaître !»

Et le méchant Haman commença à mettre au point son terrible projet :

«Tout d’abord», pensa-t-il, «fixons une date pour cette extermination. Voyons…quel serait le meilleur moment ? Aux environs de leur fête de Pessakh ? … Peut-être de Chavouot ? Ou alors de Souccot ? Ah non ! Comme les Juifs observent de nombreux commandements pendant ces périodes, leur Dieu les protège particulièrement».

Haman réfléchit, réfléchit, et finalement, décida…de tirer au sort ! Il inscrivit le nom de tous les mois sur des bouts de papier qu’il plia soigneusement et les mélangea dans une boîte. Il retira ensuite un billet, l’ouvrit et lut : «Mois d’adar», «Parfait se réjouit Haman, les Juifs ne célèbrent aucune fête pendant ce mois-ci ! Mais quel jour exactement va-t-on perpétrer le massacre ? Tirons à nouveau au sort !»

Il sortit un nouveau papier où était inscrit le nombre treize. Haman était maintenant fixé : Ce serait donc le treize du mois d’adar. Il s’empressa de se rendre chez le roi pour obtenir son autorisation.

«Majesté !» Dit-il, «Savez-vous qu’il y a un peuple très étrange éparpillé dans tout votre royaume ? Ses membres ont des coutumes particulières et ne se conduisent pas comme les autres nations. Ils n’obéissent pas aux ordres de Sa Majesté. Lorsqu’on leur demande d’effectuer des travaux pour le pays, ils disent : «C’est shabbat aujourd’hui, nous n’avons pas le droit de travailler ! Le roi n’en retire vraiment aucun profit ! Que Sa Majesté décrète leur extermination et je ferai parvenir au trésor royal la somme de dix mille écus d’argent !»

Le méchant Assuérus fut très heureux de la proposition. «Voici ma bague», dit-il à Haman en lui tendant l’anneau royal, «tu pourras l’utiliser pour cacheter de mon sceau tous les édits que tu voudras. Je te cède tous les pouvoirs sur ce peuple, fais-en ce que bon te semble ! Quant à l’argent, il est à toi, garde-le !»

Haman se mit immédiatement à l’œuvre. Il fit écrire par les scribes de la cour des missives dans toutes les langues du royaume. Au nom de Sa Majesté, on y donnait l’ordre à l’ensemble de la population de se tenir prête à piller et à tuer tous les Juifs, du plus jeune au plus vieux, y compris les femmes et les enfants, cela en un seul jour, le treize du mois d’adar !

Des messagers furent chargés de remettre au plus vite les lettres scellées dans toutes les provinces du royaume. Assuérus et Haman se mirent à boire joyeusement pour fêter leur accord, mais chez les Juifs de Suse, ce fut la consternation !

Mordekhaï apprit l’effroyable nouvelle. Il savait que c’était à cause de leurs péchés et de leur participation au festin que ce terrible décret avait été promulgué contre les Juifs.

Il déchira ses vêtements, se couvrit d’un habit de deuil et parcourut les rues de la ville en criant et en pleurant :

«Juifs, mes frères ! Un projet d’extermination totale a été décidé contre nous ! Faites Techouva, faites pénitence ! Peut-être que Dieu nous prendra en pitié, nous pardonnera et nous sauvera !»

Et l’appel de Mordekhaï fut entendu ! Dans toutes les provinces de l’empire perse, partout où l’on apprit l’affreux édit, les Juifs éclatèrent en pleurs et prirent le deuil. Ils prièrent, ils jeûnèrent, ils se repentirent de leurs fautes et supplièrent Dieu de les sauver.

Mais Esther, dans son palais, ne savait rien de tous ces événements.

Ses servantes firent brusquement irruption : «Majesté dirent-elles, «nous venons de voir près des portes du palais Mordekhaï le Juif vêtu d’un cilice, en train de pleurer et de crier !» «Que se passe-t-il ?» S’exclama la reine, très effrayée. «Ne sait-il pas qu’il est interdit d’entrer en habit de deuil dans l’enceinte du palais ? Apportez-lui immédiatement d’autres vêtements !» Mais Mordekhaï refusa de se changer. Esther, comprenant alors que c’était sérieux, envoya Hatakh, son fidèle serviteur, lui demander des explications.

Mordekhaï lui raconta en détail tout ce qui s’était passé, et lui montra même la copie du terrible décret. Il fit demander à Esther de se rendre chez le roi pour intervenir en faveur de son peuple.

La reine fit alors répondre à Mordekhaï : «Tout le monde ici sait que quiconque ose se présenter dans la salle du trône sans y avoir été invité se rend passible de mort, sauf ? Si le roi lui tend son sceptre. Or, cela fait déjà un mois que je n’ai pas été appelée !» Mordekhaï lui transmit ce message : «Chère Esther, ne crois pas que tu seras seule épargnée parmi tes frères ! Si tu préfères garder le silence, Dieu les sauvera par un autre moyen, mais toi tu seras punie. Tu ne peux pas attendre l’occasion d’être convoquée, car qui sait si, à l’approche de la date fatidique, tu seras encore reine ?»

Esther lui fit alors parvenir la réponse suivante : «Va, rassemble tous les Juifs de Suse. Qu’ils ne mangent ni ne boivent pendant trois jours. Moi, je ferai de même avec mes servantes. Ensuite, je me rendrai chez le roi malgré l’interdiction, même si je risque la mort».

Mordekhaï fit ce que lui avait ordonné Esther, et tous les Juifs – les enfants y compris – jeûnèrent sans interruption pendant trois jours d’affilée.

Le troisième jour, Esther revêtit ses habits royaux et se rendit courageusement chez Assuérus. Elle adressa à Achem une ardente prière pour qu’il lui permette de réussir dans sa dangereuse mission. Et Dieu l’exauça. Dès que le roi, assis sur son trône, la vit arriver, elle trouva grâce à ses yeux. Il lui tendit son sceptre et Esther, encouragée par ce miracle, s’approcha pour en toucher le bout ! Elle était sauvée !                                                        

 «Qu’as-tu, chère Esther ?» Lui demanda le roi. «Que veux-tu ?» Je suis prêt à t’accorder jusqu’à la moitié du royaume ! 

«Je suis venue inviter Sa Majesté, s’il lui plaît, ainsi que son ministre Haman à un banquet que je leur ai préparé», lui répondit-elle. «J’accepte avec plaisir. Gardes ! Allez prévenir Haman qu’il est invité chez la reine !» ordonna Assuérus.

Assuérus et Haman se rendirent donc chez Esther. Ils buvaient avec délectation tous les vins qu’elle leur offrait… «Chère Esther», lui demanda à nouveau le roi au milieu du banquet, «quelle est donc ta requête ? Je suis prêt à t’accorder jusqu’à la moitié du royaume !»

«Si j’ai trouvé grâce à ses yeux, que Sa Majesté revienne avec Haman à un nouveau banquet que j’offrirai demain. J’y révélerai tout !»

Haman sortit tout heureux de chez la reine. Quel honneur lui faisait-on, mais voilà qu’il vit Mordekhaï, assis aux portes du palais, qui ne se levait ni même ne bougeait à son passage ! Son cœur s’emplit d’une violente colère qu’il eut grand-peine à contenir. Il s’empressa de rentrer chez lui, réunit tous ses amis ainsi que sa femme Zérech et leur raconta avec orgueil : «Vous savez à quel point je suis riche et puissant. Après le roi, il n’y a pas plus important que moi dans tout le royaume ! La preuve en est que la reine n’a convié que moi au banquet qu’elle donne pour le souverain. Elle m’a même invité avec lui une deuxième fois, pour demain. Mais tout cela ne compte en rien pour moi, car dès que je vois Mordekhaï, ce Juif, qui ose me narguer, cela me rend fou de rage !»

Zérech et tous ses amis lui proposèrent alors :

«Tu n’as qu’à monter une potence haute de cinquante coudées et demain matin, avant d’aller au banquet, demande au roi que l’on y pende Mordekhaï. Tu pourras alors te rendre chez la reine le cœur tranquille».

Le conseil plut beaucoup à Haman et il se mit aussitôt à l’œuvre. Toute la nuit, il travailla à construire dans sa cour une immense potence ! Quand il eut fini, il se dit :

«Ah ! Je m’imagine déjà Mordekhaï pendu là-haut, balancé à tous les vents ! Mais je suis curieux de savoir ce que fait ce Juif en ce moment».

De ce pas, il alla chercher Mordekhaï. Et où le trouva-t-il ? Au Bet Hamidrach, bien sûr, dans la maison d’étude où il enseignait la Torah. Il était assis par terre, en tenue de deuil, entouré de tous les petits-enfants. Ils jeûnaient depuis bientôt trois jours. Tous pleuraient et priaient…

Ce spectacle mit Haman au comble de la fureur. «Je vais faire tuer tous ces enfants en premier !» Se dit- il. Il ordonna de les enchaîner et disposa des hommes pour les garder.

Les enfants se mirent à sangloter de plus belle, et implorèrent Dieu de tout leur cœur.

Achem entendit les cris de ces petits qui n’avaient ni mangé ni bu pendant trois jours et, par leur mérite, II pardonna aux enfants d’Israël. II eut pitié en voyant le repentir de Son peuple et, dans le ciel, le terrible décret fut aboli…                                                        

Cette nuit, le sommeil du roi fut troublé… Dieu ne voulait pas laisser de repos à Assuérus. Celui-ci s’était éveillé et ne parvenait pas à se rendormir. II était intrigué par le suspens dans lequel Esther l’avait laissé. Il se tournait et se retournait de tous les côtés. Mais en vain. «Apportez-moi le Livre des Mémoires !» Ordonna-t-il à ses serviteurs. Les gardes (qui étaient des fils d’Haman) obéirent. Ils ouvrirent le gros livre et tombèrent juste sur le passage où il était relaté que Mordekhaï avait sauvé la vie au roi. Ils s’empressèrent de le refermer pour l’ouvrir à une autre page. Mais cette fois également, ils tombèrent sur ce récit ! Ils essayèrent une troisième fois, mais là encore, c’était toujours la même page !

Assuérus commença à s’impatienter : «Que se passe-t-il ? Lisez donc !» Cria-t-il.

Les gardes furent obligés de lire : «Mordekhaï le Juif a sauvé la vie au roi…» «C’est vrai, je m’en souviens. Au fait, quelle récompense a-t-il reçu pour cela ?» questionna le souverain. «Euh… il n’a encore rien reçu…» avouèrent les serviteurs.

À ce moment précis, on entendit des pas dans la cour. C’était Haman, qui ne tenait plus en place et qui voulait, dès la première heure, demander au roi l’autorisation de pendre Mordekhaï. «Qui donc se promène ici à une heure pareille ?» demanda Assuérus, intrigué. «C’est Haman !» Lui répondit-on.

«Qu’on l’introduise !» Ordonna-t-il.

Haman entra, tout heureux. Il n’espérait pas si bon accueil ! «Cher Haman !» S’exclama Assuérus, «tu tombes bien ! J’avais justement besoin d’un conseil. Que faire, à ton avis, à un homme que le roi veut honorer ? De quelle manière peut-on le récompenser ?»

Haman pensa dans son cœur : «Qui donc, à part moi, le roi chercherait-il à honorer ? Evidemment, il ne peut s’agir que de moi-même !» «Je crois», proposa l’orgueilleux Haman, toujours avide de gloire, «que le meilleur moyen de récompenser un tel homme serait de lui rendre pour un jour tous les honneurs dignes d’un roi. Qu’on le pare d’un costume et de la couronne de Sa Majesté. Que l’un des hauts gradés de la Cour, après l’avoir ainsi préparé, lui fasse monter le cheval royal, et le conduise à travers la ville en criant : «Ainsi fait-on à un homme que le roi désire honorer !»

«Très bien, c’est une excellente idée !» Acquiesça Assuérus. «Je vais d’ailleurs te charger de préparer toi-même toute cette parade. Dépêche-toi donc d’aller chercher le costume et le cheval comme tu l’as dit, et habille ainsi Mordekhaï le Juif, qui est assis aux portes du palais !»

«Qu… quoi !!! Qui donc ?» S’écria Haman, frappé de stupeur !

«Oui, oui ! Mordekhaï le Juif !» Confirma le roi. «Et veille bien à ne rien oublier de tout ce que tu as proposé !»

Quelle catastrophe, quelle honte pour Haman ! Il fut obligé d’aller trouver Mordekhaï, couvert de ses habits de deuil. Il dut le laver, le coiffer et le vêtir du costume royal. Il l’installa sur le cheval d’Assuérus et le guida dans les rues de Suse en criant :

Mordekhaï, le Tsadik, chevauchant royalement et acclamé par la foule, ne fut aucunement touché par l’orgueil. Il ne cessait de remercier Dieu pour ce miracle. Quelle joie ce fut pour les Juifs de Suse de voir leur Rav honoré ainsi comme un roi !

Le méchant Haman avait une fille tout aussi mauvaise que lui. Lorsqu’elle vit le cortège par la fenêtre, de loin, elle s’imagina bien sûr que l’homme assis sur le cheval était son père et que celui qui tenait les rênes ne pouvait être que Mordekhaï.

Que fit-elle ? Elle versa sur le guide un seau rempli d’eau sale. Plouf ! Surpris par cette douche humiliante, Haman leva la tête. Lorsque la fille vit qu’il s’agissait de son père, elle fut terrifiée. Au comble du désespoir, elle se jeta par la fenêtre et se tua !

Après avoir ainsi parcouru toutes les rues de la capitale, Mordekhaï retourna à son jeûne et à ses prières. Quant à Haman, il revint à la maison, fatigué, sale, mouillé accablé par son malheur. Comme il racontait sa mésaventure à ses proches et à sa femme, ceux-ci dirent : «Si ce Mordekhaï devant lequel tu as commencé à perdre ton prestige fait partie du peuple juif, sache que tu ne pourras plus le vaincre. Tu seras totalement battu par lui !» Ils étaient encore en train de parler que déjà des gardes firent irruption et emmenèrent Haman au banquet d’Esther sans même lui laisser le temps de se laver et de se changer !

Le roi et Haman étaient donc attablés avec la reine… «Chère Esther», demanda cette fois encore Assuérus, «quelle est donc ta requête ? Je suis prêt à t’accorder jusqu’à la moitié du royaume !»

«Si j’ai trouvé grâce aux yeux de Sa Majesté», répondit Esther, «et si Sa Majesté veut bien accéder à ma prière, c’est ma vie que je demande, c’est le salut de mon peuple ! Car nous avons été vendus, moi et mon peuple, pour être tués et massacrés ! Si nous avions été vendus comme esclaves, je me serais tue, car le roi en aurait tiré profit». «Qui est-il et où est-il, celui qui projette de faire une chose pareille ?» S’écria le roi, en colère.

«C’est lui, ce méchant ennemi, c’est Haman !» Dit Esther en le montrant du doigt. Haman fut abasourdi ! Quant à Assuérus, très irrité, il se leva et quitta la salle du banquet pour prendre l’air dans le jardin.

Haman, affolé par l’accusation de la reine, se jeta à genoux devant elle et implora sa pitié. Mais le roi, qui revenait, s’emplit de fureur quand il vit son ministre tombé ainsi aux pieds du lit de la reine. «Quoi !» S’écria Assuérus, «tu oses même t’attaquer à ma femme dans ma propre maison !»

À cet instant, un garde du nom de Harbona (c’était en réalité le prophète Elie) ! Entra et dit : «Je suis venu informer Votre Majesté qu’il y a dans la cour d’Haman une potence haute de cinquante coudées. Il avait l’intention d’y pendre Mordekhaï qui a sauvé la vie au roi». «Eh bien, qu’on l’y pende lui-même !» Ordonna Assuérus. Ainsi, on pendit Haman sur la potence qu’il avait préparée pour Mordekhaï, et la colère du roi se calma.

Le même jour, Assuérus transmit les pouvoirs d’Haman à Esther. Celle-ci fit venir Mordekhaï, car elle avait maintenant révélé au roi qui il était pour elle. Le souverain donna son anneau à Mordekhaï, et la reine le nomma à la place d’Haman.       

Mais sur les Juifs planait encore la menace du terrible décret. Esther se rendit une nouvelle fois chez le roi et tomba à ses pieds. En pleurant, elle le supplia d’annuler cet édit. Assuérus lui tendit son sceptre, la fit relever et lui dit : «Il est impossible d’annuler un décret qui a été scellé de l’anneau royal. Toutefois, j’ai donné ma bague avec mon cachet à Mordekhaï. Il peut donc écrire de nouveaux édits comme bon lui semble et les sceller en mon nom». Mordekhaï rédigea alors de nouvelles missives et les cacheta au nom du roi. Il y était dit que les Juifs étaient autorisés à se rassembler et à se défendre contre ceux qui voulaient les massacrer, le treize du mois d’adar. Des coursiers s’empressèrent de remettre ces lettres dans toutes les provinces de la Perse.

Mordekhaï sortit de chez Assuérus, vêtu d’habits royaux, d’azur et de pourpre et ceint d’une couronne d’or ! La ville de Suse était en fête ! Quelle joie pour les enfants d’Israël ! Par quel miracle extraordinaire Dieu les avait sauvés !

Ainsi, à cette date qui aurait pu leur être fatale, les Juifs parvinrent à se venger de ceux qui les haïssaient. Contrairement à ce qui aurait dû se passer – venahafokh hou. Ce sont eux qui tuèrent un très grand nombre de leurs ennemis. Personne ne leur résista. Ils pendirent aussi les dix fils d’Haman !

Le quatorze adar, quand les combats cessèrent, les Juifs célébrèrent leur délivrance dans la joie.

Esther et Mordekhaï rapportèrent tous ces événements dans une Méguila. Ils instituèrent à la date du quatorze adar la fête de Pourim, en souvenir du pour - du sort – avec lequel Haman avait fixé son projet. En ce jour, les Juifs de toutes les générations doivent se réjouir, lire la Méguila, s’envoyer des cadeaux comestibles, donner de l’argent aux pauvres et remercier Dieu qui, dans Sa grande miséricorde, les a sauvés si miraculeusement.

    Fin

Ce compte est tiré du livre «La ronde de l’année» paru aux Editions L’Arche du livre. Disponible dans les librairies juives.

12 janvier, 2021

TOU BICHEVATE 2021

Classé dans : Tou Bichevate — fanfan18unblogfr @ 10:32

 

LE 15 CHEVAT le jour de Tou Bichevate, Mercredi 27 janvier au soir au Jeudi 28 janvier 2021.

Cette année la séouda sera le Mercredi 27 janvier 2021 au soir.

Le quinzième jour du mois de Chevat, situé au mois de janvier, est le jour du Nouvel An des arbres. Cette fête marque le regain de la nature en terre d’Israël et plus spécialement le renouveau de l’arbre. De même que Roch Hachana est le jour de jugement divin pour les hommes, Tou Bichevate est celui du jugement divin du monde végétal. Fête mineure mais populaire dans toute la diaspora, elle marque l’attachement à la terre d’Israël. La fête elle-même consiste en une sorte de dégustation fruitière au cours de laquelle on doit consommer le plus grand nombre possible de fruits, frais ou secs, similaires à ceux produits par la terre d’Israël et mentionnés dans les textes.

Le Séder de Tou Bichevate

Au 16éme siècle, les Kabbalistes de Safèd, originaires d’Espagne et du Portugal pour la plupart, ont fait de Tou Bichevate la fête que l’on connaît aujourd’hui.
Ils introduisirent des cérémonies et des rites nouveaux marquant le Nouvel An des arbres. Sous l’influence de R. Iits’hak Louria, l’habitude fut prise de fêter ce jour par la consommation des fruits d’Israël. On récitait des hymnes spécialement écrits pour l’occasion, ainsi que des passages bibliques louant la Terre sainte et ses produits.
La première fois qu’il est fait mention de cette tradition, c’est dans le «Séfèr Haminhaguim» publié à Venise en 1590, mais il est certain que cette tradition est beaucoup plus ancienne.

Le Séder (l’ordre) le plus réputé est celui tiré du livre « Péri ‘Ets Hadar » (le fruit de l’arbre splendide), imprimé pour la première fois à Salonique en 1753, diffusé dans le monde entier. Il fut réimprimé à Pise en 1763, Amsterdam en 1859, Izmir en 1876, Livourne en 1885 et Bagdad en 1936. L’ouvrage est constitué de trois parties :
— Une introduction
précisant les fondements spirituels de Tou Bichevate selon la kabbale.
— Une sélection de textes
de la Bible et du Zohar sur le thème de l’arbre et des fruits de l’arbre.
- Genèse I 3 à 19 : récit de la création des végétaux.
- Deutéronome VIII 1 à 10 : L’éloge de la terre d’Israël.
- Lévitique XXVI 3 à 13 : les bénédictions.
- Ézéchiel les chapitres 17, 34, 36, 47
- Yoël 2
- Psaumes 72, 147, 148, 65 et 126
— Les bénédictions à prononcer avant la consommation des fruits et des extraits du Zohar sur chacun de ces fruits.Pendant la cérémonie,
on boit quatre verres de vin, (comme lors du séder de Péssa’h). Ces verres, constituent une palette de nuances du blanc au rouge, en rapport avec le changement de couleur de la nature à chaque saison.
Parmi les différents fruits consommés traditionnellement à Tou Bichevate, deux d’entre eux occupent la place d’honneur :
Le caroubier qui poussait en abondance dans l’ancien «Érets Israël».
L’amandier qui est le premier à fleurir en Israël après l’hiver. Vers le milieu du mois de Chevate, il est en pleine floraison, inaugurant ainsi le printemps.
Dans la Tora les fruits sont associés à la terre d’Israël selon le verset :
«Un pays qui produit le blé, l’orge, le raisin, la figue et la grenade, un pays d’olive oléagineuse et de miel» (Deutéronome VIII, 8). L
‘ordre de préséance pour consommer ces fruits dépend de leur place dans le verset.
1. Le blé (sous forme de gâteau)
2. L’orge (sous forme de gâteau ou de bière : la bière est faîte avec du malt et le malt et de l’orge)
3. L’olive
4. La datte (c’est le miel dont parle le verset)
5. Le raisin
6. La figue
7. La grenade

Les Bénédictions :

Avant la consommation des fruits on récite les bénédictions d’usage :

  • Avant de consommer le blé et l’orge, sous forme de gâteau :
    «Baroukh ata adonaï élohénou mélekh a’olam boré miné mézonote».
    «Loué sois-Tu Éternel, notre Dieu Roi de l’univers qui crée toutes sortes d’aliments»
  •  Avant de consommer du vin :
    «Baroukh ata Adonaï, élohénou mélèkh ha’olam, boré péri haguéfène».
    «Loué sois-Tu Éternel, notre Dieu Roi de l’univers qui crée le fruit de la vigne»
  • Avant de consommer une olive (ou tout fruit d’un arbre) :
    «Baroukh ata adonaï élohénou mélekh a’olam boré péri ha’èts».
    «Loué sois-Tu Éternel, notre Dieu Roi de l’univers qui crée le fruit de l’arbre».
  • Avant de consommer un fruit de la terre, comme les fraises ou les bananes ou le melon :
    «Baroukh ata adonaï élohénou mélekh ha’olam boré péri haadama».
    «Loué sois-Tu Éternel, notre Dieu Roi de l’univers qui crée le fruit de la terre».
  • Après avoir consommé le premier fruit d’une des catégories ci-dessus, il n’est plus nécessaire de répéter la bénédiction pour les autres fruits.
  • Si on déguste un fruit nouveau de la récolte de l’année, on dira la bénédiction « chéhé’h'éyanou » :
    «Baroukh ata adonaï élohénou mélekh ha’olam chéhé’héyanou vékiyémanou véhigui’anou lazémane hazé» «Loué sois-Tu Éternel, notre Dieu Roi de l’univers qui nous a fait vivre et atteindre cette époque-ci».
  • Par contre, avant la consommation du cédrat, on ne dira pas « chéhéh’éyanou », car cette prière a déjà été dite à Soukot, au moment de la bénédiction du Loulav. Les Hassidim font une prière particulière sur le Cédratier afin que Dieu leur accorde un Étrog parfait pour la fête de Soukot. L’Étrog est, en général, conservé sous forme de confiture pour être dégusté au Séder de Tou Bichevate.

 

Le blé :
On commence la dégustation avec un gâteau à base de blé ou d’orge.
On commencera en effet par le blé, du fait que c’est la première des espèces qui chante l’éloge de la terre d’Israël. Le blé, cité 30 fois dans la Bible, est l’aliment de base de l’homme.

L’orge :
L’orge mûrit très tôt. Avant Péssa’h et bien avant le blé. La Tora nous ordonne d’apporter, le 16 Nissane (soit le deuxième jour de Péssa’h) une offrande à base d’orge. Cette offrande déclenchait le compte du ’Omèr(49 jours jusqu’à Chavouote) et permettait la consommation de la nouvelle récolte.

L’olive :
L’olivier qui peut être millénaire, symbolise l’ancienneté, et ses feuilles persistantes l’opiniâtreté. De la partie charnue de son fruit, on tire l’huile d’olive, symbole de lumière ou de consécration. Le fruit vert, confit dans la saumure et consommé comme olive de table, nous enseigne que l’amer s’adoucit par le travail et le temps. Elle est citée 38 fois dans la Bible.

La datte :
Symbole de la douceur. Quand la Tora fait référence au miel, il s’agit du sucre de la datte (Bérakhote 41b). Le Juste (Tsadik) lui est comparé: «Le Juste fleurit comme le palmier»  (Psaumes 92, 13).

Le raisin :
Porteur de mémoire, de symbolique et de tradition. Noa’h (Noé) fut le premier homme à planter de la vigne (Béréchite 9, 20). 

La première coupe, remplie de vin blanc :
C’est, en effet, la couleur blanche des lys et des scilles qui domine dans la nature, depuis le mois d’Elloul jusqu’au mois de Chevate, caractérisé par les amandiers en fleurs. Cette coupe est servie avec des gâteaux, des olives et des dattes.

La grenade :
Elle fut ramenée par les explorateurs comme preuve de la fécondité de la terre d’Israël (Bamidbar 13,23).
Des ornements en forme de grenade d’azur et de pourpre embellissaient le bas de l’habit du Kohèn Gadol (Chémote 28, 33-34).

La figue :
Ses feuilles ont servi à recouvrir la nudité d’Adam et Ève après la faute.
Elle symbolise la quiétude de l’homme dans les temps futurs : «Et chacun demeurera sous sa vigne et sous son figuier, sans que personne ne vienne l’inquiéter».

L’étrog :
Fruit de l’arbre de splendeur (Péri ‘Éts Hadar) Vaïkra 23,40.
Il compose avec le Hadasse, la ‘Arava, et le Loulav le bouquet que l’on doit agiter pendant la fête de Soukkote.
Il symbolise la perfection et représente le juif idéal, connaissant la Tora et pratiquant les Mitsvote.

La pomme :
Elle est citée à trois reprise dans le Cantique des Cantiques (Chir Hachirim). La Guémara (Traité de Chabbate 88,a) et le Midrach Rabba (Chir Hachirim b, 10) nous rapporte que le peuple d’Israël est comparé à une pomme. Trempée dans du miel, elle est aussi la vedette du sédèr de Péssa’h.

La seconde coupe, remplie de vin blanc avec quelques gouttes de vin rouge :
C’est à cette période que le rose lilas apparaît dans la nature avec les cyclamens. On mange, des figues, des grenades, et des pommes, et on cite des versets de la Bible où ces fruits sont mentionnés.

La noix :
Rappelant la boîte crânienne, la coque de la noix protège un fruit ressemblant au cerveau (cerneau). La noix «Egoz» a pour valeur numérique 17 qui est égale au mot : bon. Composées en 4 parties, elles font référence aux 4 lettres du nom de Dieu (Pardess), aux « pieds » du Trône divin (Zohar II 15 B). Il n’existe qu’une seule mention dans la Bible. « Vers le verger des noyers je suis descendue » (Cantique des Cantiques 6 : 11).

L’amande :
Réputée pour sa promptitude à fleurir. Elle fait partie des «meilleures productions» de la terre d’Israël (avec le baume, le miel, les aromates, les lotus et les pistaches) que les frères de Yossèf lui apportèrent, sur l’ordre de leur père Ya’akov, lors de leur descente en Égypte (Béréchite 43,11).

Le caroube :
Ce fut l’unique aliment de Rabbi Chim’one Bar Yo’haï et de son fils Rabbi Élé’azar pendant les treize ans qu’ils passèrent à étudier la Tora dans leur grotte.

La poire :
En Israël son fruit apparaît au début du printemps. Ses fleurs blanches et serrées donnent au poirier un aspect cotonneux dés qu’arrive le printemps.

La troisième coupe, remplie de vin rouge avec quelques gouttes de vin blanc :
Le mélange de blanc et de rouge est marqué dans la nature par l’apparition des anémones, des narcisses et des tulipes. On boit cette troisième coupe accompagnée de noix, de noisettes, de marrons, de caroubes et de poires et on cite les verset bibliques où ces fruits sont mentionnés.

Les cerises :
Elles sont citées comme exemple dans le Choul’hane ‘Aroukh (Chap. 225, par. 4), à propos de la bénédiction «chehé’héyanou» que l’on doit faire sur un fruit nouveau : Si l’on à l’occasion, à deux moments différents, de consommer deux sortes de cerises (avec des goût différents), on fera la bénédiction sur chaque sorte bien qu’elles appartiennent à la même famille de fruits.

La quatrième coupe, remplie de vin rouge :
C’est la couleur des coquelicots, des glaïeuls des renoncules, et des pavots qui règnent dans la nature à cette époque de l’année. On mange des coings, des pommes et des pistaches et on lit une partie du traité Zéra’ime du Talmud.

Entre chaque coupe, on fait l’éloge des arbres et on clôture la soirée par une prière spéciale où on demande à Dieu que la nature soit toujours aussi généreuse. Les différentes couleurs du vin symbolisent les combats des forces naturelles, le combat entre l’hiver et le printemps. Le vin blanc symbolise l’hiver : pâle, neigeux, sommeillant. Le vin rouge symbolise le printemps et la joie du réveil de la nature.Ces deux couleurs sont en général rattachées à la miséricorde et à la rigueur, les deux modalités fondamentales par lesquelles le Créateur dirige le monde.
Le monde a été créé et nous a été donné par un acte de bonté. C’est la manifestation de la miséricorde divine «Midate Hara’hamim». Mais ce monde est dirigé par des lois naturelles et morales que l’homme doit satisfaire pour mériter son existence. C’est la manifestation de la « rigueur », «Midate Hadine».Le blanc symbolise la miséricorde. Le rouge symbolise la rigueur.

Les traditions sont nombreuses, à travers le monde, quant à l’organisation du sédèr de Tou Bichevate. Les habitudes varient en particulier, par rapport au nombre de fruits présentés. Certains consomment :
7 fruits
: de préférence les 7 fruits d’Israël
15 fruits
: car la fête est le 15 Chevate. C’est également la valeur numérique du nom de Dieu Cela fait aussi allusion au nombre des cantiques des degrés (Chir Hama’alote)
30 fruits
: car le mois de Chevate dure 30 jours
Le plus de fruits possible ! De façon générale, on essaiera d’en manger le maximum car l’on devra (après 120 ans) rendre des comptes devant le tribunal Céleste pour les fruits que Dieu a mis à notre disposition dans ce monde et que l’on n’aura pas honoré. Il est indispensable de vérifier, avant sa consommation, tout fruit qui pourrait être véreux.  

26 décembre, 2020

DATE DE PESSAH 2021

Classé dans : Pessah — fanfan18unblogfr @ 22:09

Samedi 27 mars 2021 au soir jusqu’au Samedi 3 avril 2021 au soir en ISRAËL

Samedi 27 mars 2021 au soir jusqu’au Dimanche 4 avril 2021 au soir en FRANCE

 

Le premier Séder a lieu le samedi 27 mars après la tombée de la nuit et le second Séder a lieu le dimanche 28 mars après la tombée de la nuit.

 

MIMOUNA LE 3 AVRIL 2021 AU SOIR APRES LA TOMBÉE DE LA NUIT EN ISRAËL

MIMOUNA LE 4 AVRIL 2021 AU SOIR APRES LA TOMBÉE DE LA NUIT EN FRANCE.

 

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20 novembre, 2020

VELOUTÉ OU POTAGE ORANGE

Classé dans : Hanoucca,Soupe — fanfan18unblogfr @ 16:02

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  • 1 oignon
  • 1 gousse d’ail
  • 2 grosses carottes
  • 1 morceau de courge
  • 1 grosse patate douce
  • Huile
  • Eau
  • Sel
  • Poivre
  • Curcuma

Faire revenir l’oignon dans un peu d’huile.

Rajoutez fur à mesure chaque légume séparé et faire revenir.

Mettre de l’eau à hauteur des légumes.

Faire bouillir 15 minutes environ après rajouter les épices.

Et laissez cuire jusqu’à parfaite cuisson des légumes.

Passer le tout au mixeur ou blinder.

Servir pour les enfants avec des chéquédim marak.

Ce potage est plein de vitamines et surtout rempli des bienfaits du curcuma !!!

https://m.facebook.com/groups/234973069886080

19 novembre, 2020

BEIGNET DE HANOUKA NOUVELLE RECETTE 2019

Classé dans : Hanoucca,Pâte à...,Patisserie — fanfan18unblogfr @ 10:12

 

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24 BEIGNETS :

  • 600 g de farine
  • 40 g de sucre
  • 1 sachet de vanille
  • 1/2 cuillère à café de sel
  • 1 œuf
  • 40 g de beurre ou de la margarine parvé goût beurre ramolli
  • 300 ml (c’est 300 g) de lait ou du soja ou de l’eau tiède
  • 1 cuillère à soupe de levure lyophilisée  

Mélanger la farine, le sucre, la vanille et le sel, faire un puits et rajouter l’œuf, le beurre ou la margarine ramolli, le lait ou le soja ou l’eau tiède, la levure mélanger au robot pendant 5 à 10 minutes.

Couvrir et laissez monter 1 heure.

Dégazer.

Pétrir légèrement. 

Fariner le plan de travail.

Étaler la pâte sur 1 cm d’épaisseur.

Avec un emporte pièce ou un verre découpez et déposer sur une plaque avec une feuille de papier sulfurisé. 

Couvrir et laissez lever couvert 30 minutes.

Faire chauffer 1/2 litre d’huile à feu fort et après feu moyen.

Mettre les beignets à frire et les arroser sur le dessus pour qu’ils gonflent. Retourner le beignet.

Les mettre sur du papier essuie-tout.

Les rouler dans du sucre cristallisé.

Pour les farcir prendre une seringue à beignet ou une poche à douille, chauffer légèrement le chocolat et remplir.

Vous pouvez les remplir avec du chocolat fondu, de la confiture, de la confiture de lait, de la crème pâtissière, du beurre salé, du nutella, de la crème spéculoos etc etc… 

18 novembre, 2020

THE SOUFGANIA OU BEIGNET DE HANOUKA

Classé dans : Hanoucca,Pâte à...,Patisserie — fanfan18unblogfr @ 12:22

SOUFGANIOT BLOG1   SOUFGANIOT BLOG2

friture de la soufgania

 

ENFIN LA RECETTE DE THE SOUFGANIA

Après XXXXXX essai j’ai l’impression que je vais me transformer en SOUFGANIA je pense avoir trouvé la recette comme chez le boulanger. Evidemment tous mes essais étaient avec 250 g de farine, même que l’avant dernière je l’ai envoyé au four car pâte trop liquide et là là j’ai fais des BATBOUTZ trop trop bon ce petit pain. Je vous mettrais la recette. Revenons à THE SOUFGANIA.

  • 1 kg de farine
  • 1 verre bien plein de sucre ou 8 cuillères à soupe
  • 1/2 verre d’huile ou 8 cuillères à soupe
  • 1 cuillère à café pleine de sel
  • 2 cuillères à soupe bombées de levure lyophilisée ou un carré de levure fraîche de 50 g 
  • 3.5 à 4 verres d’eau tiède

La mesure du verre est un verre en plastique de 20 cl

ET NON PAS D’ŒUF VOILA L’ASTUCE DE THE SOUFGANIA.

Mettre dans votre robot ou jatte la farine, le sel, le sucre, l’huile mélanger, rajouter la levure lyophilisée mélanger, et incorporer l’eau tiède, si vous utilisez le robot vitesse 1 pendant 5 minutes et vitesse 2 pendant 10 minutes. 

Faites exactement comme votre pâte à pain.

Même sans robot c’est idéal.

Votre pâte est un peu plus liquide que pour votre pain.

Couvrir  et laissez monter 2 h environ il faut que la pâte est doublée de volume. 

Pour activer la pousse je met toujours ma jatte ou mon bol mixeur dans un sac en plastique et je couvre avec une couverture pour cet usage.

Faites des petits carrés de papier sulfurisé pour poser votre pâte dessus. 

Prenez votre pâte et faite des boules de même poids pour 1 kg de farine vous devez en avoir environ 30.

Couvrir avec un torchon propre et la couverture.

Attendre que cela double de volume.

Préparer votre bain d’huile.

 La température moyenne. 

Mettre dans le bain d’huile votre beignet avec son papier sulfurisé oui je répète avec son papier sulfurisé, il se retire très rapidement, ça évite que votre beignet ce dégonfle.

La cuisson est très rapide à peu près 2 minutes en le tournant souvent.

J’ai pris une petite casserole pour faire un par un, prenez un peu plus grand si vous le désirez mais il ne faut pas mettre plus de 4 à la fois car cela réduira trop la température de votre huile.

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HANOUKA SAMEAH 

EDITH

SOUFGANIOTH OU BEIGNET DE HANOUKA

Classé dans : Hanoucca,Pâte à...,Patisserie — fanfan18unblogfr @ 11:31

photo 1           photo 3        photo 5

Pour 24 beignets environ : 

  • 500 g de farine tamisée
  • 1 carré de levure fraîche ou 2 cuillères à soupe de levure instantanée
  • 3 cuillères à soupe de sucre
  • 3 œufs
  • 2 cuillères à soupe d’huile
  • 1 verre d’eau tiède 
  • ¼ de cuillère à café de sel
  • huile pour friture
  • Pour la décoration :
  • sucre glace
  • 1 pot de confiture (cassis ou groseille ou confiture de lait etc…)

Mélanger tous les ingrédients pour obtenir une pâte élastique (si vous utilisez la levure fraîche délayée dans un peu d’eau tiède, si vous utilisez de la levure instantanée la mélanger directement à la farine). Couvrir la pâte et laisser lever dans un endroit chaud 1 heure ou plus, elle doit doubler de volume. Poser la pâte sur un plan de travail fariné et l’abaisser à 2 cm d’épaisseur environ. Découper des cercles de 5 cm de diamètre à l’aide d’un verre ou d’un emporte-pièce. Saupoudrer de farine et recouvrir avec un torchon. Laisser reposer 20 minutes environ jusqu’à ce que les cercles de pâte aient gonflé. Préparer un bain de friture de 180°. Faire frire les beignets 3 à 4 minutes de chaque côté en plusieurs fois. Ne pas en faire frire trop en même temps, sinon la température de l’huile baisserait et les beignets boiraient trop d’huile. Sortir avec une écumoire et écouter sur du papier absorbant. Remplir de confiture une petite poche à douille. Quand les beignets ont un peu refroidi, pratiquer une petite ouverture latérale dans chaque beignet. Enfoncer le bec dans le beignet et introduire environ 1 cuillerée à café de confiture. Mettre du sucre glace dans un petit plat peu profond. Rouler chaque beignet fourré dans le sucre. Servir chaud.  

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