Tous à vos fourneaux

A la mémoire de ma mère « Zouzou »

23 octobre, 2007

A LA MEMOIRE DE MA MERE “ZOUZOU”

Classé dans : Maman,Présentation — fanfan18unblogfr @ 22:04

  A LA MEMOIRE DE MA MERE “ZOUZOU” dans Maman wma MAMAN  (cliquez sur l’icône)

Je voudrais parler un peu de ma mère, puisque ce blog lui est dédié. C’était une cuisinière ordonnée, discrète, formidable et efficace. Je lui disais souvent que tout était couture ce qu’elle faisait, car elle était également couturière, et tout était fait à la perfection, minutieux, calculé, rien ne débordait dans ses plats.  

On avait l’impression que les gâteaux étaient mesurés, rien ne brûlait, et elle était la spécialiste des « confitures ». Je la revois derrière ses fourneaux, où elle régnait parmi ses marmites comme une reine avec un silence qui sentait la vanille.

Nous voulons croire à l’immortalité de nos parents et de nos grands-parents. Or un jour ils partent et emportent leurs secrets. Elle avait sûrement des secrets de cuisine Zouzou. En tout cas, elle a réussi à me les transmettre moi sa fille, ce savoir-faire culinaire des familles juives algéroises. Non pas avec un carnet de notes intime, car j’apprenais en la regardant faire, en l’aidant, puis en faisant à mon tour. 

Les recettes y sont expliquées clairement pour qu’elles soient réalisables par tous. Vous trouverez également mes recettes. Si vous respectez les conseils que je vous donne, vous serez étonnés de découvrir vos talents culinaires, ces saveurs qui nous viennent de notre enfance.

J’espère que ce blog vous aidera à accomplir ces recettes. Vous allez pouvoir affronter sans crainte vos fourneaux pour faire plaisir autour de vous ! et perpétuer la coutume. 

La cuisine, c’est une partie de la culture d’un peuple.

Maman tu me manques ! 

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13 juin, 2019

LE JEUNE DU 17 TAMOUZ 2019

Classé dans : 17 Tamouz — fanfan18unblogfr @ 9:09

Dimanche 21 JUILLET 2019

JEUNE DU 17 TAMOUZ

Pour Jérusalem :

  • Début du jeûne : 04h24
  • Fin du jeûne : 20h17

Pour Tel aviv : 

  • Début du jeûne : 04h24
  • Fin du jeûne : 20h19

Ashdod :

  • Début du jeûne : 04h26
  • Fin du jeûne : 20h19

Pour Paris :

  • Début du jeûne : 03h51
  • Fin du jeûne : 22h32

Pour Lyon :

  • Début du jeûne : 04h11
  • Fin du jeûne : 22h07

Cinq tragédies accablèrent la Nation d’Israël ce jour :

  1. Lorsque Moïse redescendit du Mont Sinaï avec les Tables de la Loi et vit l’idôle du veau d’or que le Peuple avait érigée, il les lâcha et elles se brisèrent.
  2. L’offrande perpétuelle fut discontinuée pour la première fois de l’histoire, pendant le siège de Jérusalem avant la destruction du Premier Temple.
  3. Une brèche fut percée dans les murailles de Jérusalem, qui conduisit à la destruction du Second Temple.
  4. Apustamus, un officier grec de la période du Second Temple, fit brûler tous les séfarim dans le but d’éradiquer la Tora et ses fidèles.
  5. Une idôle fut placée dans le Sanctuaire.

LE SENS GENERAL :  Pour ces raisons, on observe un jour de contrition, du lever du jour à la tombée de la nuit, sans nourriture ni boisson. Ce n’est pas un jour chômé : il n’est pas interdit d’effectuer des travaux. Le jeûne du 17 Tamouz est lié au traumatisme de la destruction (hourban) des deux Temples et de Jérusalem. Le choc fut terrible, non seulement à cause des nombreuses victimes (Flavius Joseph évalue à près d’un million, le nombre de Judéens massacrés par les légions de Titus), mais parce que cette catastrophe, et l’exil qui en découla, sapèrent toute la vision du messianisme biblique que l’on avait reçue depuis Abraham. En effet, le message spirituel d’Israël devait obligatoirement émaner du peuple ayant reçu la Torah à partir de la terre des promesses. L’exil de 70 obligea le judaïsme à se reconstituer en une foi ardente sans terre. La conquête du Livre remplaça la conquête de l’espace, et le juif devenait « Bâtisseur du temps. » Cependant, en orientant ses synagogues vers son pays ancestral, en jeûnant le 3 tichri, le 10 téveth, le 17 tamouz et le 9 av et aux trois autres dates, Israël affirmait dans le drame de sa diaspora, son unité religieuse et nationale. L’on peut comprendre pourquoi paradoxalement le 9 av est appelé moed, jour de fête, «rendez-vous»… avec sa propre identité. DINIMS – LOIS PRATIQUES :

1 – Chaque membre majeur de la communauté devra jeûner le 3 tichri, le 10 tévet, le 17 tamouz et le 9 av et il est interdit de briser la barrière de la Tradition.

2 – Le jeûne commence au lever du jour jusqu’à l’apparition des étoiles. Durant ce jeûne, il est permis de se laver, de se parfumer, de porter des chaussures de cuir et de pratiquer l’intimité conjugale.

3 – Une femme enceinte ou qui allaite est dispensée de ce jeûne, elle mangera cependant pour sa santé et celle de l’enfant et non par plaisir (elle ne consommera pas des mets d’agrément comme des glaces, des gâteaux, etc.). De même, une femme dans les 30 jours qui suivent la naissance de son enfant est dispensée du jeûne.

4 – Un malade est dispensé du jeûne, même si sa vie n’est pas en danger. Il mangera cependant avec discrétion, et uniquement ce qui est nécessaire pour sa santé et pas de mets d’agrément.

5 – Des jeunes mariés dans la semaine de leur mariage doivent jeûner, ainsi que le père le jour de la circoncision de son fils, le mohel et le porteur du bébé (sandak), le kiddouch sera alors bu par un enfant mineur.

6 - A priori, on ne se lavera pas la bouche et on ne se brossera pas les dents, sauf si l’on ne supporte pas cette situation, auquel cas on fera attention de ne pas avaler d’eau.

7 – Il est licite de fumer, si on ne peut se passer de la cigarette, mais interdit de mâcher un chewing-gum.

8 – Afin de pouvoir manger au petit matin, il est souhaitable d’en poser expressément la condition avant de dormir : «Si je me lève avant le lever du soleil, je mangerai», car sinon le sommeil est considéré comme début du jeûne.

 

12 juin, 2019

TISHA BE AV OU LE 9 AV 2019

Classé dans : Tisha be av ou 9 av — fanfan18unblogfr @ 20:07

 Jeûne du 9 AV

Du Samedi 10 août au soir au dimanche 11 août 2019 à la tombée de la nuit

ASHDOD 19H30  20H01

PARIS 21H15  21H57

JERUSALEM 19H28  19H59

TEL AVIV 19H30  20H02

LYON 20H57  21H36

tishabeav.jpg

Destruction du Temple de Jérusalem, Nicolas Poussin, 1640.

Durant les neuf jours qui précèdent le 9 Av (on ne mange pas de viande et on ne boit pas de vin sauf pour shabbat jusqu’au lundi 12 août midi. On peut laver le linge jusqu’à Veille de Roch Hodesh.  

Roch ‘Hodesh Mena’hem Av : Vendredi 2 août.

En 589 avant l’ère courante, le roi Sédécias de Judée adhère à la coalition inspirée par le Pharaon Hophra et refuse de payer le tribut à Nabuchodonosor, roi de Chaldée. La guerre fut déclarée ; une année plus tard les troupes chaldéennes commencèrent le siège de Jérusalem.

En -586, le 10 Tevet, Jérusalem est envahie par les Chaldéens, et le 9 Av le Temple est détruit et livré aux flammes et au pillage. C’est la déchéance de la dynastie du roi David, au pouvoir depuis quatre siècles, et la fin du Royaume de Judée. Les Juifs sont déportés en Babylonie, le premier exil commence.
A partir de cette date, la Judée ne retrouvera plus jamais sa souveraineté totale. Lorsque le pays est restauré et le Temple reconstruit, la région est soumise aux puissances du monde qui se succèdent : Babyloniens, Perses, Grecs, Romains. Ces derniers détruisent le second Temple en cette même date du 9 Av, en l’an 68 de l’ère courante, qui débute le deuxième exil, long de plus de deux mille ans.

 

  archoftitusspoilsjerusalem.jpg

Bas-relief de l’Arc de triomphe de Titus, à Rome : la spoliation du Temple par l’armée romaine

Le 9 Av (Tisha bé Av תשעה באב) est une date de grands malheurs pour le peuple juif. C’est le jour commun de la destruction des deux Temples de Jérusalem, du décret d’Inquisition signé par Isabelle d’Espagne, et de bien d’autres souffrances. Pourtant, selon les textes des Prophètes, le 9 Av deviendra un jour de réjouissances, lorsque le Messie se sera dévoilé.

D’ici lors, le 9 Av est un jour de jeûne et de deuil. Lorsque le 9 Av est un samedi, le jeûne est reporté au lendemain.
Le jeûne débute la veille au soir, au coucher du soleil, dure toute la nuit et toute la journée du 9 Av, et prend fin lorsque revient la nuit. C’est un jeûne complet, sans boisson ni nourriture ; on y observe également d’autres restrictions prescrites aux endeuillés pendant les sept premiers jours de deuil.

 

1 AV AU 9 AV 2019

Classé dans : Tisha be av ou 9 av — fanfan18unblogfr @ 20:00

La période qui commence avec Roch ‘hodech Av est appelée les «Neuf Jours». Pendant cette période, un niveau de deuil plus strict est observé en accord avec le proverbe talmudique (taanit26) : «quand commence le mois d’Av, nous réduisons notre joie».

  • Nous évitons les achats qui nous procurent une grande joie.
  • Nous interrompons les travaux d’embellissement de notre maison et la plantation d’arbres et de fleurs.
  • Nous évitons les procédures en justice car cette période est peu propice à la victoire.
  • Nous nous abstenons de consommer de la viande (ou de la volaille) et de boire du vin. Pendant Shabbat, on aura le droit de consommer de la viande et du vin. Cela est aussi valable pour toutes les autres «Séoudat Mitsva» par exemple une circoncision ou la cérémonie de conclusion d’étude d’un traité du Talmud. Un enfant boira le vin de la Havdallah.
  • On s’abstient de porter des vêtements fraîchement lavés ainsi que de faire la lessive. Si les vêtements ont été défraîchis avant les neuf jours, on pourra les porter.
  • On pourra porter des vêtements propres en l’honneur de Shabbat.
  • On pourra laver les vêtements de jeunes enfants qui se salissent fréquemment.
  • On ne pourra faire de lessive même si on ne portera ces habits qu’après Ticha Bé’av et même si cela est fait par un non juif.
  • On ne prendra pas de bain pour le plaisir. Il est permis de se doucher pour se débarrasser de la saleté ou de la sueur ou pour des raisons médicales.
  • On ne pourra le faire qu’avec de l’eau fraîche. Par ailleurs, on se lavera le corps partie par partie et pas en une seule fois.
  • On pourra se laver avec de l’eau chaude vendredi en l’honneur de Shabbat.

TISHA BEAV « EXPLICATION » 2019

Classé dans : Tisha be av ou 9 av — fanfan18unblogfr @ 8:24

Le 9 Av, Tisha Beav (תשעה באב), ou jeûne du cinquième mois est, avec Yom Kippour, le seul jeûne à caractère obligatoire et durant 25 heures.
Cependant, contrairement à cette fête, il ne s’agit pas un jeûne d’expiation mais bel et bien de deuil, ce jour étant selon certains le jour le plus triste dans l’histoire juive ».

Tisha BeAv tombe en été, le mois de Av correspondant dans le calendrier grégorien à une période entre la mi-juillet et la mi-août.

le jour le plus triste de l’année juive

L’origine de Tisha Beav : 

Selon une mishna énoncée dans le traité Taanit 4:6, énumérant cinq évènements ayant eu spécifiquement lieu le jour du 9 Av, et justifiant un jeûne chacune à elle seule. Ce sont :

  1. Le retour et la faute des explorateurs dépêchés par Moïse. (Nombres ch 13-14)
  2. La destruction du Premier Templeen l’an 3338 -422 av JC
  3. La destruction du Second Templeen l’an 3828 l’année 68 après JC
  4. La fin de la révolte de Bar Kokhba, qui s’acheva sur la destruction de la forteresse de Betaren l’an 135 apres JC
  5. La destruction de Jérusalem un an plus tard.

Poursuivant l’esprit de cette mishna, le midrash de la parashatShla’h lekha (Nombresch 13-14), qui relate l’épisode de la médisance des explorateurs, fait découler de cette seule calamité toutes les autres : lorsque les explorateurs revinrent de leur mission en Canaan avec leur rapport exagérément alarmiste, selon la Torah, c’était un 9 Av.
Les enfants d’Israël se mirent alors à se lamenter et à pleurer sur leur sort malheureux qui les avait conduit jusqu’ici, alors qu’ils étaient si bien en Égypte !
D…, courroucé par un tel comportement, jura alors que, puisqu’ils voulaient pleurer, Il donnerait à leur postérité de véritables raisons de se lamenter.
D’après la Torah
, la génération d’Israélites, que Moïseavait conduits hors d’Egypte16 mois plus tôt, fut condamnée à mourir dans le désert, et l’entrée en Terre d’Israël fut différée de 40 ans. Selon Abravanel, qui s’appuie sur la parashat Devarim, cette condamnation s’étendait à Moïse lui-même, raison pour laquelle il ne put pénétrer dans la Terre promise.

Il est intéressant de noter que dans le commentaire talmudiquede cette mishna, on objecte que la destruction du Second Templen’eut pas lieu le jour précis du 9 Av, mais qu’elle est thématiquement associée à ce jour de jeûne (selon ce commentaire, le feu qui consuma Jérusalem fut allumé ce jour, mais son œuvre se poursuivit jusqu’au jour suivant, et la destruction aurait donc techniquement eu lieu le 10 Av).
Par ailleurs, le Talmud
ne donne pas non plus de preuve que la forteresse de Betartomba le 9 Av, mais reconnaît qu’il existe une tradition affirmant que ce fut bien le cas.

Les destructions :

Le 9 Av de l’an -586EC, Nabuchodonosor II, 11 ans après avoir exilé le roi Joaiquinet les charpentiers, marche sur Jérusalem, détruit la ville et le Premier Temple, exilant le peuple, ou une grande partie de celui-ci en Babylonie. Le 9 Av, 656 ans plus tard, Titus détruit le Second Temple, brûle Jérusalem, et exile les Juifsde Palestine. Le 9 Av est à ces titres considéré comme le début des deux exils.

D’autres jours de jeûne public furent décrétés, en relation avec la destruction de Jérusalem :

  • le 10 Tevet, marquant le début du siège
  • le 17 Tammouz, où la première brèche fut creusée dans le mur d’enceinte. Entre le 17 Tammouz et le 9 Av, 3 semaines s’écoulent.
    Ces trois semaines, qui étaient une période joyeuse avant ces évènements, sont également commémorées. On a instauré comme coutume d’éviter les mariages et autres célébrations joyeuses ; de voyager dans un unique but d’agrément; de se couper les cheveux et les ongles, ou tout autre geste à but d’agrément; de s’abstenir d’écouter de la musique instrumentale et de lui préférer des chansons « vocales »,  de ne pas consommer des « mets luxueux », comme la viande, le saumon,…
  • le 3 Tishri, ou Jeûne de Guedaliah, commémorant l’assassinat de Guedaliah (cf. II Rois25:25 et Jérémie 41:2).

Il semble, d’après les passages 7:5 et 8:19 du Livre de Zacharieque ces quatre jours de jeûne n’aient pas été maintenus en vigueur après l’inauguration du Second Temple. Ils reprirent cependant à sa destruction jusqu’à nos jours.

Autres calamités du 9 Av :

Le 9 Av fut par la suite associé à bon nombre de malheurs pour les Juifs :

  • L’appel aux Croisades par le Pape Urbain II le 9 Av 4855 (1095EC)
  • La crémation (« autodafé ») du Talmud à Paris le 9 Av 5002 (1242EC) bien que le Rav Yehielait remporté la disputation contre Nicolas Donin
  • La signature d’un décret d’expulsion des Juifs d’Angleterrepar le roi Edouard 1er d’Angleterre le 9 Av 5050 (1290EC)
  • Le décret d’Alhambra, expulsant les Juifs d’Espagne, prit application le 9 Av 5252 (1492EC)
  • La Première Guerre Mondiale fut déclarée à Tisha Beav 5674, qui tomba donc le 1er août 1914
  • Le bâtiment de l’AIMA (Asociación Mutua Israelita Argentina) de Buenos Aaires fut la cible d’un attentat terroriste arabe à la bombe, tuant 86 personnes, en blessant plus de 120 autres.
  • L’expulsion de 9000 Juifsdu Gush Katif au sud de la bande de Gaza commence au lendemain du 9 Av 5765 (le 14 août 2005EC).

D’aucuns pensent qu’il s’agit là de folklore avant tout, et qu’on a tendance à dater toutes les catastrophes tombant en été au 9 Av. Ceci n’est pas l’opinion la plus répandue. Néanmoins, il est exact que de nombreuses commémorations se tiennent le 9 Av lorsqu’on n’en connaît pas la date. Un exemple en est la destruction des communautés rhénanes lors des Croisades.

Observance :

Tisha Be’Av est marqué par le deuil, et en tant que tel, le  Shabbata préséance sur lui. Si le 9 Av tombe un Shabbat, le jeune sera repoussé d’une journee; on étudiera tout de même des sujets en rapport avec le 9 Av.
Le 9 Av n’est pas un jour chômé, bien que le travail soit hautement déconseillé. Il est cependant préférable de ne travailler qu’à partir de la mi-journée (après ‘Hatsoth).

Les restrictions : 

Comme à Yom Kippour, on observe à Tisha BeAv un jeûne complet (alimentation ET boissons interdites, sauf déshydratation, ou prise de médicaments obligatoirement hydrosolubles) de 25 heures, depuis le coucher du soleil jusqu’à l’apparition des étoiles le jour suivant.
Il ne s’agit pas ici d’expier mais de se lamenter. En outre, l’extrême pénurie d’aliments et boissons fut le lot de ceux qui virent la destruction des Temples (cf. les Lamentations de Jérémie, pour le Premier Temple
).

Sont également interdits :

  • les baignades d’agrément.
  • les ablutions sont réduites au minimum : on se rince le bout des doigts et non les mains; on peut se les rincer si elles sont sales, et au lever; on peut, tant que les doigts sont humides se frotter les yeux.
  • on ne se rince pas la bouche jusqu’à la fin du jeûne.
  • on peut se mouiller les mains en lavant la nourriture, l’intention, n’étant pas de se laver les mains.
  • on peut baigner un bébé, et appliquer de l’huile sur sa peau.
  • le maquillage et le parfumage ; il est interdit de respirer des épices.
  • le port de chaussures de cuir.
  • cela s’applique aux chaussures à semelle comme à lacet de cuir; on peut porter des chaussures en toile, tant qu’elles ne contiennent pas de cuir.
  • si l’on doit s’engager dans un chemin épineux, ou dans un environnenment « à faible densité de population juive » (où le port de pantoufles serait remarqué et tourné en dérision), on peut porter des chaussures ordinaires.
  • L’intimité conjugale ; les couples sont soumis aux restrictions de la nidda.

Au cours de la première partie de la journée, on s’assied sur des chaises basses (à 30,48 cm du sol maximum) comme pendant la période de deuil de sept jours.
On évite les embrassades, les salutations cordiales, les sourires, …
Sources : Choulhan Aroukh
Orah Hayim 552-557.

L’étude de la Torah « réjouit le cœur »  (Psaumes 19:9); elle est donc déconseillée, à l’exception du Livre des Lamentations(meguilat Eikha), ses commentaires midrashiques, le livre de Job, les prophéties de Jérémie, les passages talmudiques liés à la destruction du Temple, etc.
Les mesures de deuil sont moins sévères l’après-midi : on peut par exemple s’asseoir sur des chaises plus élevées, ou s’adonner plus librement au commerce.

Erev Tisha Beav :

Le soir du 9 Av (dans le judaïsme, le jour commence à la tombée de la nuit, cf. récit biblique de la Genèse), l’atmosphère est humble et dépouillée, l’éclairage réduit au minimum, l’Almémor est nu, l’Arche saintedépourvue de sa parokhet. Après l’office du soir, on s’asseoit sur des sièges bas. Le Hazzanrécite plaintivement la méguilat Eikha. Il est ensuite de coutume de lire des kinnoth (élégies).

La lecture des kinnoth est d’apparition récente : le siddour de Rav Amram Gaon, rédigé au neuvième siècle, ne le mentionne pas. En revanche, il indique déjà que le 9 Av, le fidèle récitera le livre de Job.

Sha’harit Tisha Beav :

La prière du matin se fait dans la même atmosphère. Contrairement a l’habitude de le faire le matin, certaines communautes ne revetiront le tallit et les tefiline, que l’apres-midi du fait du deuil. On lit une sectiondu Deutéronome (4:25-40, menace en cas d’idolâtrie des Israélites). La Haftara est issue du Livre de Jérémie. On lit également des kinnoth.

Min’hat Tisha Beav :

Pour l’office de l’après-midi, ceux qui ne l’ont pas fait le matin, revêtiront tallit et tefilline et une prière spéciale, dite de consolation(Na’hem) est intercalée dans la ‘Amida, à la 14eprière, pour la reconstruction de Jérusalem.

Après Tisha Beav :

Il est de coutume de se laver les mains, fût-ce par hygiène.
Si Tisha BeAv tombait un dimanche, comme la bénédiction sur le vin ne pouvait être faite lors de la Havdala
, elle est faite à la fin de Tisha Beav. On ne récitera que les bénédictions sur le vin et HaMavdil, mais pas la bénédiction sur la bougie, celle-ci ayant été allumée à la fin de Shabbat. On ne récite pas non plus la bénédiction sur les épices.

La viande, le vin, les baignades d’agrément et la coupe de cheveux et/ou le rasage sont évités jusqu’au lendemain midi, le Second Temple ayant brûlé jusqu’à ce moment-là. Les Sages jeûnaient d’ailleurs jusqu’à là, selon le Talmud.
La poursuite de ces restrictions n’a pas lieu si le 10 Av tombe un Shabbat
.

Le premier Shabbat après Tisha Beav est appelé Shabbat Nah’amou, selon les premiers mots de la Haftaratirée de la fin du Livre d’Isaïe(40:1-27 : « Consolez, consolez mon peuple, dit votre Dieu »). C’est la première d’une série de sept haftarot de consolation, les shiv’a dene’hemataqui s’échelonneront jusqu’à Rosh Hashana.

Evolution des coutumes :

Dans la période de rédaction du Talmud, l’observance du 9ejour du mois d’Avrevêtit un aspect de tristesste et d’ascétisme de plus en plus marqué.
A la fin du deuxième siècle de notre ère, ce jour a néanmoins perdu beaucoup de sa sinistrose, au point que Rabbi
envisage de l’abolir, ou selon une autre version, d’en atténuer l’importance lorsque le jeûne doit être décalé du Shabbatau premier jour de la semaine (c’est-à-dire du samedi au dimanche) (Source : Talmud, traité Meguilla 5b).

La stricte observance des coutumes de deuil en rapport avec le 9 Ab s’imposa à nouveau dans les époques post-talmudiques, en particulier aux heures les plus sombres de l’histoire Juive, du XVe au XVIIIe siècle.

Maïmonide, légaliste du XIIe siècle, émet l’opinion dans son Mishné Torah, que les restrictions, telles que consommer des mets carnés ou boire du vin, ne s’appliquent qu’au dernier repas du 8 Ab, précédant le jeûne, s’il est pris l’après-midi. Par contre, avant midi, il n’y a aucune restriction (Hilkhoth Taanit 5:8).

Moïse de Coucy (XIIIe siècle) écrit que c’est une coutume universelle que de se retenir de mets luxueux toute la journée précédant le 9 Ab (Sefer Mitzvot hagadol, éd. Venise, Lois sur Tisha BeAv, 249b).

Yossef Karo (XVIe siècle), auteur du Choulhan Aroukh et du Bet Yossef, écrit que certains ont pour coutume de s’abstenir de viande et de vin depuis le début de la semaine à laquelle tombe le 9 Ab ; et que d’autres s’en abstiennent pendant les trois semaines à partir du 17 Tammouz  (Choulhan Aroukh, Orah Hayim]] 551).

Les interdictions devinrent plus nombreuses, et on interdit de se marier durant cette période, et d’autres signes de deuil encore.
Finalement, le Rav Moïse de Coucy dit que certains ne mettent pas leurs phylactères (tefilline)
à Tisha Beav, une coutume fort répandue par la suite (cf. supra on ne les met pas le matin, mais bien l’après-midi).
De la sorte, toutes ces coutumes, initialement conçues pour marquer sa piété de manière inhabituelle, devinrent finalement la règle à suivre pour tous.

Faut-il abolir le 9 Av dans l’Etat d’Israël ?

Au cours du XXe siècle, un état Juif ayant été rétabli sur la Terre d’Israël, beaucoup de Sionistes religieux furent d’avis que la commémoration de Tisha BeAv se devait d’être modifié, voire convertie en jour de joie.

Ce sujet fit naître une importante correspondance entre les sionistes religieux. Les Haredim et les Hassidim, ainsi que la majorité des rabbin orthodoxe, considères que la création de l’Etat, bien que très importante et positive, n’est pas suffisante pour abolir le deuil causé par la perte des temples et les autres catastrophes précitées, du moins jusqu’à la venue du Messie, où Tisha Beav deviendra effectivement jour de fête.

Le comité légal de la mouvance Massoretit (Judaïsme « traditionnel ») se pencha sur les questions « Faut-il toujours jeûner de nos jours à Tisha Beav, alors que nous avons regagné notre souveraineté et notre indépendance ? Pouvons-nous réduire les signe de deuil et manger après Minha (l’officede l’après-midi) ? », et y publia deux réponses :

Le Rav Théodore Friedman répondit: « Nous somme déjà en présence d’un précédent consigné dans le traité Taanit, stipulant les jours où il est interdit de jeûner, du fait du salut dont bénéficia Israël ces jours-là. Nous avons été témoins d’une grande manifestation salvatrice avec la création de l’État… Il nous semble donc que ce retournement dans l’histoire d’Israël devrait être célébré en ne jeûnant plus que jusqu’à la Minha du 9 Av. »
Notons qu’en 2005, Avraham Burg annonçait sur les ondes israéliennes qu’il ne jeûnerait que la première moitié du 9 Av, avant de faire un repas festif au cours duquel il lirait la déclaration d’indépendance de l’État. Il semble cependant que ceci soit un geste d’opposition aux manifestant contre le retrait du Gush Katif.

Le Rav David Golinkin a conclu quant à lui qu’il était « interdit de ne jeûner qu’un demi-jour le 9 Ab, pour plusieurs raisons :

nous avons démontré qu’on jeûnait à Tisha beAv dans la période du Second Temple

ce n’est pas possible d’un point de vue halakhique : ou bien nous jeûnons aux quatre jeûnes (cf. les destructions), Tisha Beav inclus, ou bien à Tisha Beav seulement…

Du point de vue idéologique, on ne peut pas encore dire que nous somme arrivée à une ère de « paix ». Nous devrions donc nous en tenir à la coutume des Gueonim… jeûner toute la journée à Tisha Beav et déclarer les autres jour volontaire et non obligatoire. »

Autres traditions :

Certaines sources juives classiques affirment que le Messie naîtra un 9 Av.

TRADITION CULINAIRE :

  • Chez moi on casse le jeûne avec un café et des croquets.
  • La salade méchouia : poivrons rouge et vert, tomates, ail grillés au four, coupés en petits morceaux ou passer à la moulinette, huile, sel et poivre la mettre au réfrigérateur (bien fraîche). 
  • Et la soupe préférée de ma mère la cherba je rajoute une poignée de lentilles pour tisha bé av.

28 mai, 2019

QUICHE AUX ÉPINARDS

Classé dans : Accompagnement,Chavouoth — fanfan18unblogfr @ 18:07

QUICHE AUX EPINARDS

  • 20 cl de crème
  • 20 cl de lait
  • 3 œufs L
  • 100 g de saumon fumé
  • gruyère râpé
  • ail
  • sel
  • poivre noir
  • noix de muscade
  • 1 sachet d’épinards congelés
  • 1 pâte feuilletée

Mettre les épinards dans une marmite avec un peu d’huile ou très peu de beurre ou margarine et les faire suer avec l’ail.

Préparer l’appareil, dans une jatte mettre les œufs, la crème, le lait battre avec un fouet, rajouter toutes les épices et battre au fouet.

Mettre la pâte feuilletée dans un moule, la piquer avec une fourchette, mettre les épinards, le saumon fumé, l’appareil et le gruyère râpé.

Enfournez dans un four à 200 degrés pendant 30 minutes environ.

Attendre que cela soit bien froid, mettre dans un aluminium et un sac de congélation pour mettre au congélateur.

QUICHE AUX BROCOLIS

Classé dans : Accompagnement,Chavouoth — fanfan18unblogfr @ 17:59

QUICHE AUX BROCOLIS

  • 20 cl de crème
  • 20 cl de lait
  • 3 œufs L
  • 100 g de saumon fumé
  • gruyère râpé
  • ail
  • persil
  • sel
  • poivre noir
  • noix de muscade
  • 1 kg de brocolis congelés
  • 1 pâte feuilletée

Faire bouillir de l’eau dans une marmite avec un jus de citron.

Mettre les brocolis quelques minutes. Les égoutter.

Pendant ce temps faire l’appareil, mettre dans une jatte les œufs, la crème, le lait, battre avec un fouet et rajouter toutes les épices et battre au fouet.

Mettre la pâte feuilletée dans un moule avec une fourchette piquée la pâte, mettre les brocolis, le saumon fumé, rajouter l’appareil et finir avec le gruyère râpé.

Mettre dans un four préchauffé 200 degrés 30 minutes environ.

Attendre que cela soit bien froid, mettre dans un aluminium et un sac de congélation pour mettre au congélateur.

 

24 mai, 2019

FETE DE CHAVOUOT OU DES SEMAINES 2019

Classé dans : Chavouoth — fanfan18unblogfr @ 10:18

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DU CHABBAT ON RENTRE DANS LA FÊTE DE CHAVOUOTH A VOS FOURNEAUX !!!

ISRAËL : du Samedi 8 juin au soir au Dimanche 9 juin 2019 à la tombée de la nuit.

DIASPORA : du Samedi 8 juin au soir au Lundi 10 juin 2019 à la tombée de la nuit.

 

Célébration du don de la Torah sur le Mont Sinaï

Lors de la fête de Chavouot, la tradition familiale a retenu la préparation et consommation de mets lactés, « Halavi ». Moïse descendit du Mont Sinaï et enseigna les commandements au peuple. En attendant de pouvoir se conformer aux règles de « Cacherout » qui prônent la séparation des mets lactés de ceux carnés, les Hébreux se contentèrent du lacté. Les maisonnées juives depuis lors, se délectent de gâteaux au fromage blanc pour les Ashkénazes, et de couscous au beurre pour les Séfarades d’Algérie…

Chavouot vient du pluriel de Cheva (le chiffre 7) et de Chabbat (le septième jour), ce que l’on traduit par « Les semaines ».

Située dans le calendrier au 6 et 7 du mois de Sivan.

Du décompte des sept semaines qui séparent le premier soir de Pessah (Pâque juive) de la fête de Chavouot (Ex 34,22 ; Lv 23,15 s. ; Dt 16,9-10). Un espace temps désigné par       l’Omer .

En d’autres termes, il s’agit de la fête de Pentecôte qui signifie en grec cinquantième, soit qu’elle se situe cinquante jours après Pessah.

Chavouot porte aussi les noms de « Fête des moissons » (Ex 23,16), « Fête des prémices » (Nb 28,26) qui rappelle la montée des fidèles vers le Temple de Jérusalem pour y déposer leurs offrandes. C’était et c’est encore, l’occasion de pélérinages qui concluent la fête de Pessah.

Chavouot est le palier intermédiaire, entre la conclusion de la sortie d’Egypte, et le début de l’histoire du peuple investi du don de la Torah. Un début non daté, non fixé par la Torah. Seule la tradition rabbinique situe le don de la Torah au sixième jour du mois de Sivan (Ex 19,1-16).

Lectures de la fête : Le Livre de Ruth, les Poèmes liturgiques Aqdamout millin, et Yetsiv Pitgam, le Hallel, et Yizkor (le 2ème jour),

1er jour : Ex 19,1 – 20,23, Nb 28,26-31 – Ez 1,1-28 ; 3,12 (Haftarah)

2ème jour : Dt 15,19 – 16,17 (14,22 – 16,17 si le second jour est un chabbat) – Nb 28, 26-31 (maftir) – Hab 2,20 – 3,19 (haftarah).

Les plats lactés :

Il est d’usage le matin de Chavouot de consommer un repas lacté, précédant le repas de viande usuel aux jours de fête.

DIVERSES EXPLICATIONS A CET USAGE :                                                                   

- Signe d’humilité et de pauvreté, ceci vient nous apprendre comment on doit s’approcher de l’étude de la Torah : délaisser sa grandeur (éventuelle !), accepter ce don de la Sagesse divine comme un bienfait et s’atteler à son étude et à sa pratique en ressentant la vitalité qu’il nous apporte.
Un jour, un Rav fut confronté à une question curieuse d’un de ses ouailles. L’homme était venu lui demander s’il serait quitte de l’obligation des quatre coupes de vin du Séder de Pessa’h en consommant quatre verres de lait. La réaction du Rav ne se fit pas attendre. Il ouvrit son tiroir et en tira une somme d’argent conséquente dont il fit le détail : tu achèteras du vin pour les quatre coupes, des Matsot, du poisson, de la viande, etc… L’homme n’avait rien d’autre à manger cette veille de Pessa’h. - Le Mont Sinaï où fut donné la Torah est appelé dans le Psaume 68 Mont Gavnounim, dans lequel on reconnaît le mot « guevina » (fromage).

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- Ces plats lactés seront consommés avec du pain, et l’on consomme ensuite de la viande, avec du pain également. On retrouve ici le souvenir des deux pains qui accompagnaient le sacrifice apporté ce jour là.
- C’est encore un souvenir de Moché. Selon la tradition c’est ce jour là que Moché à l’âge de trois mois fut déposé dans un panier de jonc sur le Nil puis récupéré par la fille de Pharaon. Elle voulut le faire allaiter par une nourrice égyptienne, mais le bébé dont la bouche était destinée à la parole de Dieu refusa de mettre en bouche le lait d’une nourrice idolâtre.
- Avec la Torah, les Juifs reçurent les lois concernant l’abattage rituel. Ils ne pouvaient plus utiliser leur vaisselle qui avaient servi à de la viande non abattue rituellement et ne pouvaient pas la cachériser le jour même de la fête car c’était Chabbath. C’est pourquoi ils se contentèrent ce jour là de lait.

LA LECTURE DU LIVRE DE RUTH :

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Vient nous évoquer son illustre descendant  David, né le jour de Chavouot et mort le jour de Chavouot, soixante dix ans plus tard.
De plus l’histoire de Ruth se déroule à l’époque des moissons, contemporaine de la fête.
Enfin l’acceptation de la Torah par les Juifs marquent leur entrée dans l’alliance avec Dieu et leur conversion. C’est le chemin suivi par Ruth, qui reste le modèle de la conversion. De même que les Juifs durent s’immerger dans un Mikvé, apporter un sacrifice et accepter les lois de la Torah, et de la même façon un converti doit accepter la totalité des lois de la Torah, s’immerger au Mikvé. Il apportera son sacrifice très bientôt dans le Temple reconstruit, avec Machia’h.
 

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LES NOMS DE LA FETE DE CHAVOUOT :
Fête de la promulgation de la Torah : Zman Matan Torah
Le sixième jour du mois de Sivan (c’était un jour de Sabbat), en 2448 après la Création du Monde, Dieu nous donna la Torah sur le mont Sinaï. La fête de Chavouot, les 6 et 7 Sivan, commémore ce grand événement.
 

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Fête des Semaines : Hag Hachavouot
La fête est ainsi appelée parce qu’elle est célébrée à la fin des sept semaines de la période de l’Omer, qui commence la deuxième soirée de Pessa’h.
Mais Chavouot est aussi le pluriel de « chevoua », serment. Chavouot rappelle ici le serment de Dieu, de ne pas échanger Israël contre une autre Nation, et celui que chaque juif prononça, de s’attacher à Dieu et à Ses Commandements. Ces deux serments se renouvellent chaque année pendant la fête de Chavouot.

Fête de la moisson : Hag hakatsir
Dans le pays d’Israël, c’était la saison de la moisson, et notamment de la moisson du froment. La première offrande de cette récolte nouvelle était faite sous forme de deux pains de froment.
Fête des Prémices : Hag habikourim
La fête des Semaines marquait le commencement de la saison lors de laquelle on offrait des prémices à Dieu, lorsque le Saint Temple existait à Jérusalem.
La fête doit encore ce nom au fait que les « deux pains » offerts avec les sacrifices animaux ce jour là étaient également appelés les prémices de la moisson de blé.Chavouot est également le jour de la mort de Rabbi Israël Baal Chem Tov.

22 mai, 2019

LAG BA’OMER 2019

Classé dans : Lag Baomer — fanfan18unblogfr @ 8:01

MEDOUROTES (LES FEUX) MERCREDI SOIR 22 MAI 2019 !!!

Lag Baomer le JEUDI 23 MAI  2019 : Jour anniversaire du décès « hilloula » de Rabbi SHIMON BAR YOHAI. 

La peste à cause de laquelle ont succombé près de 24.000 étudiants de l’école Talmudique de Rabbi Akiba doit se comprendre aussi dans son contexte historique. Nous devons nous souvenir que Bar Korba avait mené une vaillante révolte contre les Romains en 132 de l’ère commune. Rabbi Akiba était devenu un des plus ardents défenseur de Bar Korba le prenant alors pour le messie.

Plusieurs de ses étudiants avaient rejoint la révolte, pleinement soutenu par leur Maître, mais perdirent leurs vies dans les batailles qui se sont suivies. Les rabbins de l’Ecole Talmudique ont continué à souffrir sous la persécution romaine. Peut-être que Lag Ba’Omer a marqué un sursis dans la bataille, ou même une victoire momentanée pour Bar Korba.

Une autre raison de cette commémoration concerne l’un des quelques étudiants de Rabbi Akiba qui ont survécu à la révolte : Rabbi Shimon Bar Yohai. On nous dit qu’il est mort à Lag Ba’Omer.

Après la défaite face aux Romains, Rabbi Shimon a continué à les défier ouvertement. Il n’eut d’autre choix que de fuir ou de perdre sa vie. Il passa alors beaucoup d’années solitaire.

Selon la tradition, lui et son fils Eliézer ont passé douze ans dans une caverne, où un puits miraculeux et un caroubier les ont soutenus. Ainsi ont-ils étudiés de jour comme de nuit. A leur retour, Rabbi Shimon a dénoncé toutes les formes pratiques de métier, et a insisté sur le fait que les juifs ne devaient s’engager que dans l’étude de Torah.

En raison de son acetisme rigide, Dieu les a confinés dans la caverne pendant plus d’un an. Sa foi, cependant, éclairera non seulement les grands esprits de son temps mais aussi ceux qui viendraient à l’avenir.

En Israël, à Lag Ba’Omer, les gens s’assemblent à l’emplacement de son tombeau, dans la ville de Méron en Galilée. Ils allument des feux énormes, dansent autour, et chantent des hymnes Kabbalistiques en son honneur. Beaucoup de juifs Hassidiques y amènent leurs jeunes enfants pour leur première coupe de cheveux.

La coutume de l’attente de ce troisième anniversaire pourrait très bien être une prolongation de la loi qui interdit de cueillir les fruits d’un nouvel arbre jusqu’à ce qu’il atteigne l’âge de trois ans.

Une autre interprétation de la manifestation de joie de Lag Ba’Omer trouve ses racines dans l’histoire de l’exode. Quelques autorités croient que la manne qui alimenta la première fois les israélites dans toute leur Diaspora dans le désert est apparue le dix-huitième jour d’Iyar. A toutes fins pratiques, et bien que ses origines soient mystiques et incertaines, la fête de Lag Ba’Omer est devenu partie intégrante de l’année juive.

Beaucoup de coutumes ont lieu en ce jour de joie parmi lesquelles on notera : 

Les feux et les pique-nique : autour desquels les familles et les amis se réunissent. Plusieurs raisons sont données à cette coutume. On sait que les enseignements de Rabbi Shimon Bar Yohai ont été compilés dans le Zohar, signifiant la lumière brillante, ainsi nous allumons des feux pour apporter la lumière au monde.

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La première coupe de cheveux : beaucoup ont la coutume de ne pas couper les cheveux des garçons jusqu’à ce qu’ils aient trois ans, âge à partir duquel il commence à apprendre Torah. Puisque cette idée est liée dans la pensée kabbaliste au sujet des cheveux, beaucoup reportent la cérémonie, appelée un Upsherin, jusqu’à Lag Ba’Omer.

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Le jeu des arcs et des flèches : Les arcs et les flèches nous rappellent quand les Romains ont régné sur la terre d’Israël. Les Romains n’ont pas permis l’étude de la Torah. Quiconque étudiait la Torah fut assassiné. Rabbi AKIBA ne cessa pas d’enseigner la Torah. Il a dit, des « Juifs sans Torah sont comme des poissons sans eau ! Nous devons continuer d’étudier le Torah ! ». Lui et ses étudiants se sont déguisés comme des chasseurs. Ils ont porté des arcs et des flèches dans les bois. Là ils étudiaient parfois tout en se cachant dans des cavernes. Aujourd’hui, les enfants jouent souvent à l’arc afin de commémorer cela, habituellement aux pique-niques dans des endroits extérieurs.

Mariages : Puisque des mariages ne sont pas célébrés pendant la période de deuil de l’Omer, et en raison de l’énergie spirituelle élevée de ce jour, beaucoup de personnes choisissent de se marier à Lag Ba’Omer.

Méron : En Israël, des dizaines de milliers de personnes voyagent à Méron pour célébrer le Yahrtzeit, l’anniversaire de la mort, de Rabbi Shimon Bar Yochaï. A sa demande sur son lit de mort, il est de coutume de se réjouir, plutôt que de pleurer.

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21 mai, 2019

RABBI SHIMON BAR-YOHAI

Classé dans : Lag Baomer — fanfan18unblogfr @ 8:00

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Rabbi Shimon Bar Yochai était un étudiant de Rabbi Akiva, qui fût le chef spirituel de la révolte de Bar Kohba contre Rome en 135 après JC, qui commença dans la gloire et finit dans la tragédie.  Son professeur était un des quatre grand Sages qui écrivirent  le « Pardès, » le « verger ». Plus spécifiquement, ils sondèrent les profondeurs de la Kabbalah.  Clairement, Rabbi Akiva était le destinataire d’une tradition vivante qu’il a transmise oralement à son étudiant aimé, Rabbi Shimon. 

En tant qu’étudiant du chef spirituel de la révolte, Bar Yochai fût poursuivi implacablement par les Romains.  Lui et son fils, Rabbi Eléazar ben Shimon, prirent refuge dans une caverne, où ils restèrent pendant treize années.  Pendant ces années, Rabbi Shimon étudia la Torah avec son fils, la Torah révélée et celle cachée ou dite secrète, la  « Torat HaSod, » également connu comme « Kabbalah, » et traduit, ou mal traduit comme étant le « judaïsme mystique ».

Rabbi Shimon écrivit pour la première fois dans un livre appelé le « Zohar, » qui signifie « Splendeur ».  Cette tradition mystique, maintenue vivante par le RAMBAN dans son commentaire de la bible et autres, refit surface au seizième siècle, et devint la splendeur et la gloire de « Ari » (le « lion »), Rabbi Yitzchak Luria, et de ses disciples dans » Tzefat, « ou Safed.  C’est également devenu la base du mouvement spirituel de Hassidout, fondé au dix-huitième siècle par Yisrael ben Eliezer dit le »Baal Shem Tov, » en Europe de l’Est. 

La première fois que Rabbi Shimon sortit de la caverne, il était complètement « hors jeu » avec les personnes de sa génération.  Il vit des juifs cultiver la terre, et qui s’étaient engagés dans d’autres voies, et fit connaître sa désapprobation, « comment des gens s’engagent dans les sujets de ce monde et négligent des sujets du prochain monde ? »  Sur quoi une voix céleste fût entendue, et qui disait « Bar Yochai, retourne à la caverne!  Tu n’es plus apte pour vivre en compagnie d’autres êtres humains. » 

Rabbi Shimon alla de nouveau à la caverne, réorienta sa perspective d’une certaine mesure, et ressortit encore.  Cette fois, il était capable d’entrer en relation avec les personnes de sa génération, et devint un grand professeur de Torah, la Révélée et la Secrète.

13 mai, 2019

Baguette rapide

Classé dans : Pâte à... — fanfan18unblogfr @ 15:15

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  • 1 kg de farine
  • 1 cube de 50 g de levure fraîche boulangère
  • 20  g de sel
  • 750 g d’eau
 Mettre dans un saladier la levure fraîche émiettée et délayer bien l’ensemble jusqu’à dissolution complète de la levure dans l’eau.

Dans le bol de votre robot pétrisseur avec le crochet ou dans un saladier à la main, mélangez la farine et le sel.

Ajoutez ensuite le saladier  (eau + levure)  et mélanger (vitesse 2 du robot pendant 6 minutes) jusqu’à ce qu’une boule de pâte se forme et se décolle des parois du bol. Puis vitesse 4 pendant 3 minutes pour que la pâte à pain tape contre les parois du bol.

Plus vous pétrirez la pâte plus votre mie sera alvéolée et aérée comme dans une baguette de pain.

Mettez ensuite votre pâte à pain dans une bassine en plastique ou la laisser dans la cuve.

Placez un verre d’eau dans le micro-ondes et faites le bouillir pendant 1 à 2 min à puissance maxi. Coupez le micro-ondes, sortez le verre sans vous brûler et mettez la bassine de pâte à l’intérieur couvert d’un torchon puis refermez la porte sans mettre en marche. Pour éviter les courants d’air. Ou laisser dans un endroit chaud bien couvert.

Laissez reposer 1 h 30.

Au bout de ce temps, dégazer la pâte afin que le gaz carbonique s’en échappe.

Puis farinez un plan de travail et travaillez votre pâte en l’aplatissant puis en la repliant en trois comme une pâte feuilletée ( bord droit posé au milieu puis bord gauche posé par dessus et appuyez ).

Formez vos pâtons j’en ai sortis 4.

préchauffez votre four à 250°

j’ai enfin trouvé l’astuce de l’eau dans le four pour cette fameuse vapeur qui donne le croustillant et la belle couleur aux baguettes.

Quand vous préchauffez votre four mettre votre lèchefrite tout en bas sans eau oui oui sans eau et c’est avant d’enfourner votre pain que vous mettrez 1/2 litre d’eau dans votre plateau.

Placez ensuite délicatement vos baguettes sur une plaque de moules à baguettes.

Laissez pousser vos baguettes 20 minutes avant d’enfourner.

Saupoudrez le pain ou les baguettes de farine si vous aimez les pains farinés puis étalez avec les doigts.Puis à l’aide d’une lame de rasoir entaillez le pain en diagonales à plusieurs endroit. Les grignes.

Enfournez pour 30 minutes de cuisson. Ce temps est donné à titre indicatif et dépend de votre four bien sûr. Surveillez bien vos baguettes en fin de cuisson pour obtenir la cuisson parfaite.

Ne jamais ouvrir le four en cours de cuisson.

Une fois les baguettes cuites, sortez-les immédiatement du four et laissez-les refroidir.

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