Tous à vos fourneaux

A la mémoire de ma mère « Zouzou »

23 octobre, 2007

A LA MEMOIRE DE MA MERE “ZOUZOU”

Classé dans : Maman,Présentation — fanfan18unblogfr @ 22:04

  A LA MEMOIRE DE MA MERE “ZOUZOU” dans Maman wma MAMAN  (cliquez sur l’icône)

Je voudrais parler un peu de ma mère, puisque ce blog lui est dédié. C’était une cuisinière ordonnée, discrète, formidable et efficace. Je lui disais souvent que tout était couture ce qu’elle faisait, car elle était également couturière, et tout était fait à la perfection, minutieux, calculé, rien ne débordait dans ses plats.  

On avait l’impression que les gâteaux étaient mesurés, rien ne brûlait, et elle était la spécialiste des « confitures ». Je la revois derrière ses fourneaux, où elle régnait parmi ses marmites comme une reine avec un silence qui sentait la vanille.

Nous voulons croire à l’immortalité de nos parents et de nos grands-parents. Or un jour ils partent et emportent leurs secrets. Elle avait sûrement des secrets de cuisine Zouzou. En tout cas, elle a réussi à me les transmettre moi sa fille, ce savoir-faire culinaire des familles juives algéroises. Non pas avec un carnet de notes intime, car j’apprenais en la regardant faire, en l’aidant, puis en faisant à mon tour. 

Les recettes y sont expliquées clairement pour qu’elles soient réalisables par tous. Vous trouverez également mes recettes. Si vous respectez les conseils que je vous donne, vous serez étonnés de découvrir vos talents culinaires, ces saveurs qui nous viennent de notre enfance.

J’espère que ce blog vous aidera à accomplir ces recettes. Vous allez pouvoir affronter sans crainte vos fourneaux pour faire plaisir autour de vous ! et perpétuer la coutume. 

La cuisine, c’est une partie de la culture d’un peuple.

Maman tu me manques ! 

9 mai, 2016

FETE DE CHAVOUOT OU DES SEMAINES

Classé dans : Chavouoth — fanfan18unblogfr @ 7:18

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ISRAEL : du Samedi 11 juin au soir au dimanche 12 juin 2016 à la tombée de la nuit

 

DIASPORA : du Samedi 11 juin au soir au lundi 13 juin 2016 à la tombée de la nuit

 

Célébration du don de la Torah sur le Mont Sinaï

Lors de la fête de Chavouot, la tradition familiale a retenu la préparation et consommation de mets lactés, « Halavi ». Moïse descendit du Mont Sinaï et enseigna les commandements au peuple. En attendant de pouvoir se conformer aux règles de « Cacherout » qui prônent la séparation des mets lactés de ceux carnés, les Hébreux se contentèrent du lacté. Les maisonnées juives depuis lors, se délectent de gâteaux au fromage blanc pour les Ashkénazes, et de couscous au beurre pour les Séfarades d’Algérie…

Chavouot vient du pluriel de Cheva (le chiffre 7) et de Chabbat (le septième jour), ce que l’on traduit par « Les semaines ».

Située dans le calendrier au 6 et 7 du mois de Sivan.

Du décompte des sept semaines qui séparent le premier soir de Pessah (Pâque juive) de la fête de Chavouot (Ex 34,22 ; Lv 23,15 s. ; Dt 16,9-10). Un espace temps désigné par       l’Omer .

En d’autres termes, il s’agit de la fête de Pentecôte qui signifie en grec cinquantième, soit qu’elle se situe cinquante jours après Pessah.

Chavouot porte aussi les noms de « Fête des moissons » (Ex 23,16), « Fête des prémices » (Nb 28,26) qui rappelle la montée des fidèles vers le Temple de Jérusalem pour y déposer leurs offrandes. C’était et c’est encore, l’occasion de pélérinages qui concluent la fête de Pessah.

Chavouot est le palier intermédiaire, entre la conclusion de la sortie d’Egypte, et le début de l’histoire du peuple investi du don de la Torah. Un début non daté, non fixé par la Torah. Seule la tradition rabbinique situe le don de la Torah au sixième jour du mois de Sivan (Ex 19,1-16).

Lectures de la fête : Le Livre de Ruth, les Poèmes liturgiques Aqdamout millin, et Yetsiv Pitgam, le Hallel, et Yizkor (le 2ème jour),

1er jour : Ex 19,1 – 20,23, Nb 28,26-31 – Ez 1,1-28 ; 3,12 (Haftarah)

2ème jour : Dt 15,19 – 16,17 (14,22 – 16,17 si le second jour est un chabbat) – Nb 28, 26-31 (maftir) – Hab 2,20 – 3,19 (haftarah).

Les plats lactés :

Il est d’usage le matin de Chavouot de consommer un repas lacté, précédant le repas de viande usuel aux jours de fête.

DIVERSES EXPLICATIONS A CET USAGE :                                                                   

- Signe d’humilité et de pauvreté, ceci vient nous apprendre comment on doit s’approcher de l’étude de la Torah : délaisser sa grandeur (éventuelle !), accepter ce don de la Sagesse divine comme un bienfait et s’atteler à son étude et à sa pratique en ressentant la vitalité qu’il nous apporte.
Un jour, un Rav fut confronté à une question curieuse d’un de ses ouailles. L’homme était venu lui demander s’il serait quitte de l’obligation des quatre coupes de vin du Séder de Pessa’h en consommant quatre verres de lait. La réaction du Rav ne se fit pas attendre. Il ouvrit son tiroir et en tira une somme d’argent conséquente dont il fit le détail : tu achèteras du vin pour les quatre coupes, des Matsot, du poisson, de la viande, etc… L’homme n’avait rien d’autre à manger cette veille de Pessa’h. - Le Mont Sinaï où fut donné la Torah est appelé dans le Psaume 68 Mont Gavnounim, dans lequel on reconnaît le mot « guevina » (fromage).

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- Ces plats lactés seront consommés avec du pain, et l’on consomme ensuite de la viande, avec du pain également. On retrouve ici le souvenir des deux pains qui accompagnaient le sacrifice apporté ce jour là.
- C’est encore un souvenir de Moché. Selon la tradition c’est ce jour là que Moché à l’âge de trois mois fut déposé dans un panier de jonc sur le Nil puis récupéré par la fille de Pharaon. Elle voulut le faire allaiter par une nourrice égyptienne, mais le bébé dont la bouche était destinée à la parole de Dieu refusa de mettre en bouche le lait d’une nourrice idolâtre.
- Avec la Torah, les Juifs reçurent les lois concernant l’abattage rituel. Ils ne pouvaient plus utiliser leur vaisselle qui avaient servi à de la viande non abattue rituellement et ne pouvaient pas la cachériser le jour même de la fête car c’était Chabbath. C’est pourquoi ils se contentèrent ce jour là de lait.

LA LECTURE DU LIVRE DE RUTH :

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Vient nous évoquer son illustre descendant  David, né le jour de Chavouot et mort le jour de Chavouot, soixante dix ans plus tard.
De plus l’histoire de Ruth se déroule à l’époque des moissons, contemporaine de la fête.
Enfin l’acceptation de la Torah par les Juifs marquent leur entrée dans l’alliance avec Dieu et leur conversion. C’est le chemin suivi par Ruth, qui reste le modèle de la conversion. De même que les Juifs durent s’immerger dans un Mikvé, apporter un sacrifice et accepter les lois de la Torah, et de la même façon un converti doit accepter la totalité des lois de la Torah, s’immerger au Mikvé. Il apportera son sacrifice très bientôt dans le Temple reconstruit, avec Machia’h.
 

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LES NOMS DE LA FETE DE CHAVOUOT :
Fête de la promulgation de la Torah : Zman Matan Torah
Le sixième jour du mois de Sivan (c’était un jour de Sabbat), en 2448 après la Création du Monde, Dieu nous donna la Torah sur le mont Sinaï. La fête de Chavouot, les 6 et 7 Sivan, commémore ce grand événement.
 

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Fête des Semaines : Hag Hachavouot
La fête est ainsi appelée parce qu’elle est célébrée à la fin des sept semaines de la période de l’Omer, qui commence la deuxième soirée de Pessa’h.
Mais Chavouot est aussi le pluriel de « chevoua », serment. Chavouot rappelle ici le serment de Dieu, de ne pas échanger Israël contre une autre Nation, et celui que chaque juif prononça, de s’attacher à Dieu et à Ses Commandements. Ces deux serments se renouvellent chaque année pendant la fête de Chavouot.

Fête de la moisson : Hag hakatsir
Dans le pays d’Israël, c’était la saison de la moisson, et notamment de la moisson du froment. La première offrande de cette récolte nouvelle était faite sous forme de deux pains de froment.
Fête des Prémices : Hag habikourim
La fête des Semaines marquait le commencement de la saison lors de laquelle on offrait des prémices à Dieu, lorsque le Saint Temple existait à Jérusalem.
La fête doit encore ce nom au fait que les « deux pains » offerts avec les sacrifices animaux ce jour là étaient également appelés les prémices de la moisson de blé.Chavouot est également le jour de la mort de Rabbi Israël Baal Chem Tov.

23 mars, 2016

BROCHURE PESSAH 2016 PAR CHABAD ET CONSISTOIRE DE PARIS

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22 mars, 2016

POUVOIR DE VENTE PESSAH 2016 CONSISTOIRE ET CHABAD

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17 mars, 2016

L’HISTOIRE DE PESSAH

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Pessa’h, avec ses rites immuables, agrémentés suivant les pays de coutumes diverses est une des fêtes juives les plus anciennes. Elle débute le 14 nissan et dure sept jours en Israël et huit en diaspora. Les deux premiers jours et les deux derniers jours, en diaspora, sont des jours de fête, où tout travail est interdit. Les jours intermédiaires sont des demi-fêtes.

Pessa’h fait partie, au même titre que Chavouot et Soukkot, des fête de pèlerinage. On se rendait au Temple à Jérusalem. Cette fête, comme les deux autres, est évoquée dans la Torah. D’autres noms évoquent la pluralité de la fête. ‘Hag -ha-matsot (la fête des matsot), ‘Hag-ha-Pessa’h (la fête de Pessa’h), Zeman ‘héroténou (l’époque de notre liberté) ou encore ‘Hag ha-aviv (la fête du printemps). Ces notions qui relient la matière (la terre), le peuple et Dieu, donnent toute la richesse à cette fête essentielle, célébrée dans tous les foyers juifs.

L’histoire : Le cœur de Pharaon s’était endurci malgré les neuf plaies qui avaient déjà frappé son pays. Finalement, Dieu ordonna à Moïse de faire sacrifier, le 14 nissan, un agneau pour chaque famille juive et de marquer du sang les linteaux de chaque maison. Alors Dieu frappa une dernière fois les Égyptiens, mais en épargnant les hébreux, en « passant par-dessus » (Pessa’h) leurs demeures.L’exode qui en suivit marque le début de la relation entre Dieu et les Juifs, en tant que peuple, alors qu’il n’avait jusqu’alors accordé son alliance qu’à des individus comme Abraham.

 

Un événement pédagogique : Le séder qui se déroule les deux premiers soirs en diaspora (une seule fois en Israël) est organisé de manière précise. On dispose sur un plateau des mets inhabituels. La famille étant rassemblée, on lit la hagada, « l’histoire », dont chaque passage nous invite à nous interroger, attirer notre curiosité, réfléchir sur notre vie d’homme et de Juif.

La fête de Pessa’h a pour signification la conquête de la liberté. Sous le couvert d’un rituel commémoratif, il célèbre un acte émancipatoire dans lequel la spiritualité a un sens capital.

Autour de la table, les Juifs continuent, chaque année depuis des siècles, de célébrer l’événement qui permit aux Hébreux de se donner une identité propre : celle du peuple juif. Pour vivre pleinement cet moment historique, on se réunit en famille ou avec ses invités (car il s’agit d’un acte collectif). On lit la hagada au cours d’un séder (ordre) qui rappelle le dur labeur des Hébreux en Egypte. La liberté recouvrée après tant d’années d’esclavage est pour nous contemporains, un exemple convaincant pour nous libérer, nous aussi, en nous détachant de nos mauvais penchants et transformer nos faiblesses en courage. En consommant de la matsa et des herbes amères, on ne se contente pas d’évoquer la manière dont les Hébreux ont fui à la hâte la terre égyptienne, on participe pleinement, en tant qu’acteur, à l’histoire de son peuple.

 

Le séder est un moyen pour provoquer des questions dont celles de nos enfants. L’aspect insolite des ingrédients disposés sur le plateau éveille la curiosité. La lecture de la hagada nous met en situation d’écoute propice à tout enseignement.

 

Les coutumes : Loin d’être figée, la fête de Pessa’h est enrichie d’un patrimoine séculaire, où chaque coutume a sa place. C’est souvent, pour les familles dont les individus sont originaires de tous les horizons, de confronter des habitudes cérémoniales qui enrichissent et diversifient la fête.

Pourquoi Pessah : La fête de Pessa’h vient célébrer la libération de l’esclavage égyptien et l’accession à l’identité du peuple hébreu. La trame historique qui sous-tend la fête révèle comment s’est effectué le passage de l’état d’individus aliénés par une culture étrangère à l’état de peuple particularisé par une identité propre. Tout commence avec la migration des enfants de Jacob en Egypte, pour échapper à la famine qui sévit au pays de Canaan. Les descendants de Jacob se multiplient en Egypte sans avoir jamais eu l’expérience de la vie d’un peuple libre. Peu à peu, le Pharaon durcit leurs conditions de vie, craignant qu’ils ne deviennent trop nombreux et qu’ils n’en viennent à prendre le pouvoir. L’asservissement est progressif et de plus en plus pénible. Ils sont réduits à la condition de sous-hommes. Moïse, miraculeusement sauvé des eaux du Nil, où tout garçon nouveau-né devait être noyé sur ordre du Pharaon, grandit au palais du Pharaon mais s’associe au sort de ses frères. Obligé de fuir au pays de Midian, il se voit, par la suite, investi d’une mission divine : retourner en Egypte pour en faire sortir les Hébreux.

Il doit avant tout servir d’intermédiaire pour convaincre Pharaon de les laisser partir. Devant son refus, Dieu envoie des plaies sur l’Egypte. Au moment de chaque plaie, Pharaon se déclare prêt à laisser les Hébreux partir si Moïse fait arrêter le fléau. Mais il se rétracte dès que la vie reprend son cours normal. C’est au cours de la dixième plaie, au moment où tous les Égyptiens pleurent la mort de leurs premiers-nés, que les Israélites procèdent au sacrifice de l’agneau pascal. Au moment du départ, ils n’ont, dans leur précipitation, pas le temps de cuire leur pain qui restera plat. Arrivés sur les bords de la Mer Rouge, ils sont sur point d’être rejoints par l’armée égyptienne lorsque la mer s’ouvre pour les laisser passer, puis se referme sur les Égyptiens.
Le peuple d’Israël vient de naître, aux portes du désert.De l’épreuve a surgi un peuple, qui apprendra à s’assumer en tant que tel dans un « no man’s land » avant de pouvoir s’affirmer sur sa propre terre. Autrement dit, l’épreuve devait apporter une expérience et une maturité qui permettraient l’accession à l’identité d’Israël en tant que peuple. Mais pour participer à cette expérience unique, il fallait qu’il ait préservé sa spécificité au cours de l’exil égyptien, grâce à des limites qui les séparaient du peuple dominant. Ces particularismes les ont sauvés de l’assimilation.

Devenir un juif libre : Pessa’h vient célébrer la fin de l’esclavage subi par le peuple hébreu pendant 210 ans dans l’Egypte des Pharaons. Le terme même de Pessa’h indique le point de déclenchement qui a fait basculer le peuple hébreu de l’état d’esclaves à l’état d’hommes libres. Il rappelle l’agneau qui devait être immolé par chaque famille à la veille de la sortie d’Egypte, et il signifie d’autre part « a enjambé, est passé par-dessus ». Il s’agit, dans le deuxième cas, de la mort qui a épargné les familles qui avaient marqué le linteau de leur maison du sang de l’agneau, ou, d’une manière plus imagée de Dieu, qui « est passé par-dessus » les maisons marquées du signe, en les épargnant.
En d’autres termes, il semblerait que l’acte du sacrifice pascal ait été nécessaire pour pouvoir être libéré du joug égyptien. En quoi revêt-il une telle importance ? Replaçons-nous dans l’atmosphère de l’époque : l’agneau était un animal sacré pour les Égyptiens, oppresseurs du peuple hébreu. Immoler le Dieu de ses oppresseurs, en marquer sa porte extérieure de son sang, était, à l’époque, une preuve de courage extraordinaire et une manière d’exprimer sa foi. Cet acte était nécessaire pour se montrer prêt à être libéré: Il venait affirmer la volonté de se défaire de la culture dans laquelle le peuple hébreu avaient baigné pendant plus de deux siècles, la volonté de fouler aux pieds tous les dieux étrangers, et surtout la volonté de placer sa confiance dans le Dieu Unique. En réponse, Dieu épargna de la mort les familles qui manifestèrent ainsi leur foi, en « passant par-dessus leurs maisons ». Il faut mériter d’être libéré et le manifester par un acte afin de prendre conscience de la portée de l’événement. Car être libre, ce n’est pas se laisser aller au gré des événements, c’est prendre son sort et son avenir en mains et le diriger en toute conscience. Ce qui était impossible sous l’oppression égyptienne devient possible au lendemain d’un acte de rébellion significatif d’un état d’esprit indépendant et d’une pensée propre. Pour des personnes réduites à la condition de sous-hommes, cela demandait un courage, une force morale et une foi particulière en Dieu. Seuls ceux qui montrèrent ces traits de caractère furent dignes d’être sauvés et de participer à la formation d’un peuple aux lois morales, le peuple d’Israël. Dans le même ordre d’idées, « se libérer » au niveau individuel, ce n’est pas simplement rejeter toute chaîne et toute loi pour agir selon les besoins du moment. Car, alors, on risque d’en venir à n’être dirigé que par ses instincts et ses désirs. Au contraire, la libération telle qu’elle nous apparaît à travers la fête de Pessa’h implique la suprématie de la raison et de l’esprit sur nos autres penchants. Car l’esprit est le propre de l’homme par rapport à l’animal. Pour un Juif, se libérer, c’est se défaire de toutes les fausses valeurs qui risquent de le déshumaniser pour choisir librement une voie morale et spirituelle qui rehaussera le niveau de l’humanité.

Compte à rebours :

J –30 : L’étude

D’après le Talmud (Pessa’him 6a), c’est trente jours avant Pessa’h qu’il faut commencer à ré-étudier les lois de Pessa’h. D’abord parce qu’elles sont complexes, ensuite parce que pour être prêts pour Pessa’h, il faut commencer à s’en préoccuper 30 jours auparavant, afin de programmer le nettoyage de la maison et ses achats pour la fête.

J –14 : Roch ‘Hodech Nissan

Dès le premier jour de Nissan, on entre dans l’esprit de la fête de Pessa’h, c’est pour cela que l’on arrête de dire les ta’hanounim (les supplications) dans les prières quotidiennes.Comme la fête de Pessa’h se situe au printemps, c’est également pendant cette période que l’on récite la birkat ha ilanot, la bénédiction sur les arbres fruitiers en fleurs (au moins deux arbres doivent être visibles de notre lieu de bénédiction).

J –5 : Shabbat Hagadol

Le shabbat précédent Pessa’h est appelé « shabbat hagadol » ou grand shabbat, car les rabbins ont l’habitude de prolonger leurs discours pour sensibiliser les fidèles à l’importance de la fête de Pessa’h et de faire les dernières recommandations.

J –2 : La recherche du ‘hamets

C’est après la tombée de la nuit que se fait la recherche du ‘hamets à la lueur d’une bougie. C’est l’occasion d’un jeu, avec les enfants, pour retrouver le plus rapidement possible, les morceaux de pains (souvent 12).que le chef de famille aura caché par avance. « Sept jours durant vous mangerez des pains azymes ; surtout, le jour précédent, vous ferez disparaître le levain de vos maisons ». (Exode XII,15) Est considéré comme ‘hamets, la fermentation des 5 céréales suivantes : froment, orge, seigle, avoine, épeautre. Par extension toute pâte pétrie à partir de l’une de ces céréales et que l’on a laissé fermenter ou tout autre aliment contenant l’une ou l’autre de ces céréales sans vérification de non-fermentation et ceci, quelle qu’en soit la quantité.On considère qu’à partir de 18 mn, un mélange de farine et d’eau commence à fermenter, c’est pourquoi la pâte de la matsa, lors de sa fabrication, doit être mise au four avant que se soient écoulées ces 18 minutes, car la cuisson interrompt la fermentation. Avant la recherche du ‘hamets on prononcera la bénédiction suivante : « Bénis sois tu Seigneur notre Dieu, roi du monde qui nous as sanctifiés par tes commandements et nous as ordonné de faire disparaître le ‘hamets ». Après cette vérification, on mettra de côté le ‘hamets trouvé pour le brûler le lendemain matin et on récitera la formule de l’annulation du ‘hamets : « Que soient annulés tout levain et toute pâte levée qui se trouvent en ma possession et que je n’ai ni vus, ni fait disparaître : qu’ils soient considérés comme la poussière de la terre. »

J –1 : Jeûne des premiers nés

En souvenir du miracle que Dieu fit en faveur de nos premiers nés qu’il épargna lors de la dixième plaie d’Egypte (la mort des premiers nés), nos sages ont institué un jeûne la veille de Pessa’h.
L’usage s’est répandu de dispenser les premiers nés de ce jeûne en les invitant à une séoudat mitsva à l’occasion de la conclusion d’une étude de Tora (Sioum) le matin de cette journée à l’issue de la prière.

Ceci car l’essentiel de cette journée doit être consacrée aux derniers préparatifs de Pessa’h :
• Cachérisation des ustensiles
• Arrêt de la consommation du ‘hamets
• Destruction du ‘hamets
• Préparation des repas de fête

J – Séder de Pessa’h

HORAIRES DU HAMETS POUR LA FRANCE PESSA’H 2016

Classé dans : Pessah — fanfan18unblogfr @ 10:10

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PESSAH CACHER VE SAMEAH !

 

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NETTOYAGE DE PESSAH

Classé dans : Pessah — fanfan18unblogfr @ 10:07

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Le ménage de Pessa’h est un cauchemar pour vous ? Informez-vous ce qu’il est vraiment nécessaire de nettoyer, et sur ce qui est superflu. Après cela, ce devrait être une partie de plaisir !NETTOYAGE DE PESSAH dans Pessah

Dieu fit sortir le peuple juif d’Egypte au printemps. Le Talmud observe que Dieu fut très attentionné. Non seulement Il voulut le libérer mais Il le fit dans les conditions météorologiques optimales. Ni trop chaud ni trop froid.

Tout ce qui touche à la période de Pessa’h est beau. « Refaire sa maison », c’est-à-dire son environnement, pour la fête devrait être une expérience vraiment agréable. Mais pour toutes sortes de raisons, ce nettoyage nous donne souvent l’impression d’être un si lourd fardeau que nous perdons toute la joie que devrait apporter Pessa’h.

Je ne voudrais pas seulement rendre le nettoyage de Pessa’h plus facile mais surtout changer, une bonne fois pour toutes, l’attitude qui consiste à en avoir peur. Pessa’h n’est pas un monstre. C’est le plus beau moment de l’année.

Et pour changer de comportement, deux choses sont nécessaires. La première est de connaître la hala’ha (la Loi juive). En effet, on fait tant de tâches qui, en fait, ne sont pas indispensables; si vous voulez les accomplir en extra, c’est bien. Mais sachez distinguer entre ce qui est fondamental et ce qui est facultatif.

Deuxièmement, ce sont des conseils pratiques. Je veux vous faire partager certains trucs que j’ai recueillis tout au long de ces années. Vous verrez que le nettoyage de Pessa’h peut en réalité se réaliser facilement; il suffit de faire marcher son sens de la créativité et cela devient même amusant.

L’OBLIGATION DE SE DÉBARRASSER DU ‘HAMETS

En nettoyant pour Pessa’h, nous accomplissons tout d’abord la mitsva de biour ‘Hamets – élimination du ‘Hamets. Biour ‘Hamets est en fait une mitsva assez facile à pratiquer car elle n’exige pas de grands efforts physiques. La Torah dit :  » tachbitou séor mibatei’hem » vous ferez disparaître le levain de vos maisons (Exode, 12,15).
D’après son commandement, vous pouvez posséder tout le ‘Hamets que vous voulez mais, dans votre esprit il doit être comme de la poussière, abandonnée et sans valeur.

Il est évident que c’est là quelque chose de subtil et de vague. Ce qu’il y a dans votre pensée, seul Dieu et vous-même le savez. C’est facile d’admettre que tout est « nul et non avenu » alors que, en réalité, vous ne pouvez pas éliminer de votre pensée, et cela jusqu’après Pessa’h, toutes ces bonnes choses que vous aimez tant consommer.

C’est pourquoi nos Sages ont exigé que le ‘Hamets soit détruit physiquement. C’est la mitsva de bedikat ‘Hamets (Recherche du ‘Hamets). Ils ont dit qu’il n’était pas suffisant de considérer mentalement le ‘Hamets comme de la « poussière » mais qu’il fallait le chercher et le détruire physiquement.

QUAND FAUT-IL CHERCHER ?

La mitsva de bedikat ‘Hamets doit être effectuée dans la nuit du 14 Nissan, veille du séder. Pourquoi la nuit ? Parce qu’il y a dans votre habitation toutes sortes de fissures, de fentes, de coins qui doivent être observés à la lumière artificielle, efficace seulement le soir.

Pourquoi le 14 ? Parce que nos Sages ont dit: Que chacun fasse la bedikat ‘Hamets le 14, de telle sorte qu’il puisse se souvenir qu’il l’a vraiment réalisée. Imaginons que certains le fassent le 12, d’autres le 13, vous perdriez alors la force que possède une communauté tout entière occupée au même moment à accomplir cette mitsva et dont chaque membre rappelle à l’autre de la faire et s’encourage mutuellement. De la sorte, la période est fixée dans la nuit du 14.

Cependant, nos demeures ont augmenté de taille au fur et à mesure des années et sont devenues, par conséquent, plus difficiles à nettoyer. Il en résulte que la bedikat ‘Hamets n’est pratiquement plus faisable en quelques heures la nuit du 14. Même si vous restez debout toute la nuit, vous avez peu de chances de vérifier chaque partie de votre maison. C’est pourquoi, nous commençons plus tôt la bedikat ‘Hamets. Vous devez donc comprendre que, quand vous entamez le nettoyage de Pessa’h, vous procédez déjà à la bedikat ‘Hamets. C’est très important de le savoir car il y a des règles très précises à son sujet.

NETTOYER LE JOUR OU LA NUIT

Comme nous l’avons dit, la bedikat ‘Hamets doit se faire la nuit, parce que c’est le seul moment où la lumière artificielle est opérante. Il en découle la règle suivante: vous pouvez examiner tout ce qui ne nécessite pas de lumière artificielle, c’est-à-dire soit les objets mobiles que vous pouvez rapprocher de la fenêtre, soit les endroits de la maison qui sont suffisamment éclairés. (Si vous voulez ajouter un éclairage électrique pendant la journée, il n’en sera que mieux.)

D’autre part, toutes les parties de la maison qui ont besoin d’être éclairées, comme les toilettes, les coins, les meubles, doivent être inspectées la nuit. Vérifiez alors que l’éclairage soit suffisant.

Le seul moment où vous ne pouvez pas faire la bedikat ‘Hamets est au crépuscule. Il n’y a pas assez de lumière naturelle et néanmoins, il ne fait pas assez sombre pour que la lumière artificielle soit efficace. De ce fait, vous pouvez nettoyer au lever ou au coucher du soleil, si cela vous est commode, mais vous devrez contrôler ces parties soit au jour soit la nuit à la lumière artificielle.

QUE CHERCHONS NOUS ?

Quelle sorte de ‘Hamets devons-nous éliminer? Et qu’est-ce que donc est le « Hamets » ?

La Torah dit: Lo yéré le’ha ‘Hamets velo yéré le’ha séor be’hol guévoulé’ha – Qu’on ne voie ni ‘Hamets ni levain chez toi dans tout ton territoire (Deutéronome 16,4).

Le ‘Hamets est le résultat de la fermentation des céréales. Séor est le levain, pâte à pain aigrie que l’on incorpore à la pâte fraîche pour faire lever le pain. Au lieu d’utiliser de la levure, nos ancêtres, et même encore beaucoup de nos contemporains, faisaient lever de la pâte à pain fraîche en la mélangeant avec un petit morceau de pâte plus ancienne. Ce sont ces deux choses que la Torah nous demande de faire disparaître.

Mais la différence entre les deux est beaucoup plus fine. Le ‘Hamets est de la nourriture;’un aliment non comestible par les êtres humains n’est pas ‘Hamets car, par définition, le ‘Hamets est comestible. D’autre part, personne ne mange de séor – le levain. Le séor est constitué de céréales fermentées et non comestibles qui servent à faire lever la pâte.

Il y a une troisième catégorie: du ‘Hamets non comestible qui, de plus, ne peut faire lever d’autres pâtes. Ce n’est ni du ‘Hamets ni du séor. Du point de vue de la hala’ha, nous l’appelons « détritus » et il n’est nul besoin de s’en débarrasser pour Pessa’h. De la même façon, le Talmud dit que le séor qui est si mauvais que même un chien n’en voudrait pas – c’est vraiment du poison – n’est pas considéré par la hala’ha comme du levain et ne pose ainsi aucun problème à Pessa’h.

REVENONS SUR LES TROIS CATEGORIES :

1. Le ‘Hamets est un produit fait de céréales qu’on a fait lever sous forme de pâte et qui est comestible en fonction des normes humaines. Si on vous le servait, vous le mangeriez.
2. Le séor est inconsommable mais a le pouvoir de faire lever d’autres pâtes.
3. Les « détritus » sont soit incapables de faire lever la pâte soit sont si peu comestibles que même un chien n’en mangerait pas. Dans les deux cas, vous n’avez pas besoin de les faire disparaître.

DÉSODORISANTS ET COSMÉTIQUES

Parlons maintenant de différents produits qui se trouvent dans la maison, par exemple, les désodorisants et les cosmétiques (parfums, eaux de toilette) qui peuvent contenir des composants à base de céréales. Bien sûr, vous n’avez pas l’intention de les consommer. Mais sont-ils pour cela automatiquement exclus de la catégorie du ‘Hamets ? Et qu’en est-il du séor ? Est-ce qu’un déodorant peut faire lever la pâte? Il ne le peut pas et donc n’appartient pas non plus à la catégorie du séor.

Il y a quelques années, le Rav Moshe Feinstein (un des plus importants décisionnaires du XXème siècle) a suggéré d’aborder le problème du ‘Hamets d’une manière qui en a bouleversé les applications pratiques : si, dans son état actuel, quelque chose était inconsommable, le fait qu’après distillation, le produit obtenu soit du ‘Hamets comestible, alors on peut l’appeler « Hamets ». Par conséquent, il a statué que tout produit qui contient de l’alcool de grain (alcool éthylique) est considéré comme du ‘Hamets.

Quoique vous n’eussiez jamais envisagé de le boire, après sa distillation, le déodorant produira un breuvage tout à fait buvable. (Il est courant que des alcooliques, par manque de boisson, distillent des produits toxiques telles que des lotions d’après-rasage). Pour cette raison, tout cosmétique contenant de l’alcool de grain – en France, l’alcool utilisé dans les industries pharmaceutiques et cosmétiques est souvent produit à partir du vin mais il est difficile de le vérifier car cela n’est pas mentionné spécifiquement dans les formules de composition figurant sur les emballages – doit être éliminé pour Pessa’h.

Ceci ne s’applique qu’aux liquides car on ne peut distiller un solide. Par conséquent, la hala’ha vous permet de posséder à Pessa’h toute substance solide, comme des déodorants en stick ou des pains de savon, qui sont immangeables (c’est-à-dire n’appartenant pas à la catégorie du ‘Hamets), qui ne peuvent pas faire monter la pâte (ce n’est pas du séor) et qui ne peuvent pas être distillés; vous n’êtes pas obligé de vous en débarrasser. Techniquement, vous pouvez même vous en servir à Pessa’h bien que la coutume soit d’éviter d’utiliser des produits contenant du ‘Hamets. Les gens, pour cette raison, achètent du savon « Casher pour Pessa’h ».

Qu’en est-il au sujet des déodorants liquides ne contenant pas d’alcool de grain mais des germes de blé? Ou bien que faire avec les shampooings à base de bière? Est-ce du ‘Hamets ? Non, parce que vous ne les consommerez pas. Peuvent-ils lever la pâte ? Non. Peut-on les distiller ? Non. (Seul l’alcool peut être obtenu par distillation; cette opération ne transformerait pas votre désodorisant en vapeur de germe de blé). En conséquence, ces produits ne posent pas de problème à Pessa’h. Vous êtes autorisé à les conserver bien que l’habitude soit aussi de ne pas les employer.

LES MIETTES DE PAIN

Que faire des miettes de pain qui se trouvent sur le sol de la cuisine ? Il y a plusieurs options exposées dans la hala’ha, mais je vais vous présenter seulement celle qui est la plus facile à comprendre.

Ainsi que nous l’avons vu, la troisième catégorie – « détritus » – concerne tout ce qui ne peut pas faire lever la pâte et est si repoussant que même un chien n’en mangerait pas.

Selon les autorités qui fixent la hala’ha, il y a une autre substance définie comme « détritus »: du ‘Hamets qui est plus petit qu’un kezaït (environ 30 grammes) et qui ne servirait à rien. C’est ce que la plupart des gens appellent « détritus ». Vous le jetteriez sans y faire attention car dans votre esprit, cela ne vaut rien. Les miettes font partie de cette catégorie.

Le seul type de miettes qui pose problème est celui que vous attrapez avec le doigt et portez à la bouche. Ainsi, celles qui se trouvent sur la table sont bien du ‘Hamets. Par contre, les miettes tombées par terre, que vous ne mangeriez pas, sont des « détritus ». Vous n’avez donc pas l’obligation de faire disparaître toute miette que vous considérez comme sale et qui est plus petite qu’un kezaït.

(Qu’un bébé puisse en manger, ne les transforme pas en ‘Hamets. Car, quand un bébé décide de manger quelque chose, il ne décide pas consciemment qu’il s’agit d’un « aliment ». Il pourrait manger même ce qui n’est pas comestible!)

RÉVISONS RAPIDEMENT !

Avant de continuer, vérifions que tout est clair. Que cherchons nous quand nous faisons la bedikat ‘Hamets ?

Une miette de ‘Hamets comestible – vous ne pouvez pas la conservez chez vous et vous devez la détruire. Au sujet de tout produit contenant de l’alcool éthylique, puisque vous pouvez le distiller, nous l’appelons ‘Hamets consommable » et vous devez vous en débarrasser également.

Nous cherchons aussi tout aliment plus gros qu’un kezaït, que vous la jugiez comme mangeable ou non. Si c’est du ‘Hamets non-comestible plus petit qu’un kezaït, vous ne devez pas vous en débarrasser car, pour vous, c’est sale. Et si c’est quelque chose qu’un chien ne mangerait pas, la taille n’a pas d’importance.

Le pain, les gâteaux, les crackers, tous sont du ‘Hamets. Ils sont emmagasinés dans votre réfrigérateur, dans votre congélateur ou dans des armoires; vous devez vous en débarrasser d’une manière ou d’une autre. Mais en dehors de ces endroits, vous ne trouverez pas beaucoup d’aliments dans votre maison. La bedikat ‘Hamets n’est, de la sorte, pas si compliquée. Dans les chambres à coucher, par exemple, vous n’avez pas besoin de vous accroupir, muni d’une aiguille, pour y gratter chaque coin!

Il y a même plus: admettons que toutes sortes de résidus de nourriture restent collés à vos récipients ‘Hamets ; s’ils ne sont pas mangeables et ne pèsent pas plus d’un kezaït, n’en tenez pas compte. Il n’y a aucune nécessité de passer des heures à les racler avec une brosse à récurer. Vérifier seulement qu’il n’y a aucun produit consommable sur ces plats et moins d’un kezaït de ces résidus et rangez-les.

Un point important: si vous sentez le besoin impérieux de faire plus qu’il n’est nécessaire, c’est-à-dire de frotter même les murs et les plafonds, allez-y. Ce n’est évidemment pas exigé, mais la hala’ha dans le Choul’han Arou’h statue expressément que personne n’a le droit de se moquer de vous. Les rabbins interprètent le verset Israël kédochim hèm – Les Juifs sont saints quand ils vont au-delà de la lettre de la hala’ha.

Faites attention cependant de ne pas aller trop loin et, de la sorte, provoquer des réactions hostiles envers la fête de Pessa’h. Si vous appréhendez Pessa’h à cause de tout ce nettoyage supplémentaire et superflu, alors ne le faites pas. Et bien sûr, n’entreprenez pas des travaux qui vous rendront complètement exténué la nuit du Seder. Une partie de la « sainteté » consiste aussi à apprécier Pessa’h.

L’INTERDICTION DE MANGER DU ‘HAMETS

Outre la mitsva de bedikat ‘Hamets, il y a un second volet du nettoyage de Pessa’h, qui prend beaucoup plus de temps. Et cela tourne autour de l’interdiction de la Torah de ne manger aucun ‘Hamets à Pessa’h. En fait, si vous consommez intentionnellement même une molécule de ‘Hamets, vous violez une interdiction de la Torah.

En raison de cela, les Sages ont bâti une « barrière autour de la barrière » et pour ce faire, ont défendu des choses à Pessa’h que vous n’auriez pu pas imaginer être seulement interdites.

Premier cas: Les Sages disent que si une miette de ‘Hamets tombait dans une grande marmite de soupe de poulet, même si la miette était enlevée, le goût insignifiant de pain qu’elle aurait donné à la soupe la rendrait « ‘Hamets ».

Second cas: Tout le long de l’année, nous savons que nous ne devons pas utiliser de la vaisselle ou des marmites non-cachères. Mais si, par accident, vous cuisinez dans un récipient qui avait été utilisé il y a longtemps (il y a plus de 24 heures) pour des aliments non-cachers, la hala’ha spécifie que l’aliment cuit maintenant est cacher. Il y a quelques exceptions, mais d’une façon générale, le « goût ancien » qu’a la casserole ne gâtera pas votre denrée. Cependant, à Pessa’h, les Sages disent que si un récipient avait été employé jadis même une fois pour du ‘Hamets, puis utilisé à Pessa’h, l’ancien goût du ‘Hamets absorbé alors revient et confère à votre aliment le statut de ‘Hamets.

Ces règles s’appliquent pendant Pessa’h, mais si le cas N° 2 survenait avant la fête, c’est-à-dire que la casserole avait été utilisée il y a très longtemps pour du ‘Hamets et que par mégarde vous y prépareriez un plat pour Pessa’h, celui-ci, d’après la hala’ha, resterait cacher.

Quant au premier cas, les Sages disent que, s’il demeure la plus infime trace de ‘Hamets dans votre aliment, même si cela advient avant Pessa’h, la hala’ha le considère comme du ‘Hamets. (Note: cela ne s’applique qu’aux Ashkénazes)

Il en découle que nous avons besoin que tout soit « Cacher pour Pessa’h », casseroles, poêles et même tous les ingrédients que nous utilisons pour cuisiner. De plus, nous devons être extrêmement vigilants avec ce qui se passe dans notre demeure et, plus particulièrement, dans la cuisine. Si la moindre parcelle de ‘Hamets s’introduit dans notre plat, nous devons le jeter. A l’encontre des règles de bedikat ‘Hamets, cela n’a aucune importance s’il y a plus ou moins qu’un kezaït. De même, nous devons veiller à ce qu’un aliment chaud destiné à Pessa’h ne touche pas un endroit qui a pu absorber du ‘Hamets (Par exemple, le plan de travail dans la cuisine).

Une exception à cette règle: du ‘Hamets tombé dans votre plat mais totalement impropre à la consommation, n’est pas appelé ‘Hamets ; votre aliment restera cacher pour Pessa’h à moins que vous ne l’ayez ajouté volontairement. (Cependant, comme nous l’avons dit, du ‘Hamets, quelle que soit sa quantité, tombé dans un aliment le rend ‘Hamets).

VETEMENTS

Puisqu’il faut empêcher le ‘Hamets d’entrer en contact avec de la nourriture, commençons avec quelque chose à laquelle vous n’avez peut-être pas pensé. S’il se trouve un grain de ‘Hamets sur l’habit que vous portez à table à Pessa’h, il risque de tomber dans la nourriture.

Quand vous nettoyez les penderies, sélectionnez les vêtements que vous pensez mettre à Pessa’h et envoyez-les au pressing ou lavez-les; du moins brossez-les soigneusement afin de vous assurez qu’il n’y a aucune trace de ‘Hamets.

Que faire des habits que vous ne mettrez pas à Pessa’h? Inspectez-les rapidement, videz-en les poches de tout ce qui pourrait être du ‘Hamets comestible et rangez-les. Ne vous inquiétez pas à propos des grains qui y demeureraient.

Essayez de conserver vos vêtements de Pessa’h en dehors de la penderie où sont les autres habits. Quant aux draps et aux couvertures, vous pouvez être amené en pleine nuit à vous lever et pénétrer dans la cuisine. Changez-les juste avant Pessa’h.

LES JOUETS DES ENFANTS

Il vaut mieux que les enfants n’apportent pas leurs jouets à table pendant Pessa’h. Mais il y a loin du désir à la réalité, car vous ne pourrez jamais savoir s’ils vont toucher la nourriture.

Pour ce faire, nous procédons ainsi: d’abord, mettez de côté tous les jouets dont le nettoyage est compliqué. Ne tentez pas de les nettoyer; assurez-vous seulement qu’il n’y a pas à l’intérieur du ‘Hamets mangeable ou un kezaït de ‘Hamets immangeable. Cela prendra deux minutes. En ce qui concerne la vente du ‘Hamets, le contrat inclut tout ‘Hamets que vous avez dans votre maison; vous n’avez donc pas besoin d’y inscrire les jouets car ils sont également couverts.

Quant aux jouets qui vont être utilisés à Pessa’h, vérifiez qu’ils soient lavables. Mettez les petits éléments dans une taie d’oreiller et passez-les à la machine à laver. (Fermez-la bien pour ne pas abîmer la machine). Une autre méthode est de plonger les jouets dans la baignoire. Savonnez-les et rincez-les à forte pression. Vous n’avez pas besoin d’en faire plus, par exemple de les laver à l’ammoniaque. La bicyclette? Elle peut être utilisée après contrôle que du ‘Hamets n’y a pas adhéré. Cependant, il ne faut pas rouler dehors pendant Pessa’h car du ‘Hamets se trouvant sur les trottoirs ou la chaussée pourrait se coller aux pneus.

Certaines personnes ont des jouets spéciaux pour Pessa’h; c’est une excellente idée car les enfants aiment s’amuser avec des jeux qu’ils n’ont pas vus depuis un an. Même si vous avez l’intention de laver des jouets pour la fête, donnez-leur des jeux nouveaux avant Pessa’h; ils seront de la sorte occupés pendant que vous êtes en pleine préparation.

LES LIVRES

Les livres qui pourraient se trouver sur la table de Pessa’h doivent être cent pour cent propres. Comment faire pour y arriver? C’est presque impossible. C’est pourquoi tout livre utilisé à table, comme la Hagada, doit être conservé dans un sac plastique ou placé à part tout au long de l’année afin qu’il soit absolument exempt de ‘Hamets. Si vous voulez étudier la Hagada avant Pessa’h, prenez-en une spéciale qui sera votre « Hagada ‘Hamets ».

Pour ce qui est des livres que vous n’utiliserez pas pendant les repas de Pessa’h, vous avez juste à vérifier qu’ils ne contiennent pas de ‘Hamets comestible ou qu’un kezaït de résidu de nourriture ne s’est pas accumulé entre les pages. Vous pouvez y trouver aussi des miettes de pain encore consommables. Secouez les livres dans tous les sens et frappez-les ou bien exposez-les au vent. C’est suffisant pour supposer que tout le ‘Hamets a été emporté.

LA SALLE A MANGER ET LE SALON

De nombreux objets dans votre salle à manger peuvent entrer en contact avec la nourriture.

La table elle-même doit être cachère car vous y posez des plats chauds. Évidemment, ce n’est pas facile à nettoyer; la solution consistant à l’asperger d’eau bouillante ne conviendra certainement pas dans le cas d’un beau meuble en bois. En outre, des miettes se sont incrustées dans les nombreuses fentes qui parcourent la surface; les enlever est pratiquement impossible.

Que devons-nous faire? Il faut couvrir la table. Le revêtement, quel qu’il soit, doit être obligatoirement étanche à l’eau car, autrement, en posant un plat chaud sur la table, l’humidité se trouvant au sein du bois pénétrera dans la nappe et de là s’infiltrera dans votre nourriture qui deviendra par conséquent ‘Hamets ! Il n’y a pas de différence si la nappe est sur le nylon ou inversement. Si vous préférez, vous pouvez mettre sur la surface de votre table un carton ondulé qui, du fait de son épaisseur, est supposé isoler votre nourriture de l’humidité se trouvant dans le bois. Bien sûr, vous devez également nettoyer toute la table. Il ne vous est pas demandé de vous agenouiller muni d’un cure-dent pour dénicher le ‘Hamets qui s’est glissé dans les rainures des pieds de la table. Mais vous devez veiller à ce qu’aucune particule de puisse se détacher et tomber sur le sol et éventuellement faire son chemin jusque sur la table de Pessa’h.

Les chaises ? Si elles sont couvertes de tapisserie, il faut bien les nettoyer. Le mieux est d’utiliser un shampooing si cela ne les abîme pas. S’il y a des parties amovibles, vérifiez-les; vous y trouverez sans doute des quantités de miettes. Vous devez faire très attention car les chaises sont déplacées çà et là et des miettes peuvent s’accrocher sur les vêtements de quelqu’un puis arriver dans un plat de Pessa’h.

En ce qui concerne les canapés, enlevez les coussins et contrôlez-les. Il est fréquent d’y trouver un kezaït de ‘Hamets. Nettoyez chaque fissure et interstice. Pour cela, employez un aspirateur.
Pendant les repas, vous touchez aussi les interrupteurs électriques. Il est suffisant d’y passer un linge humidifié avec de l’ammoniaque ou un puissant détergent afin d’enlever toute trace de ‘Hamets.

Vous devez faire la même chose pour les poignées de porte. Cependant, ce n’est pas suffisant pour des boutons fantaisie embellis par des textures. Frottez avec un chiffon plus saturé, de telle sorte que le ‘Hamets qui resterait, deviendra ainsi impropre à la consommation.

LES PRINCIPES A OBSERVER DANS LA CUISINE

Il y a des objets dans la cuisine qui ne toucheront pas les aliments mais indirectement peuvent entrer en contact avec eux, car vous-même, pendant que vous cuisinez, les touchez. Les exemples sont nombreux: les boutons de porte, les portes, les fenêtres, les parois des armoires, la radio et surtout le téléphone. Leurs surfaces doivent être parfaitement propres ou, au moins, sans la moindre trace de matière comestible. Employez de l’ammoniaque ou un fort détergent (les liquides nettoyants pour les vitres contiennent de l’ammoniaque). C’est une bonne chose de démonter le téléphone car, sinon, vous ne saurez jamais combien de miettes de pain s’y sont amassées.

Il y a des ustensiles dans la cuisine qui ne nécessitent pas autant d’efforts. Ce sont ceux que vous allez ranger pendant Pessa’h comme, par exemple, vos récipients ‘Hamets. Assurez-vous qu’ils ne contiennent ni ‘Hamets comestible ni de résidu plus gros qu’un kezaït. Enfermez-les alors dans un placard sur lequel vous inscrirez ‘Hamets de façon à ne pas les utiliser par accident pendant Pessa’h.

Au sujet des ustensiles ‘Hamets utilisés seulement dans les grandes occasions – les assiettes en porcelaine de Limoges ou les verres en cristal de Baccarat exposés dans une vitrine – vous pouvez les laisser en place. Puisque vous ne les prenez pas régulièrement, il n’y a aucun danger que vous vous en serviez à Pessa’h. (Il n’y a aucun inconvénient à être propriétaire du « goût » du ‘Hamets absorbé dans ces plats). Cependant, les gens n’aiment pas tellement laisser en vue ce type d’objets; aussi est-ce parfaitement légitime de les éloigner. Mais la hala’ha ne vous oblige pas à le faire.

Toujours dans le domaine du sentiment de gêne, les gens voileront les tableaux qui représentent du pain. Là aussi, il n’y a aucune obligation de le faire mais on peut apprécier le fait que les Juifs ne désirent pas avoir devant eux un dessin de ‘hala pendant les repas de Pessa’h.

USTENSILES UTILISES POUR LA CUISSON

Maintenant, nous allons parler des surfaces qui entrent réellement en contact avec les aliments. Les exemples les plus typiques concernent les marmites, les casseroles et les poêles. Parmi ces ustensiles, la catégorie la plus difficile porte sur les récipients qui vont sur le feu et dans lesquels il n’y a pas de liquide, c’est-à-dire les poêles à frire. Si vous voulez les utiliser pour Pessa’h, vous devez en brûler le ‘Hamets. Ceci est appelé liboun ; il consiste à chauffer le métal au rouge. Deux méthodes sont possibles: le chalumeau ou le four auto-nettoyant (Faire attention que les poignée en plastique ne fondent pas).

Que dire des marmites ou des casseroles dans lesquelles on cuit avec de l’eau, comme les spaghettis? Il suffit de les tremper complètement dans de l’eau bouillante. L’opération s’appelle hagala.

Comment réaliser la hagala ? Tout d’abord, nettoyez bien les récipients. Emplissez une très grande marmite d’eau; faites-la bouillir et immergez complètement les ustensiles que vous voulez cachériser. Puisqu’ils sont froids, ils vont tempérer un peu l’eau; laissez-les donc assez longtemps pour que l’eau atteigne à nouveau la température d’ébullition. Le temps d’immersion optimal est de trente secondes; retirez-les alors. Si vous les laissez trop longtemps, ils risquent de réabsorber du ‘Hamets.

La hagala devient un plus compliquée quand il s’agit d’une grande marmite. Comment l’immerger ? Un des moyens est de la remplir à ras bord avec de l’eau qu’on porte à ébullition; cette eau va déborder sur les parois extérieures du récipient.

L’autre moyen est de contacter votre synagogue et de demander si elle organise un jour de « cachérisation pour Pessa’h ». Ce jour, elle met à la disposition du public un vaste fût avec de l’eau bouillante. Vérifiez que la personne en charge est suffisamment patiente pour attendre trente secondes. L’usage est de ne pas faire la hagala si le récipient a servi à cuire du ‘Hamets depuis moins de 24 heures. En général, les gens possèdent une vaisselle spéciale pour Pessa’h, ce qui simplifie les choses.

LA RIGUEUR MEME POUR LES BOUGEOIRS

Il y a un autre point où il faut être particulièrement rigoureux pour Pessa’h. Les Ashkénazes ont pour coutume de ne mettre aucun objet sur la table de Pessa’h qui a été sur la table tout au long de l’année, à moins qu’il n’ait été cachérisé. Cela comprend tout ce qui a été en contact seulement à froid avec du ‘Hamets, comme le verre du kidouch. Généralement, ces ustensiles n’absorbent pas de « goût de ‘Hamets » car seule la chaleur le permet. Néanmoins, pour pouvoir les utiliser à Pessa’h, il faut les cachériser avec de l’eau bouillante, de même, si l’on pose les bougeoirs sur la table.

Il est cependant suffisant de les remplir d’eau bouillante, sans besoin de les immerger. Mais attention, si ce sont des objets en argent ciselé, avec plein de nervures, vous devrez bien les nettoyer avant l’opération d’ébouillantage. Utilisez une crème d’entretien pour argent; si vous n’arrivez pas à les nettoyer parfaitement, il vaut mieux utiliser d’autres objets pour Pessa’h.

Reprenons: tout récipient servant à cuire doit être immergé dans l’eau bouillante (Bien que la coutume est d’avoir une vaisselle spéciale pour Pessa’h), tandis qu’il faut seulement ébouillanter les ustensiles que vous n’utilisez pas pour cuisiner mais qui sont mis sur la table pendant l’année.

LES GRILLES DU FOURNEAU

De manière surprenante, il n’est nul besoin de les cachériser. Cela se passe toute l’année. Par exemple, si un peu de sauce de viande coule sur les grilles de la cuisinière et ensuite du lait s’y renverse, c’est encore cacher. La raison est que toute goutte répandue est brûlée sur le champ; les grilles étant constamment sur le feu n’ont pas le temps d’attraper le moindre goût.
Pour Pessa’h, nous faisons la même supposition, c’est-à-dire que le ‘Hamets a, lui aussi, brûlé avant que son goût ne soit absorbé. Toutefois, les Ashkénazes ont pour coutume de cachériser les grilles. Nous procédons à un « léger brûlage », libun kal. Pratiquement, vous devez chauffer la grille de telle sorte que, si un papier entre en contact, il brunisse. La façon la plus simple est d’allumer le gril de votre four et d’y faire tourner les grilles du fourneau; cela devrait être suffisant. Une autre méthode est d’allumer tour à tour un ou deux feux de la cuisinière et d’y déposer le bleï’h, la plaque de chabbat. (N’allumez pas tous les feux en même temps car, par manque d’oxygène, ils risquent de s’éteindre.) Dans tous les cas, les grilles doivent être suffisamment chaudes pour brunir un papier.

LES PLANS DE TRAVAIL DANS LA CUISINE

Les surfaces en acier inoxydable peuvent être cachérisées. D’abord, assurez-vous que du ‘Hamets chaud n’y a pas été déposé depuis moins de vingt-quatre heures. Nettoyez-les bien. Puis versez-y de l’eau bouillante.

Le problème est que c’est un travail fastidieux car il vous faudra remplir de nombreuse fois la bouilloire. Une autre méthode est de répandre de l’eau froide sur toute la surface (mettre des objets sur les bords de telle sorte que l’eau ne coule pas) puis y passer un fer électrique à vapeur. Cela va rendre l’eau « grésillante », ce qui est équivalent, du point de vue de la hala’ha, à l’utilisation d’une pierre portée au rouge – even melouban. Ne vous inquiétez pas, un fer à vapeur est étanche à l’eau.

Mais rappelez-vous, cela ne marche que pour les surfaces en inox.

Que faire pour les surfaces en marbre ? Cela dépend du type de matériau. En Israël, la plupart des cuisines ont des plans de travail en chaïch. C’est une combinaison de pierre et d’époxy. On ne peut pas les cachériser pour Pessa’h. Vous devez les couvrir d’un revêtement étanche à l’eau. Et bien que ce ne soit pas nécessaire, beaucoup de personnes les ébouillantent avant.

Si vous avez ce qu’on appelle du « granit », il s’agit réellement de pierre qu’il est possible de cachériser. (Utilisez les mêmes méthodes que pour l’acier inoxydable). Seules les jonctions entre les plaques de granit posent problème, car elles sont remplies de plâtre. Certaines personnes recouvrent toute la surface avec des tapis en caoutchouc (même si elles l’ont cachérisée) afin de couvrir ces joints. Mais, d’après la hala’ha, cela devrait être suffisant.

Et les murs adjacents au plan de travail? Puisque les récipients les touchent, recouvrez-les quelle qu’en soit la matière.

Vous devez aussi recouvrir le bas des armoires qui sont au-dessus du plan de travail. Pourquoi? Parce que des aliments de Pessa’h pourraient les toucher. En outre, de la vapeur qui s’en échapperait pourrait attraper du goût de ‘Hamets qui s’y est absorbé. Tout le monde n’est pas d’accord avec moi mais je suis persuadé qu’il faut les couvrir.

Quant aux parois verticales extérieures des armoires, nous présumons que la nourriture n’entrera pas en contact direct avec elles. Cependant, vérifiez qu’elles soient propres.

La cachérisation de la table de la cuisine suit la même méthode que celle que nous avons exposé pour la table de la salle à manger: vous devez la recouvrir d’un revêtement étanche à l’eau. Si sa surface est faite de bois, de métal ou de marbre, vous pouvez l’asperger avec de l’eau bouillante sans besoin de la couvrir. Cela ne marche pas avec le formica.

LE RÉFRIGÉRATEUR

En général, on ne met pas de plats chauds dans le réfrigérateur. Mais si vous le faites, évitez-le absolument à Pessa’h.

La règle de base pour le réfrigérateur est la même que pour les boutons de porte. Cela signifie qu’il doit être nettoyé impeccablement. Enlevez d’abord les étagères et laver l’intérieur avec un produit qui rendra les résidus de nourriture impropres à la consommation. Il est peut-être difficile de s’y pencher mais les surfaces sont lisses et assez faciles à nettoyer.

Les étagères elles-mêmes comportent de nombreuses lamelles. Les nettoyer à la main une par une vous prendra un temps incalculable. Le mieux est de remplir la baignoire à moitié avec de l’eau et un peu d’ammoniaque et de les y tremper. Rincez-les sous pression et vérifiez qu’il n’y reste accroché aucun aliment comestible.

Bien que cela soit suffisant, beaucoup de personnes ne se sentent pas à l’aise d’y déposer directement les aliments de Pessa’h. Vous pouvez couvrir les étagères, mais attention de ne pas le faire avec quelque chose qui empêchera l’air de circuler dans le réfrigérateur; le thermostat pourrait ne pas fonctionner correctement et votre moteur serait en marche constamment, ce qui pourrait l’endommager. Utilisez des feuilles de papier style essuie-tout; sinon faites des trous dans les feuilles d’aluminium.

Quant au congélateur, dégivrez-le et nettoyez-le intégralement. S’il est muni d’un système auto-dégivreur, assurez-vous de vider le récipient dans lequel s’accumule l’eau. Si vous ne l’avez pas fait récemment, il peut contenir un kezaït de miettes.

Qu’en est-il du joint d’étanchéité en caoutchouc qui est autour de la porte du réfrigérateur? Évidemment, nettoyez-le avec un chiffon. Mais le plus important est de nettoyer les plis en accordéon. Pour cela, la manière la plus efficace est d’utiliser un coton-tige trempé dans l’ammoniaque et de le passer entre les plis. Le coton-tige attrapera toutes les saletés.

Comment conserver dans le réfrigérateur ou le congélateur des aliments que vous désirez inclure dans la vente du ‘Hamets ? Vous devez les emballer et les mettre dans un coin du réfrigérateur ou du congélateur et les recouvrir afin d’éviter tout contact à Pessa’h.

En ce qui concerne l’extérieur du réfrigérateur, nettoyez la porte et les poignées car vous les toucherez souvent à Pessa’h. Contrôlez également le haut du réfrigérateur, spécialement quand il y a des enfants à la maison. Qui peut savoir ce qu’ils ont pu y jeter! Quant aux parois latérales, nettoyez-les bien. Certaines personnes les recouvrent mais la hala’ha ne l’exige pas.

LES ARMOIRES DE CUISINE

Nous avons déjà parlé des parois extérieures des armoires de cuisine. Qu’en est-il des étagères? Puisque, normalement, vous n’y déposez aucun aliment chaud, vous n’avez pas besoin d’utiliser d’eau bouillante; simplement lavez-les bien avec un détergent et assurez-vous qu’il n’y reste aucun résidu consommable.

Cependant, là aussi, beaucoup de personnes se sentent gênées d’y mettre la vaisselle et les aliments de Pessa’h. C’est l’origine de « l’ancienne coutume juive » du papier d’étagère qu’on pose sur le fond des tiroirs et des placards; il y en a même qui en recouvrent les côtés.

L’EVIER DE LA CUISINE

L’évier doit être, bien sûr, cacher pour Pessa’h. S’il est en acier inoxydable, il peut être cachérisé à l’eau bouillante. Toutefois, le joint de l’évacuation ne peut pas être nettoyé correctement. La solution est de passer l’évier au chalumeau. Mais la plupart des autorités rabbiniques pensent qu’il suffit, en plus de l’ébouillantage, de faire couler par l’évacuation un détergent puissant. De cette manière, tout ce qui s’est collé, soit sur le joint soit dans la canalisation d’évacuation elle-même, deviendra totalement inconsommable. Si vous avez une conduite en plastique, un déboucheur à base de soude ou d’acide pourrait l’endommager; un détergent puissant est donc suffisant. En addition, certains y mettent une cuvette en plastique ou un tapis en caoutchouc afin que rien ne puisse toucher l’évier lui-même. Mais ce n’est pas nécessaire.

Un évier en porcelaine ne peut pas être cachérisé. Vous devez le nettoyer complètement et y mettre un récipient en plastique. Mais quelques fois, l’évier peut refouler de l’eau dans la cuvette en plastique! Son utilité s’en trouve annulée. Pour éviter cela, il faut enlever le filtre qui se trouve dans l’évier et en mettre un dans le récipient en plastique. Par ce moyen, tous les détritus y resteront – vous pourrez aisément les enlever- et ce qui passera, s’écoulera facilement sans rester dans l’évier.

De plus, le récipient en plastique doit est légèrement surélevé, afin de ne pas toucher le fond de l’évier. Vous pouvez mettre deux petits morceaux de bois dans l’évier sur lesquels le récipient en plastique reposera.

Peut-on coller un papier adhésif sur l’évier ? Le problème est que des gouttes d’eau peuvent s’y piéger. Et cette eau va transmettre le goût de votre évier non cacher pour Pessa’h. Si vous êtes certain qu’il n’y aura aucune goutte d’eau, vous pouvez utiliser un tel papier.

Pendant que nous sommes sur le sujet de l’évier, n’oubliez pas le robinet lui-même! Les boutons doivent être nettoyés parfaitement. Il y a des gens qui ont un jeu spécial pour Pessa’h. Si vous ne vous sentez pas le courage de les démonter, lavez-les au moins avec un détergent qui rendra toute particule non mangeable. Pour ce qui est du robinet lui-même, vous devez l’ébouillanter car il est contact avec la vapeur de ‘Hamets tout le temps. Un robinet en plastique pose problème car il ne peut pas être cachérisé. Ce que vous devez faire dans ce cas pendant Pessa’h est d’en éloigner vos casseroles et d’empêcher toute vapeur de l’atteindre.
LE LAVAGE DE LA VAISSELLE A PESSA’H

Juste un conseil. Afin d’éviter toutes sortes de problèmes dans votre évier, ne lavez pas la vaisselle à l’eau très chaude à Pessa’h. Ainsi, il n’y aura aucun risque d’arriver à une température où des résidus de ‘Hamets, restant au fond de la canalisation, pourraient cuire et émettre de la vapeur. (Le point de cuisson d’après la hala’ha, appelé yad solèdète – littéralement « Trop chaud pour être touché », est de 45°). Il n’est pas interdit de laver à l’eau très chaude mais il vaut mieux ne le pas le faire. Vos plats seront suffisamment propres si vous utilisez de l’eau tiède. C’est précaution n’est à prendre qu’à Pessa’h.

LE FOUR

Si vous avez un four auto-nettoyant, mettez le système en marche pour un cycle; votre four sera alors cacher pour Pessa’h. S’il y a à l’intérieur des éléments en caoutchouc ou en toute autre matière qui d’après la hala’ha ne peuvent pas être cachérisés, recouvrez-les d’une feuille d’aluminium et contrôlez qu’ils restent couverts à chaque fois que vous vous en servez.

Si vous n’avez pas l’intention de vous en servir durant Pessa’h, ouvrez-le, vérifiez qu’il n’y a ni aliments consommables ni un kezaït de résidu à l’intérieur, puis fermez la porte et scotchez-la. Si vous voulez être méticuleux, pulvérisez un produit nettoyant pour four, attendez trois minutes, essuyez-le et fermez la porte. Du point de vue de la hala’ha, si vous n’utilisez pas votre four à Pessa’h, il n’a pas besoin de reluire. Ce n’est pas la peine de le frotter pendant des heures. Simplement, assurez-vous qu’il n’y a pas à l’intérieur du ‘Hamets consommable ou un kezaït de résidu.

Si vous n’avez jamais utilisé votre four pour du ‘Hamets, et que vous voulez l’employer pour Pessa’h, vous devez quand même le cachériser. Mais dans ce cas, contentez-vous seulement de tourner le bouton du thermostat à la plus forte température.

Que dire de la tôle de la cuisinière sur laquelle sont fixés les brûleurs? Nous avons déjà parlé des grilles- on leur fait un liboun kal, ce qui signifie qu’elles deviennent assez chaudes pour brunir un papier. La même règle s’applique aux brûleurs; nettoyez-les bien puis allumez-les et vérifiez que tout aliment a brûlé.

Mais c’est une toute autre histoire pour le support des brûleurs lui-même. En réalité, cette surface est toujours tarèf – non-cachère, car elle reçoit des éclaboussures de lait et de viande. Toute l’année, ce n’est pas un problème. Pourquoi? Parce que premièrement, vous veillez à ce que ces éclaboussures n’atteignent pas ce que vous cuisinez. Et si cela arrive, alors cela dépend si elles sont consommables et quelle en est la proportion. De surcroît, si la surface est propre, le seul problème est l’absorption de goût de viande et de lait, que nous présumons s’être passé il y a plus de 24 heures. Dans ce cas, il est peu probable que ces éclaboussures rendent votre plat non-cacher.

Mais à Pessa’h, la condition des 24 heures ne joue pas. Un objet utilisé il y a un an pour du ‘Hamets demeure ‘Hamets. Par conséquent, vos aliments de Pessa’h ne doivent absolument pas toucher cette surface; Pour ce faire, recouvrez-la entièrement avec une feuille d’aluminium, qui soit suffisamment solide pour ne pas se déchirer.

La partie la plus problématique de votre fourneau est la partie invisible se trouvant sous cette plaque. Si vous la retirez, vous trouverez des restes de tout ce que vous avez cuit pendant l’année. Il peut y avoir également des miettes comestibles ainsi qu’un kezaït de résidus visqueux. Vous devez donc démonter cette tôle; en général, c’est très faisable en dévissant quelques vis. Sinon, il faut les enlever avec le bout des doigts, ce qui n’est pas facile et le seul moyen est d’entrouvrir de force et de pulvériser un détergent à l’ammoniaque pour rendre tout ce qui s’y trouve inconsommable.

En supposant que vous ayez pu démonter la plaque, la première chose à faire est d’actionner l’aspirateur et de faire disparaître toutes les miettes afin qu’elles ne s’éparpillent pas dans tous les coins. Si vous n’avez pas pas d’aspirateur, prenez un chiffon humide et passez-le sur toute la surface. Les miettes colleront au tissu. Ne le mouillez pas trop car cela salirait tout le fourneau. Cette opération est obligatoire même si vous n’utilisez pas votre cuisinière à Pessa’h.

Si votre fourneau est intégré dans le plan de travail, cela ne pose pas de problème car les éclaboussures ne peuvent pratiquement pas pénétrer sous la plaque.

D’autres fourneaux posent des problèmes. Si la plaque est en verre ou en porcelaine et les éléments de chauffage en-dessous, vous ne pouvez pas la cachériser, en raison de la matière. Il est possible de la recouvrir d’aluminium mais la cuisson sera beaucoup moins efficace. A moins de trouver une solution à ce problème, le mieux est d’utiliser un fourneau différent pour Pessa’h.

Si ce sont des feux électriques extérieurs, vous n’avez besoin que de les nettoyer, sans procéder à un processus de cachérisation.

Une plaque chauffante électrique (plata) doit être nettoyée aussi bien que possible et si vous voulez l’utiliser pour Pessa’h, couvrez-la d’une feuille épaisse d’aluminium qui ne risquera pas de se déchirer. Quant à la plaque de métal pour chabbat (bleï’h), posée sur les feux du gaz, qu’il faudrait soit cachériser soit recouvrir, il paraît plus simple d’acheter une plaque mince pour Pessa’h; autrement, une feuille épaisse d’aluminium suffit, quoiqu’il puisse y avoir émission de fumées désagréables.

Beaucoup de fourneaux ont un couvercle que vous baissez quand vous ne cuisinez pas. Il est en permanence souillé par des éclaboussures. Vous devez donc le nettoyer et le recouvrir (ou le démonter). De même, le mur derrière le fourneau a absorbé du ‘Hamets; éloignez la cuisinière du mur de façon que les casseroles ne le touchent pas ou couvrez-le.

Si vous avez une hotte aspirante au-dessus du fourneau, cela pose problème. Il y a là un nid où s’accumule de la vapeur et des particules de ‘Hamets. La meilleure chose est de la recouvrir et de ne pas l’utiliser à Pessa’h. De plus, s’il y a des substances consommables à l’intérieur (ou un kezaït de résidus), vous devez les enlever.

MICRO-ONDES ET LAVE- VAISSELLE

Un four à micro-ondes peut être cachérisé pour Pessa’h à condition que les parois internes soient métalliques (même si le métal est peint). Introduisez un bol d’eau et faites-le bouillir pendant 20 minutes. Il est préférable d’avoir une nouvelle plaque en verre pour Pessa’h ou au moins de la couvrir.

Si vous avez différents éléments dans le micro-ondes qui sont, par exemple, en caoutchouc, c’est un gros problème. Tout d’abord, cette matière n’est pas cachérisable. Deuxièmement, ces pièces ne peuvent évidemment pas être recouvertes de feuille d’aluminium – nous sommes dans un micro-ondes – La solution est d’avoir des pièces de rechange conservées seulement pour Pessa’h. Sinon, vous ne pouvez pas l’utiliser.

Si l’intérieur est en plastique, le micro-ondes ne peut pas être cachérisé.

Pour utiliser une machine à laver la vaisselle, ses parois intérieures doivent être métalliques. De plus, vous devez avoir un panier spécial pour Pessa’h.

LE PETIT ÉLECTRO-MÉNAGER

Il y a d’autres appareils que nous n’utilisons pas à Pessa’h. Cela inclut le grille-pain, le petit four à pâtisserie et le mixeur, que vous avez utilisés toute l’année pour le pain et les gâteaux. Bien qu’il soit possible de les cachériser, cela nous mènerait beaucoup trop loin; aussi nous ne le faisons pas.

Alors que faites-vous? Tout d’abord, si vous pensez qu’ils contiennent des substances consommables, nettoyez-les. Enlevez les miettes de votre grille-pain et de votre four. Faites pour le mieux mais ne devenez pas fou; ne les démontez pas.

La raison est que, de toute façon, vous les inscrirez dans le contrat de vente du ‘Hamets. Ainsi, bien que nous ayons la coutume de ne pas vendre du ‘Hamets gamour (c’est-à-dire du pain et des gâteaux), il n’y a aucun de problème de vendre un grille-pain avec des miettes à l’intérieur. Enlevez tout ce que vous pouvez et pour ce que vous n’arrivez pas à atteindre, reposez-vous sur la vente.

Quant à votre mixeur, si vous craignez qu’il n’y ait encore de la pâte, elle est probablement non-consommable. Dans ce cas, vérifiez qu’il n’y pas un kezaït. En fait, le mieux est de le laver avec un détergent qui rendra tout impropre à la consommation.

LE SOL

Les miettes sur le sol, en supposant que leur quantité est inférieure à un kezaït, sont considérées comme de la saleté. Le problème est que les vêtements tombent sur le sol, que les enfants jouent par terre, etc. Aussi, afin de minimiser les problèmes, essayez de maintenir les sols bien ordonnés pendant que vous nettoyez pour Pessa’h. Et ensuite, ultime étape, quand tout a été cachérisé dans la maison, lavez bien les sols (Vous n’avez pas besoin d’utiliser d’ammoniaque).

Que se passe-t-il durant Pessa’h lui-même? Soyez conscient que, chaque fois que quelqu’un entre dans la maison, il apporte sur ses habits, et particulièrement sur ses chaussures, des particules qui peuvent être du ‘Hamets. Vous pouvez passer votre temps à balayer mais cela n’aidera pas vraiment.

Aussi la règle est la suivante: tout objet qui tombe par terre pendant Pessa’h n’est pas remis sur la table. De nos jours, nous permettons de le laver. Par exemple, si un couvert en argent est tombé, une fois lavé vous pouvez le réutiliser. De même pour un jouet – si un enfant veut l’apporter à table, il faut le rincer auparavant.

Et les tapis ? Ils sont pleins de miettes – en général tout à fait mangeables – et il est extrêmement difficile de les nettoyer. La meilleure méthode est de les shampooiner avant Pessa’h, ce qui éliminera toute trace de particules comestibles. Sinon, les gens les roulent, les mettent de côté et les vendent avec le ‘Hamets. Ce n’est pas exigé mais c’est certainement recommandable (à moins de les avoir shampooiné).

Une chose capitale à se rappeler: vous avez passé tout votre temps à nettoyer pour Pessa’h. Où est donc tout le ‘Hamets que vous avez enlevé ? Il s’est collé aux poils du balai, il est passé dans la poubelle et dans le sac de l’aspirateur. Vous devez nettoyer votre balai ou mieux avoir un balai pour Pessa’h. Vérifiez que votre poubelle est bien propre et surtout, jetez le sac de l’aspirateur. C’est justement là que vous avez vraisemblablement un kezaït de ‘Hamets.

VENTE DU ‘HAMETS

La coutume la plus répandue est de ne pas vendre du vrai ‘Hamets comestible comme le pain, les crackers, le whisky, etc. à moins que cela ne cause une perte financière importante, c’est-à-dire que vous en avez une grande quantité ou c’est difficile de vous en procurer ou c’est cher. Vous pouvez certainement inclure une demie bouteille de whisky dans la vente. Sinon faites-en cadeau à une connaissance non-juive.

Mais qu’en est-il des aliments qui ne sont pas « réellement » du ‘Hamets, par exemple des boîtes de thon non étiquetées comme « Cacher pour Pessa’h » ou un mets cuit dans une casserole ‘Hamets ? Vendez-les et ne les utilisez pas pendant Pessa’h. Si possible, rangez-les dans un placard ou, au moins, recouvrez-les. Mettre un ruban adhésif sur la porte des l’armoires où est emmagasiné le ‘Hamets est nécessaire afin de vous empêcher de les ouvrir par inadvertance à Pessa’h. Attention! Même le ‘Hamets d’un non-juif doit être rangé dans un endroit à part et recouvert.

Puissiez-vous passer une fête de Pessa’h cachère et joyeuse, et que le nettoyage se passe en douceur !

 

MOINS DE STRESS A PESSAH 2016

Classé dans : Pessah — fanfan18unblogfr @ 10:06

10 conseils pour réduire le stress : 

Demandez à la plupart des femmes comment elles envisagent Pessa’h, elles vous diront toutes qu’elles appréhendent le nettoyage, les courses et les préparatifs qui précèdent la fête. Dans notre grand mérite, nous sommes toutes très actives dans la préparation de nos maisons. En même temps, nous risquons de passer à côté de la sainteté inhérente à Pessa’h, en nous laissant totalement absorber par les tâches ménagères.L’astuce pour être joyeuse et détendue repose sur une organisation en bonne et due forme. Vous serez surprise d’apprendre qu’il est possible de terminer certains préparatifs un à deux mois à l’avance. Commencer tôt permet généralement d’éviter la tension coutumière à cette veille de fête. Les achats de nourriture, vêtements et ustensiles de cuisine peuvent être effectués longtemps à l’avance pour éviter la cohue de dernière minute. C’est une mitsvah de réviser les lois de Pessa’h avant de se mettre au travail. On peut facilement s’en acquitter en assistant à un cours ou en lisant une brochure. En revoyant les lois, écrivez soigneusement toute question qui pourrait vous venir à l’esprit et poser-la à votre Rabbin. Voici maintenant quelques conseils utiles déjà testés que vous pouvez mettre en pratique plusieurs semaines à l’avance pour faire progresser les choses et mettre tout doucement votre famille dans l’atmosphère de Pessa’h :

(1) Les toiles d’araignée et la poussière des rideaux ne sont pas du ‘hametz. Même s’il est agréable d’avoir des murs étincelants et des fenêtres sans le moindre grain de poussière, il n’est pas essentiel de les nettoyer avant Pessa’h. La mitsvah du nettoyage de Pessa’h consiste à éliminer le ‘hametz de nos maisons ? pas à faire un nettoyage de printemps. Vous ne gagnerez aucune récompense spirituelle en restant éveillée jusqu’à minuit pour balayer les recoins de votre grenier. Concentrez-vous plutôt sur les endroits qui contiennent vraiment du ‘hametz, comme les caisses de jouets, le buffet de la salle à manger, les sièges de la voiture et les placards de la cuisine. Vous ferez votre ménage de printemps après Pessa’h.

(2)
Commencez le nettoyage le plus tôt possible. Consacrez le dimanche à nettoyer la cave, les chambres et la voiture. Une fois que ces pièces sont propres, déclarez-les « zones sans ‘hametz ». Pour le goûter, donnez à vos enfants des galettes de riz ou des biscuits cachers pour Pessa’h. Ensuite, un simple coup d’aspirateur suffira.

(3) Impliquez vos enfants autant que possible. L’aspect éducatif de Pessa’h ne se limite pas à la table du Séder. Il commence plusieurs semaines avant lorsque nous apprenons à nos enfants à ne pas manger de ‘hametz dans certaines parties de la maison et lorsque nous leur permettons de participer au nettoyage et aux courses. Cela n’est pas facile à faire à moins d’être organisée et de savoir que nos enfants sont susceptibles de ralentir nos progrès. Achetez aux petits des éponges pour qu’ils aident à nettoyer les surfaces, les placards et leurs armoires. Les enfants d’âge moyen peuvent balayer, passer l’aspirateur et la serpillière. Les plus âgés peuvent aider à la cuisine et aux courses. Votre famille peut devenir une équipe unie travaillant à l’élimination du ‘hametz et à la préparation du Séder et de la semaine de fête.

(4) Revoyez vos livres de cuisine dès à présent, car la plupart sont pleins de ‘hametz. Cherchez et recopiez les recettes dont vous aurez besoin. Planifiez vos menus pour les jours de la fête. A partir de vos recettes et menus, dressez une liste des courses à faire. Après la fête, mettez ces documents en lieu sûr afin de pouvoir les utiliser l’année suivante. Vous devez aussi faire une liste de tous les éléments jetables dont vous aurez besoin : papier sulfurisé, aluminium, essuie-tout, serviettes… Après leur achat, conservez ces articles avec la vaisselle de Pessa’h.

(5) Trempez votre nouvelle vaisselle au Mikvé dès maintenant. Les mikvés sont souvent débordés la semaine qui précède Pessa’h, vous risquez d’attendre une demi-heure voire une heure avant que votre tour n’arrive. Epargnez-vous du temps et de la frustration en achetant et en trempant vos nouveaux ustensiles directement et en les rangeant avec votre vaisselle de Pessa’h.

(6) N’achetez plus de ‘hametz, même si les pâtes et les céréales sont en « super promo ». Ne les achetez que si vous allez les consommer immédiatement. Trouvez des moyens créatifs pour terminer tout le stock de ‘hametz de votre placard. Vous pouvez par contre acheter des céréales et des en-cas à base de kitnyot : maïs, riz, soja… (contrôlez les ingrédients) que vous consommerez une fois que tout le ‘hametz aura été terminé.

(7) Préparez une armoire cachère pour Pessa’h dans votre cuisine. Au fur et à mesure de vos achats pour la fête (noix, boissons, fécule de pomme de terre, sucre, etc.), vous pourrez les ranger directement dans cette armoire. Choisissez une armoire qui est facile d’accès pour ranger et sortir vos provisions de Pessa’h. Il est peut-être plus commode de vider l’armoire où se trouvent vos casseroles que celle où se trouve votre vaisselle. Vous pouvez aussi trouver plus pratique de vider votre placard à vaisselle pour y ranger votre vaisselle de Pessa’h plutôt que d’entreposer celle-ci dans la cuisine.

(8) Rendez-vous au centre commercial et achetez vos habits pour la fête le plus tôt possible. Les soldes d’hiver peuvent vous épargner beaucoup d’argent pour les achats de nouveaux costumes et chaussures. De plus, vous profiterez d’avantage de votre shopping maintenant que vous êtes à temps dans vos préparatifs.

(9) Feuilletez la Hagada. Choisissez une Hagada avec des commentaires intéressants et relisez-les. Vous pourrez ainsi participer au Séder, le suivre et en tirer plus de plaisir. Commencez à raconter à vos enfants des histoires sur Pessa’h et à parcourir la Hagada avec eux. De nombreuses familles offrent une récompense leurs enfants au Séder, s’ils trouvent une bonne question sur la Hagada ou parviennent à y répondre. Cette récompense devrait les motiver à préparer la Hagada avec vous, même s’ils le font déjà à l’école.

(10) Souvenez-vous d’être positive et de vous concentrer sur la sainteté de vos efforts. Ne vous plaignez jamais devant votre mari ou même vos enfants, concernant la difficulté de votre travail, la callosité de vos mains ou votre fatigue … Si vous avez besoin de lâcher de la vapeur, parlez à votre sœur, à votre mère ou à vos amies. Votre famille appréciera bien plus la fête, si elle sait que vous avez pris du plaisir à la préparer.

EST-CE INSENSE ?

En lisant cet article, vous pouvez penser qu’il est insensé de se préparer pour Pessa’h tellement tôt. Je vous promets que vous serez convaincue du contraire, quand vous serez parvenue à vous coucher à des heures décentes à l’approche de la fête. Vous aurez plaisir à rayer divers travaux de votre liste et vous vous sentirez fière de votre efficacité et de votre organisation.En répartissant certaines tâches entre vos enfants, vous leur apprendrez comment s’organiser et se préparer pour des projets difficiles. Ils verront également à quel point la fête de Pessa’h est importante, puisque l’on n’attend pas la dernière minute pour la préparer. En faisant tellement d’efforts pour tout faire à l’avance, vous veillez également à ce que tout le monde puisse être reposé et dispos dès le début de la fête.Un dernier conseil : faites comme si la fête commençait un jour plus tôt. Préparez votre maison comme d’habitude et profitez d’un jour de répit avant la fête. Organisez une matinée de sortie avec votre famille et reposez-vous le reste de l’après-midi en prévision de la longue nuit qui vous attend. Vous pouvez même demander à une voisine de venir prendre une photo de toute la famille habillée pour la fête devant la magnifique table dressée pour le Séder. Toute la famille se sentira détendue, reposée et prête à accueillir Pessa’h le mieux possible.

EXEMPLE DE CALENDRIER POUR PESSA’H

Si vous avez du mal à vous mettre au travail, vous pouvez dresser votre propre calendrier, en inscrivant les tâches que vous souhaitez accomplir chaque semaine.Voici un modèle que vous pouvez adapter à vos besoins personnels :

7 SEMAINES AVANT PESSA’H :

- Revoir et recopier les recettes
- Établir les menus
- Dresser les listes de courses
- Acheter les articles jetables et les produits nettoyants

6 SEMAINES AVANT PESSA’H :

- Acheter les vêtements pour toute la famille
- Acheter la vaisselle et la tremper au Mikvé
- Nettoyer les chambres
- Commencer à consommer des en-cas sans ‘hamets

5 SEMAINES AVANT PESSA’H :

- Nettoyer la cave et la voiture

4 SEMAINES AVANT PESSA’H :

- Nettoyer un placard dans votre cuisine
- Commencer à acheter des provisions pour Pessa’h et à les ranger

3 SEMAINES AVANT PESSA’H :

- Commander la viande et le poisson et les congeler
- Faire une liste des travaux de nettoyage pour Pessa’h
et la répartir entre les divers membres de la famille
(Donner une date butoir et offrir une récompense pour les motiver).

2 SEMAINES AVANT PESSA’H :

- Acheter de nouvelles brosses à dents et des articles de toilette pour Pessa’h.
- Acheter la majorité de vos provisions pour Pessa’h, ainsi que les œufs.

1 SEMAINE AVANT PESSA’H :

- Nettoyer les cartables, les sacs à main, les poches des manteaux, etc.
- Nettoyer la salle à manger
- Vider et nettoyer les armoires de cuisine et celles qui seront utilisées pour Pessa’h
- Laver le linge de Pessa’h

LA SEMAINE DE PESSA’H :

- Convertir la cuisine en une cuisine cacher pour Pessa’h
- Acheter les provisions et autres denrées périssables
- Commencer à cuisiner
- Faire une à deux lessives par jour pour être sûre d’être à jour avant Pessa’h

LE PLATEAU DU SEDER

Classé dans : Pessah — fanfan18unblogfr @ 10:05

 

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Les aliments présents sur le plateau interviennent à plusieurs moments de la soirée du Seder. Ils sont un moyen didactique pour transmettre l’essence du message de la Haggadah.

La soirée du Séder est une soirée de fête.

Sur la table dressée avec goût, on retrouve certains éléments clé : le vin et /ou le jus de raisin pour les quatre coupes.

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 et le fameux plateau du Seder. Celui-ci peut être en argent, en métal, en bois, en verre ou en tout autre matériau. Il peut être recouvert d’une serviette ou d’un napperon. Ce qui importe, c’est que soient présents, et à l’emplacement indiqué, les aliments qui vont faire partie de la mise en scène de la Haggadah.

TROIS MATSOT (pains azymes)

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LE KARPASS

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Il s’agit d’un légume sur lequel on peut dire la bénédiction  » Boré peri haadama « . Ce peut être du persil, de la carotte, de l’oignon, du céleri, ou de la pomme de terre bouillie. Pessa’h est la Fête du Printemps, la fête de la naissance du peuple juif. Ces légumes sont ici le symbole du renouveau et de la régénération.

 

 

MAROR ET ‘HAZERET

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Ce sont les fameuses herbes amères, souvenir de notre esclavage en Egypte. On peut utiliser de la romaine, des endives, du raifort.

‘HAROSSET 

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C’est un mélange doux, composé, en fonction des coutumes familiales ou communautaires, de pommes, poires, noix hachées et mélangées avec du vin, ou encore de dattes, pommes, noix et vin. Sa couleur brune nous rappelle le mortier que les hébreux utilisaient en Egypte pour fabriquer les briques nécessaires aux constructions.

ZEROA

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A l’époque où le Temple existait, les juifs se rendaient à Jérusalem et y sacrifiaient l’agneau pascal en cette soirée du Seder. Ils le faisaient rôtir et le mangeaient en famille. C’était le clou de la soirée, le dessert, après lequel on ne mangeait plus rien. Le cou de poulet ou l’os d’agneau que nous plaçons sur le plateau du Seder sont là pour marquer ce sacrifice que nous ne faisons plus.

Au temps du Temple, chaque juif consommait l’agneau pascal en se joignant à un groupe. Pour le Talmud, plus grand était le groupe et mieux c’était. C’est ce qui explique la raison pour laquelle on fait souvent des Seder avec de nombreux convives.

 

 

 

BEITSA

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Quand le Temple existait, on offrait un deuxième sacrifice (‘Hagiga), qui lui, était consommé en plat principal. L’œuf présent sur le plateau nous rappelle le deuil de la destruction du Temple. Les Sages du Talmud font remarquer que chaque année, le jour de la semaine où tombe le premier jour de Pessa’h est le même que celui où tombe Ticha Beav, jour de la destruction du Temple.

L’EAU SALEE

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A côté du plateau, on pose un bol contenant de l’eau salée. Au cours du Seder, on y trempera le Karpass. Cette eau salée a le goût des larmes que nos ancêtres ont versées en Egypte. De plus, le fait de tremper le légume dans l’eau suscitera la curiosité des enfants qui poseront ainsi des questions. Après tout, n’est-ce pas là le but de la soirée ?

 

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FABRICATION DES MATSOT DE PESSAH EN VIDEO

Classé dans : Pessah — fanfan18unblogfr @ 10:01

Cliquez sur le lien ci-desous : 

http://www.youtube.com/watch?v=TCs6-OCJaGQ

BENEDICTIONS POUR L’ALLUMAGE DES BOUGIES DE PESSAH 2016

Classé dans : Pessah — fanfan18unblogfr @ 9:58

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Bénédictions à réciter lors de l’allumage des bougies par chaque femme et chaque petite fille, à partir de trois ans.
Les femmes mariées allument deux bougies, les jeunes filles et les petites filles allument une bougie.

1. BAROUKH ATAH ADO-NAÏ É-LOHÉNOU MÉLEKH HAOLAM ACHÈRE KIDÉCHANOU BE-MITS-VO-TAV VETSIVANOU LÉHADLIK NÈR CHEL CHABBAT KODECH.

Tu est béni, Eternel notre D.ieu, Roi de l’univers, qui nous a sanctifié par Tes commandements, et nous a commandé d’allumer la lumière du saint Chabbat.

2. BAROUKH ATAH ADO-NAÏ É-LOHÉNOU MÉLEKH HAOLAM ACHÈRE KIDÉCHANOU BE-MITS-VO-TAV VETSIVANOU LÉHADLIK NÈR CHEL YOM TOV.

Tu est béni, Eternel notre D.ieu, Roi de l’univers, qui nous a sanctifié par Tes commandements, et nous a commandé d’allumer la lumière du Yom Tov.

3. BAROUKH ATAH ADO-NAÏ É-LOHÉNOU MÉLEKH HAOLAM ACHÈRE KIDÉCHANOU BE-MITS-VO-TAV VETSIVANOU LÉHADLIK NÈR CHEL  CHABBAT VE-CHEL YOM TOV.

Tu est béni, Eternel notre D.ieu, Roi de l’univers, qui nous a sanctifié par Tes commandements, et nous a commandé d’allumer la lumière du Chabbat et du Yom Tov.

4. BAROUKH ATAH ADO-NAÏ É-LOHÉNOU MÉLEKH HAOLAM CHÉ-HÉ-’HÉ-YA-NOU VÉ-KI-YÉ-MA-NOU VE-HI-GUI-YA-NOU LIZMANE HA-ZÉH. 

Tu est béni, Eternel notre D.ieu, Roi de l’univers, qui nous a fait vivre, qui nous a sustenté et nous a permis d’atteindre cette occasion.

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