Tous à vos fourneaux

A la mémoire de ma mère « Zouzou »

23 octobre, 2007

A LA MEMOIRE DE MA MERE “ZOUZOU”

Classé dans : Maman,Présentation — fanfan18unblogfr @ 22:04

  MAMAN  (cliquez sur l’icône)

Je voudrais parler un peu de ma mère, puisque ce blog lui est dédié. C’était une cuisinière ordonnée, discrète, formidable et efficace. Je lui disais souvent que tout était couture ce qu’elle faisait, car elle était également couturière, et tout était fait à la perfection, minutieux, calculé, rien ne débordait dans ses plats.  

On avait l’impression que les gâteaux étaient mesurés, rien ne brûlait, et elle était la spécialiste des « confitures ». Je la revois derrière ses fourneaux, où elle régnait parmi ses marmites comme une reine avec un silence qui sentait la vanille.

Nous voulons croire à l’immortalité de nos parents et de nos grands-parents. Or un jour ils partent et emportent leurs secrets. Elle avait sûrement des secrets de cuisine Zouzou. En tout cas, elle a réussi à me les transmettre moi sa fille, ce savoir-faire culinaire des familles juives algéroises. Non pas avec un carnet de notes intime, car j’apprenais en la regardant faire, en l’aidant, puis en faisant à mon tour. 

Les recettes y sont expliquées clairement pour qu’elles soient réalisables par tous. Vous trouverez également mes recettes. Si vous respectez les conseils que je vous donne, vous serez étonnés de découvrir vos talents culinaires, ces saveurs qui nous viennent de notre enfance.

J’espère que ce blog vous aidera à accomplir ces recettes. Vous allez pouvoir affronter sans crainte vos fourneaux pour faire plaisir autour de vous ! et perpétuer la coutume. 

La cuisine, c’est une partie de la culture d’un peuple.

Maman tu me manques ! 

25 janvier, 2012

HILLOULA DE BABA SALE

Classé dans : Baba Salé — fanfan18unblogfr @ 13:31

A la mémoire des Tsadikim

 

Rabbi Israël Abouhassira -- Baba Salé

Hiloula 4 Chevate , Motsé shabbat 28/01/2012 et dimanche 29/01/2012 allumez une bougie, et priez par son mérite.

 

Rabbi Israël Abouhassira -- Baba Salé

Rabbi Israël Abouhassira naquit le jour de Rosh Hachana 5650. Son père était le Tsaddik Rabbi Massoud, Rabbin du village de Rissani, aux environs de Tafilalet.

Depuis son jeune âge, Rabbi Israël avait coutume de se lever aux aurores, et après s’être trempé au Mikvé de purification, il se dépêchait d’aller à la synagogue pour l’office du matin, au Nets Hahama (Lever du soleil).

Il priait avec une grande ferveur, et une grande concentration. Après la prière, il étudiait avec une extraordinaire persévérance.

Le douze Iyar 5668, Rabbi Massoud (son père) quitta ce monde. Lors de son décès, Rabbi Israël était alors âgé de dix-huit ans. Cependant, il était déjà un Gaon, dont la crainte dépassait la sagesse. Les juifs de Tafilalet le supplièrent d’accepter, malgré son jeune âge, le poste de Rabbin, et d’être le dirigeant spirituel de la Yéchiva. Rabbi Israël, très modeste essaya d’esquiver les charges qu’ils voulaient lui imposer. Mais les juifs de Tafilalet savaient qu’il leur serait difficile de trouver un autre saint homme tel que lui. Ils insistèrent tant qu’il accepta de remplir les fonctions à la place de son père.

Ainsi, outre le poste de Roch Yéchiva, Rabbi Israël reçut la direction de la Rabbanout. Les juifs de Tafilalet observaient scrupuleusement ses instructions, et ses paroles étaient pour eux, le Saint des Saints, les paroles de l’oracle.

En l’an 5681, à l’âge de trente et un ans, Rabbi Israël vint visiter la Terre Sainte. Tous les Guéonim et les rabbins du pays allèrent à sa rencontre avec crainte et respect, et l’accueillirent avec de grands honneurs. Son nom était célébre et connu : Le saint homme, qui accomplissait des miracles et dont les bénédictions étaient toujours exhaussées. Tous les habitants de Jérusalem affluèrent à son domicile afin de recevoir sa bénédiction.

Rabbi Israël voyagea à Safed, afin de se recueillir sur les tombes des Tzadikim, et prier pour la précipitation de la délivrance finale. Le coeur tremblant, il s’approcha de la tombe du Saint Ari, et une heure durant, il se prosterna sur celle-ci en pleurant. Puis, après s’être trempé dans les eaux froides de la source du Ari, il demanda à visiter la synagogue où ce dernier avait l’habitude de prier.

A sa grande surprise, l’accès lui fut refusé. Le juif gardien de la synagogue, et qui en possédait les clefs lui répondit que cela faisait déjà plusieurs années qu’elle était verrouillée, et que personne n’osait y pénétrer.

«Ceux qui ont osé le faire, n’en sont pas sortis vivants.» Ajouta -t-il pour conclure.

Rabbi Israël le rassura, et lui demanda de bien vouloir lui remettre quand même les clefs.

Tremblants de peur, le gardien lui remit les clefs, tout en essayant de le persuader qu’il valait mieux renoncer à ce projet.

Une foule nombreuse se groupa autour de la synagogue du Ari, désirant assister à l’événement. Tendus et craintifs, ils suivaient des yeux la scène. Rabbi Israël prit les clefs et les enfonça dans la serrure de la porte de la synagogue.

La porte, qui était restée fermée de nombreuses années, s’ouvrit avec un grincement strident. La crainte des assistants augmenta. Rabbi Israël se tourna vers son serviteur et lui dit : «Attrape mon manteau et suis-moi ; tant que tu le saisiras, il ne t’arrivera aucun mal…»

Le Tsaddik pénétra à l’intérieur avec une grande émotion, suivit de son serviteur qui n’osait lâcher les pans de son manteau. Rabbi Israël se dirigea vers l’Arche sainte, tira le voile bigarré, et ouvrit les portes de l’Arche. Il sortit le Séfer Torah qui s’y trouvait, le déposa sur la table, et commença à lire. Le coeur du serviteur s’arrêta de battre quelques instants, ne sachant s’il rêvait ou s’il était éveillé. La synagogue se remplit alors d’une grande lumière éclatante et pure. Rabbi Israël se tourna vers son serviteur et lui dit :

«Maintenant, tu peux lâcher mon manteau, il ne t’arrivera rien. A partir d’aujourd’hui, tout le monde pourra entrer dans cette synagogue sans aucune crainte.»

Tous les juifs qui attendaient dehors furent transportés de joie, lorsqu’il virent le Tsaddik ressortir vivant de la synagogue. Ils avaient été témoins de la grande sainteté de Rabbi Israël. L’un après l’autre, s’approchèrent du Tsaddik pour embrasser les pans de son manteau et recevoir sa bénédiction.

Rabbi Israël eut beaucoup de difficultés à quitter la Terre Sainte, pour laquelle il gardait une grande nostalgie. Et malgré son désir ardent d’y rester, il décida de retourner à Tafilalet, au Maroc, pour diriger sa Communauté, restée tel un troupeau sans berger.

La Maison de Rabbi Israël était devenue un pôle d’attraction pour les juifs de Tafilalet. Jour et nuit, on venait frapper à sa porte; les pauvres pour demander de l’aide, les malades pour recevoir sa bénédiction pour guérir et celui qui était en conflit avec son prochain, venait se faire juger par le Tsaddik.

Une fois, pendant la nuit du Chabbat, Rabbi Israël étudiait des secrets de la Torah, sondant les mystères du monde. Il était tellement absorbé par son étude, qu’il ne remarqua pas que l’une des bougies du Chabbat était tombée sur le tapis qui prenait feu. Un membre de la famille, s’aperçut du début de l’incendie, il courut aussitôt Vers Rabbi Israël pour l’avertir du danger. Toute la maison pouvait prendre feu…

Rabbi Israël prit son bâton, et s’approcha du feu qui se propageait. Il fit un signe dans l’air avec le bâton et dit :

«Maître du monde ! que le feu s’arrête là !…»

Lorsque les flammes atteignirent l’endroit désigné par le Tsaddik, Subitement, le feu s’éteignit tout seul.

En l’an 5724, Rabbi Israël décida de réaliser son projet le plus cher : s’installer en Terre Sainte. La plupart des juifs du Maroc avaient alors quitté la pauvre Gola, et étaient montés en Terre d’Israël. Ce grand capitaine, ce berger fidèle, ne fut pas le premier à partir. Il n’accepta de quitter  le Maroc que lorsque la majorité des juifs furent déjà installés en Israël pour chérir son sol.

La nouvelle de l’arrivée de Rabbénou en Terre Sainte, se répandit rapidement, et des centaines de gens vinrent l’accueillir au port et parmi eux, des grands Rabbins et des personnalités importantes.

Rabbénou apporta avec lui, du Maroc, tous les livres et manuscrits, en sa possession; il n’était prêt à renoncer à aucun d’entre eux. Pendant trois jours, ses proches travaillèrent à emballer ses livres, qui remplirent plus de trente grandes caisses, et furent transportés difficilement dans un camion jusqu’au port. Cette immense bibliothèque comportait toutes sortes de livres : commentaires simples et secrets, de livres anciens et nouveaux. Il y avait aussi des livres de grandes valeurs, et des manuscrits de grands Rabbins et de Rabbins de la famille. Les manuscrits de Rabbi Israël, à eux seuls, comportaient plus de mille pages de commentaires sur la Thora.

Rabbi Israël, un génie dans la Thora dévoilée et secrète, était d’une grande modestie. Malgré sa grande érudition, il ne se considérait jamais comme assez méritant de tous les honneurs qu’on lui faisait. Il parlait des grands Maîtres de la génération, avec une entière soumission, tel un nain devant des géants. Chaque fois qu’un Talmid-Hakham venait lui rendre visite, il se levait en son honneur, et avait l’habitude de s’excuser : «Pardonne-moi, si je t’ai pas reçu avec tout le respect que je te dois».

Un jour, son gendre le trouva assis par terre en train de se lamenter : «les gens pensent que j’ai quelque chose, ou une qualité spéciale, mais je me connais bien, je n’ai rien de tout cela. Je crains, que l’on me donne dans ce monde-ci tout mon salaire du monde futur, c’est pour cela que je me lamente».

Toute la vie de Rabbénou fut imprégnée de cette terrible douleur et de cette souffrance profonde qui suivirent la destruction du Saint Temple, et sur l’exil de la Chékhina. Toujours, il ramenait, en tête de chapitre : «Et la Chékhina, que dit-elle, ils m’ont déshonorée…».

Au coeur de la nuit, lorsque toute la création était enveloppée d’un silence profond, Rabbénou, assis sur le plancher, se lamentait du plus profond de son être, sur l’exil de la Chékhina, sur le peuple juif bafoué et opprimé.

Le dimanche vingt Téveth 5744, Rabbénou tomba malade de sa dernière maladie. Il agonisa durant deux semaines. Toutes les maison d’Israël imploraient, Celui qui réside dans les cieux pour sa guérison complète. Mais les portes de Cieux restèrent fermées, et le dimanche quatre Chevat 5744, Rabbénou fut rappelé devant le Tribunal Céleste….

La terrible nouvelle de la disparition du Tsaddik se répandit très vite. Toutes les communautés d’Israël furent affligés et en deuil. Des milliers de juifs pleurèrent amèrement la perte de ce grand pilier, qui n’était plus…

A partir de jour, il ne sera plus possible d’accéder au Saint, a cet extraordinaire Tsaddik dont la majesté et la splendeur ont rayonné sur le monde entier.

Que son mérite nous protège. Amen.

 

10 janvier, 2012

DATE ET MITSVOTH DE POURIM

Classé dans : Pourim — fanfan18unblogfr @ 8:42

 

MERCREDI 7 MARS 2012 JEUNE D’ESTHER

JEUDI 8 MARS 2012 POURIM

VENDREDI 9 MARS CHOUCHANE POURIM 

 La photo de la Reine Esther par le peintre Charles FILONI zal.

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Mercredi 7 mars 2012, c’est le «jeûne d’Esther», on jeûne du matin au soir : le matin, on récite les Seli’hot et la prière «Avinou Malkenou». Avant l’office de «Min’ha», l’après-midi, on donne trois pièces de cinquante centimes d’euro à la «Tsedaka» (charité) en souvenir de l’offrande des trois demi-siècles pour la construction et l’entretien du Temple. Dans la «Amida», on rajoute la prière «Anénou».

Le jeûne d’Esther :
Pour commémorer le jour de prière et de jeûne que les Juifs observèrent avant leur victoire, cette année nous jeûnons le mercredi 7 mars 2012.

Vous devez vérifiez les horaires auprès de votre communauté.

  • Le jeûne commence à 04H48 et se termine à 18H08  (horaires valables uniquement pour ASHDOD).
  • Le jeûne commence à 04H48 et se termine à 18H07 (horaires valables uniquement pour TEL AVIV).
  • Le jeûne commence à 04H46 et se termine à 18H06 (horaires valables uniquement pour JERUSALEM).
  • Le jeûne commence à 05H39 et se termine à 19H05 (horaires valables uniquement pour LYON).
  • Le jeûne commence à 05H45 et se termine à 19H15 (horaires valables uniquement pour PARIS).

 

Mercredi soir 7 mars 2012 : 

Première lecture de la Méguila d’Esther, après la prière du soir, on se rend à la synagogue où on écoute attentivement chaque mot de la Méguila, le rouleau d’Esther. 

Jeudi 8 mars 2012 au matin

1. On écoute à nouveau chaque mot de la lecture de la «Méguila».(deuxième lecture de la Méguila d’Esther).

2. Ce n’est qu’après avoir écouté la «Méguila» que l’on procède aux autres Mitsvot de Pourim : on offre au minimum deux mets comestibles à au moins un ami, en passant par un intermédiaire : un homme à un homme, et une femme à une femme : ce sont les «Michloa’h Manot».

3. On donne au moins une pièce à au minimum deux pauvres pour leur permettre de célébrer la fête, c’est : «Matanot Laévyonim».

4. Dimanche après-midi, on se réunit pour prendre part au festin de Pourim dans la joie.

Le Demi-Chekel :

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Il est de tradition de donner trois pièces d’un demi euro à la charité afin de rappeler le demi-chéquel offert par chaque Juif au temps du Temple. Cette Mitsva est faite pendant le jour de jeûne avant la prière de Min’ha. On pourra le faire Vendredi (en cas d’oubli).

 

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Ecouter la Méguila :

Pour vivre les évènements miraculeux de Pourim, nous écoutons la lecture de la Méguila (le livre d’Esther) une première fois la veille de Pourim et, une seconde fois, pendant la journée de Pourim. Lorsque le nom d’Haman est cité, nous faisons tourner les crécelles     crecellepm.gifet tapons du pied pour effacer son souvenir. On peut dire aux enfants que Pourim est le seul moment de l’année où faire du bruit est une Mitsva !

 

 

 

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Donner des cadeaux aux pauvres :

Se préoccuper de ceux qui sont dans le besoin est, pour un Juif, une responsabilité constante. Cependant, à Pourim, se souvenir des pauvres fait l’objet d’une Mitsva particulière. Il faut donner la charité à au moins deux pauvres, et plus de préférence, pendant la journée de Pourim. La Mitsva est mieux accomplie lorsqu’on donne directement aux pauvres. Cependant, si on ne trouve pas de pauvre, on peut mettre au moins quelques pièces dans des boîtes réservées à la charité.
Même les jeunes enfants doivent accomplir cette Mitsva.

 

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Envoyer des cadeaux :

A Pourim, nous soulignons l’importance de l’unité et de l’amitié entre les Juifs en envoyant des cadeaux composés d’aliments à des amis. Il faut envoyer un cadeau composé d’au moins deux sortes d’aliments prêts à être consommés (par exemple des gâteaux, des fruits, des boissons) à un ami au minimum pendant la journée de Pourim. Il convient que les hommes envoient aux hommes et les femmes aux femmes. Cet envoi doit être fait par l’intermédiaire d’une troisième personne. Les enfants, en plus d’envoyer leurs propres cadeaux, font des messagers enthousiastes.

 

 

 

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Prendre le repas de fête : 

Comme pour toutes les fêtes, nous célébrons Pourim avec un repas spécial. Toute la famille et les amis se réunissent pour se réjouir dans l’esprit du jour.

 

 

Les enfants se déguisent :

 

 

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Les prières spéciales :

Pourim, nous récitons le passage “Al Hanissim” dans la Amida, le soir, le matin et l’après-midi, ainsi que dans la bénédiction d’après le repas. Dans la prière du matin, une lecture de la Torah spéciale est faite à la synagogue.

 

9 janvier, 2012

CHANSONS DE POURIM

Classé dans : Chanson,Pourim — fanfan18unblogfr @ 14:34

 http://www.juif.org/video/3293,pourim-sameah.php

LA FETE DE POURIM

Classé dans : Pourim — fanfan18unblogfr @ 8:41

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CONTEXTE HISTORIQUE :

Les livres de Daniel (chap. 1-9) et d’Ezra (chap. 1-6) nous donnent le contexte du récit de la Méguila. Ce fut au Ve-IVe siècle av., époque où le peuple juif, déjà exilé en Babylonie, avait perdu sa souveraineté et son sanctuaire et était exilé en Babylonie. Cet empire était tombé aux mains des Perses et s’étendait de l’Inde à l’Ethiopie. Cyrus avait donné la permission aux Juifs de retourner en Israël (qui se trouvait également sous sa domination) et d’y reconstruire le Temple. Une partie du peuple s’y était rendue et, dans des conditions difficiles, avait jeté les fondations du sanctuaire. Sous le règne d’Assuérus, les Samaritains, intriguant contre les Juifs, les accusèrent de vouloir se révolter contre la Perse, le roi prêta foi à ces accusations et fit arrêter la construction du Temple. Les travaux ne purent être repris qu’au temps de Darius.

L’histoire de Pourim se situe donc à une époque où une partie du peuple juif se trouvait en Israël attendant de pouvoir réédifier le Temple, l’autre était dispersée dans l’empire perse. A Suze, lieu de résidence d’Assuérus, il y avait également une communauté juive, c’est là où notre récit se déroule.

HISTOIRE DE POURIM : 

La troisième année de son règne, lorsque son trône est consolidé, Assuérus donne un festin durant cent quatre-vingts jours et y convie les satrapes et les notables des cent vingt-sept provinces de son royaume. A la fin de ces festivités, il invite pendant une semaine tous les habitants de Suze à un nouveau festin. Le dernier jour, le roi ordonne à sa femme, la reine Vachti, de paraître devant tous les hommes pour montrer sa beauté. Vachti refuse. Le roi consulte les Sages et l’un d’entre eux, s’appelant Memoukhan (d’après la tradition orale, c’est Aman), lui conseille de répudier la reine. Il prétend notamment que la conduite intolérable de Vachti pourrait devenir un précédent fâcheux pour les autres femmes qui seraient, elles aussi, incitées à manquer de respect à leur mari. Le conseil de Memoukhan est suivi et, en outre, des ordonnances sont expédiées dans tout le royaume exigeant le respect du mari dans tous les foyers.

Assuérus, cherchant une nouvelle reine, fait réunir plusieurs belles jeunes filles. Parmi celles-ci, Esther, la seule à ne faire aucun effort pour plaire au roi, attire les sympathies de tous et est choisie. C’est une orpheline juive, nièce et pupille de Mardochée. Elle devient reine et, suivant le conseil de son tuteur, ne fait pas connaître son origine. Elle continue à garder contact avec lui, et suit ses instructions et ses conseils.

Mardochée découvre un complot contre le roi et l’en prévient par le truchement d’Esther. Le fait est consigné dans le livre des Annales, aucune récompense ne lui est donnée.

Assuérus élève Aman, descendant d’Agag (roi des Amalécites), au plus haut rang de la hiérarchie. Tout le monde doit se prosterner devant lui. Mardochée refuse.

Courroucé contre Mardochée, Aman veut exterminer tous les Juifs. Au mois de Nissan, il procède à un tirage au sort qui désigne le 13 Adar comme date propice au massacre. Il persuade le roi de donner son accord, lui offre même une somme énorme en échange des pleins pouvoirs. Ils lui sont remis et un décret royal publié dans tout l’empire annonce que la population entière doit se tenir prête à la date susdite.

Mardochée fait dire à Esther d’intercéder auprès du roi pour sauver son peuple. Après quelques hésitations, elle accepte mais lui demande de faire décréter d’abord un jeûne de trois jours dans la communauté juive de Suze.

Le troisième jour, Esther, au péril de sa vie (ne peut se présenter devant le roi que celui qui y est appelé), invite le roi et Aman à une fête intime. Au cours du banquet, Assuérus lui demande ce qu’elle désire et Esther ne répond pas. Elle invite pour le lendemain le souverain et Aman à un nouveau festin et promet à cette occasion de faire connaître au roi sa requête.

Aman sort du banquet royal gonflé d’orgueil et de joie. Croisant Mardochée qui ne s’incline pas devant lui, il est pris d’une fureur irrésistible. La nuit même, il érige une potence et attend le lever du jour pour recevoir du roi l’autorisation d’y pendre Mardochée.

La même nuit, Assuérus, ne comprenant rien à la signification du dîner offert par Esther, est inquiet et ne parvient pas à s’endormir. Il ordonne à ses serviteurs de lui lire les Annales. Comme par hasard, le livre est ouvert à la page où est consigné le bienfait de Mardochée.

Le roi veut le récompenser au plus tôt.

A l’aube, Aman se présente devant le souverain qui, ne lui laissant pas le temps de formuler sa requête, veut connaître quelle rétribution il proposerait pour un homme de mérite. Aman, croyant qu’il s’agit de lui-même, propose qu’on le fasse chevaucher en tenue royale dans la capitale pendant qu’un dignitaire proclamerait à ses côtés : « Voilà ce qui se fait pour l’homme que le roi veut honorer ! » Assuérus dit à Aman que les honneurs sont destinés à Mardochée et que le dignitaire sera Aman en personne. L’ordre est exécuté.

Sans avoir eu le temps de se remettre de sa honte, Aman doit se rendre au festin d’Esther. Au cours du banquet, Esther révèle au roi qu’elle est juive et accuse Aman de tramer un complot contre la reine et son peuple. Assuérus, sous l’effet de la surprise, est pris d’une rage folle (il avait déjà donné son accord à Aman). Dans son désarroi, il quitte la salle. Aman, saisi de panique implore la pitié d’Esther et trébuche sur le divan. Le roi revient et, croyant qu’Aman fait la cour à la reine, se fâche de plus belle. Un serviteur révèle qu’Aman avait préparé une potence pour Mardochée (qui avait sauvé la vie du roi) et, immédiatement, le bourreau y est pendu.

Assuérus, apprenant que Mardochée est l’oncle de la reine, le nomme premier vizir à la place d’Aman.

Sous l’influence d’Esther et de Mardochée, le roi établit de nouveaux décrets proclamant le 13 Adar comme journée d’autodéfense pour les Juifs. Le 14 Adar, lendemain de la victoire, devient, à la place d’un jour de deuil, un jour de fête. Tous ces faits sont consignés par Mardochée et Esther dans un mémoire s’intitulant la Méguila (le rouleau) d’Esther.

LA FETE DE POURIM :

Pourim se fête le 14 Adar (dernier mois du calendrier juif) pour les villes ouvertes, et le 15 Adar pour les villes qui étaient entourées d’une enceinte dans l’Antiquité. C’est que, dans toutes les villes, la bataille se termina le 13, tandis qu’à Suze, qui était une ville fortifiée, la bataille ne se termina que le 14. Jérusalem est parmi les villes qui fêtent Pourim le 15.

« Pourim » signifie en perse « sorts ». Cela en souvenir du sort qu’Aman avait consulté pour fixer la date d’extermination des Juifs.

LES RITES DE LA FETE SONT :

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  • Cadeaux aux amis (sous forme de mets)
  • Cadeaux aux pauvres (sous toutes les formes)
  • Lecture soir et matin de la Méguila, récitation d’une prière de remerciement dans  la amida et le birkath hamazone
  • Grands festins arrosés de vin et de boissons
  • Réjouissances de toutes sortes.

MEGUILAT ESTHER

Classé dans : Pourim — fanfan18unblogfr @ 8:40

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   megilat esther.pdf  ← cliquez sur l’icône

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LA MEGUILA RANCONTEE AUX ENFANTS

Classé dans : Pourim — fanfan18unblogfr @ 8:39

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L’histoire de la Méguila :

Ce fut au temps d’Assuérus…
Il y a de très nombreuses années, dans le lointain pays de Perse, régnait le méchant roi Assuérus. Il habitait un magnifique palais à Suse, la capitale.

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Il était très riche et très puissant. Il dominait sur de nombreux peuples, dans un immense royaume qui s’étendait de l’Inde à l’Ethiopie. Mais il haïssait les enfants d’Israël qui avaient été exilés dans son pays et qui souffrirent beaucoup sous son règne.

Sa femme, la reine Vachti, était tout aussi cruelle que lui. Elle faisait travailler très durement les jeunes juives, les humiliait et les forçait à profaner le Shabbat. Mais elle ne tarda pas à être punie, comme vous allez le voir.Un jour, trois ans après être monté sur le trône, Assuérus, voulut exposer à tous, sa gloire et ses fabuleuses richesses. Il organisa alors, pour les princes et les courtisans du royaume, un immense festin qui devait durer cent quatre-vingts jours ! Ces festivités terminées, il invita ensuite toute la population de Suse, du plus grand au plus petit, à participer à un somptueux banquet de sept jours dans les jardins du palais.Quelle magnificence ! Sur le sol dallé de marbre blanc et coloré, avaient été installés des lits d’or et d’argent, recouverts de belles tentures de brocart ! Chacun pouvait boire et manger à sa guise ! On y servait en abondance, dans de la vaisselle très précieuse, les mets les plus raffinés et les vins les plus vieux. Mais ce méchant roi, pour se vanter, utilisa aussi les ustensiles sacrés que ses prédécesseurs avaient volés au Bet Hamikdach. Quel sacrilège !

La reine Vachti, elle aussi, offrit un festin à toutes les femmes de la ville. Évidemment, la population de la capitale n’allait pas se priver de profiter de cette magnifique fête !

À Suse vivait un Juif, un Tsadik, appelé Mordekhaï. C’était un grand Sage, un des membres du Sanhédrin. Lorsqu’il eut connaissance de l’invitation du roi, il prit peur et avertit les Juifs : « Mes frères, n’y allez pas ! N’y participez pas ! Il nous est interdit de profiter du repas d’un racha ! »

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Mais les Juifs n’écoutèrent pas leur Maître. Craignant la réaction d’Assuérus, la plupart d’entre eux se rendirent au palais. Quelques-uns seulement obéirent à Mordekhaï.

À ce moment-là, à cause de leur péché, une terrible décision fut prise dans le Ciel !

Le septième jour du banquet (c’était un shabbat), le roi, qui avait bu beaucoup de vin, était d’humeur très gaie. Que fait-il ? Il ordonna à Vachti de se présenter devant les invités avec sa couronne sur sa tête, afin de montrer, à tous, sa beauté.

Or, au même moment, Vachti venait de recevoir sa punition : envoyé par Hachem, l’ange Gabriel lui avait fait pousser une corne ! Quelle honte ! Bien sûr, elle refusa de s’exhiber ainsi chez le roi !                                                           

Complètement ivre, Assuérus entra dans une violente colère. «Quel châtiment vais-je donner à cette femme rebelle demanda-t-il à ses conseillers. «Majesté !» Intervint le ministre Memouhan, «pour avoir désobéi à son illustre mari, la reine mérite la mort». Assuérus écouta son conseiller et fit immédiatement exécuter Vachti. Elle qui avait forcé les jeunes juives à transgresser le shabbat reçut son châtiment un jour de shabbat, comme elle l’avait mérité (mida kenéguèd mida) !

Peu de temps après, lorsque le roi se fut calmé et qu’il n’était plus grisé par le vin, il se souvint de Vachti et de ce qu ‘il lui avait fait.

«Malheur à moi !» Se lamenta-t-il. «Je n’ai plus de reine !» «Majesté !» Proposèrent ses serviteurs, «nous allons rassembler pour vous toutes les plus belles jeunes filles du royaume parmi lesquelles vous n’aurez qu’à vous choisir une nouvelle femme !»

Et il en fut ainsi.

ASuse vivait alors une bonne et pieuse jeune fille qui s’appelait Esther. Elle n’avait plus son père ni sa mère et Mordekhaï, son cousin, l’avait recueillie chez lui. Elle suivait toujours fidèlement à son enseignement. Lorsque les gardes du roi remarquèrent sa beauté, ils la ravirent immédiatement pour l’amener au palais. Quel malheur ! Esther ne voulait pas qu’on la prenne pour être choisie comme reine !

Juste avant son enlèvement, Mordekhaï avait eu le temps de lui chuchoter : «Esther, même dans le palais de ce méchant roi, n’oublie jamais les Mitsvot de la Torah ! Et surtout, ne révèle à personne tes origines, de quel peuple tu viens !» «Mordekhaï», avait-elle courageusement répondu, «je te promets de t’obéir fidèlement !».

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Au palais royal, une multitude de jeunes filles de toutes les nationalités avaient été rassemblées. Esther gagna immédiatement la bienveillance du garde des femmes, qui lui accordait tout ce qu’elle demandait. Mais son seul désir était de pouvoir continuer d’observer les Mitsvot. Grâce aux sept servantes qui avaient été mises à sa disposition et qui se relayaient tout au long de la semaine, elle réussit à tenir le compte des jours et à garder le shabbat. Elle se nourrit uniquement de graines et ne toucha jamais à un aliment non cachère.

Quant à Mordekhaï, il se rendait chaque jour devant la cour du palais pour prendre des nouvelles d’Esther.

Toutes les jeunes filles attendaient impatiemment leur tour pour être présentées au roi et chacune espérait être choisie comme reine. Elles se parfumaient, elles se paraient de bijoux pour paraître aussi belles que possible.

Mais Esther ne fit aucun effort de ce genre. Elle ne souhaitait aucunement devenir la femme de ce méchant roi ! Et pourtant, quand son tour arriva, c’est précisément elle qui trouva grâce aux yeux d’Assuérus. Il la couronna et elle devint ainsi reine de Perse à la place de Vachti. Pour l’occasion, le roi offrit un grand banquet. Malgré les insistances de son mari, Esther ne lui révéla toujours pas ses origines, respectant ainsi les instructions de Mordekhaï qui continuait, quant à lui, de venir régulièrement près du palais.

Un jour, deux gardes du roi -- Bigthan et Thérech -- qui étaient en colère contre Assuérus, complotèrent contre lui.

«Pif kaï tchouk, pouf tai moun», chuchotèrent-ils en tharcite, «voilà comment nous allons empoisonner le roi…». Ils pensaient que personne ne comprenait leur langue. Ils ignoraient que Mordekhaï, assis là, aux portes du palais, était un membre du Sanhédrin et qu’il connaissait donc toutes les langues.

Lorsque ce dernier entendit ce qu’ils projetaient de faire, il alla immédiatement en informer Esther.

Celle-ci s’empressa d’avertir le roi :

«Majesté ! Mordekhaï le Juif a entendu que vos gardes Bigthan et Térech veulent attenter à votre vie ! Il m’a chargée de vous prévenir afin de vous sauver !».

Très effrayé, Assuérus procéda aussitôt à des vérifications. En effet, on trouva que le repas qu’on allait justement lui servir était empoisonné !

Les deux conspirateurs furent pendus. Rempli de reconnaissance envers Mordekhaï, le roi fit inscrire son nom dans son Livre de Mémoires.                                                          

Quelque temps après, Assuérus fit monter en grade son conseiller Haman, fils d’Hamdata, qu’il nomma à la tête de tous les ministres. Sur l’ordre du roi, tout le monde devait se prosterner devant Haman. Le cœur de celui-ci s’emplissait d’orgueil au spectacle de tous ces hommes se courbant à son passage.

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«Qui est aussi important que moi ?» Pensait-il. «Qui est puissant comme moi ? Tous les sujets du royaume me sont soumis ! Je suis comme un dieu !»

Au comble de la vanité, Haman accrocha sur sa poitrine l’image d’une idole !

Tous, craignant l’ordre du roi, s’inclinaient devant Haman et son idole. Tous, sauf Mordekhaï ! Mordekhaï le Tsadik ne voulait à aucun prix se prosterner devant cet homme qui se prenait pour un dieu, et encore moins devant son idole ! Les serviteurs du roi lui demandèrent : «Pourquoi désobéis-tu au roi ? Ne crains-tu pas d’être sévèrement puni ?» Mordekhaï leur répondit : «Non, je n’ai pas peur ! Il est interdit aux Juifs de se prosterner devant une idole et jamais je ne le ferai !». Et malgré leurs insistances, Mordekhaï ne céda jamais. Haman en fut averti. Lorsqu’il constata que Mordekhaï, effectivement, ne se courbait jamais devant lui, il entra dans une vive colère et pensa : «Comment ose-t-il me tenir tête ? Quel châtiment exemplaire vais-je lui infliger ? Il mérite la mort ! Mais il ne me suffit pas de le tuer tout seul. Puisque Mordekhaï est juif, c’est tout son peuple, ce sont tous les Juifs que je veux faire disparaître !»

Et le méchant Haman commença à mettre au point son terrible projet :

«Tout d’abord», pensa-t-il, «fixons une date pour cette extermination. Voyons…quel serait le meilleur moment ? Aux environs de leur fête de Pessakh ? … Peut-être de Chavouot ? Ou alors de Souccot ? Ah non ! Comme les Juifs observent de nombreux commandements pendant ces périodes, leur Dieu les protège particulièrement».

Haman réfléchit, réfléchit, et finalement, décida…de tirer au sort ! Il inscrivit le nom de tous les mois sur des bouts de papier qu’il plia soigneusement et les mélangea dans une boîte. Il retira ensuite un billet, l’ouvrit et lut : «Mois d’adar», «Parfait se réjouit Haman, les Juifs ne célèbrent aucune fête pendant ce mois-ci ! Mais quel jour exactement va-t-on perpétrer le massacre ? Tirons à nouveau au sort !»

Il sortit un nouveau papier où était inscrit le nombre treize. Haman était maintenant fixé : Ce serait donc le treize du mois d’adar. Il s’empressa de se rendre chez le roi pour obtenir son autorisation.

«Majesté !» Dit-il, «Savez-vous qu’il y a un peuple très étrange éparpillé dans tout votre royaume ? Ses membres ont des coutumes particulières et ne se conduisent pas comme les autres nations. Ils n’obéissent pas aux ordres de Sa Majesté. Lorsqu’on leur demande d’effectuer des travaux pour le pays, ils disent : «C’est shabbat aujourd’hui, nous n’avons pas le droit de travailler ! Le roi n’en retire vraiment aucun profit ! Que Sa Majesté décrète leur extermination et je ferai parvenir au trésor royal la somme de dix mille écus d’argent !»

Le méchant Assuérus fut très heureux de la proposition. «Voici ma bague», dit-il à Haman en lui tendant l’anneau royal, «tu pourras l’utiliser pour cacheter de mon sceau tous les édits que tu voudras. Je te cède tous les pouvoirs sur ce peuple, fais-en ce que bon te semble ! Quant à l’argent, il est à toi, garde-le !»

Haman se mit immédiatement à l’œuvre. Il fit écrire par les scribes de la cour des missives dans toutes les langues du royaume. Au nom de Sa Majesté, on y donnait l’ordre à l’ensemble de la population de se tenir prête à piller et à tuer tous les Juifs, du plus jeune au plus vieux, y compris les femmes et les enfants, cela en un seul jour, le treize du mois d’adar !

Des messagers furent chargés de remettre au plus vite les lettres scellées dans toutes les provinces du royaume. Assuérus et Haman se mirent à boire joyeusement pour fêter leur accord, mais chez les Juifs de Suse, ce fut la consternation !

Mordekhaï apprit l’effroyable nouvelle. Il savait que c’était à cause de leurs péchés et de leur participation au festin que ce terrible décret avait été promulgué contre les Juifs.

Il déchira ses vêtements, se couvrit d’un habit de deuil et parcourut les rues de la ville en criant et en pleurant :

«Juifs, mes frères ! Un projet d’extermination totale a été décidé contre nous ! Faites Techouva, faites pénitence ! Peut-être que Dieu nous prendra en pitié, nous pardonnera et nous sauvera !»

Et l’appel de Mordekhaï fut entendu ! Dans toutes les provinces de l’empire perse, partout où l’on apprit l’affreux édit, les Juifs éclatèrent en pleurs et prirent le deuil. Ils prièrent, ils jeûnèrent, ils se repentirent de leurs fautes et supplièrent Dieu de les sauver.

Mais Esther, dans son palais, ne savait rien de tous ces événements.

Ses servantes firent brusquement irruption : «Majesté dirent-elles, «nous venons de voir près des portes du palais Mordekhaï le Juif vêtu d’un cilice, en train de pleurer et de crier !» «Que se passe-t-il ?» S’exclama la reine, très effrayée. «Ne sait-il pas qu’il est interdit d’entrer en habit de deuil dans l’enceinte du palais ? Apportez-lui immédiatement d’autres vêtements !» Mais Mordekhaï refusa de se changer. Esther, comprenant alors que c’était sérieux, envoya Hatakh, son fidèle serviteur, lui demander des explications.

Mordekhaï lui raconta en détail tout ce qui s’était passé, et lui montra même la copie du terrible décret. Il fit demander à Esther de se rendre chez le roi pour intervenir en faveur de son peuple.

La reine fit alors répondre à Mordekhaï : «Tout le monde ici sait que quiconque ose se présenter dans la salle du trône sans y avoir été invité se rend passible de mort, sauf ? Si le roi lui tend son sceptre. Or, cela fait déjà un mois que je n’ai pas été appelée !» Mordekhaï lui transmit ce message : «Chère Esther, ne crois pas que tu seras seule épargnée parmi tes frères ! Si tu préfères garder le silence, Dieu les sauvera par un autre moyen, mais toi tu seras punie. Tu ne peux pas attendre l’occasion d’être convoquée, car qui sait si, à l’approche de la date fatidique, tu seras encore reine ?»

Esther lui fit alors parvenir la réponse suivante : «Va, rassemble tous les Juifs de Suse. Qu’ils ne mangent ni ne boivent pendant trois jours. Moi, je ferai de même avec mes servantes. Ensuite, je me rendrai chez le roi malgré l’interdiction, même si je risque la mort».

Mordekhaï fit ce que lui avait ordonné Esther, et tous les Juifs -- les enfants y compris -- jeûnèrent sans interruption pendant trois jours d’affilée.

Le troisième jour, Esther revêtit ses habits royaux et se rendit courageusement chez Assuérus. Elle adressa à Achem une ardente prière pour qu’il lui permette de réussir dans sa dangereuse mission. Et Dieu l’exauça. Dès que le roi, assis sur son trône, la vit arriver, elle trouva grâce à ses yeux. Il lui tendit son sceptre et Esther, encouragée par ce miracle, s’approcha pour en toucher le bout ! Elle était sauvée !                                                        

 «Qu’as-tu, chère Esther ?» Lui demanda le roi. «Que veux-tu ?» Je suis prêt à t’accorder jusqu’à la moitié du royaume ! 

«Je suis venue inviter Sa Majesté, s’il lui plaît, ainsi que son ministre Haman à un banquet que je leur ai préparé», lui répondit-elle. «J’accepte avec plaisir. Gardes ! Allez prévenir Haman qu’il est invité chez la reine !» ordonna Assuérus.

Assuérus et Haman se rendirent donc chez Esther. Ils buvaient avec délectation tous les vins qu’elle leur offrait… «Chère Esther», lui demanda à nouveau le roi au milieu du banquet, «quelle est donc ta requête ? Je suis prêt à t’accorder jusqu’à la moitié du royaume !»

«Si j’ai trouvé grâce à ses yeux, que Sa Majesté revienne avec Haman à un nouveau banquet que j’offrirai demain. J’y révélerai tout !»

Haman sortit tout heureux de chez la reine. Quel honneur lui faisait-on, mais voilà qu’il vit Mordekhaï, assis aux portes du palais, qui ne se levait ni même ne bougeait à son passage ! Son cœur s’emplit d’une violente colère qu’il eut grand-peine à contenir. Il s’empressa de rentrer chez lui, réunit tous ses amis ainsi que sa femme Zérech et leur raconta avec orgueil : «Vous savez à quel point je suis riche et puissant. Après le roi, il n’y a pas plus important que moi dans tout le royaume ! La preuve en est que la reine n’a convié que moi au banquet qu’elle donne pour le souverain. Elle m’a même invité avec lui une deuxième fois, pour demain. Mais tout cela ne compte en rien pour moi, car dès que je vois Mordekhaï, ce Juif, qui ose me narguer, cela me rend fou de rage !»

Zérech et tous ses amis lui proposèrent alors :

«Tu n’as qu’à monter une potence haute de cinquante coudées et demain matin, avant d’aller au banquet, demande au roi que l’on y pende Mordekhaï. Tu pourras alors te rendre chez la reine le cœur tranquille».

Le conseil plut beaucoup à Haman et il se mit aussitôt à l’œuvre. Toute la nuit, il travailla à construire dans sa cour une immense potence ! Quand il eut fini, il se dit :

«Ah ! Je m’imagine déjà Mordekhaï pendu là-haut, balancé à tous les vents ! Mais je suis curieux de savoir ce que fait ce Juif en ce moment».

De ce pas, il alla chercher Mordekhaï. Et où le trouva-t-il ? Au Bet Hamidrach, bien sûr, dans la maison d’étude où il enseignait la Torah. Il était assis par terre, en tenue de deuil, entouré de tous les petits-enfants. Ils jeûnaient depuis bientôt trois jours. Tous pleuraient et priaient…

Ce spectacle mit Haman au comble de la fureur. «Je vais faire tuer tous ces enfants en premier !» Se dit- il. Il ordonna de les enchaîner et disposa des hommes pour les garder.

Les enfants se mirent à sangloter de plus belle, et implorèrent Dieu de tout leur cœur.

Achem entendit les cris de ces petits qui n’avaient ni mangé ni bu pendant trois jours et, par leur mérite, II pardonna aux enfants d’Israël. II eut pitié en voyant le repentir de Son peuple et, dans le ciel, le terrible décret fut aboli…                                                        

Cette nuit, le sommeil du roi fut troublé… Dieu ne voulait pas laisser de repos à Assuérus. Celui-ci s’était éveillé et ne parvenait pas à se rendormir. II était intrigué par le suspens dans lequel Esther l’avait laissé. Il se tournait et se retournait de tous les côtés. Mais en vain. «Apportez-moi le Livre des Mémoires !» Ordonna-t-il à ses serviteurs. Les gardes (qui étaient des fils d’Haman) obéirent. Ils ouvrirent le gros livre et tombèrent juste sur le passage où il était relaté que Mordekhaï avait sauvé la vie au roi. Ils s’empressèrent de le refermer pour l’ouvrir à une autre page. Mais cette fois également, ils tombèrent sur ce récit ! Ils essayèrent une troisième fois, mais là encore, c’était toujours la même page !

Assuérus commença à s’impatienter : «Que se passe-t-il ? Lisez donc !» Cria-t-il.

Les gardes furent obligés de lire : «Mordekhaï le Juif a sauvé la vie au roi…» «C’est vrai, je m’en souviens. Au fait, quelle récompense a-t-il reçu pour cela ?» questionna le souverain. «Euh… il n’a encore rien reçu…» avouèrent les serviteurs.

À ce moment précis, on entendit des pas dans la cour. C’était Haman, qui ne tenait plus en place et qui voulait, dès la première heure, demander au roi l’autorisation de pendre Mordekhaï. «Qui donc se promène ici à une heure pareille ?» demanda Assuérus, intrigué. «C’est Haman !» Lui répondit-on.

«Qu’on l’introduise !» Ordonna-t-il.

Haman entra, tout heureux. Il n’espérait pas si bon accueil ! «Cher Haman !» S’exclama Assuérus, «tu tombes bien ! J’avais justement besoin d’un conseil. Que faire, à ton avis, à un homme que le roi veut honorer ? De quelle manière peut-on le récompenser ?»

Haman pensa dans son cœur : «Qui donc, à part moi, le roi chercherait-il à honorer ? Evidemment, il ne peut s’agir que de moi-même !» «Je crois», proposa l’orgueilleux Haman, toujours avide de gloire, «que le meilleur moyen de récompenser un tel homme serait de lui rendre pour un jour tous les honneurs dignes d’un roi. Qu’on le pare d’un costume et de la couronne de Sa Majesté. Que l’un des hauts gradés de la Cour, après l’avoir ainsi préparé, lui fasse monter le cheval royal, et le conduise à travers la ville en criant : «Ainsi fait-on à un homme que le roi désire honorer !»

«Très bien, c’est une excellente idée !» Acquiesça Assuérus. «Je vais d’ailleurs te charger de préparer toi-même toute cette parade. Dépêche-toi donc d’aller chercher le costume et le cheval comme tu l’as dit, et habille ainsi Mordekhaï le Juif, qui est assis aux portes du palais !»

«Qu… quoi !!! Qui donc ?» S’écria Haman, frappé de stupeur !

«Oui, oui ! Mordekhaï le Juif !» Confirma le roi. «Et veille bien à ne rien oublier de tout ce que tu as proposé !»

Quelle catastrophe, quelle honte pour Haman ! Il fut obligé d’aller trouver Mordekhaï, couvert de ses habits de deuil. Il dut le laver, le coiffer et le vêtir du costume royal. Il l’installa sur le cheval d’Assuérus et le guida dans les rues de Suse en criant :

Mordekhaï, le Tsadik, chevauchant royalement et acclamé par la foule, ne fut aucunement touché par l’orgueil. Il ne cessait de remercier Dieu pour ce miracle. Quelle joie ce fut pour les Juifs de Suse de voir leur Rav honoré ainsi comme un roi !

Le méchant Haman avait une fille tout aussi mauvaise que lui. Lorsqu’elle vit le cortège par la fenêtre, de loin, elle s’imagina bien sûr que l’homme assis sur le cheval était son père et que celui qui tenait les rênes ne pouvait être que Mordekhaï.

Que fit-elle ? Elle versa sur le guide un seau rempli d’eau sale. Plouf ! Surpris par cette douche humiliante, Haman leva la tête. Lorsque la fille vit qu’il s’agissait de son père, elle fut terrifiée. Au comble du désespoir, elle se jeta par la fenêtre et se tua !

Après avoir ainsi parcouru toutes les rues de la capitale, Mordekhaï retourna à son jeûne et à ses prières. Quant à Haman, il revint à la maison, fatigué, sale, mouillé accablé par son malheur. Comme il racontait sa mésaventure à ses proches et à sa femme, ceux-ci dirent : «Si ce Mordekhaï devant lequel tu as commencé à perdre ton prestige fait partie du peuple juif, sache que tu ne pourras plus le vaincre. Tu seras totalement battu par lui !» Ils étaient encore en train de parler que déjà des gardes firent irruption et emmenèrent Haman au banquet d’Esther sans même lui laisser le temps de se laver et de se changer !

Le roi et Haman étaient donc attablés avec la reine… «Chère Esther», demanda cette fois encore Assuérus, «quelle est donc ta requête ? Je suis prêt à t’accorder jusqu’à la moitié du royaume !»

«Si j’ai trouvé grâce aux yeux de Sa Majesté», répondit Esther, «et si Sa Majesté veut bien accéder à ma prière, c’est ma vie que je demande, c’est le salut de mon peuple ! Car nous avons été vendus, moi et mon peuple, pour être tués et massacrés ! Si nous avions été vendus comme esclaves, je me serais tue, car le roi en aurait tiré profit». «Qui est-il et où est-il, celui qui projette de faire une chose pareille ?» S’écria le roi, en colère.

«C’est lui, ce méchant ennemi, c’est Haman !» Dit Esther en le montrant du doigt. Haman fut abasourdi ! Quant à Assuérus, très irrité, il se leva et quitta la salle du banquet pour prendre l’air dans le jardin.

Haman, affolé par l’accusation de la reine, se jeta à genoux devant elle et implora sa pitié. Mais le roi, qui revenait, s’emplit de fureur quand il vit son ministre tombé ainsi aux pieds du lit de la reine. «Quoi !» S’écria Assuérus, «tu oses même t’attaquer à ma femme dans ma propre maison !»

À cet instant, un garde du nom de Harbona (c’était en réalité le prophète Elie) ! Entra et dit : «Je suis venu informer Votre Majesté qu’il y a dans la cour d’Haman une potence haute de cinquante coudées. Il avait l’intention d’y pendre Mordekhaï qui a sauvé la vie au roi». «Eh bien, qu’on l’y pende lui-même !» Ordonna Assuérus. Ainsi, on pendit Haman sur la potence qu’il avait préparée pour Mordekhaï, et la colère du roi se calma.

Le même jour, Assuérus transmit les pouvoirs d’Haman à Esther. Celle-ci fit venir Mordekhaï, car elle avait maintenant révélé au roi qui il était pour elle. Le souverain donna son anneau à Mordekhaï, et la reine le nomma à la place d’Haman.       

Mais sur les Juifs planait encore la menace du terrible décret. Esther se rendit une nouvelle fois chez le roi et tomba à ses pieds. En pleurant, elle le supplia d’annuler cet édit. Assuérus lui tendit son sceptre, la fit relever et lui dit : «Il est impossible d’annuler un décret qui a été scellé de l’anneau royal. Toutefois, j’ai donné ma bague avec mon cachet à Mordekhaï. Il peut donc écrire de nouveaux édits comme bon lui semble et les sceller en mon nom». Mordekhaï rédigea alors de nouvelles missives et les cacheta au nom du roi. Il y était dit que les Juifs étaient autorisés à se rassembler et à se défendre contre ceux qui voulaient les massacrer, le treize du mois d’adar. Des coursiers s’empressèrent de remettre ces lettres dans toutes les provinces de la Perse.

Mordekhaï sortit de chez Assuérus, vêtu d’habits royaux, d’azur et de pourpre et ceint d’une couronne d’or ! La ville de Suse était en fête ! Quelle joie pour les enfants d’Israël ! Par quel miracle extraordinaire Dieu les avait sauvés !

Ainsi, à cette date qui aurait pu leur être fatale, les Juifs parvinrent à se venger de ceux qui les haïssaient. Contrairement à ce qui aurait dû se passer -- venahafokh hou. Ce sont eux qui tuèrent un très grand nombre de leurs ennemis. Personne ne leur résista. Ils pendirent aussi les dix fils d’Haman !

Le quatorze adar, quand les combats cessèrent, les Juifs célébrèrent leur délivrance dans la joie.

Esther et Mordekhaï rapportèrent tous ces événements dans une Méguila. Ils instituèrent à la date du quatorze adar la fête de Pourim, en souvenir du pour - du sort -- avec lequel Haman avait fixé son projet. En ce jour, les Juifs de toutes les générations doivent se réjouir, lire la Méguila, s’envoyer des cadeaux comestibles, donner de l’argent aux pauvres et remercier Dieu qui, dans Sa grande miséricorde, les a sauvés si miraculeusement.

    Fin

Ce compte est tiré du livre «La ronde de l’année» paru aux Editions L’Arche du livre. Disponible dans les librairies juives.

6 novembre, 2011

HANOUKA PROCEDURE DE L’ALLUMAGE

Classé dans : Hanoucca — fanfan18unblogfr @ 10:07

Mardi soir 20 décembre au Mercredi soir 28 décembre 2011.  

Première bougie de Hanoucca le Mardi 20 décembre (25 kislev 5772).

Hanoucca Saméah. 

Le premier soir de Hanoucca, le chef de famille allume la première mèche de la hanoukiya en commençant par la droite et ce, à l’aide du chamash, bougie supplémentaire ou neuvième bougie disposée différemment des autres et présente pour cette fonction (d’aide à l’allumage). Chaque soir, on allume une lumière supplémentaire pour finir le 8e jour par l’ensemble des bougies. Le deuxième soir de Hanoucca, les lumières de la hanoukiya seront allumées en partant de la gauche, c’est-à-dire en commençant par la nouvelle bougie. Ce sont 36 bougies qui seront allumées pendant la semaine de Hanoucca, nombre équivalent à celui des mots de la bénédiction chantée lors de l’allumage.

Les spécialités de Hanoucca : Les repas de la semaine de Hanoucca sont devenus, avec le temps, partie intégrante des coutumes de la fête. Il n’y a pas de repas festif prescrit par la tradition ; cependant l’usage de faire des préparations frites en souvenir du miracle s’est largement répandu : on a coutume de manger des beignets après l’allumage, une fois au moins pendant ces huit jours. Néanmoins, l’allumage de la hanoukiya est l’occasion de réunions familiales se terminant la plupart du temps autour d’un bon repas. La séouda (festin) de Hanoucca comporte volailles, légumes, fruits, graines, douceurs et jus de raisin. Hanoucca est souvent l’occasion de faire un buffet. Hanoucca est aussi la fête des enfants et un certain nombre de coutumes leur sont attachées. Dans la plupart des communautés, on leur offre des cadeaux. Certaines familles offrent un petit cadeau à chaque enfant chaque soir après l’llumage de la bougie du jour, d’autres choisissent le premier jour, le soir de chabbat ou/et le huitième jour, donc le dernier.

 

23 octobre, 2011

HANOUKA FETE DES LUMIERES

Classé dans : Hanoucca — fanfan18unblogfr @ 8:00

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Commençant le 25e jour de Kislev et durant huit jours, elle tombe généralement au mois de décembre. Hanoucca commémore une victoire, ainsi que la purification du Temple profané et sa nouvelle consécration au Dieu d’Israël. La victoire est celle d’une petite bande de juifs menés par Judas Maccabée, en 165 avant J.C., dans leur bataille contre les Syriens hellénistes et le règne d’oppression du roi Antioche Epiphane. La révolte des Maccabée est d’importance car c’était la première fois que les juifs recouraient aux armes pour préserver leur foi et leurs libertés religieuses. Victorieux au combat, Judas retourna à Jérusalem pour trouver un Temple pillé et incendié, après avoir été profané par des rituels païens. Tous les récipients d’huile avaient été pollués par des substances honnies par la foi juive, à l’exception d’une jarre d’huile d’olive pure et consacrée, qui portait encore le sceau du Grand Prêtre. Mais elle ne contenait qu’une quantité d’huile suffisante pour brûler une seule journée. Les juifs l’allumèrent et elle se consuma pendant huit jours, permettant aux prêtres de purifier l’intérieur du Temple tandis qu’ils préparaient de nouvelles réserves d’huile bénite. Le miracle de l’huile est symbolisé dans les maisons juives par huit lumières dont on entretient la flamme. Chaque soir, on allume une de plus jusqu’au huitième jour, où toutes brûlent ensemble. Le miracle de l’huile est rappelé dans la cuisine par les abondantes quantités d’huile utilisées pour frire les délices traditionnels de Hanoucca. Une autre coutume de Hanoucca pratiquée depuis le Moyen Age consiste à manger des produits laitiers. Ceci en l’honneur de Judith, qui sauva sa ville assiégée « Béthulie, en Judée » de l’ennemi Holopherne. Selon l’histoire, il était amoureux d’elle. Une nuit, elle lui servit un fromage salé, qui lui donna soif, de sorte qu’il but beaucoup de vin. Quand il tomba dans une stupeur avinée, elle lui trancha la tête avec un sabre. Pour commémorer son action, les Ashkénazes mangent des mets contenant du fromage blanc et de la crème aigre, tels que les blintzes ou du gâteau au fromage, et les Séfarades des bimuelos au fromage. Au Maroc, le couscous au beurre est accompagné de lait, la farka aux dattes. En Alsace, il est aussi de coutume de manger de la choucroute à Hanoucca. Je me demande si le chou ne serait pas symbolique, parce qu’à la même date, une soupe aux choux apparaît au menu en Afrique du Nord, également des sfendj ou des el bagrirh, cigares, macrouds, des beignets sucrés, ainsi que bricks et bestels farcis. Les juifs de Tunisie des yoyos, petits beignets sucrés, l’arissa aux amandes, puis de fricassés. En Israël, on mange des beignets soufflés à la gelée ou des souvganiot. En dehors des fritures, il n’existe pas ou peu de plats particuliers à cette fête. Plusieurs familles on l’habitude de jouer à la toupie, ou aux cartes. Les femmes juives ont pris l’habitude de n’éffectuer aucun travail, ni professionnel, ni ménager, pendant que brillent les lumières de la hanoukiya. Le sixième jour de Hanoucca qui est également le premier jour du mois de Tevet, est un jour particulier : dans de nombreuses communautés, au fil du temps, ce jour fut consacré aux femmes. Pour commémorer le jour d’anniverssaire de l’acte héroïque de Judith, et de Hanna qui, selon la tradition participa à la révolte des Maccabim. Les femmes, surtout celles du monde sépharade, font du sixième jour de Hanoucca un jour spécial durant lequel elles se réunissent toutes ensemble quel que soit leur âge pour faire la fête (chanter et danser) et manger des préparations à base de fromage, des sucreries, et des beignets (pour l’huile). En Afrique du Nord et plus spécialement en Tunisie, ce jour est dédié aux femmes et nommé fête des filles ou « Roch Hodech el bnat ». 

Alors Mesdames faîtes en sorte de vous réunir le sixième jour de Hanoucca et de faire la fête.

Hag Sameah, Hanoucca Sameah à tous les juifs du monde entier. Que ces lumières amènent la paix dans le monde amen.

HANOUKA

Classé dans : Hanoucca — fanfan18unblogfr @ 7:00

Nous allumons les lumières de la ‘Hanoukiya pendant les huit jour de ‘Hanouka, du 25 kislev au 2 Téveth, pour célébrer le miracle que D… fit au temps des Hasmonéens : la seule fiole d’huile pure disponible dont la quantité était à peine suffisante pour un jour, servit à allumer le candélabre pendant huit jours jusqu’à la préparation d’une nouvelle quantité d’huile pure. Nous commémorons par cet allumage le miracle de la pérennité de la foi juive capable d’enflammer le peuple et le monde entier à partir d’une petite flamme, à condition qu’il existe un noyau pur : une fiole intacte. La victoire des Maccabées -- Hasmonéens, une poignées d’hommes faibles animés d’un dévouement sans borne pour la sauvegarde de la pratique de la Torah face à un puissant empire révèle la supériorité de la force spirituelle du judaïsme. Ce miracle nous exhorte à nous identifier avec cette fiole pure de Judaïsme intégral et à embrasser sans compromis chaque détail de notre Loi sacrée.

La tradition rabbinique ne vise pas à évoquer de simples faits historiques, mais nous transmet des enseignements fondamentaux pour nous guider dans la manière de servir D… L’allumage de la ‘Hanoukiya, qui se perpétue de génération en génération, entend maintenir le miracle vivant, à nos yeux, afin d’en dégager la leçon.

En effet, lorsqu’une génération se dévoue pour une Mitsva spécifique, le dévouement pour cette Mitsva s’imprime dans l’âme du peuple. Le dévouement de la génération des Maccabés pour la sauvegarde du Judaïsme fut profondément gravée dans le coeur de la nation jusqu’à s’affirmer et se perpétuer à tout jamais.

Choul’hane Aroukh de RABBI YOSSEF CARO 

Première Bougie : La Hanoukiya

Deuxième Bougie : La lumière

Troisième Bougie : Le miracle

Quatrième Bougie : Shabath

Cinquième Bougie : L’Héroïsme

Sixième Bougie : La langue Hébraïque

Septième Bougie : La solidarité Juive

Huitième Bougie : La paix

9 octobre, 2011

SOUCCOT

Classé dans : Souccot — fanfan18unblogfr @ 9:30

SOUCCOT :

Mercredi 12 Octobre au Jeudi 13 Octobre 2011 pour ISRAEL

Mercredi 12 Octobre au Vendredi 14 Octobre 2011 pour la FRANCE 

HOSHAANA RABA :

Mercredi 19 Octobre 2011

SHEMINI ATSERET :

 Jeudi 20 Octobre 2011 pour ISRAEL

Jeudi 20 Octobre 2011 pour la FRANCE

SIMHAT TORAH : 

Mercredi 19 au soir et jeudi 20 Octobre 2011 au soir pour ISRAEL

Jeudi 20 et Vendredi 21 Octobre au soir 2011  pour la FRANCE

 

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Durant sept jours, vous résiderez dans des cabanes…. afin que vos générations sachent que j’ai hébergé les enfants d’Israël dans des cabanes en les délivrant d’Egypte” (Lévitique chap. 23 versets 42, 43)

Dès la sortie de Kippour, nous nous empressons de commencer la construction de la Soucca, car nous venons d’être purifiés de nos fautes. Tout naturellement, nous enchaînons sur une nouvelle mitsva. 

La fête de Souccot est la preuve de notre croyance en D… Pour l’accomplir, nous quittons le confort douillet de notre maison pour habiter un abri provisoire, soumis au vent et à la pluie. 

Cependant, nous devons nous réjouir de pouvoir célébrer Souccot alors que nous renonçons à notre intérieur, car : 

* d’une part, nous rappelons ainsi le miracle permanent vécu par nos ancêtres dans le désert, lorsque D… protégeait et guidait les enfants d’Israël, à l’aide de colonnes de nuées et de feu. 

* d’autre part, nous nous en remettons totalement à D… et nous lui manifestons toute notre confiance. 

Les deux premiers jours sont des “Yamim Tovim”, du pluriel de « Yom Tov » qui désignent les jours de fêtes juives. 

5 jours de Hol Hamoed (demi-fête) suivent, durant lesquels nous veillerons à respecter l’esprit de la fête en évitant notamment toute tâche inutile. 

Lors des sept premiers jours, deux mitsvot sont scrupuleusement pratiquées : 

la Soucca 

les Arbaat Haminim 

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 LA SOUCCA

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La Soucca a un caractère sacré. S’il est recommandé de s’y comporter comme dans sa maison, on veillera malgré tout à respecter cet endroit, à l’exemple de l’attitude que nous devons avoir dans une synagogue. 

Nos Sages nous enseignent que sept invités prestigieux se succèdent dans la Soucca durant les 7 jours de fête. Ce sont :  

Avraham -- Yits’hak -- Yaakov -- Moché -- Aharon -- Yossef -- David 

Nous vivons 7 jours durant, dans la Soucca, que nous aurons pris soin de construire selon les lois transmises par nos Sages. 

Elle peut être édifiée à tout endroit, l’essentiel étant de la bâtir à ciel ouvert.
C’est pourquoi, il n’est pas possible de construire la soucca sur son balcon, s ’il est couvert par celui du voisin.
 

Les règles de la construction de la soucca sont très nombreuses. 

On retiendra que la soucca doit comporter 3 parois au minimum, ayant entre 1 mètre et 9,60 mètres de haut. La longueur et la largeur doivent être au minimum de 70 cm. 

Le skhakh doit être disposé, afin de ressembler à un toit.                                                     Toutefois, le skhakh laissera apparaître des espaces à travers lesquels on pourra percevoir les étoiles. 


Enfin on décorera la soucca afin que l’on ait beaucoup de plaisir à y résider. C’est dans cet esprit que les Souccot sont : 

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       ornées de fruits                                       ou de décorations diverses 

Tous les matériaux peuvent être utilisés pour les parois, à condition qu’elles puissent résister au vent. Le toit de la soucca est fait à partir d’un matériau végétal, détaché de l’arbre ou de la terre :  

c’est le skhakh21.jpg(skhakh)

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On utilise souvent des branches de palmier ou tout autre feuillage, ou encore des lattes de bois n’ayant jamais servi, d’une largeur inférieure à 32 cm. 

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Les jours de Yom Tov, les repas débutent par le Kiddouch à la fin duquel nous récitons la bénédiction “Baroukh…lichève Bassouka” (de s’asseoir dans la Soucca).  

Cette brakha est suivie le premier soir de celle de “Chééhéyanou”, alors que le deuxième soir ces deux bénédictions sont récitées dans le sens contraire.
Les jours de Hol Hamoed, “lychève Bassouka” est récité pour tout repas, au cours duquel on consomme du pain. 

On a l’obligation de manger les deux premiers soirs de fête, dans la Soucca ou tout au

moins, de consommer au minimum un cazayite (28g) de challah2pm1.jpg

 

Durant 7 jours, nous avons le devoir d’habiter dans la soucca.
Cependant , il sera permis en cas d’intempéries ou de froid, de dormir chez soi.
 

Dans la pratique, nous prenons tous nos repas sous la soucca, afin de montrer l’importance accordée à cette mitsva. 

Il n’est pas nécessaire de prendre son repas sous la Soucca, en cas de pluie. On se contentera les jours de Yom Tov, lorsqu’il pleut , de faire le kidouch et de manger un cazayite de pain. Au cours d’un repas, lorsqu’il se met à pleuvoir, il est permis de le terminer en dehors de la Soucca.

Selon le rite Achkenaze on récite “Lychève Bassouka”, avant de manger un baba1.jpg

Toute personne n’ayant pas de soucca à sa disposition, pourra prendre ses repas chez lui, en évitant toutefois de manger du pain et des gâteaux, ou tout aliment à base des 5 céréales :  

Blé  

Orge 

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Seigle  

 Avoine 

Epeautre 

  

 

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ARBAAT HAMINIM
Les 4 espèces
 

Durant la fête de Souccot, nous accomplissons la mitsva des Arbaat Haminim (Les 4 espèces). C’est un bouquet composé de 4 espèces végétales : 

  

LE LOULAV

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C’est une branche de palmier de 40 cm au minimum, et dont la tige centrale doit être droite et non fendue.

Il ne doit pas être desséché et doit présenter une pointe intacte, ainsi que des feuilles bien serrées les unes aux autres.

 

 

 

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L’ETROG

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C’est un fruit ayant l’apparence d’un gros citron, appelé cédrat. Sa surface est rugueuse (et non lisse comme un citron).
Il est ovale et se prolonge vers le haut :

par une pointe appelée pitmaheb1.jpg (Pitma)

et vers le bas par une queue appelée oketsheb1.jpg (Okets)

Certaines espèces d’Etrog n’ont pas de Pitma, elles peuvent être quand même utilisées pour la mitsva du Loulav.
Par contre, un Etrog comportant d’ordinaire une Pitma, qui serait brisée, ne peut plus être utilisé. De même, un étrog dont le okets serait tombé du fruit, rendrait celui-ci non cacher pour la mitsva.
L’Etrog ne doit présenter aucune tache sur sa surface, aucun trou et aucune écorchure, tout particulièrement dans sa partie supérieure.

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LES HADASSIM

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Ce sont 3 branches de myrte d’une longueur minimum de 30 cm. Elles doivent être fraîches et entièrement recouvertes de feuilles vertes, disposées par groupe de 3.

L’on veillera au bon état de la pointe de chacune des 3 branches.

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LES ARAVOT

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Ce sont 2 branches de saule d’une longueur minimum de 30cm, ayant des feuilles étroites et allongées, dentelées à leur extrémité.
On veillera à utiliser des Aravot fraîches comportant la majorité de leurs feuilles.

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Le bouquet appelé aussi loulav doit être assemblé, de la manière suivante :

* 3 Hadassim placés à droite de la branche de palmier,

* 2 Aravot à sa gauche.

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Il est fortement recommandé de posséder son propre Loulav. Néanmoins, on peut accomplir cette mitsva avec un loulav emprunté, à condition que son propriétaire ait bien eu l’intention de l’offrir, tout au moins le temps de réciter la bénédiction. Dès le premier jour de Souccot, on s’empressera d’accomplir la mitsva du loulav dès le lever du soleil.
Pour cela, on saisit le Loulav de la main droite et l’on récite la bénédiction suivante : 
 

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Le premier jour (ou éventuellement lorsqu’on récite cette brakha pour la première fois, durant la fête), cette bénédiction est suivie de celle de “Chéhé’yanou” . L’on saisit ensuite l’Etrog de la main gauche et on le joint au loulav afin de secouer les Arbaat Haminim ensemble.
Certains saisissent les Arbaat Haminim tout en récitant les bénédictions, mais veillent à tourner l’ Etrog à l’envers de manière à montrer là aussi, que la mitsva est faite après la bénédiction.
 
La mitsva du Loulav peut être faite toute la journée, mais pas la nuit. Par ailleurs, elle n’est pas pratiquée le jour du Chabbat.
Les femmes sont dispensées de cette mitsva.
 
Nous avons l’habitude de brandir les Arbaat Haminim (sauf Chabbat), durant le récit complet du Hallel (psaumes chantés à l’occasion des fêtes). C’est durant cette prière du Hallel que nous pratiquons les Ninouim, mouvements orientés dans les quatre directions. Chacun de ces mouvements se décompose de 3 mouvements (aller-retour) des bras, de l’extérieur vers l’intérieur. 

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Les Ninouim dans la plupart des communautés sont les suivants, en considérant que nous sommes placés à l’est, nous devons : 

* Tourner vers la droite, s’ immobiliser au SUD et faire un mouvement aller-retour 

* Faire un demi-tour complet sur la droite, s’ immobiliser au NORD et faire un mouvement aller-retour 

* Faire un quart de tour sur la droite, s’ immobiliser à l’EST, et faire un mouvement aller-retour à la hauteur du coeur. Un second aller-retour vers le haut, et un troisième aller-retour vers le bas. 

* Faire un demi-tour sur la droite, s’ immobiliser à l’OUEST 



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HOCHAANA RABA 

a lieu le 7ème jour de Souccot qui correspond au 21 tichri.
C’est le dernier jour pour la mitsva des ARBAAT HAMINIM.
C’est un jour de hol hamoed (demi-fête).
 

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Les Hochaanot se font après le HALLEL ou après LE MOUSSAF : on tourne 7 FOIS autour de la Téva. Durant les autres jours de SOUCCOT, on tourne une fois autour de la Téva.

Le chiffre 7 est lié à HOCHAANA RABA , qui a lieu le 7ème jour de souccot. 

Notre jugement commencé à Roch Hachana est scellé à Hochaana Raba, car ce jour-là tous les êtres vivants défilent devant le Créateur, afin d’être jugés sur leurs mérites.
A Hochaana Raba, c’est la signature finale !
 

Aussi, nous veillons toute la nuit qui précède, pour demander à D…. de nous pardonner. 

Hochaana Raba est comparé à Yom Kippour, car nous mortifions notre corps en restant éveillés toute la nuit. C’est un jour de Kappara (expiation des fautes). 

Ce jour, bien qu’il ne soit pas férié, a acquis une dimension
supplémentaire par le mérite des enfants d’ Israël
 

NETILAT HAARAVA

Les derniers prophètes (HAGAÏ, ZEKHARIA, MALA’HI) ont institué la coutume d’agiter 5 branches de saule durant les HOCHAANOT, et d’en frapper le sol à la fin de la Téfila du matin. 

On agite la ARAVA (branche de saule), qui porte le nom de HOCHAANA.
Les téphilot de ce jour portent le nom de“hochaana”. 
 

On multiplie envers D…, les HOCHAANOT (Hachem, sauve-nous !) . 

Le mot HOCHAANA peut se décomposer en : 

hochaheb.jpget naheb1.jpg= 51 

car HOCHAANA RABA est le 51ème jour des SELIHOT qui ont débuté à ROCH HODECH ELOUL. 



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CHEMINI ATSERET 

a lieu le 22 TICHRI.
En Israël, elle dure un jour c’est un YOM TOV. En dehors d’Israël, elle dure deux jours.
C’est une fête à part entière comparable aux 3 autres fêtes de pèlerinage Pessah, Chavouot et Souccot.
C’est pour cette raison que l’on récite aussi le Chééhéyanou.
 

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“Le 8ème jour, sera pour vous une fête de clôture, vous ne ferez aucun travail”
( Bamidbar, Chapitre 29, Verset 35)
 


CHEMINI ATSERET clôture la fête de SOUCCOT. 
Elle représente selon nos commentateurs un moment particulièrement important comme un père qui voit à la fin d’une longue période de réjouissance, ses enfants quitter la maison, il leur demande de rester un jour supplémentaire, d’où l’origine de Chemini Atseret. Chemini Atseret est une occasion accordée au peuple d’ISRAËL, sous la forme d’un jour de fête en plus, afin d’obtenir pour lui-même des bénédictions (pour l’avoir fait pendant toute la durée de Souccot, en faveur des 70 nations de la terre). Les mitsvot liées à la fête de Souccot s’arrêtent.
La mitsva du Loulav est terminée, cependant on mange encore dans la Soucca, sans réciter la bénédiction de lychève bassouka.
 
“A Souccot, le monde est jugé sur la pluie”. Le premier jour de Chemini Atséret, on adresse à D… des prières pour lui demander la pluie, dont le monde a besoin, on dira dans la Amida :   

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à la place de

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En Israël dans les prières de la semaine, on ajoute BAREKH ALENOU à partir du 7 Hechvan et en dehors d’Israël, le 4,5 décembre ou le 5, 6 décembre pour les années embolismiques.
La pluie peut être une source de bénédictions, mais aussi une cause de souffrances.
On attend CHEMINI ATSERET (8ème jour de la fête) pour demander la pluie, contrairement à Pessah où dès le 1er jour, l’on demande que tombe la rosée .
 

Ce jour a acquis aussi une dimension particulière au sein du peuple juif, car ce jour-là, le Roi Salomon inaugura le 1er Temple.
Les Sages ont donné un nom supplémentaire à ce jour : Yom ouchpizin du Roi Salomon.
 

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