Tous à vos fourneaux

A la mémoire de ma mère « Zouzou »

25 janvier, 2011

HILLOULA DE BABA SALE

Classé dans : Baba Salé — fanfan18unblogfr @ 13:31

A la mémoire des Tsadikim

 

Rabbi Israël Abouhassira – Baba Salé

Hiloula 4 Chevate , Motsé shabbat 28/01/2012 et dimanche 29/01/2012 allumez une bougie, et priez par son mérite.

 

Rabbi Israël Abouhassira – Baba Salé

Rabbi Israël Abouhassira naquit le jour de Rosh Hachana 5650. Son père était le Tsaddik Rabbi Massoud, Rabbin du village de Rissani, aux environs de Tafilalet.

Depuis son jeune âge, Rabbi Israël avait coutume de se lever aux aurores, et après s’être trempé au Mikvé de purification, il se dépêchait d’aller à la synagogue pour l’office du matin, au Nets Hahama (Lever du soleil).

Il priait avec une grande ferveur, et une grande concentration. Après la prière, il étudiait avec une extraordinaire persévérance.

Le douze Iyar 5668, Rabbi Massoud (son père) quitta ce monde. Lors de son décès, Rabbi Israël était alors âgé de dix-huit ans. Cependant, il était déjà un Gaon, dont la crainte dépassait la sagesse. Les juifs de Tafilalet le supplièrent d’accepter, malgré son jeune âge, le poste de Rabbin, et d’être le dirigeant spirituel de la Yéchiva. Rabbi Israël, très modeste essaya d’esquiver les charges qu’ils voulaient lui imposer. Mais les juifs de Tafilalet savaient qu’il leur serait difficile de trouver un autre saint homme tel que lui. Ils insistèrent tant qu’il accepta de remplir les fonctions à la place de son père.

Ainsi, outre le poste de Roch Yéchiva, Rabbi Israël reçut la direction de la Rabbanout. Les juifs de Tafilalet observaient scrupuleusement ses instructions, et ses paroles étaient pour eux, le Saint des Saints, les paroles de l’oracle.

En l’an 5681, à l’âge de trente et un ans, Rabbi Israël vint visiter la Terre Sainte. Tous les Guéonim et les rabbins du pays allèrent à sa rencontre avec crainte et respect, et l’accueillirent avec de grands honneurs. Son nom était célébre et connu : Le saint homme, qui accomplissait des miracles et dont les bénédictions étaient toujours exhaussées. Tous les habitants de Jérusalem affluèrent à son domicile afin de recevoir sa bénédiction.

Rabbi Israël voyagea à Safed, afin de se recueillir sur les tombes des Tzadikim, et prier pour la précipitation de la délivrance finale. Le coeur tremblant, il s’approcha de la tombe du Saint Ari, et une heure durant, il se prosterna sur celle-ci en pleurant. Puis, après s’être trempé dans les eaux froides de la source du Ari, il demanda à visiter la synagogue où ce dernier avait l’habitude de prier.

A sa grande surprise, l’accès lui fut refusé. Le juif gardien de la synagogue, et qui en possédait les clefs lui répondit que cela faisait déjà plusieurs années qu’elle était verrouillée, et que personne n’osait y pénétrer.

«Ceux qui ont osé le faire, n’en sont pas sortis vivants.» Ajouta -t-il pour conclure.

Rabbi Israël le rassura, et lui demanda de bien vouloir lui remettre quand même les clefs.

Tremblants de peur, le gardien lui remit les clefs, tout en essayant de le persuader qu’il valait mieux renoncer à ce projet.

Une foule nombreuse se groupa autour de la synagogue du Ari, désirant assister à l’événement. Tendus et craintifs, ils suivaient des yeux la scène. Rabbi Israël prit les clefs et les enfonça dans la serrure de la porte de la synagogue.

La porte, qui était restée fermée de nombreuses années, s’ouvrit avec un grincement strident. La crainte des assistants augmenta. Rabbi Israël se tourna vers son serviteur et lui dit : «Attrape mon manteau et suis-moi ; tant que tu le saisiras, il ne t’arrivera aucun mal…»

Le Tsaddik pénétra à l’intérieur avec une grande émotion, suivit de son serviteur qui n’osait lâcher les pans de son manteau. Rabbi Israël se dirigea vers l’Arche sainte, tira le voile bigarré, et ouvrit les portes de l’Arche. Il sortit le Séfer Torah qui s’y trouvait, le déposa sur la table, et commença à lire. Le coeur du serviteur s’arrêta de battre quelques instants, ne sachant s’il rêvait ou s’il était éveillé. La synagogue se remplit alors d’une grande lumière éclatante et pure. Rabbi Israël se tourna vers son serviteur et lui dit :

«Maintenant, tu peux lâcher mon manteau, il ne t’arrivera rien. A partir d’aujourd’hui, tout le monde pourra entrer dans cette synagogue sans aucune crainte.»

Tous les juifs qui attendaient dehors furent transportés de joie, lorsqu’il virent le Tsaddik ressortir vivant de la synagogue. Ils avaient été témoins de la grande sainteté de Rabbi Israël. L’un après l’autre, s’approchèrent du Tsaddik pour embrasser les pans de son manteau et recevoir sa bénédiction.

Rabbi Israël eut beaucoup de difficultés à quitter la Terre Sainte, pour laquelle il gardait une grande nostalgie. Et malgré son désir ardent d’y rester, il décida de retourner à Tafilalet, au Maroc, pour diriger sa Communauté, restée tel un troupeau sans berger.

La Maison de Rabbi Israël était devenue un pôle d’attraction pour les juifs de Tafilalet. Jour et nuit, on venait frapper à sa porte; les pauvres pour demander de l’aide, les malades pour recevoir sa bénédiction pour guérir et celui qui était en conflit avec son prochain, venait se faire juger par le Tsaddik.

Une fois, pendant la nuit du Chabbat, Rabbi Israël étudiait des secrets de la Torah, sondant les mystères du monde. Il était tellement absorbé par son étude, qu’il ne remarqua pas que l’une des bougies du Chabbat était tombée sur le tapis qui prenait feu. Un membre de la famille, s’aperçut du début de l’incendie, il courut aussitôt Vers Rabbi Israël pour l’avertir du danger. Toute la maison pouvait prendre feu…

Rabbi Israël prit son bâton, et s’approcha du feu qui se propageait. Il fit un signe dans l’air avec le bâton et dit :

«Maître du monde ! que le feu s’arrête là !…»

Lorsque les flammes atteignirent l’endroit désigné par le Tsaddik, Subitement, le feu s’éteignit tout seul.

En l’an 5724, Rabbi Israël décida de réaliser son projet le plus cher : s’installer en Terre Sainte. La plupart des juifs du Maroc avaient alors quitté la pauvre Gola, et étaient montés en Terre d’Israël. Ce grand capitaine, ce berger fidèle, ne fut pas le premier à partir. Il n’accepta de quitter  le Maroc que lorsque la majorité des juifs furent déjà installés en Israël pour chérir son sol.

La nouvelle de l’arrivée de Rabbénou en Terre Sainte, se répandit rapidement, et des centaines de gens vinrent l’accueillir au port et parmi eux, des grands Rabbins et des personnalités importantes.

Rabbénou apporta avec lui, du Maroc, tous les livres et manuscrits, en sa possession; il n’était prêt à renoncer à aucun d’entre eux. Pendant trois jours, ses proches travaillèrent à emballer ses livres, qui remplirent plus de trente grandes caisses, et furent transportés difficilement dans un camion jusqu’au port. Cette immense bibliothèque comportait toutes sortes de livres : commentaires simples et secrets, de livres anciens et nouveaux. Il y avait aussi des livres de grandes valeurs, et des manuscrits de grands Rabbins et de Rabbins de la famille. Les manuscrits de Rabbi Israël, à eux seuls, comportaient plus de mille pages de commentaires sur la Thora.

Rabbi Israël, un génie dans la Thora dévoilée et secrète, était d’une grande modestie. Malgré sa grande érudition, il ne se considérait jamais comme assez méritant de tous les honneurs qu’on lui faisait. Il parlait des grands Maîtres de la génération, avec une entière soumission, tel un nain devant des géants. Chaque fois qu’un Talmid-Hakham venait lui rendre visite, il se levait en son honneur, et avait l’habitude de s’excuser : «Pardonne-moi, si je t’ai pas reçu avec tout le respect que je te dois».

Un jour, son gendre le trouva assis par terre en train de se lamenter : «les gens pensent que j’ai quelque chose, ou une qualité spéciale, mais je me connais bien, je n’ai rien de tout cela. Je crains, que l’on me donne dans ce monde-ci tout mon salaire du monde futur, c’est pour cela que je me lamente».

Toute la vie de Rabbénou fut imprégnée de cette terrible douleur et de cette souffrance profonde qui suivirent la destruction du Saint Temple, et sur l’exil de la Chékhina. Toujours, il ramenait, en tête de chapitre : «Et la Chékhina, que dit-elle, ils m’ont déshonorée…».

Au coeur de la nuit, lorsque toute la création était enveloppée d’un silence profond, Rabbénou, assis sur le plancher, se lamentait du plus profond de son être, sur l’exil de la Chékhina, sur le peuple juif bafoué et opprimé.

Le dimanche vingt Téveth 5744, Rabbénou tomba malade de sa dernière maladie. Il agonisa durant deux semaines. Toutes les maison d’Israël imploraient, Celui qui réside dans les cieux pour sa guérison complète. Mais les portes de Cieux restèrent fermées, et le dimanche quatre Chevat 5744, Rabbénou fut rappelé devant le Tribunal Céleste….

La terrible nouvelle de la disparition du Tsaddik se répandit très vite. Toutes les communautés d’Israël furent affligés et en deuil. Des milliers de juifs pleurèrent amèrement la perte de ce grand pilier, qui n’était plus…

A partir de jour, il ne sera plus possible d’accéder au Saint, a cet extraordinaire Tsaddik dont la majesté et la splendeur ont rayonné sur le monde entier.

Que son mérite nous protège. Amen.

 

 

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