Tous à vos fourneaux

A la mémoire de ma mère « Zouzou »

29 août, 2016

KAPPAROT

Classé dans : Yom Kippour — fanfan18unblogfr @ 11:00

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La cérémonie des Kapparot

A l’approche de Yom Kippour

KAPPAROT dans Yom Kippour spacer

 

Il est de coutume d’accomplir le rite des Kapparot (« expiation » symbolique) en préparation à Yom Kippour.

Ce rite s’accomplit en faisant tourner un poulet trois fois au-dessus de sa tête en récitant le texte approprié. La volaille est ensuite abattue selon la procédure halakhique de l’abattage rituel et sa valeur monétaire est donné aux pauvres, ou, et c’est la pratique la plus répandue aujourd’hui, le poulet lui-même est donné à une cause charitable.

Nous demandons à D.ieu que, dans le cas où nous étions destinés à être l’objet de cruels décrets, puissent ceux-ci être transférés sur ce poulet par le mérite de la mitsva de charité.

Dans la plupart des communautés juives, les Kapparot sont organisées dans un endroit désigné, en conformité avec les directives des autorités sanitaires. Des poulets vivants sont disponibles à l’achat, les abatteurs rituels sont présents, et les poulets sont ensuite donnés à une institution de bienfaisance. Demandez à votre rabbin si des Kapparot sont organisées près de chez vous.

Les détails

Le moment

Les Kapparot peuvent être faites à n’importe quel moment des Dix Jours de Pénitence (c’est-à-dire entre Roch Hachana et Yom Kippour), mais le moment idéal est le jour qui précède Yom Kippour peu avant l’aube, car alors « un fil de bonté divine » règne sur le monde.

Le poulet

Plusieurs raisons ont été avancées pour expliquer l’usage d’un poulet pour accomplir le rite des Kapparot :

1) En araméen, un coq est appelé guéver. Or, en hébreu, un guéver est un homme. Ainsi, nous prenons un guéver pour expier pour un guéver.

2) Un poulet est une volaille facilement trouvable et relativement bon marché.

3) Ce n’est pas une espèce qui était offerte en sacrifice au Temple. Ceci permet d’exclure l’éventualité que quelqu’un s’imagine par erreur que les Kapparot son un sacrifice.

Il est de coutume de prendre des poulets blancs, pour évoquer le verset (Isaïe 1,18) : « Si vos péchés s’avèrent rouges comme l’écarlate, ils deviendront blancs comme la neige. » En tout état de cause, il ne convient pas d’utiliser un poulet noir, car le noir est la couleur qui représente la sévérité et la rigueur divines. Il ne faut pas non plus utiliser un poulet qui présente un défaut ou une blessure manifeste.

Un homme ou un garçon utilise un coq, une femme ou une fille prend une poule. Le mieux est que chaque personne ait son propre poulet. Toutefois, si cela s’avère trop onéreux, un même poulet peut-être utilisé pour plusieurs personnes. Ainsi, une famille entière peut faire les Kapparot avec deux poulets : un mâle pour les garçons et une poule pour les filles.

Lorsque plusieurs personnes font les Kapparot avec le même poulet, elles doivent le faire en même temps, et non les unes après les autres, car on ne peut pas faire les Kapparot avec un poulet « usagé ».

Une femme enceinte fait les Kapparot avec trois poulets, deux poules et un coq : une poule pour elle-même et l’autre poule et le coq pour l’enfant qu’elle porte (dont le sexe n’est pas connu). Si cela est trop onéreux, une poule et un coq suffisent (car si l’enfant est une fille, elle partage la poule de sa mère).

S’il est impossible de se procurer des poulets vivants, on peut leur substituer d’autres volailles cachères (sauf des colombes et des pigeons, car ceux-ci étaient offerts en sacrifice au Temple). Certains utilisent des poissons – cachères – vivants ; d’autres accomplissent le rite entier avec de l’argent, et donne ensuite cet argent – au moins la valeur d’un poulet – à la charité.

La cérémonie

  • Prenez le poulet dans vos mains et récitez le premier paragraphe (« Benei Adam… »).

  • En récitant le début du second paragraphe, faites tourner le poulet trois fois au-dessus de votre tête, une fois en disant « Zeh ‘halifati », « Ceci est mon remplacement », une fois en disant « Zeh temourati » (« Ceci est mon substitut »), puis de nouveau en disant « Zeh kaparati » (« Ceci est mon expiation »).

  • Répétez la lecture des deux paragraphes encore deux fois (faisant tourner le poulet en tout neuf fois).

  • Amenez le poulet au cho’het (l’abatteur rituel), qui abat le poulet.

  • C’est l’occasion pour vous d’accomplir une mitsva assez rare : recouvrir le sang d’un oiseau rituellement abattu. Prenez une poignée de terre (dont une quantité est en général préparée à cet effet près du cho’het) et récitez la bénédiction suivante avant d’en couvrir le sang qui a coulé :
    Baroukh Ata Ado-naï Élo-heinou Melekh haolam achère kidéchanou bemitsvotav vétsivanou al kissouï dam beafar.
    (Béni sois-Tu Éternel notre D.ieu, Roi de l’univers, qui nous a sanctifié par Ses commandements et nous a commandé concernant le recouvrement du sang par de la terre.)

Il est de coutume dans de nombreuses communautés de donner un pourboire au cho’het pour ce service.

Si vous êtes réticent à tenir un poulet vivant dans vos mains, quelqu’un d’autre peut le tenir et le tourner au-dessus de votre tête.

Même les plus petits enfants sont traditionnellement amenés aux Kapparot, et l’un des parents fait tourner le poulet chaque enfant au-dessus de sa tête en disant « Ceci est ton remplacement, ceci est ton substitut, ceci est ton expiation… »

Il est de la plus grande importance de traiter les poulets avec humanité et de ne pas – à D.ieu ne plaise – leur causer une quelconque douleur ou inconfort. La loi juive interdit formellement de causer une quelconque douleur inutile aux créatures de D.ieu. La répugnance qu’inspire un acte aussi cruel se doit d’être redoublée en ce jour, à la veille du jour où nous demandons à D.ieu une bienveillance et une miséricorde que nous ne méritons peut-être pas. Le Code de Loi Juive suggère même de placer les entrailles et le foie des poulets abattus dans un endroit où les oiseaux peuvent venir s’en nourrir. « Il est approprié de témoigner de la pitié envers les créatures en ce jour, afin que, dans le Ciel, on ait pitié de nous [également]. »

On suit le même processus – excepté l’abattage rituel – lorsque l’on utilise des poissons ou de l’argent pour faire les Kapparot.

fr.chabad.org

YOM KIPPOUR « RECAPITULATIF ENFANTIN » 2016

Classé dans : Yom Kippour — fanfan18unblogfr @ 10:59

 

 

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YOM KIPPOUR

Après Roch Hachana, commence la période des 10 jours de repentir qui va jusqu’à Kippour.
En fait dans ces 10 jours, il faut compter les 2 jours de Roch Hachana et le jour de Kippour.

Ce temps qui sépare les deux fêtes représente le délai supplémentaire qui nous est donné, pour nous repentir.

Dans certaines communautés, on a l’habitude de faire la veille de Kippour, les Kapparot.
On procède à l’abattage rituel pour chacun des membres de la famille, en signe d’expiation :

 

d’un coq.jpg pour un garçon, d’unepoulepm.jpg pour une fille.

Avant la Chehita (abattage rituel), on prend le poulet, on le fait tourner au-dessus de sa tête et l’on dit la phrase suivante :

“ce poulet me remplace, ce poulet est ma Kappara, ce poulet ira à la mort et moi je resterai en vie ».

Ensuite, l’on confie le poulet à un chohet qui procédera à l’abattage rituel. On devra faire de la même manière pour tous les membres de la famille.

Tous les travaux interdits le Chabbat

sont aussi interdits le jour de Kippour,

à cela s’ajoute :

red1.gif L’interdiction de manger et de boire            nofoodpm.jpg

 

red1.gifL’interdiction de se laver                                   nodouchepm.jpg

Pour la nétilat yadayim du matin, on fera attention à ne mouiller que les doigts2.gif

 

red1.gifL’interdiction de porter des chaussures en cuir     noleatherpm.jpg

On pourra mettre à la place des chaussures en plastique ou en tissu.

La veille de Kippour après avoir pris le “dernier repas “, tous les hommes revêtus de leurs talit, se rassemblent à la synagogue pour la prière de Arvit et du Kol Nidré.

kol.jpg  Avant le coucher du soleil, on ouvre le Hékhal (Arche Sainte), on sort les séfarim et l’on récite la prière de Kol Nidré, par trois fois, qui nous permet d’annuler les voeux que nous avons faits l’année précédente et même les voeux que nous ferons au cours de l’année à venir.

 

Le lendemain matin, on retourne à la synagogue, l’on y récitera la prière de charhit suivie d’une lecture de la Thora.

Ensuite, l’on récitera la prière de Moussaf durant laquelle l’on lira le “SEDER HA AVODA’’ (déroulement du jour de Kippour dans le Temple : le Grand-Prêtre priait et faisait un certain nombre de pratiques, afin d’obtenir le pardon pour son peuple).

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Après l’office de minha, l’on ajoute une prière spéciale “la Néïla” qui signifie “fermeture”. C’est le moment le plus important de Kippour, car D…va clore son jugement et tous les fidèles à cet instant, vont prier D… avec plus d’intensité et de force.
On restera à la synagogue jusqu’à la tombée de la nuit, jusqu’à la sonnerie du Chofar qui annonce la fin de Kippour.

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Tous les gens sont contents,

espèrent que D… leur a pardonné

et les a inscrits dans le Livre de la Vie.

 

YOM KIPPOUR OU JOUR DU PARDON « SIGNIFICATION » 2016

Classé dans : Yom Kippour — fanfan18unblogfr @ 10:58

Jeûne de Kippour Mercredi 12 octobre 2016, commence le Mardi 11 octobre 2016 au soir.

Yom Kippour ou jour du pardon est aussi appelé «Chabbat Chabbaton» (le Chabbat des Chabbat), «Yom Hakippourim» (le jour des pardons), «Yom Ha-din» (jour du jugement). C’est le jour le plus solennel du calendrier hébraïque. Il est le point culminant des dix jours de pénitence qui ont commencé à Roch Hachana.

Cette journée se caractérise par un jeûne de 25 heures qui débute la veille au coucher du soleil et qui se termine la nuit tombée le lendemain. Yom Kippour peut être un samedi, contrairement aux autres jeûnes qui sont reportés si la date tombe ce jour là.

On retrouve la source de Kippour dans le commandement biblique «faire propitiation (rendre propice), s’humilier» (Lévitique 16,29-31 ; 23,27-32 et dans le livre des Nombres 29,7).
L’humiliation de soi était interprété par les sages comme l’abstinence de nourriture et de boisson, mais aussi la mise en application de trois actes : reconnaître ses transgressions, déclarer son repentir par un processus de confession, puis faire expiation devant Dieu afin d’obtenir son pardon.

Les prières pénitentielles (séli’hot), les formules de confession (viddouï) et toutes les parties du rituel mettent l’accent sur le même thème. Toutes les lois fondamentales sont exposées dans le traité de la Michna : Yoma.

Les textes rabbiniques rappèlent que Yom Kippour permet à l’homme d’expier ses pêchés contre Dieu, mais pas vis-à-vis de son prochain. Il est donc recommandé, la veille de Kippour, d’aller trouver son prochain qu’on aurait offensé, et de lui demander pardon, afin de commencer Kol Nidré avec de bonnes intentions.

Certains fidèles revêtent ce jour là le Kittel sorte de vêtement blanc, symbole de pureté. Des obligations sont liées à Kippour en dehors du jeûne : ne pas mettre de chaussures en cuir et s’abstenir de relations sexuelles. Certaines personnes vont au Mikvé (bain rituel) la veille et même le matin de Kippour pour les plus zélés. On a coutume d’allumer, avant la fête, une veilleuse (la flamme du souvenir), qui brûlera pendant toute la journée. On remplace le rideau généralement rouge ou bleu devant l’Aaron Hakodech (l’armoire qui contient les Siffré Torah) pour mettre un rideau blanc.

KOL NIDRE

Classé dans : Yom Kippour — fanfan18unblogfr @ 8:56

Le premier office de la fête de Kippour a pour nom Kol Nidré qui signifie «tous les vœux». Ce sont les premiers mots d’une déclaration en araméen qui sert de prélude à l’office. Il permet de délier de «tous les vœux, obligations, serments et promesses» à caractères religieux contractés durant toute l’année. Ce n’est pas une prière, mais une formule juridique qui comporte une charge émotionnelle très forte qui constitue, une introduction solennelle à Yom Kippour. Le judaïsme ne prévoit pas une annulation des vœux entre personnes. Kol Nidré est prévue à cet effet. Cette cérémonie rappelle celle qui a lieu dans le monde orthodoxe et qui consiste, la veille de Roch Hachana, de faire déclarer nuls, devant un tribunal composé de trois hommes, tous les vœux qui auraient été prononcés durant l’année.

Il y a plus de mille ans, Amram Gaon (qui fut chef de l’Académie babylonienne de Soura à partir de 858, auteur d’un des premiers livres de prières connu), rejetait cette pratique. Au début de cet office, les fidèles se revêtent de leur Talit (châle de prière), qu’ils gardent jusqu’à la fin de l’office. Cette pratique exceptionnelle accentue la solennité de l’office.
La cérémonie de Kol Nidré met l’accent sur la solidarité juive et l’imperfection humaine. Il constitue une préparation psychologique au Yom Kippour le lendemain.

YOM KIPPOUR « LES OFFICES »

Classé dans : Yom Kippour — fanfan18unblogfr @ 8:50

5 services religieux marquent cette longue journée.

Kol nidré :
L’office se déroule la veille.

Office du matin : 
Il comprend les Séli’hot
 et la lecture de la Torah qui présente le rituel du Grand pardon dans le Temple. (Lv 16). La partie lue pour Maftir se trouve dans le chapitre des Nombres (29,7 – 11) qui évoque les différents sacrifices dans le Temple. Enfin, la Haftara est tirée du livre des prophètes décrivant les jeûnes qui sont agrées par Dieu.

Le Moussaf :
Il est consacré au service du Grand Prêtre dans le Temple le jour de Yom Kippour. Cette cérémonie est emprunte de gravité, de mélancolie mais aussi de tristesse. A cette époque, toute la communauté suivait avec beaucoup de crainte cet office pendant laquelle le Grand Prêtre était seul dans le temple. Le pardon des fautes de toute la communauté dépendait de son sacerdoce, comme il est dit (Lv 16,17) : «il obtiendra le pardon pour lui, sa famille et toute la communauté d’Israël». Lorsque le Grand Prêtre accomplissait son service avec la ferveur exigée, tout le monde pouvait se rendre compte que Dieu avait accordé son pardon : La Michna (Traité Yoma VI,8) nous précise que le signe le plus évident pour la foule était celui de la bande de tissu cramoisie suspendue au dessus de l’entrée du temple et visible par la foule : elle devenait blanche comme neige au moment précis où le bouc émissaire était précipité du haut d’une colline.

Minkha :
L’office de l’après-midi comporte la lecture d’un passage du Lévitique (18) traitant des mariages interdits et des offenses sexuelles qui mettent en danger l’intégrité sainte d’Israël. On lit ensuite une Haftara : le livre de Jonas, qui évoque le repentir des habitants de Ninive.

Néïla : 
La célébration de Kippour a débuté la veille par Kol Nidré, qui est un office à part. Il se termine le lendemain soir par l’office de Neïla (clôture). Il se déroule à l’heure ou se ferme les portes de la miséricorde.
Cet office est récité avec une grande ferveur, car nous prenons la résolution de commencer la nouvelle année qui démarre avec de meilleures dispositions à l’égard de Dieu et à l’égard des hommes.

23 mars, 2016

BROCHURE PESSAH 2016 PAR CHABAD ET CONSISTOIRE DE PARIS

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22 mars, 2016

POUVOIR DE VENTE PESSAH 2016 CONSISTOIRE ET CHABAD

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17 mars, 2016

L’HISTOIRE DE PESSAH

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Pessa’h, avec ses rites immuables, agrémentés suivant les pays de coutumes diverses est une des fêtes juives les plus anciennes. Elle débute le 14 nissan et dure sept jours en Israël et huit en diaspora. Les deux premiers jours et les deux derniers jours, en diaspora, sont des jours de fête, où tout travail est interdit. Les jours intermédiaires sont des demi-fêtes.

Pessa’h fait partie, au même titre que Chavouot et Soukkot, des fête de pèlerinage. On se rendait au Temple à Jérusalem. Cette fête, comme les deux autres, est évoquée dans la Torah. D’autres noms évoquent la pluralité de la fête. ‘Hag -ha-matsot (la fête des matsot), ‘Hag-ha-Pessa’h (la fête de Pessa’h), Zeman ‘héroténou (l’époque de notre liberté) ou encore ‘Hag ha-aviv (la fête du printemps). Ces notions qui relient la matière (la terre), le peuple et Dieu, donnent toute la richesse à cette fête essentielle, célébrée dans tous les foyers juifs.

L’histoire : Le cœur de Pharaon s’était endurci malgré les neuf plaies qui avaient déjà frappé son pays. Finalement, Dieu ordonna à Moïse de faire sacrifier, le 14 nissan, un agneau pour chaque famille juive et de marquer du sang les linteaux de chaque maison. Alors Dieu frappa une dernière fois les Égyptiens, mais en épargnant les hébreux, en « passant par-dessus » (Pessa’h) leurs demeures.L’exode qui en suivit marque le début de la relation entre Dieu et les Juifs, en tant que peuple, alors qu’il n’avait jusqu’alors accordé son alliance qu’à des individus comme Abraham.

 

Un événement pédagogique : Le séder qui se déroule les deux premiers soirs en diaspora (une seule fois en Israël) est organisé de manière précise. On dispose sur un plateau des mets inhabituels. La famille étant rassemblée, on lit la hagada, « l’histoire », dont chaque passage nous invite à nous interroger, attirer notre curiosité, réfléchir sur notre vie d’homme et de Juif.

La fête de Pessa’h a pour signification la conquête de la liberté. Sous le couvert d’un rituel commémoratif, il célèbre un acte émancipatoire dans lequel la spiritualité a un sens capital.

Autour de la table, les Juifs continuent, chaque année depuis des siècles, de célébrer l’événement qui permit aux Hébreux de se donner une identité propre : celle du peuple juif. Pour vivre pleinement cet moment historique, on se réunit en famille ou avec ses invités (car il s’agit d’un acte collectif). On lit la hagada au cours d’un séder (ordre) qui rappelle le dur labeur des Hébreux en Egypte. La liberté recouvrée après tant d’années d’esclavage est pour nous contemporains, un exemple convaincant pour nous libérer, nous aussi, en nous détachant de nos mauvais penchants et transformer nos faiblesses en courage. En consommant de la matsa et des herbes amères, on ne se contente pas d’évoquer la manière dont les Hébreux ont fui à la hâte la terre égyptienne, on participe pleinement, en tant qu’acteur, à l’histoire de son peuple.

 

Le séder est un moyen pour provoquer des questions dont celles de nos enfants. L’aspect insolite des ingrédients disposés sur le plateau éveille la curiosité. La lecture de la hagada nous met en situation d’écoute propice à tout enseignement.

 

Les coutumes : Loin d’être figée, la fête de Pessa’h est enrichie d’un patrimoine séculaire, où chaque coutume a sa place. C’est souvent, pour les familles dont les individus sont originaires de tous les horizons, de confronter des habitudes cérémoniales qui enrichissent et diversifient la fête.

Pourquoi Pessah : La fête de Pessa’h vient célébrer la libération de l’esclavage égyptien et l’accession à l’identité du peuple hébreu. La trame historique qui sous-tend la fête révèle comment s’est effectué le passage de l’état d’individus aliénés par une culture étrangère à l’état de peuple particularisé par une identité propre. Tout commence avec la migration des enfants de Jacob en Egypte, pour échapper à la famine qui sévit au pays de Canaan. Les descendants de Jacob se multiplient en Egypte sans avoir jamais eu l’expérience de la vie d’un peuple libre. Peu à peu, le Pharaon durcit leurs conditions de vie, craignant qu’ils ne deviennent trop nombreux et qu’ils n’en viennent à prendre le pouvoir. L’asservissement est progressif et de plus en plus pénible. Ils sont réduits à la condition de sous-hommes. Moïse, miraculeusement sauvé des eaux du Nil, où tout garçon nouveau-né devait être noyé sur ordre du Pharaon, grandit au palais du Pharaon mais s’associe au sort de ses frères. Obligé de fuir au pays de Midian, il se voit, par la suite, investi d’une mission divine : retourner en Egypte pour en faire sortir les Hébreux.

Il doit avant tout servir d’intermédiaire pour convaincre Pharaon de les laisser partir. Devant son refus, Dieu envoie des plaies sur l’Egypte. Au moment de chaque plaie, Pharaon se déclare prêt à laisser les Hébreux partir si Moïse fait arrêter le fléau. Mais il se rétracte dès que la vie reprend son cours normal. C’est au cours de la dixième plaie, au moment où tous les Égyptiens pleurent la mort de leurs premiers-nés, que les Israélites procèdent au sacrifice de l’agneau pascal. Au moment du départ, ils n’ont, dans leur précipitation, pas le temps de cuire leur pain qui restera plat. Arrivés sur les bords de la Mer Rouge, ils sont sur point d’être rejoints par l’armée égyptienne lorsque la mer s’ouvre pour les laisser passer, puis se referme sur les Égyptiens.
Le peuple d’Israël vient de naître, aux portes du désert.De l’épreuve a surgi un peuple, qui apprendra à s’assumer en tant que tel dans un « no man’s land » avant de pouvoir s’affirmer sur sa propre terre. Autrement dit, l’épreuve devait apporter une expérience et une maturité qui permettraient l’accession à l’identité d’Israël en tant que peuple. Mais pour participer à cette expérience unique, il fallait qu’il ait préservé sa spécificité au cours de l’exil égyptien, grâce à des limites qui les séparaient du peuple dominant. Ces particularismes les ont sauvés de l’assimilation.

Devenir un juif libre : Pessa’h vient célébrer la fin de l’esclavage subi par le peuple hébreu pendant 210 ans dans l’Egypte des Pharaons. Le terme même de Pessa’h indique le point de déclenchement qui a fait basculer le peuple hébreu de l’état d’esclaves à l’état d’hommes libres. Il rappelle l’agneau qui devait être immolé par chaque famille à la veille de la sortie d’Egypte, et il signifie d’autre part « a enjambé, est passé par-dessus ». Il s’agit, dans le deuxième cas, de la mort qui a épargné les familles qui avaient marqué le linteau de leur maison du sang de l’agneau, ou, d’une manière plus imagée de Dieu, qui « est passé par-dessus » les maisons marquées du signe, en les épargnant.
En d’autres termes, il semblerait que l’acte du sacrifice pascal ait été nécessaire pour pouvoir être libéré du joug égyptien. En quoi revêt-il une telle importance ? Replaçons-nous dans l’atmosphère de l’époque : l’agneau était un animal sacré pour les Égyptiens, oppresseurs du peuple hébreu. Immoler le Dieu de ses oppresseurs, en marquer sa porte extérieure de son sang, était, à l’époque, une preuve de courage extraordinaire et une manière d’exprimer sa foi. Cet acte était nécessaire pour se montrer prêt à être libéré: Il venait affirmer la volonté de se défaire de la culture dans laquelle le peuple hébreu avaient baigné pendant plus de deux siècles, la volonté de fouler aux pieds tous les dieux étrangers, et surtout la volonté de placer sa confiance dans le Dieu Unique. En réponse, Dieu épargna de la mort les familles qui manifestèrent ainsi leur foi, en « passant par-dessus leurs maisons ». Il faut mériter d’être libéré et le manifester par un acte afin de prendre conscience de la portée de l’événement. Car être libre, ce n’est pas se laisser aller au gré des événements, c’est prendre son sort et son avenir en mains et le diriger en toute conscience. Ce qui était impossible sous l’oppression égyptienne devient possible au lendemain d’un acte de rébellion significatif d’un état d’esprit indépendant et d’une pensée propre. Pour des personnes réduites à la condition de sous-hommes, cela demandait un courage, une force morale et une foi particulière en Dieu. Seuls ceux qui montrèrent ces traits de caractère furent dignes d’être sauvés et de participer à la formation d’un peuple aux lois morales, le peuple d’Israël. Dans le même ordre d’idées, « se libérer » au niveau individuel, ce n’est pas simplement rejeter toute chaîne et toute loi pour agir selon les besoins du moment. Car, alors, on risque d’en venir à n’être dirigé que par ses instincts et ses désirs. Au contraire, la libération telle qu’elle nous apparaît à travers la fête de Pessa’h implique la suprématie de la raison et de l’esprit sur nos autres penchants. Car l’esprit est le propre de l’homme par rapport à l’animal. Pour un Juif, se libérer, c’est se défaire de toutes les fausses valeurs qui risquent de le déshumaniser pour choisir librement une voie morale et spirituelle qui rehaussera le niveau de l’humanité.

Compte à rebours :

J –30 : L’étude

D’après le Talmud (Pessa’him 6a), c’est trente jours avant Pessa’h qu’il faut commencer à ré-étudier les lois de Pessa’h. D’abord parce qu’elles sont complexes, ensuite parce que pour être prêts pour Pessa’h, il faut commencer à s’en préoccuper 30 jours auparavant, afin de programmer le nettoyage de la maison et ses achats pour la fête.

J –14 : Roch ‘Hodech Nissan

Dès le premier jour de Nissan, on entre dans l’esprit de la fête de Pessa’h, c’est pour cela que l’on arrête de dire les ta’hanounim (les supplications) dans les prières quotidiennes.Comme la fête de Pessa’h se situe au printemps, c’est également pendant cette période que l’on récite la birkat ha ilanot, la bénédiction sur les arbres fruitiers en fleurs (au moins deux arbres doivent être visibles de notre lieu de bénédiction).

J –5 : Shabbat Hagadol

Le shabbat précédent Pessa’h est appelé « shabbat hagadol » ou grand shabbat, car les rabbins ont l’habitude de prolonger leurs discours pour sensibiliser les fidèles à l’importance de la fête de Pessa’h et de faire les dernières recommandations.

J –2 : La recherche du ‘hamets

C’est après la tombée de la nuit que se fait la recherche du ‘hamets à la lueur d’une bougie. C’est l’occasion d’un jeu, avec les enfants, pour retrouver le plus rapidement possible, les morceaux de pains (souvent 12).que le chef de famille aura caché par avance. « Sept jours durant vous mangerez des pains azymes ; surtout, le jour précédent, vous ferez disparaître le levain de vos maisons ». (Exode XII,15) Est considéré comme ‘hamets, la fermentation des 5 céréales suivantes : froment, orge, seigle, avoine, épeautre. Par extension toute pâte pétrie à partir de l’une de ces céréales et que l’on a laissé fermenter ou tout autre aliment contenant l’une ou l’autre de ces céréales sans vérification de non-fermentation et ceci, quelle qu’en soit la quantité.On considère qu’à partir de 18 mn, un mélange de farine et d’eau commence à fermenter, c’est pourquoi la pâte de la matsa, lors de sa fabrication, doit être mise au four avant que se soient écoulées ces 18 minutes, car la cuisson interrompt la fermentation. Avant la recherche du ‘hamets on prononcera la bénédiction suivante : « Bénis sois tu Seigneur notre Dieu, roi du monde qui nous as sanctifiés par tes commandements et nous as ordonné de faire disparaître le ‘hamets ». Après cette vérification, on mettra de côté le ‘hamets trouvé pour le brûler le lendemain matin et on récitera la formule de l’annulation du ‘hamets : « Que soient annulés tout levain et toute pâte levée qui se trouvent en ma possession et que je n’ai ni vus, ni fait disparaître : qu’ils soient considérés comme la poussière de la terre. »

J –1 : Jeûne des premiers nés

En souvenir du miracle que Dieu fit en faveur de nos premiers nés qu’il épargna lors de la dixième plaie d’Egypte (la mort des premiers nés), nos sages ont institué un jeûne la veille de Pessa’h.
L’usage s’est répandu de dispenser les premiers nés de ce jeûne en les invitant à une séoudat mitsva à l’occasion de la conclusion d’une étude de Tora (Sioum) le matin de cette journée à l’issue de la prière.

Ceci car l’essentiel de cette journée doit être consacrée aux derniers préparatifs de Pessa’h :
• Cachérisation des ustensiles
• Arrêt de la consommation du ‘hamets
• Destruction du ‘hamets
• Préparation des repas de fête

J – Séder de Pessa’h

HORAIRES DU HAMETS POUR LA FRANCE PESSA’H 2016

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PESSAH CACHER VE SAMEAH !

 

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NETTOYAGE DE PESSAH

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Le ménage de Pessa’h est un cauchemar pour vous ? Informez-vous ce qu’il est vraiment nécessaire de nettoyer, et sur ce qui est superflu. Après cela, ce devrait être une partie de plaisir !NETTOYAGE DE PESSAH dans Pessah

Dieu fit sortir le peuple juif d’Egypte au printemps. Le Talmud observe que Dieu fut très attentionné. Non seulement Il voulut le libérer mais Il le fit dans les conditions météorologiques optimales. Ni trop chaud ni trop froid.

Tout ce qui touche à la période de Pessa’h est beau. « Refaire sa maison », c’est-à-dire son environnement, pour la fête devrait être une expérience vraiment agréable. Mais pour toutes sortes de raisons, ce nettoyage nous donne souvent l’impression d’être un si lourd fardeau que nous perdons toute la joie que devrait apporter Pessa’h.

Je ne voudrais pas seulement rendre le nettoyage de Pessa’h plus facile mais surtout changer, une bonne fois pour toutes, l’attitude qui consiste à en avoir peur. Pessa’h n’est pas un monstre. C’est le plus beau moment de l’année.

Et pour changer de comportement, deux choses sont nécessaires. La première est de connaître la hala’ha (la Loi juive). En effet, on fait tant de tâches qui, en fait, ne sont pas indispensables; si vous voulez les accomplir en extra, c’est bien. Mais sachez distinguer entre ce qui est fondamental et ce qui est facultatif.

Deuxièmement, ce sont des conseils pratiques. Je veux vous faire partager certains trucs que j’ai recueillis tout au long de ces années. Vous verrez que le nettoyage de Pessa’h peut en réalité se réaliser facilement; il suffit de faire marcher son sens de la créativité et cela devient même amusant.

L’OBLIGATION DE SE DÉBARRASSER DU ‘HAMETS

En nettoyant pour Pessa’h, nous accomplissons tout d’abord la mitsva de biour ‘Hamets – élimination du ‘Hamets. Biour ‘Hamets est en fait une mitsva assez facile à pratiquer car elle n’exige pas de grands efforts physiques. La Torah dit :  » tachbitou séor mibatei’hem » vous ferez disparaître le levain de vos maisons (Exode, 12,15).
D’après son commandement, vous pouvez posséder tout le ‘Hamets que vous voulez mais, dans votre esprit il doit être comme de la poussière, abandonnée et sans valeur.

Il est évident que c’est là quelque chose de subtil et de vague. Ce qu’il y a dans votre pensée, seul Dieu et vous-même le savez. C’est facile d’admettre que tout est « nul et non avenu » alors que, en réalité, vous ne pouvez pas éliminer de votre pensée, et cela jusqu’après Pessa’h, toutes ces bonnes choses que vous aimez tant consommer.

C’est pourquoi nos Sages ont exigé que le ‘Hamets soit détruit physiquement. C’est la mitsva de bedikat ‘Hamets (Recherche du ‘Hamets). Ils ont dit qu’il n’était pas suffisant de considérer mentalement le ‘Hamets comme de la « poussière » mais qu’il fallait le chercher et le détruire physiquement.

QUAND FAUT-IL CHERCHER ?

La mitsva de bedikat ‘Hamets doit être effectuée dans la nuit du 14 Nissan, veille du séder. Pourquoi la nuit ? Parce qu’il y a dans votre habitation toutes sortes de fissures, de fentes, de coins qui doivent être observés à la lumière artificielle, efficace seulement le soir.

Pourquoi le 14 ? Parce que nos Sages ont dit: Que chacun fasse la bedikat ‘Hamets le 14, de telle sorte qu’il puisse se souvenir qu’il l’a vraiment réalisée. Imaginons que certains le fassent le 12, d’autres le 13, vous perdriez alors la force que possède une communauté tout entière occupée au même moment à accomplir cette mitsva et dont chaque membre rappelle à l’autre de la faire et s’encourage mutuellement. De la sorte, la période est fixée dans la nuit du 14.

Cependant, nos demeures ont augmenté de taille au fur et à mesure des années et sont devenues, par conséquent, plus difficiles à nettoyer. Il en résulte que la bedikat ‘Hamets n’est pratiquement plus faisable en quelques heures la nuit du 14. Même si vous restez debout toute la nuit, vous avez peu de chances de vérifier chaque partie de votre maison. C’est pourquoi, nous commençons plus tôt la bedikat ‘Hamets. Vous devez donc comprendre que, quand vous entamez le nettoyage de Pessa’h, vous procédez déjà à la bedikat ‘Hamets. C’est très important de le savoir car il y a des règles très précises à son sujet.

NETTOYER LE JOUR OU LA NUIT

Comme nous l’avons dit, la bedikat ‘Hamets doit se faire la nuit, parce que c’est le seul moment où la lumière artificielle est opérante. Il en découle la règle suivante: vous pouvez examiner tout ce qui ne nécessite pas de lumière artificielle, c’est-à-dire soit les objets mobiles que vous pouvez rapprocher de la fenêtre, soit les endroits de la maison qui sont suffisamment éclairés. (Si vous voulez ajouter un éclairage électrique pendant la journée, il n’en sera que mieux.)

D’autre part, toutes les parties de la maison qui ont besoin d’être éclairées, comme les toilettes, les coins, les meubles, doivent être inspectées la nuit. Vérifiez alors que l’éclairage soit suffisant.

Le seul moment où vous ne pouvez pas faire la bedikat ‘Hamets est au crépuscule. Il n’y a pas assez de lumière naturelle et néanmoins, il ne fait pas assez sombre pour que la lumière artificielle soit efficace. De ce fait, vous pouvez nettoyer au lever ou au coucher du soleil, si cela vous est commode, mais vous devrez contrôler ces parties soit au jour soit la nuit à la lumière artificielle.

QUE CHERCHONS NOUS ?

Quelle sorte de ‘Hamets devons-nous éliminer? Et qu’est-ce que donc est le « Hamets » ?

La Torah dit: Lo yéré le’ha ‘Hamets velo yéré le’ha séor be’hol guévoulé’ha – Qu’on ne voie ni ‘Hamets ni levain chez toi dans tout ton territoire (Deutéronome 16,4).

Le ‘Hamets est le résultat de la fermentation des céréales. Séor est le levain, pâte à pain aigrie que l’on incorpore à la pâte fraîche pour faire lever le pain. Au lieu d’utiliser de la levure, nos ancêtres, et même encore beaucoup de nos contemporains, faisaient lever de la pâte à pain fraîche en la mélangeant avec un petit morceau de pâte plus ancienne. Ce sont ces deux choses que la Torah nous demande de faire disparaître.

Mais la différence entre les deux est beaucoup plus fine. Le ‘Hamets est de la nourriture;’un aliment non comestible par les êtres humains n’est pas ‘Hamets car, par définition, le ‘Hamets est comestible. D’autre part, personne ne mange de séor – le levain. Le séor est constitué de céréales fermentées et non comestibles qui servent à faire lever la pâte.

Il y a une troisième catégorie: du ‘Hamets non comestible qui, de plus, ne peut faire lever d’autres pâtes. Ce n’est ni du ‘Hamets ni du séor. Du point de vue de la hala’ha, nous l’appelons « détritus » et il n’est nul besoin de s’en débarrasser pour Pessa’h. De la même façon, le Talmud dit que le séor qui est si mauvais que même un chien n’en voudrait pas – c’est vraiment du poison – n’est pas considéré par la hala’ha comme du levain et ne pose ainsi aucun problème à Pessa’h.

REVENONS SUR LES TROIS CATEGORIES :

1. Le ‘Hamets est un produit fait de céréales qu’on a fait lever sous forme de pâte et qui est comestible en fonction des normes humaines. Si on vous le servait, vous le mangeriez.
2. Le séor est inconsommable mais a le pouvoir de faire lever d’autres pâtes.
3. Les « détritus » sont soit incapables de faire lever la pâte soit sont si peu comestibles que même un chien n’en mangerait pas. Dans les deux cas, vous n’avez pas besoin de les faire disparaître.

DÉSODORISANTS ET COSMÉTIQUES

Parlons maintenant de différents produits qui se trouvent dans la maison, par exemple, les désodorisants et les cosmétiques (parfums, eaux de toilette) qui peuvent contenir des composants à base de céréales. Bien sûr, vous n’avez pas l’intention de les consommer. Mais sont-ils pour cela automatiquement exclus de la catégorie du ‘Hamets ? Et qu’en est-il du séor ? Est-ce qu’un déodorant peut faire lever la pâte? Il ne le peut pas et donc n’appartient pas non plus à la catégorie du séor.

Il y a quelques années, le Rav Moshe Feinstein (un des plus importants décisionnaires du XXème siècle) a suggéré d’aborder le problème du ‘Hamets d’une manière qui en a bouleversé les applications pratiques : si, dans son état actuel, quelque chose était inconsommable, le fait qu’après distillation, le produit obtenu soit du ‘Hamets comestible, alors on peut l’appeler « Hamets ». Par conséquent, il a statué que tout produit qui contient de l’alcool de grain (alcool éthylique) est considéré comme du ‘Hamets.

Quoique vous n’eussiez jamais envisagé de le boire, après sa distillation, le déodorant produira un breuvage tout à fait buvable. (Il est courant que des alcooliques, par manque de boisson, distillent des produits toxiques telles que des lotions d’après-rasage). Pour cette raison, tout cosmétique contenant de l’alcool de grain – en France, l’alcool utilisé dans les industries pharmaceutiques et cosmétiques est souvent produit à partir du vin mais il est difficile de le vérifier car cela n’est pas mentionné spécifiquement dans les formules de composition figurant sur les emballages – doit être éliminé pour Pessa’h.

Ceci ne s’applique qu’aux liquides car on ne peut distiller un solide. Par conséquent, la hala’ha vous permet de posséder à Pessa’h toute substance solide, comme des déodorants en stick ou des pains de savon, qui sont immangeables (c’est-à-dire n’appartenant pas à la catégorie du ‘Hamets), qui ne peuvent pas faire monter la pâte (ce n’est pas du séor) et qui ne peuvent pas être distillés; vous n’êtes pas obligé de vous en débarrasser. Techniquement, vous pouvez même vous en servir à Pessa’h bien que la coutume soit d’éviter d’utiliser des produits contenant du ‘Hamets. Les gens, pour cette raison, achètent du savon « Casher pour Pessa’h ».

Qu’en est-il au sujet des déodorants liquides ne contenant pas d’alcool de grain mais des germes de blé? Ou bien que faire avec les shampooings à base de bière? Est-ce du ‘Hamets ? Non, parce que vous ne les consommerez pas. Peuvent-ils lever la pâte ? Non. Peut-on les distiller ? Non. (Seul l’alcool peut être obtenu par distillation; cette opération ne transformerait pas votre désodorisant en vapeur de germe de blé). En conséquence, ces produits ne posent pas de problème à Pessa’h. Vous êtes autorisé à les conserver bien que l’habitude soit aussi de ne pas les employer.

LES MIETTES DE PAIN

Que faire des miettes de pain qui se trouvent sur le sol de la cuisine ? Il y a plusieurs options exposées dans la hala’ha, mais je vais vous présenter seulement celle qui est la plus facile à comprendre.

Ainsi que nous l’avons vu, la troisième catégorie – « détritus » – concerne tout ce qui ne peut pas faire lever la pâte et est si repoussant que même un chien n’en mangerait pas.

Selon les autorités qui fixent la hala’ha, il y a une autre substance définie comme « détritus »: du ‘Hamets qui est plus petit qu’un kezaït (environ 30 grammes) et qui ne servirait à rien. C’est ce que la plupart des gens appellent « détritus ». Vous le jetteriez sans y faire attention car dans votre esprit, cela ne vaut rien. Les miettes font partie de cette catégorie.

Le seul type de miettes qui pose problème est celui que vous attrapez avec le doigt et portez à la bouche. Ainsi, celles qui se trouvent sur la table sont bien du ‘Hamets. Par contre, les miettes tombées par terre, que vous ne mangeriez pas, sont des « détritus ». Vous n’avez donc pas l’obligation de faire disparaître toute miette que vous considérez comme sale et qui est plus petite qu’un kezaït.

(Qu’un bébé puisse en manger, ne les transforme pas en ‘Hamets. Car, quand un bébé décide de manger quelque chose, il ne décide pas consciemment qu’il s’agit d’un « aliment ». Il pourrait manger même ce qui n’est pas comestible!)

RÉVISONS RAPIDEMENT !

Avant de continuer, vérifions que tout est clair. Que cherchons nous quand nous faisons la bedikat ‘Hamets ?

Une miette de ‘Hamets comestible – vous ne pouvez pas la conservez chez vous et vous devez la détruire. Au sujet de tout produit contenant de l’alcool éthylique, puisque vous pouvez le distiller, nous l’appelons ‘Hamets consommable » et vous devez vous en débarrasser également.

Nous cherchons aussi tout aliment plus gros qu’un kezaït, que vous la jugiez comme mangeable ou non. Si c’est du ‘Hamets non-comestible plus petit qu’un kezaït, vous ne devez pas vous en débarrasser car, pour vous, c’est sale. Et si c’est quelque chose qu’un chien ne mangerait pas, la taille n’a pas d’importance.

Le pain, les gâteaux, les crackers, tous sont du ‘Hamets. Ils sont emmagasinés dans votre réfrigérateur, dans votre congélateur ou dans des armoires; vous devez vous en débarrasser d’une manière ou d’une autre. Mais en dehors de ces endroits, vous ne trouverez pas beaucoup d’aliments dans votre maison. La bedikat ‘Hamets n’est, de la sorte, pas si compliquée. Dans les chambres à coucher, par exemple, vous n’avez pas besoin de vous accroupir, muni d’une aiguille, pour y gratter chaque coin!

Il y a même plus: admettons que toutes sortes de résidus de nourriture restent collés à vos récipients ‘Hamets ; s’ils ne sont pas mangeables et ne pèsent pas plus d’un kezaït, n’en tenez pas compte. Il n’y a aucune nécessité de passer des heures à les racler avec une brosse à récurer. Vérifier seulement qu’il n’y a aucun produit consommable sur ces plats et moins d’un kezaït de ces résidus et rangez-les.

Un point important: si vous sentez le besoin impérieux de faire plus qu’il n’est nécessaire, c’est-à-dire de frotter même les murs et les plafonds, allez-y. Ce n’est évidemment pas exigé, mais la hala’ha dans le Choul’han Arou’h statue expressément que personne n’a le droit de se moquer de vous. Les rabbins interprètent le verset Israël kédochim hèm – Les Juifs sont saints quand ils vont au-delà de la lettre de la hala’ha.

Faites attention cependant de ne pas aller trop loin et, de la sorte, provoquer des réactions hostiles envers la fête de Pessa’h. Si vous appréhendez Pessa’h à cause de tout ce nettoyage supplémentaire et superflu, alors ne le faites pas. Et bien sûr, n’entreprenez pas des travaux qui vous rendront complètement exténué la nuit du Seder. Une partie de la « sainteté » consiste aussi à apprécier Pessa’h.

L’INTERDICTION DE MANGER DU ‘HAMETS

Outre la mitsva de bedikat ‘Hamets, il y a un second volet du nettoyage de Pessa’h, qui prend beaucoup plus de temps. Et cela tourne autour de l’interdiction de la Torah de ne manger aucun ‘Hamets à Pessa’h. En fait, si vous consommez intentionnellement même une molécule de ‘Hamets, vous violez une interdiction de la Torah.

En raison de cela, les Sages ont bâti une « barrière autour de la barrière » et pour ce faire, ont défendu des choses à Pessa’h que vous n’auriez pu pas imaginer être seulement interdites.

Premier cas: Les Sages disent que si une miette de ‘Hamets tombait dans une grande marmite de soupe de poulet, même si la miette était enlevée, le goût insignifiant de pain qu’elle aurait donné à la soupe la rendrait « ‘Hamets ».

Second cas: Tout le long de l’année, nous savons que nous ne devons pas utiliser de la vaisselle ou des marmites non-cachères. Mais si, par accident, vous cuisinez dans un récipient qui avait été utilisé il y a longtemps (il y a plus de 24 heures) pour des aliments non-cachers, la hala’ha spécifie que l’aliment cuit maintenant est cacher. Il y a quelques exceptions, mais d’une façon générale, le « goût ancien » qu’a la casserole ne gâtera pas votre denrée. Cependant, à Pessa’h, les Sages disent que si un récipient avait été employé jadis même une fois pour du ‘Hamets, puis utilisé à Pessa’h, l’ancien goût du ‘Hamets absorbé alors revient et confère à votre aliment le statut de ‘Hamets.

Ces règles s’appliquent pendant Pessa’h, mais si le cas N° 2 survenait avant la fête, c’est-à-dire que la casserole avait été utilisée il y a très longtemps pour du ‘Hamets et que par mégarde vous y prépareriez un plat pour Pessa’h, celui-ci, d’après la hala’ha, resterait cacher.

Quant au premier cas, les Sages disent que, s’il demeure la plus infime trace de ‘Hamets dans votre aliment, même si cela advient avant Pessa’h, la hala’ha le considère comme du ‘Hamets. (Note: cela ne s’applique qu’aux Ashkénazes)

Il en découle que nous avons besoin que tout soit « Cacher pour Pessa’h », casseroles, poêles et même tous les ingrédients que nous utilisons pour cuisiner. De plus, nous devons être extrêmement vigilants avec ce qui se passe dans notre demeure et, plus particulièrement, dans la cuisine. Si la moindre parcelle de ‘Hamets s’introduit dans notre plat, nous devons le jeter. A l’encontre des règles de bedikat ‘Hamets, cela n’a aucune importance s’il y a plus ou moins qu’un kezaït. De même, nous devons veiller à ce qu’un aliment chaud destiné à Pessa’h ne touche pas un endroit qui a pu absorber du ‘Hamets (Par exemple, le plan de travail dans la cuisine).

Une exception à cette règle: du ‘Hamets tombé dans votre plat mais totalement impropre à la consommation, n’est pas appelé ‘Hamets ; votre aliment restera cacher pour Pessa’h à moins que vous ne l’ayez ajouté volontairement. (Cependant, comme nous l’avons dit, du ‘Hamets, quelle que soit sa quantité, tombé dans un aliment le rend ‘Hamets).

VETEMENTS

Puisqu’il faut empêcher le ‘Hamets d’entrer en contact avec de la nourriture, commençons avec quelque chose à laquelle vous n’avez peut-être pas pensé. S’il se trouve un grain de ‘Hamets sur l’habit que vous portez à table à Pessa’h, il risque de tomber dans la nourriture.

Quand vous nettoyez les penderies, sélectionnez les vêtements que vous pensez mettre à Pessa’h et envoyez-les au pressing ou lavez-les; du moins brossez-les soigneusement afin de vous assurez qu’il n’y a aucune trace de ‘Hamets.

Que faire des habits que vous ne mettrez pas à Pessa’h? Inspectez-les rapidement, videz-en les poches de tout ce qui pourrait être du ‘Hamets comestible et rangez-les. Ne vous inquiétez pas à propos des grains qui y demeureraient.

Essayez de conserver vos vêtements de Pessa’h en dehors de la penderie où sont les autres habits. Quant aux draps et aux couvertures, vous pouvez être amené en pleine nuit à vous lever et pénétrer dans la cuisine. Changez-les juste avant Pessa’h.

LES JOUETS DES ENFANTS

Il vaut mieux que les enfants n’apportent pas leurs jouets à table pendant Pessa’h. Mais il y a loin du désir à la réalité, car vous ne pourrez jamais savoir s’ils vont toucher la nourriture.

Pour ce faire, nous procédons ainsi: d’abord, mettez de côté tous les jouets dont le nettoyage est compliqué. Ne tentez pas de les nettoyer; assurez-vous seulement qu’il n’y a pas à l’intérieur du ‘Hamets mangeable ou un kezaït de ‘Hamets immangeable. Cela prendra deux minutes. En ce qui concerne la vente du ‘Hamets, le contrat inclut tout ‘Hamets que vous avez dans votre maison; vous n’avez donc pas besoin d’y inscrire les jouets car ils sont également couverts.

Quant aux jouets qui vont être utilisés à Pessa’h, vérifiez qu’ils soient lavables. Mettez les petits éléments dans une taie d’oreiller et passez-les à la machine à laver. (Fermez-la bien pour ne pas abîmer la machine). Une autre méthode est de plonger les jouets dans la baignoire. Savonnez-les et rincez-les à forte pression. Vous n’avez pas besoin d’en faire plus, par exemple de les laver à l’ammoniaque. La bicyclette? Elle peut être utilisée après contrôle que du ‘Hamets n’y a pas adhéré. Cependant, il ne faut pas rouler dehors pendant Pessa’h car du ‘Hamets se trouvant sur les trottoirs ou la chaussée pourrait se coller aux pneus.

Certaines personnes ont des jouets spéciaux pour Pessa’h; c’est une excellente idée car les enfants aiment s’amuser avec des jeux qu’ils n’ont pas vus depuis un an. Même si vous avez l’intention de laver des jouets pour la fête, donnez-leur des jeux nouveaux avant Pessa’h; ils seront de la sorte occupés pendant que vous êtes en pleine préparation.

LES LIVRES

Les livres qui pourraient se trouver sur la table de Pessa’h doivent être cent pour cent propres. Comment faire pour y arriver? C’est presque impossible. C’est pourquoi tout livre utilisé à table, comme la Hagada, doit être conservé dans un sac plastique ou placé à part tout au long de l’année afin qu’il soit absolument exempt de ‘Hamets. Si vous voulez étudier la Hagada avant Pessa’h, prenez-en une spéciale qui sera votre « Hagada ‘Hamets ».

Pour ce qui est des livres que vous n’utiliserez pas pendant les repas de Pessa’h, vous avez juste à vérifier qu’ils ne contiennent pas de ‘Hamets comestible ou qu’un kezaït de résidu de nourriture ne s’est pas accumulé entre les pages. Vous pouvez y trouver aussi des miettes de pain encore consommables. Secouez les livres dans tous les sens et frappez-les ou bien exposez-les au vent. C’est suffisant pour supposer que tout le ‘Hamets a été emporté.

LA SALLE A MANGER ET LE SALON

De nombreux objets dans votre salle à manger peuvent entrer en contact avec la nourriture.

La table elle-même doit être cachère car vous y posez des plats chauds. Évidemment, ce n’est pas facile à nettoyer; la solution consistant à l’asperger d’eau bouillante ne conviendra certainement pas dans le cas d’un beau meuble en bois. En outre, des miettes se sont incrustées dans les nombreuses fentes qui parcourent la surface; les enlever est pratiquement impossible.

Que devons-nous faire? Il faut couvrir la table. Le revêtement, quel qu’il soit, doit être obligatoirement étanche à l’eau car, autrement, en posant un plat chaud sur la table, l’humidité se trouvant au sein du bois pénétrera dans la nappe et de là s’infiltrera dans votre nourriture qui deviendra par conséquent ‘Hamets ! Il n’y a pas de différence si la nappe est sur le nylon ou inversement. Si vous préférez, vous pouvez mettre sur la surface de votre table un carton ondulé qui, du fait de son épaisseur, est supposé isoler votre nourriture de l’humidité se trouvant dans le bois. Bien sûr, vous devez également nettoyer toute la table. Il ne vous est pas demandé de vous agenouiller muni d’un cure-dent pour dénicher le ‘Hamets qui s’est glissé dans les rainures des pieds de la table. Mais vous devez veiller à ce qu’aucune particule de puisse se détacher et tomber sur le sol et éventuellement faire son chemin jusque sur la table de Pessa’h.

Les chaises ? Si elles sont couvertes de tapisserie, il faut bien les nettoyer. Le mieux est d’utiliser un shampooing si cela ne les abîme pas. S’il y a des parties amovibles, vérifiez-les; vous y trouverez sans doute des quantités de miettes. Vous devez faire très attention car les chaises sont déplacées çà et là et des miettes peuvent s’accrocher sur les vêtements de quelqu’un puis arriver dans un plat de Pessa’h.

En ce qui concerne les canapés, enlevez les coussins et contrôlez-les. Il est fréquent d’y trouver un kezaït de ‘Hamets. Nettoyez chaque fissure et interstice. Pour cela, employez un aspirateur.
Pendant les repas, vous touchez aussi les interrupteurs électriques. Il est suffisant d’y passer un linge humidifié avec de l’ammoniaque ou un puissant détergent afin d’enlever toute trace de ‘Hamets.

Vous devez faire la même chose pour les poignées de porte. Cependant, ce n’est pas suffisant pour des boutons fantaisie embellis par des textures. Frottez avec un chiffon plus saturé, de telle sorte que le ‘Hamets qui resterait, deviendra ainsi impropre à la consommation.

LES PRINCIPES A OBSERVER DANS LA CUISINE

Il y a des objets dans la cuisine qui ne toucheront pas les aliments mais indirectement peuvent entrer en contact avec eux, car vous-même, pendant que vous cuisinez, les touchez. Les exemples sont nombreux: les boutons de porte, les portes, les fenêtres, les parois des armoires, la radio et surtout le téléphone. Leurs surfaces doivent être parfaitement propres ou, au moins, sans la moindre trace de matière comestible. Employez de l’ammoniaque ou un fort détergent (les liquides nettoyants pour les vitres contiennent de l’ammoniaque). C’est une bonne chose de démonter le téléphone car, sinon, vous ne saurez jamais combien de miettes de pain s’y sont amassées.

Il y a des ustensiles dans la cuisine qui ne nécessitent pas autant d’efforts. Ce sont ceux que vous allez ranger pendant Pessa’h comme, par exemple, vos récipients ‘Hamets. Assurez-vous qu’ils ne contiennent ni ‘Hamets comestible ni de résidu plus gros qu’un kezaït. Enfermez-les alors dans un placard sur lequel vous inscrirez ‘Hamets de façon à ne pas les utiliser par accident pendant Pessa’h.

Au sujet des ustensiles ‘Hamets utilisés seulement dans les grandes occasions – les assiettes en porcelaine de Limoges ou les verres en cristal de Baccarat exposés dans une vitrine – vous pouvez les laisser en place. Puisque vous ne les prenez pas régulièrement, il n’y a aucun danger que vous vous en serviez à Pessa’h. (Il n’y a aucun inconvénient à être propriétaire du « goût » du ‘Hamets absorbé dans ces plats). Cependant, les gens n’aiment pas tellement laisser en vue ce type d’objets; aussi est-ce parfaitement légitime de les éloigner. Mais la hala’ha ne vous oblige pas à le faire.

Toujours dans le domaine du sentiment de gêne, les gens voileront les tableaux qui représentent du pain. Là aussi, il n’y a aucune obligation de le faire mais on peut apprécier le fait que les Juifs ne désirent pas avoir devant eux un dessin de ‘hala pendant les repas de Pessa’h.

USTENSILES UTILISES POUR LA CUISSON

Maintenant, nous allons parler des surfaces qui entrent réellement en contact avec les aliments. Les exemples les plus typiques concernent les marmites, les casseroles et les poêles. Parmi ces ustensiles, la catégorie la plus difficile porte sur les récipients qui vont sur le feu et dans lesquels il n’y a pas de liquide, c’est-à-dire les poêles à frire. Si vous voulez les utiliser pour Pessa’h, vous devez en brûler le ‘Hamets. Ceci est appelé liboun ; il consiste à chauffer le métal au rouge. Deux méthodes sont possibles: le chalumeau ou le four auto-nettoyant (Faire attention que les poignée en plastique ne fondent pas).

Que dire des marmites ou des casseroles dans lesquelles on cuit avec de l’eau, comme les spaghettis? Il suffit de les tremper complètement dans de l’eau bouillante. L’opération s’appelle hagala.

Comment réaliser la hagala ? Tout d’abord, nettoyez bien les récipients. Emplissez une très grande marmite d’eau; faites-la bouillir et immergez complètement les ustensiles que vous voulez cachériser. Puisqu’ils sont froids, ils vont tempérer un peu l’eau; laissez-les donc assez longtemps pour que l’eau atteigne à nouveau la température d’ébullition. Le temps d’immersion optimal est de trente secondes; retirez-les alors. Si vous les laissez trop longtemps, ils risquent de réabsorber du ‘Hamets.

La hagala devient un plus compliquée quand il s’agit d’une grande marmite. Comment l’immerger ? Un des moyens est de la remplir à ras bord avec de l’eau qu’on porte à ébullition; cette eau va déborder sur les parois extérieures du récipient.

L’autre moyen est de contacter votre synagogue et de demander si elle organise un jour de « cachérisation pour Pessa’h ». Ce jour, elle met à la disposition du public un vaste fût avec de l’eau bouillante. Vérifiez que la personne en charge est suffisamment patiente pour attendre trente secondes. L’usage est de ne pas faire la hagala si le récipient a servi à cuire du ‘Hamets depuis moins de 24 heures. En général, les gens possèdent une vaisselle spéciale pour Pessa’h, ce qui simplifie les choses.

LA RIGUEUR MEME POUR LES BOUGEOIRS

Il y a un autre point où il faut être particulièrement rigoureux pour Pessa’h. Les Ashkénazes ont pour coutume de ne mettre aucun objet sur la table de Pessa’h qui a été sur la table tout au long de l’année, à moins qu’il n’ait été cachérisé. Cela comprend tout ce qui a été en contact seulement à froid avec du ‘Hamets, comme le verre du kidouch. Généralement, ces ustensiles n’absorbent pas de « goût de ‘Hamets » car seule la chaleur le permet. Néanmoins, pour pouvoir les utiliser à Pessa’h, il faut les cachériser avec de l’eau bouillante, de même, si l’on pose les bougeoirs sur la table.

Il est cependant suffisant de les remplir d’eau bouillante, sans besoin de les immerger. Mais attention, si ce sont des objets en argent ciselé, avec plein de nervures, vous devrez bien les nettoyer avant l’opération d’ébouillantage. Utilisez une crème d’entretien pour argent; si vous n’arrivez pas à les nettoyer parfaitement, il vaut mieux utiliser d’autres objets pour Pessa’h.

Reprenons: tout récipient servant à cuire doit être immergé dans l’eau bouillante (Bien que la coutume est d’avoir une vaisselle spéciale pour Pessa’h), tandis qu’il faut seulement ébouillanter les ustensiles que vous n’utilisez pas pour cuisiner mais qui sont mis sur la table pendant l’année.

LES GRILLES DU FOURNEAU

De manière surprenante, il n’est nul besoin de les cachériser. Cela se passe toute l’année. Par exemple, si un peu de sauce de viande coule sur les grilles de la cuisinière et ensuite du lait s’y renverse, c’est encore cacher. La raison est que toute goutte répandue est brûlée sur le champ; les grilles étant constamment sur le feu n’ont pas le temps d’attraper le moindre goût.
Pour Pessa’h, nous faisons la même supposition, c’est-à-dire que le ‘Hamets a, lui aussi, brûlé avant que son goût ne soit absorbé. Toutefois, les Ashkénazes ont pour coutume de cachériser les grilles. Nous procédons à un « léger brûlage », libun kal. Pratiquement, vous devez chauffer la grille de telle sorte que, si un papier entre en contact, il brunisse. La façon la plus simple est d’allumer le gril de votre four et d’y faire tourner les grilles du fourneau; cela devrait être suffisant. Une autre méthode est d’allumer tour à tour un ou deux feux de la cuisinière et d’y déposer le bleï’h, la plaque de chabbat. (N’allumez pas tous les feux en même temps car, par manque d’oxygène, ils risquent de s’éteindre.) Dans tous les cas, les grilles doivent être suffisamment chaudes pour brunir un papier.

LES PLANS DE TRAVAIL DANS LA CUISINE

Les surfaces en acier inoxydable peuvent être cachérisées. D’abord, assurez-vous que du ‘Hamets chaud n’y a pas été déposé depuis moins de vingt-quatre heures. Nettoyez-les bien. Puis versez-y de l’eau bouillante.

Le problème est que c’est un travail fastidieux car il vous faudra remplir de nombreuse fois la bouilloire. Une autre méthode est de répandre de l’eau froide sur toute la surface (mettre des objets sur les bords de telle sorte que l’eau ne coule pas) puis y passer un fer électrique à vapeur. Cela va rendre l’eau « grésillante », ce qui est équivalent, du point de vue de la hala’ha, à l’utilisation d’une pierre portée au rouge – even melouban. Ne vous inquiétez pas, un fer à vapeur est étanche à l’eau.

Mais rappelez-vous, cela ne marche que pour les surfaces en inox.

Que faire pour les surfaces en marbre ? Cela dépend du type de matériau. En Israël, la plupart des cuisines ont des plans de travail en chaïch. C’est une combinaison de pierre et d’époxy. On ne peut pas les cachériser pour Pessa’h. Vous devez les couvrir d’un revêtement étanche à l’eau. Et bien que ce ne soit pas nécessaire, beaucoup de personnes les ébouillantent avant.

Si vous avez ce qu’on appelle du « granit », il s’agit réellement de pierre qu’il est possible de cachériser. (Utilisez les mêmes méthodes que pour l’acier inoxydable). Seules les jonctions entre les plaques de granit posent problème, car elles sont remplies de plâtre. Certaines personnes recouvrent toute la surface avec des tapis en caoutchouc (même si elles l’ont cachérisée) afin de couvrir ces joints. Mais, d’après la hala’ha, cela devrait être suffisant.

Et les murs adjacents au plan de travail? Puisque les récipients les touchent, recouvrez-les quelle qu’en soit la matière.

Vous devez aussi recouvrir le bas des armoires qui sont au-dessus du plan de travail. Pourquoi? Parce que des aliments de Pessa’h pourraient les toucher. En outre, de la vapeur qui s’en échapperait pourrait attraper du goût de ‘Hamets qui s’y est absorbé. Tout le monde n’est pas d’accord avec moi mais je suis persuadé qu’il faut les couvrir.

Quant aux parois verticales extérieures des armoires, nous présumons que la nourriture n’entrera pas en contact direct avec elles. Cependant, vérifiez qu’elles soient propres.

La cachérisation de la table de la cuisine suit la même méthode que celle que nous avons exposé pour la table de la salle à manger: vous devez la recouvrir d’un revêtement étanche à l’eau. Si sa surface est faite de bois, de métal ou de marbre, vous pouvez l’asperger avec de l’eau bouillante sans besoin de la couvrir. Cela ne marche pas avec le formica.

LE RÉFRIGÉRATEUR

En général, on ne met pas de plats chauds dans le réfrigérateur. Mais si vous le faites, évitez-le absolument à Pessa’h.

La règle de base pour le réfrigérateur est la même que pour les boutons de porte. Cela signifie qu’il doit être nettoyé impeccablement. Enlevez d’abord les étagères et laver l’intérieur avec un produit qui rendra les résidus de nourriture impropres à la consommation. Il est peut-être difficile de s’y pencher mais les surfaces sont lisses et assez faciles à nettoyer.

Les étagères elles-mêmes comportent de nombreuses lamelles. Les nettoyer à la main une par une vous prendra un temps incalculable. Le mieux est de remplir la baignoire à moitié avec de l’eau et un peu d’ammoniaque et de les y tremper. Rincez-les sous pression et vérifiez qu’il n’y reste accroché aucun aliment comestible.

Bien que cela soit suffisant, beaucoup de personnes ne se sentent pas à l’aise d’y déposer directement les aliments de Pessa’h. Vous pouvez couvrir les étagères, mais attention de ne pas le faire avec quelque chose qui empêchera l’air de circuler dans le réfrigérateur; le thermostat pourrait ne pas fonctionner correctement et votre moteur serait en marche constamment, ce qui pourrait l’endommager. Utilisez des feuilles de papier style essuie-tout; sinon faites des trous dans les feuilles d’aluminium.

Quant au congélateur, dégivrez-le et nettoyez-le intégralement. S’il est muni d’un système auto-dégivreur, assurez-vous de vider le récipient dans lequel s’accumule l’eau. Si vous ne l’avez pas fait récemment, il peut contenir un kezaït de miettes.

Qu’en est-il du joint d’étanchéité en caoutchouc qui est autour de la porte du réfrigérateur? Évidemment, nettoyez-le avec un chiffon. Mais le plus important est de nettoyer les plis en accordéon. Pour cela, la manière la plus efficace est d’utiliser un coton-tige trempé dans l’ammoniaque et de le passer entre les plis. Le coton-tige attrapera toutes les saletés.

Comment conserver dans le réfrigérateur ou le congélateur des aliments que vous désirez inclure dans la vente du ‘Hamets ? Vous devez les emballer et les mettre dans un coin du réfrigérateur ou du congélateur et les recouvrir afin d’éviter tout contact à Pessa’h.

En ce qui concerne l’extérieur du réfrigérateur, nettoyez la porte et les poignées car vous les toucherez souvent à Pessa’h. Contrôlez également le haut du réfrigérateur, spécialement quand il y a des enfants à la maison. Qui peut savoir ce qu’ils ont pu y jeter! Quant aux parois latérales, nettoyez-les bien. Certaines personnes les recouvrent mais la hala’ha ne l’exige pas.

LES ARMOIRES DE CUISINE

Nous avons déjà parlé des parois extérieures des armoires de cuisine. Qu’en est-il des étagères? Puisque, normalement, vous n’y déposez aucun aliment chaud, vous n’avez pas besoin d’utiliser d’eau bouillante; simplement lavez-les bien avec un détergent et assurez-vous qu’il n’y reste aucun résidu consommable.

Cependant, là aussi, beaucoup de personnes se sentent gênées d’y mettre la vaisselle et les aliments de Pessa’h. C’est l’origine de « l’ancienne coutume juive » du papier d’étagère qu’on pose sur le fond des tiroirs et des placards; il y en a même qui en recouvrent les côtés.

L’EVIER DE LA CUISINE

L’évier doit être, bien sûr, cacher pour Pessa’h. S’il est en acier inoxydable, il peut être cachérisé à l’eau bouillante. Toutefois, le joint de l’évacuation ne peut pas être nettoyé correctement. La solution est de passer l’évier au chalumeau. Mais la plupart des autorités rabbiniques pensent qu’il suffit, en plus de l’ébouillantage, de faire couler par l’évacuation un détergent puissant. De cette manière, tout ce qui s’est collé, soit sur le joint soit dans la canalisation d’évacuation elle-même, deviendra totalement inconsommable. Si vous avez une conduite en plastique, un déboucheur à base de soude ou d’acide pourrait l’endommager; un détergent puissant est donc suffisant. En addition, certains y mettent une cuvette en plastique ou un tapis en caoutchouc afin que rien ne puisse toucher l’évier lui-même. Mais ce n’est pas nécessaire.

Un évier en porcelaine ne peut pas être cachérisé. Vous devez le nettoyer complètement et y mettre un récipient en plastique. Mais quelques fois, l’évier peut refouler de l’eau dans la cuvette en plastique! Son utilité s’en trouve annulée. Pour éviter cela, il faut enlever le filtre qui se trouve dans l’évier et en mettre un dans le récipient en plastique. Par ce moyen, tous les détritus y resteront – vous pourrez aisément les enlever- et ce qui passera, s’écoulera facilement sans rester dans l’évier.

De plus, le récipient en plastique doit est légèrement surélevé, afin de ne pas toucher le fond de l’évier. Vous pouvez mettre deux petits morceaux de bois dans l’évier sur lesquels le récipient en plastique reposera.

Peut-on coller un papier adhésif sur l’évier ? Le problème est que des gouttes d’eau peuvent s’y piéger. Et cette eau va transmettre le goût de votre évier non cacher pour Pessa’h. Si vous êtes certain qu’il n’y aura aucune goutte d’eau, vous pouvez utiliser un tel papier.

Pendant que nous sommes sur le sujet de l’évier, n’oubliez pas le robinet lui-même! Les boutons doivent être nettoyés parfaitement. Il y a des gens qui ont un jeu spécial pour Pessa’h. Si vous ne vous sentez pas le courage de les démonter, lavez-les au moins avec un détergent qui rendra toute particule non mangeable. Pour ce qui est du robinet lui-même, vous devez l’ébouillanter car il est contact avec la vapeur de ‘Hamets tout le temps. Un robinet en plastique pose problème car il ne peut pas être cachérisé. Ce que vous devez faire dans ce cas pendant Pessa’h est d’en éloigner vos casseroles et d’empêcher toute vapeur de l’atteindre.
LE LAVAGE DE LA VAISSELLE A PESSA’H

Juste un conseil. Afin d’éviter toutes sortes de problèmes dans votre évier, ne lavez pas la vaisselle à l’eau très chaude à Pessa’h. Ainsi, il n’y aura aucun risque d’arriver à une température où des résidus de ‘Hamets, restant au fond de la canalisation, pourraient cuire et émettre de la vapeur. (Le point de cuisson d’après la hala’ha, appelé yad solèdète – littéralement « Trop chaud pour être touché », est de 45°). Il n’est pas interdit de laver à l’eau très chaude mais il vaut mieux ne le pas le faire. Vos plats seront suffisamment propres si vous utilisez de l’eau tiède. C’est précaution n’est à prendre qu’à Pessa’h.

LE FOUR

Si vous avez un four auto-nettoyant, mettez le système en marche pour un cycle; votre four sera alors cacher pour Pessa’h. S’il y a à l’intérieur des éléments en caoutchouc ou en toute autre matière qui d’après la hala’ha ne peuvent pas être cachérisés, recouvrez-les d’une feuille d’aluminium et contrôlez qu’ils restent couverts à chaque fois que vous vous en servez.

Si vous n’avez pas l’intention de vous en servir durant Pessa’h, ouvrez-le, vérifiez qu’il n’y a ni aliments consommables ni un kezaït de résidu à l’intérieur, puis fermez la porte et scotchez-la. Si vous voulez être méticuleux, pulvérisez un produit nettoyant pour four, attendez trois minutes, essuyez-le et fermez la porte. Du point de vue de la hala’ha, si vous n’utilisez pas votre four à Pessa’h, il n’a pas besoin de reluire. Ce n’est pas la peine de le frotter pendant des heures. Simplement, assurez-vous qu’il n’y a pas à l’intérieur du ‘Hamets consommable ou un kezaït de résidu.

Si vous n’avez jamais utilisé votre four pour du ‘Hamets, et que vous voulez l’employer pour Pessa’h, vous devez quand même le cachériser. Mais dans ce cas, contentez-vous seulement de tourner le bouton du thermostat à la plus forte température.

Que dire de la tôle de la cuisinière sur laquelle sont fixés les brûleurs? Nous avons déjà parlé des grilles- on leur fait un liboun kal, ce qui signifie qu’elles deviennent assez chaudes pour brunir un papier. La même règle s’applique aux brûleurs; nettoyez-les bien puis allumez-les et vérifiez que tout aliment a brûlé.

Mais c’est une toute autre histoire pour le support des brûleurs lui-même. En réalité, cette surface est toujours tarèf – non-cachère, car elle reçoit des éclaboussures de lait et de viande. Toute l’année, ce n’est pas un problème. Pourquoi? Parce que premièrement, vous veillez à ce que ces éclaboussures n’atteignent pas ce que vous cuisinez. Et si cela arrive, alors cela dépend si elles sont consommables et quelle en est la proportion. De surcroît, si la surface est propre, le seul problème est l’absorption de goût de viande et de lait, que nous présumons s’être passé il y a plus de 24 heures. Dans ce cas, il est peu probable que ces éclaboussures rendent votre plat non-cacher.

Mais à Pessa’h, la condition des 24 heures ne joue pas. Un objet utilisé il y a un an pour du ‘Hamets demeure ‘Hamets. Par conséquent, vos aliments de Pessa’h ne doivent absolument pas toucher cette surface; Pour ce faire, recouvrez-la entièrement avec une feuille d’aluminium, qui soit suffisamment solide pour ne pas se déchirer.

La partie la plus problématique de votre fourneau est la partie invisible se trouvant sous cette plaque. Si vous la retirez, vous trouverez des restes de tout ce que vous avez cuit pendant l’année. Il peut y avoir également des miettes comestibles ainsi qu’un kezaït de résidus visqueux. Vous devez donc démonter cette tôle; en général, c’est très faisable en dévissant quelques vis. Sinon, il faut les enlever avec le bout des doigts, ce qui n’est pas facile et le seul moyen est d’entrouvrir de force et de pulvériser un détergent à l’ammoniaque pour rendre tout ce qui s’y trouve inconsommable.

En supposant que vous ayez pu démonter la plaque, la première chose à faire est d’actionner l’aspirateur et de faire disparaître toutes les miettes afin qu’elles ne s’éparpillent pas dans tous les coins. Si vous n’avez pas pas d’aspirateur, prenez un chiffon humide et passez-le sur toute la surface. Les miettes colleront au tissu. Ne le mouillez pas trop car cela salirait tout le fourneau. Cette opération est obligatoire même si vous n’utilisez pas votre cuisinière à Pessa’h.

Si votre fourneau est intégré dans le plan de travail, cela ne pose pas de problème car les éclaboussures ne peuvent pratiquement pas pénétrer sous la plaque.

D’autres fourneaux posent des problèmes. Si la plaque est en verre ou en porcelaine et les éléments de chauffage en-dessous, vous ne pouvez pas la cachériser, en raison de la matière. Il est possible de la recouvrir d’aluminium mais la cuisson sera beaucoup moins efficace. A moins de trouver une solution à ce problème, le mieux est d’utiliser un fourneau différent pour Pessa’h.

Si ce sont des feux électriques extérieurs, vous n’avez besoin que de les nettoyer, sans procéder à un processus de cachérisation.

Une plaque chauffante électrique (plata) doit être nettoyée aussi bien que possible et si vous voulez l’utiliser pour Pessa’h, couvrez-la d’une feuille épaisse d’aluminium qui ne risquera pas de se déchirer. Quant à la plaque de métal pour chabbat (bleï’h), posée sur les feux du gaz, qu’il faudrait soit cachériser soit recouvrir, il paraît plus simple d’acheter une plaque mince pour Pessa’h; autrement, une feuille épaisse d’aluminium suffit, quoiqu’il puisse y avoir émission de fumées désagréables.

Beaucoup de fourneaux ont un couvercle que vous baissez quand vous ne cuisinez pas. Il est en permanence souillé par des éclaboussures. Vous devez donc le nettoyer et le recouvrir (ou le démonter). De même, le mur derrière le fourneau a absorbé du ‘Hamets; éloignez la cuisinière du mur de façon que les casseroles ne le touchent pas ou couvrez-le.

Si vous avez une hotte aspirante au-dessus du fourneau, cela pose problème. Il y a là un nid où s’accumule de la vapeur et des particules de ‘Hamets. La meilleure chose est de la recouvrir et de ne pas l’utiliser à Pessa’h. De plus, s’il y a des substances consommables à l’intérieur (ou un kezaït de résidus), vous devez les enlever.

MICRO-ONDES ET LAVE- VAISSELLE

Un four à micro-ondes peut être cachérisé pour Pessa’h à condition que les parois internes soient métalliques (même si le métal est peint). Introduisez un bol d’eau et faites-le bouillir pendant 20 minutes. Il est préférable d’avoir une nouvelle plaque en verre pour Pessa’h ou au moins de la couvrir.

Si vous avez différents éléments dans le micro-ondes qui sont, par exemple, en caoutchouc, c’est un gros problème. Tout d’abord, cette matière n’est pas cachérisable. Deuxièmement, ces pièces ne peuvent évidemment pas être recouvertes de feuille d’aluminium – nous sommes dans un micro-ondes – La solution est d’avoir des pièces de rechange conservées seulement pour Pessa’h. Sinon, vous ne pouvez pas l’utiliser.

Si l’intérieur est en plastique, le micro-ondes ne peut pas être cachérisé.

Pour utiliser une machine à laver la vaisselle, ses parois intérieures doivent être métalliques. De plus, vous devez avoir un panier spécial pour Pessa’h.

LE PETIT ÉLECTRO-MÉNAGER

Il y a d’autres appareils que nous n’utilisons pas à Pessa’h. Cela inclut le grille-pain, le petit four à pâtisserie et le mixeur, que vous avez utilisés toute l’année pour le pain et les gâteaux. Bien qu’il soit possible de les cachériser, cela nous mènerait beaucoup trop loin; aussi nous ne le faisons pas.

Alors que faites-vous? Tout d’abord, si vous pensez qu’ils contiennent des substances consommables, nettoyez-les. Enlevez les miettes de votre grille-pain et de votre four. Faites pour le mieux mais ne devenez pas fou; ne les démontez pas.

La raison est que, de toute façon, vous les inscrirez dans le contrat de vente du ‘Hamets. Ainsi, bien que nous ayons la coutume de ne pas vendre du ‘Hamets gamour (c’est-à-dire du pain et des gâteaux), il n’y a aucun de problème de vendre un grille-pain avec des miettes à l’intérieur. Enlevez tout ce que vous pouvez et pour ce que vous n’arrivez pas à atteindre, reposez-vous sur la vente.

Quant à votre mixeur, si vous craignez qu’il n’y ait encore de la pâte, elle est probablement non-consommable. Dans ce cas, vérifiez qu’il n’y pas un kezaït. En fait, le mieux est de le laver avec un détergent qui rendra tout impropre à la consommation.

LE SOL

Les miettes sur le sol, en supposant que leur quantité est inférieure à un kezaït, sont considérées comme de la saleté. Le problème est que les vêtements tombent sur le sol, que les enfants jouent par terre, etc. Aussi, afin de minimiser les problèmes, essayez de maintenir les sols bien ordonnés pendant que vous nettoyez pour Pessa’h. Et ensuite, ultime étape, quand tout a été cachérisé dans la maison, lavez bien les sols (Vous n’avez pas besoin d’utiliser d’ammoniaque).

Que se passe-t-il durant Pessa’h lui-même? Soyez conscient que, chaque fois que quelqu’un entre dans la maison, il apporte sur ses habits, et particulièrement sur ses chaussures, des particules qui peuvent être du ‘Hamets. Vous pouvez passer votre temps à balayer mais cela n’aidera pas vraiment.

Aussi la règle est la suivante: tout objet qui tombe par terre pendant Pessa’h n’est pas remis sur la table. De nos jours, nous permettons de le laver. Par exemple, si un couvert en argent est tombé, une fois lavé vous pouvez le réutiliser. De même pour un jouet – si un enfant veut l’apporter à table, il faut le rincer auparavant.

Et les tapis ? Ils sont pleins de miettes – en général tout à fait mangeables – et il est extrêmement difficile de les nettoyer. La meilleure méthode est de les shampooiner avant Pessa’h, ce qui éliminera toute trace de particules comestibles. Sinon, les gens les roulent, les mettent de côté et les vendent avec le ‘Hamets. Ce n’est pas exigé mais c’est certainement recommandable (à moins de les avoir shampooiné).

Une chose capitale à se rappeler: vous avez passé tout votre temps à nettoyer pour Pessa’h. Où est donc tout le ‘Hamets que vous avez enlevé ? Il s’est collé aux poils du balai, il est passé dans la poubelle et dans le sac de l’aspirateur. Vous devez nettoyer votre balai ou mieux avoir un balai pour Pessa’h. Vérifiez que votre poubelle est bien propre et surtout, jetez le sac de l’aspirateur. C’est justement là que vous avez vraisemblablement un kezaït de ‘Hamets.

VENTE DU ‘HAMETS

La coutume la plus répandue est de ne pas vendre du vrai ‘Hamets comestible comme le pain, les crackers, le whisky, etc. à moins que cela ne cause une perte financière importante, c’est-à-dire que vous en avez une grande quantité ou c’est difficile de vous en procurer ou c’est cher. Vous pouvez certainement inclure une demie bouteille de whisky dans la vente. Sinon faites-en cadeau à une connaissance non-juive.

Mais qu’en est-il des aliments qui ne sont pas « réellement » du ‘Hamets, par exemple des boîtes de thon non étiquetées comme « Cacher pour Pessa’h » ou un mets cuit dans une casserole ‘Hamets ? Vendez-les et ne les utilisez pas pendant Pessa’h. Si possible, rangez-les dans un placard ou, au moins, recouvrez-les. Mettre un ruban adhésif sur la porte des l’armoires où est emmagasiné le ‘Hamets est nécessaire afin de vous empêcher de les ouvrir par inadvertance à Pessa’h. Attention! Même le ‘Hamets d’un non-juif doit être rangé dans un endroit à part et recouvert.

Puissiez-vous passer une fête de Pessa’h cachère et joyeuse, et que le nettoyage se passe en douceur !

 

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