Tous à vos fourneaux

A la mémoire de ma mère « Zouzou »

1 septembre, 2016

ROCH HACHANA « SIGNIFICATION » 2016

Classé dans : Roch Hachana — fanfan18unblogfr @ 9:44

(Dimanche 2 octobre est la veille de Rosh Hashana) au Mardi 4 octobre 2016

Rosh Hashana inaugure une période d’introspection personnelle qui va durer 10 jours jusqu’à Kippour. Il s’agit, pour chacun d’entre nous, de faire téshouva, c’est-à-dire de réfléchir sur le sens de sa vie, sur la manière de se conduire avec autrui et sur ses relations avec le créateur. Être un Juif au plein sens du terme ne signifie pas se contenter d’observer un rite avec zèle. Un Juif est avant tout un acteur dans la Cité. L’accomplissement du Juif se situe sur la manière dont il va se conduire avec son prochain. Ce devoir d’équité se réalise pleinement dans la notion de tsédaka c’est-à-dire de solidarité, de responsabilité et de justice. A partir du début du mois qui précède Rosh Hashana, on procède à un examen de conscience. On tire un bilan sur l’année écoulée. On s’engage à prendre un nouveau départ.

Littéralement «tête de l’année», la fête se célèbre le 1er et le deuxième jour du premier mois de l’année, celui de tichri. Roch Hachana c’est aussi le nouvel an Juif qui commémore la création par Dieu de l’homme sur terre. Dans les temps anciens, la fête ne durait qu’un seul jour. Aujourd’hui, c’est la seule fête qui dure 2 jours en Israël comme en diaspora. Elle marque le début des 10 jours de pénitence dont la finalité est Yom Kippour.

Selon la Michna, le calendrier juif comporte 4 nouvel an :
•  Le 1er Nissan : C’est le nouvel an des rois (date à partir de laquelle était calculé le nombre des années du règne de chaque roi d’Israël).
•  Le 1er Eloul : date à laquelle on prélevait la dîme sur le bétail.
•  Le 15 Chevat : nouvel an des arbres.
•  Le 1er Tichri : date à laquelle on calculait les dates du Jubilé et des années chabbatiques.
Roch Hachana est aussi désignée par quatre autres termes : Chabaton : jour de repos solennel. Zi’hron terouah : jour du souvenir proclamé par la sonnerie du chofar. Yom terouah : le jour de la sonnerie du chofar. Yom hadin : jour du jugement. C’est en effet ce jour là, que les rabbins ont développé cette notion que toutes les créatures de l’humanité sont jugées à Roch Hachana. Dieu donnant, en fonction des mérites de chacun, le droit de vivre et ses moyens d’existence. Le verdict définitif est rendu à Yom Kippour. C’est pour cette raison que ces jours sont appelés Yamim noraïm (jours terribles). Cette notion de pénitence est matérialisée par le blanc, couleur de la pureté, pour tout Juif qui souhaite être pardonné par le créateur. Cette couleur s’applique à la nappe qui recouvre le lutrin sur lequel on lit la Torah, les manteaux des séfarim Torah, le rideau de l’arche sainte. Certains juifs s’habillent en blanc ou revêtent le kitel, sorte de robe portée également à Kippour et pour le séder de Pessah.

Mis à part le repas festif du premier soir, l’essentiel du rituel se déroule à la synagogue où l’on passe plus de la moitié des deux journées en prières, en Israël comme dans la Diaspora. On sonne le chofar sur la téba où on lit aussi la Torah. Auparavant, on récite sept fois le psaume 4.7, pour rappeler les sept tours que firent les Juifs autour de Jéricho avant que les murailles ne tombent au son du Chofar et les sept cieux à travers lesquels les prières doivent passer pour atteindre le trône de Dieu. Le psaume 4.7 est choisi car le verset 6 contient l’allusion : «Dieu est monté au milieu des cris, le Seigneur au son du chofar». Ce verset est invoqué pour expliquer qu’on tient l’instrument avec l’embouchure large vers le haut. Ensuite six vers sont récités, qui forment l’acrostiche «Ke’ha Satan» (déchire Satan). On sort de l’Aron hakodech les deux rouleaux de la Torah pour des lectures, incluant notamment, le deuxième jour, le récit de l’épreuve d’Abraham.

Les nombreux poèmes, (piyoutim) figurant dans la liturgie de Roch Hachana insistent sur les thèmes du jugement et du repentir. Le Moussaf, le service additionnel, est unique en ce qu’il comporte trois bénédictions centrales au lieu d’une seule, comme pour toutes les autres fêtes. La première, Mal’houyot, de la racine de melekh (roi), décrit la souveraineté du créateur, que sa sainteté met à une distance de ses créatures. Au contraire Zi’hrononous montre que, malgré tout, «il s’est souvenu» de Noé, des fils des justes dans la souffrance. Il punit les méchants et récompense les bons. Le troisième, Chofarot, explicite l’importance des événements marqués par la sonnerie du chofar. Il insiste sur le fait que Dieu s’est révélé lui-même au Sinaï et qu’il se révélera à nouveau pleinement pour amener la fin des temps.

Jour du jugement, du souvenir et de la sonnerie du chofar, Roch Hachana est la plus solennelle des fêtes juives, comme le fait de bien sentir par exemple cette prière :
«Nous voulons relater la puissance de cette journée : elle est redoutable. En elle, Ta royauté s’élèvera et Ton trône sera fondé sur la justice. En vérité Tu es le juge et Tu as souvenir des choses tombées dans l’oubli. Tu ouvres le livre de l’histoire où sont consignés les actes scellés par la main de leurs auteurs humains. Soudain le chofar retentit, un bruit sourd se fait entendre. C’est le jour du jugement ! Pareil aux moutons dénombrés leur berger, les hommes et leurs actes sont scrutés par Toi, Tu fixes le délai pour chaque être vivant et Tu décides de son sort. A Roch Hachana, Tu l’inscris et à Kippour Tu apposes ton sceau : combien quitteront ce monde et combien y entreront. Qui vivra et qui mourra, qui à la fin de ses jours, qui prématurément, qui par le feu, qui par l’eau, qui par la guerre, qui par l’épidémie. Qui mènera une vie sédentaire et qui sera nomade. Qui sera serein et qui sera tourmenté. Qui sera élevé et qui sera abaissé. Qui sera tourmenté. Qui sera fortuné et qui sera indigent. Mais le retour : téchouva, la prière : téfila, et la justice : tsédaka, peuvent faire revenir Dieu sur sa décision».

D’après la tradition, le 1er Tichri est la date anniversaire de la création du monde selon certains commentateurs, le jour où le premier homme a été créé selon d’autres.
Littéralement Roch Hachana signifie «tête de l’année», ou nouvel an. C’est donc le moment où les hommes doivent faire une pause, réfléchir, se reprendre en mains, pour préparer un avenir meilleur.

• La réflexion sur le passé implique la notion de téchouva (qui signifie un retour sur soi).
• Une réflexion sur l’avenir par une prière pleine d’espoir.
• L’action en multipliant les actes d’entraide, tels que la tsédaka.
Selon notre capacité à réaliser ces actes indispensables, nous engageons notre avenir, exprimé à travers la décision divine qui nous juge et nous inscrit dans le «livre de la vie», pour une vie meilleure. Tout dépend bien entendu de nous, car selon notre attitude, nous construisons notre avenir, dont nous sommes les détenteurs responsables.
Le jugement divin apparaît alors comme la résultante d’efforts personnels qui s’expriment traditionnellement par les actes de Téchouva, Téfila et Tsédaka.

La Téchouva
La racine du mot contient l’idée de retour. Il s’agit principalement d’un retour vers nos sources qui doit nous permettre de mieux nous situer par rapport au rôle que nous avons à accomplir en tant que Juif. Ré-évaluation de nos relations avec Dieu, avec les autres et avec nous-mêmes.
Roch Hachana vient nous rappeler que même si nous avons «manqué le but», il n’est jamais trop tard pour rectifier le tir et décider d’agir différemment. Dans la tradition juive, l’être humain a le pouvoir de procéder à son introspection et d’opérer le retour sur soi et vers Dieu qu’implique toute téchouva.

La Téfila
Dans la tradition juive, la téfila n’est pas une série de demandes, de supplications et de louanges, elle correspond à une réflexion profonde, fondée sur un examen de conscience. Le terme lehitpalel signifie s’auto-juger et pas seulement prier. Au cours de la téfila, le Juif doit réussir à s’élever peu à peu, au point de parvenir à un véritable dialogue avec son créateur, sans avoir recours à son intermédiaire.

La Tsédaka
L’acte de tsédaka comprend, dans son essence, le principe même de justice par lequel on participe au rétablissement d’un certain ordre dans le monde. Ce n’est donc pas un mouvement de pitié envers son prochain. Lorsqu’il fait la tsédaka, le Juif accomplit un acte de justice pure. Il ne s’agit pas d’aider l’autre avec condescendance, mais au contraire de le faire avec humilité. La manière de l’aider aura autant d’importance que l’aide apportée.

SHOFAR OU CHOFAR « LE SON »

Classé dans : Roch Hachana — fanfan18unblogfr @ 9:43

 

La mitsva n’est pas de « sonner » du shofar mais « d’entendre le son du shofar ». 

Le Shofar est sonné les deux jours de Roch Hachana, sauf si le premier jour tombe un shabbat. La sonnerie du shofar qui symbolise une plainte ou un cri, marque l’apogée des cérémonies. Selon Maïmonide, cette injonction biblique est faite pour que chacun des fidèles soit entraîné à se repentir de ses pêchés.

 

C’est un instrument à vent composé traditionnellement d’une corne de bélier (il rappelle la mise à l’épreuve d’Abraham, quand Dieu lui a demandé de sacrifier son fils Isaac. Au dernier moment Dieu a arrêté son geste. En remerciement, Abraham a élevé un autel pour y sacrifier un bélier). La Mishna précise qu’on peut aussi utiliser la corne de tout animal casher (mouton antilope, gazelle, excepté la corne d’un bœuf et d’un gros bétail).
La sonnerie de shofar retentit tous les jours du mois d’Eloul, au cours de l’office du matin, et jusqu’à Kippour.
Dans l’antiquité, le shofar servait de trompette : il permettait d’annoncer un incendie, une invasion ou une épidémie. A Roch Hachana, jour du jugement, il est une alarme pour les consciences.
En Babylonie, le pouvoir interdisait l’usage du shofar, de crainte que la sonnerie ne fût le signal d’une insurrection. Des gardes étaient dépêchés dans les synagogues, au début de l’office de Roch Hachana, pour s’assurer de la docilité des Juifs. Après les premières heures de la fête, les gardes s’en allaient, convaincus que les hommes en prière n’appelleraient plus à la révolte. Aussitôt, les Juifs sonnaient de la corne.

Le shofar qui retentit à l’issue du jeûne de Kippour n’est pas une alarme. Il évoque le shofar du Jubilé qui, tous les cinquante ans, annonçait la libération des esclaves, le renoncement aux dettes et le retour des terres à leurs premiers propriétaires.
Le Jubilé commençait immédiatement après Kippour. C’est pour s’en souvenir qu’à l’issue du jeûne, après ces instants particulièrement émouvants et solennels où nous affirmons l’unicité de Dieu et son règne, le shofar retentit. À cet instant, il n’est plus question de Kippour, ni de «teshouva» (retour à Dieu), ni de jeûne, on se souvient simplement qu’aux temps anciens l’année du Jubilé était annoncée par le shofar résonnant dans tout le pays d’Israël.

On a aussi l’habitude de sonner du shofar pour commémorer un événement exceptionnel (le jour où les troupes israéliennes ont libéré Jérusalem, par exemple). Depuis 1949, la prestation de serment de tout nouveau président de l’Etat d’Israël s’accompagne d’une sonnerie symbolique du shofar.

La personne qui sonne le shofar fait entendre 4 types de sons distincts :
Tekia : son long continu.
Téroua : son court (3 téroua peuvent être entendus pendant la durée d’un  tékia).
Shevarim : série de 9 sons saccadés.
Tékia guédola : sonnerie majeure, longue et continue. A Kippour, elle marque la fin du jeûne.

Les kabbalistes insistent sur l’importance des sonneries du shofar, auxquelles ils attribuent le pouvoir de substituer à la rigueur du jugement, la douceur de la miséricorde.

 

ROCH HACHANA « SEDER » 2016

Classé dans : Roch Hachana — fanfan18unblogfr @ 9:42

Les festivités de Roch Hachana débutent la veille au soir. Comme pour les autres fêtes, on se veut optimiste et plein d’entrain pour célébrer le nouvel an. Les communautés juives à travers le monde ne manquent pas de recettes originales. Le séder (ordre) de Roch Hachana est plus ou moins copieux selon les communautés dont on est originaire. Le miel est omniprésent, comme accompagnement, pour chacun des aliments mis sur le plateau.
Le séder commence toujours par le kiddouch. Il comprend une coupe de vin (du vin blanc pour certains, car il évoque la miséricorde).
Immédiatement après, on fait la prière sur des ‘halots (parfois fourrées avec du raisin sec) choisies spécialement à cette occasion de forme arrondie (en forme de couronne pour rappeler la royauté de Dieu, mais aussi sans aspérités, pour une année pleine de douceur). On remplace le sel par le sucre.
Dans certaines communautés d’origine achkénaze, on dessine sur la ‘hala un motif rappelant une échelle. Elle symbolise la montée de chaque Juif sur «l’échelle du jugement divin». D’autres confectionnent des ‘halot en forme de spirale, pour rappeler la main tendue prête à recevoir le verdict divin, mais aussi la spirale de la vie vers laquelle chacun de nous est entraîné.
En Afrique du Nord, on réalisait des pains en forme d’oiseaux, en souvenir du verset d’Isaïe : «comme les oiseaux, Dieu protégera Jérusalem».
La principale bénédiction se fait sur une pomme trempée dans du miel. On formule ainsi le souhait que l’année à venir soit bonne et douce. On retrouve la pomme au dessert dans le « shtrudel aux pommes », la confiture de pomme, «l’apfelkrapfe» (chausson aux pommes alsacien). En Bulgarie, la bénédiction est faite sur une pomme cuite au miel. Les Juifs d’Algérie, de Tunisie et du Maroc mangent des dattes «tamra ou tam» qui signifient en araméen «terminer», car nous espérons que l’influence de nos ennemis prenne fin.
Après les fruits qui poussent dans les arbres, on consomme des légumes qui poussent en terre. C’est à travers ces aliments que nous souhaitons «que nos ennemis cessent de nous vouloir du mal». Le rabbin Gérard Haddad précise : «Le destin des hommes ne consiste pas seulement en douceur, il faut envisager aussi les événements pénibles tels que les conflits avec les ennemis, les maladies qui peuvent survenir, pour les conjurer».
En Tunisie, on mange de l’ail cuit dans du miel, dont le mot en hébreu «toum» fait penser au verset «ché yitamou oyevénou» «Que nos ennemis soient anéantis !»On peut trouver sur certains plateaux des blettes (salki en araméen), mot qui ressemble à istalek qui veut dire «enlever» (Que nos ennemis disparaissent et soient enlevés !). De la courge, du potiron, des épinards, des poireaux (karti) dont la racine est la même que karet qui veut dire retrancher, supprimer, dans l’espoir qu’avec cette bénédiction
«nos ennemis seront écartés».
Les pois dont la symbolique est la même que la grenade dont le mot en araméen (rubiya) dérive de rov, c’est-à-dire l’abondance. Les Juifs tunisiens consomment des beignets d’épinard , de courge, d’ail. Les Juifs de Turquie préfèrent les fritadas, c’est-à-dire différents gratins composés de blettes, de courgettes, de courge !Enfin, une cinquième bénédiction porte sur le souhait «qu’Israël soit en tête des nations, plutôt qu’en queue» (au niveau moral) et serve d’exemple aux autres nations. On fait la bénédiction sur une tête de poisson ou de mouton (ou sur une partie de cette tête). On évite de choisir une tête de veau ou de bœuf, pour ne rappeler ni le veau d’or, ni les autres animaux adorés dans l’Antiquité.Chez mes parents, on pouvait voir sur la table, des grenades, des coings (dont on faisait la confiture après roch hachana que l’on mangeait à la fin du jeûne de yom kippour), des pommes, du miel, du sucre, des graines de sésames blanches, des halots, du poisson avec sa tête, le fameaux Tajine pour la prière : épinards, haricots vert, la courgette verte en forme de bouteille, fêves, poireaux tout cela cuisiné avec de la viande de tête plus exactement de la joue.Certains ajoutent du coeur, poumon, l’oeuf, l’olive, de la tête d’agneau, blettes.  

Le repas se consomme ensuite.

 

 

ROCH HACHANA « CHANSONS »

Classé dans : Roch Hachana — fanfan18unblogfr @ 9:42

«Hakayits Avar»

chanthakayits.gif

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

«Chana Tova»

chantchanatova.gif

 

TACHLI’H

Classé dans : Roch Hachana — fanfan18unblogfr @ 9:39

Cérémonie célébrée l’après-midi du 1er jour de Roch Hachana (si ce jour tombe un chabbat, tachli’h est reportée d’un jour).

Ce rite consiste à se rendre au bord d’un cours d’eau, une rivière ou la mer, et d’y retourner ses poches, comme pour y jeter les quelques miettes qui resteraient, en récitant des versets des prophètes Michée et Isaïe. Le verset de Michnée 7,19 déclare : « Tu jetteras tous leurs péchés au fond de la mer ! ».
Une coutume kurde consiste à sauter dans l’eau au cours de la cérémonie. Les kabbalistes secouent leurs habits pour se libérer des «écorces» de pêchés qui se sont formées au cours de l’année. Les Juifs de Syrie utilisent un bassin alimenté par un tuyau d’eau courante.
Certains rabbins insistent pour que la cérémonie se déroule au bords d’une pièce d’eau où vivent des poissons, car il s’agit du tribut payé au créateur dont l’œuvre de création débuta à Roch Hachana et eut pour premiers témoins les poissons. Afin de permettre à tous Juifs, petits et grands de célébrer tachli’h, il est aussi permis de procéder à la cérémonie prêt d’un évier et d’y faire couler l’eau, mais cette dernière alternative n’est utilisée que si la communauté est éloignée d’un cours d’eau.

 

 

31 août, 2016

JEUNE DE GUEDALIA 2016

Classé dans : Roch Hachana — fanfan18unblogfr @ 9:38

Mercredi 5 octobre 2016

Le lendemain de Roch Hachana est un jour de jeûne qui commémore une tragédie de l’Histoire Juive. Quel intérêt a-t-il pour nous, au XXIème siècle ?

Le jeûne de Guédalia

Par : le Rabbin Aryeh Leib NIVIN et le Rabbin Shraga SIMMONS

Le lendemain de Roch Hachana est marqué par un des jeûnes  » mineurs  » du calendrier hébraïque, le Jeûne de Guédalia. Ce jeûne débute le matin, à l’aube, et prend fin le soir, avec la sortie des étoiles. Quelle est la signification de ce jeûne, et pourquoi tombe-t-il entre Roch Hachana et Yom Kippour ?

L’HISTOIRE DE GUEDALIA

Après la destruction du Premier Temple, il y a de cela 2500 ans, la majorité de la population juive fut exilée en Babylonie. Le conquérant, Nabuchodonosor, fit quelques exceptions et accorda à un petit nombre de juifs l’autorisation de résider sur la Terre d’Israël. Il nomma un juif pieux, Guédalia, comme administrateur du territoire. Peu à peu, des juifs qui avaient échappé à l’horreur de la destruction en se réfugiant dans les pays voisins commencèrent à retourner à leur foyer.

Guédalia était réaliste quant aux limites de la souveraineté accordée aux juifs. Il avait compris que s’ils voulaient garder une certaine liberté, les juifs d’Israël devaient coopérer pleinement avec la nation qui avait conquis leur pays.

Cependant, cette allégeance politique était inacceptable pour certains juifs. Un homme nommé Ichmaël ben Netaniah, travaillé par la jalousie et l’influence de pays étrangers,se révolta, rejettant l’autorité du roi de Babylone. Le 3 Tichri, Ichmaël assassina traîtreusement Guédalia, ainsi que de nombreux juifs et babyloniens qui se trouvaient en sa compagnie.

UNE REPONSE LE JOUR DE KIPPOUR

Dans la foulée de son assassinat, les juifs craignirent des représailles babyloniennes. Ils pensèrent s’enfuir en Egypte.Mais l’Egypte étant un pays moralement corrompu les juifs se retrouvèrent devant le dilemme de choisir entre la menace physique et le danger spirituel. Ils demandèrent alors conseil au prophète Jérémie, qui s’était retiré pour porter le deuil de la destruction du Temple.

Une semaine durant, le Prophète implora D.ieu de lui accorder une réponse. Il la reçut enfin le jour de Kippour. Jérémie convoqua alors tout le peuple et lui dit de rester en Israël et que tout s’arrangerait. D.ieu allait faire en sorte que les babyloniens réagissent avec bonté, et avant longtemps, tous les juifs exilés reviendraient sur leur terre. Toutefois, les avertit Jérémie, s’ils décidaient d’aller en Egypte, l’épée qui les
faisait fuir finirait par les y atteindre et les tuer…

Malheureusement, les paroles du Prophète ne leur firent aucun effet, et le peuple refusa d’y croire. Tous les juifs restés en Israël firent leurs bagages et se rendirent en Egypte. Ils allèrent même jusqu’à kidnapper Jérémie et l’y traîner de force !

A présent, la destruction était complère ; la Terre d’Israël était entièrement vidée de ses habitants.

Vous imaginez la suite… Quelques années plus tard, la Babylonie conquit l’Egypte, et les dizaines de milliers d’exilés furent décimés. L’unique srvivant de ce massacre fut Jérémie ; sa prophétie s’était malheureusement réalisée.

Le meurtre de Guédalia fut lié à la destruction du Temple, parce qu’il entraîna la mort de nombreux juifs et marqua la fin d’une présence juive en Israël pour de nombreuses années. Les Prophètes décidèrent de commémorer cette tragédie par un jour de jeûne, le 3 Tichri, lendemain de Roch Hachana.

Les leçons du JEÛNE DE GUEDALIA

Leçon n°1 : Le peuple juif était arrivé à un des niveaux les plus bas de son histoire.Le Temple était detruit, la plupart des juifs exilés, la situation semblait desespérée. Mais D.ieu transforma cette situation desespérée faisant en sorte que le bon Guédalia soit nommé gouverneur. Cependant, l’assassinat de Guédalia par un juif mit un terme à cet espoir naissant.

C’est à ce moment que Jérémie implora D.ieu pour une réponse. C’était pendant les 10 jours qui séparent Roch Hachana de Yom Kippour. Cela nous montre précisemment que pendant cette période, peu importe à quel point nous pouvons nous trouver loin du bon chemin, nous pouvons toujours y revenir et D.ieu nous pardonne.

Leçon n°2 : En s’adressant à Jérémie, les juifs étaient inconsciemment persuadés que D.ieu leur donnerait la réponse qu’ils voulaient entendre. Mais comme D.ieu leur fit une autre réponse, ils se rebellèrent. Ils n’étaient pourtant pas des mécréants. Comment comprendre cela ?

Puisque ces juifs étaient en quelque sorte dépendants des babyloniens, ils ne voulaient pas se soumettre à la volonté de D.ieu . La leçon, c’est que s’attacher à D.ieu, c’est le suivre en toute circonstance, et pas uniquement lorsque sa volonté convient à la nôtre.

Un conseil : lorsqu’il vous arrive de vous trouver face à un dilemme moral, posez-vous la question de savoir ce que D.ieu dirait, ce qu’Il veut que vous fassiez…

Leçon n°3 : Quand un juif en assassine un autre, c’est une profonde et terrible tragédie qui peut avoir des repercussions historiques. Rien n’excuse un tel acte de violence. Si nous avons des différents politiques ou philosophiques, réglons-les dans le calme et la tolérance. C’est le seul moyen d’y parvenir.

30 août, 2016

PASSAGE A L’HEURE D’HIVER EN ISRAEL 2016

Classé dans : Heure d'hiver,Roch Hachana,Yom Kippour — fanfan18unblogfr @ 12:51

Changement d’horaire pour l’heure d’hiver

C’est dans la nuit du samedi 29 au dimanche 30 octobre 2016, que nous passerons à l’heure d’hiver à 3 heures du matin, nous mettrons les aiguilles de nos montres à 2 heures.

Nous passerons à l’heure d’hiver en même temps qu’en Europe.

PASSAGE A L’HEURE D’HIVER EN FRANCE 2016

Classé dans : Heure d'hiver,Roch Hachana,Yom Kippour — fanfan18unblogfr @ 11:00

Le passage à l’heure d’hiver s’effectuera dans la nuit du samedi 29 au dimanche 30 octobre 2016

à 3 heures du matin, il sera 2 heures. Il faut retarder sa montre d’une heure.

L’heure d’été a été instituée en France en 1975 suite au choc pétrolier de 1974 avec l’objectif d’éffectuer des économies d’énergie en réduisant les besoins d’éclairage. Il s’agit principalement de faire correspondre au mieux les heures d’activités avec les heures d’ensoleillement pour limiter l’utilisation de l’éclairage artificiel. Deux estimations réalisées en 1996 et 2006 chiffrent l’économie d’énergie entre 0,7 et 1,2 TWh chaque année.

Appliqué au Royaume-Uni et en Irlande depuis la première guerre mondiale et en Italie depuis 1966, le régime de l’heure d’été a été introduit dans l’ensemble des pays de l’Union Européenne au début des années 1980. Pour faciliter les transports, les communications et les échanges au sein de l’Union Européenne, il a été décidé d’harmoniser par directive du Parlement Européen et du Conseil, les dates de changement d’heure. Ainsi, depuis 1998 pour l’ensemble des pays de l’Union Européenne, le passage à l’heure d’été intervient le dernier dimanche de mars à 2 heures du matin et le passage à l’heure d’hiver intervient le dernier dimanche d’octobre à 3 heures du matin. Le régime de l’heure d’été consiste à ajouter 60 minutes à l’heure légale au cours de la période estivale (de fin mars à fin octobre). 

 

29 août, 2016

HORAIRES DU JEUNE DE KIPPOUR 2016

Classé dans : Yom Kippour — fanfan18unblogfr @ 11:26

DÉBUT MARDI 11 OCTOBRE 2016

FIN MERCREDI 12 OCTOBRE 2016

 

ASHDOD :     17 h 53  à  18 h 48

LYON :           18 h 40  à  19 h 42

PARIS :          18 h 46  à  19 h 51

KAPPAROT

Classé dans : Yom Kippour — fanfan18unblogfr @ 11:00

kaparoth.jpg

La cérémonie des Kapparot

A l’approche de Yom Kippour

KAPPAROT dans Yom Kippour spacer

 

Il est de coutume d’accomplir le rite des Kapparot (« expiation » symbolique) en préparation à Yom Kippour.

Ce rite s’accomplit en faisant tourner un poulet trois fois au-dessus de sa tête en récitant le texte approprié. La volaille est ensuite abattue selon la procédure halakhique de l’abattage rituel et sa valeur monétaire est donné aux pauvres, ou, et c’est la pratique la plus répandue aujourd’hui, le poulet lui-même est donné à une cause charitable.

Nous demandons à D.ieu que, dans le cas où nous étions destinés à être l’objet de cruels décrets, puissent ceux-ci être transférés sur ce poulet par le mérite de la mitsva de charité.

Dans la plupart des communautés juives, les Kapparot sont organisées dans un endroit désigné, en conformité avec les directives des autorités sanitaires. Des poulets vivants sont disponibles à l’achat, les abatteurs rituels sont présents, et les poulets sont ensuite donnés à une institution de bienfaisance. Demandez à votre rabbin si des Kapparot sont organisées près de chez vous.

Les détails

Le moment

Les Kapparot peuvent être faites à n’importe quel moment des Dix Jours de Pénitence (c’est-à-dire entre Roch Hachana et Yom Kippour), mais le moment idéal est le jour qui précède Yom Kippour peu avant l’aube, car alors « un fil de bonté divine » règne sur le monde.

Le poulet

Plusieurs raisons ont été avancées pour expliquer l’usage d’un poulet pour accomplir le rite des Kapparot :

1) En araméen, un coq est appelé guéver. Or, en hébreu, un guéver est un homme. Ainsi, nous prenons un guéver pour expier pour un guéver.

2) Un poulet est une volaille facilement trouvable et relativement bon marché.

3) Ce n’est pas une espèce qui était offerte en sacrifice au Temple. Ceci permet d’exclure l’éventualité que quelqu’un s’imagine par erreur que les Kapparot son un sacrifice.

Il est de coutume de prendre des poulets blancs, pour évoquer le verset (Isaïe 1,18) : « Si vos péchés s’avèrent rouges comme l’écarlate, ils deviendront blancs comme la neige. » En tout état de cause, il ne convient pas d’utiliser un poulet noir, car le noir est la couleur qui représente la sévérité et la rigueur divines. Il ne faut pas non plus utiliser un poulet qui présente un défaut ou une blessure manifeste.

Un homme ou un garçon utilise un coq, une femme ou une fille prend une poule. Le mieux est que chaque personne ait son propre poulet. Toutefois, si cela s’avère trop onéreux, un même poulet peut-être utilisé pour plusieurs personnes. Ainsi, une famille entière peut faire les Kapparot avec deux poulets : un mâle pour les garçons et une poule pour les filles.

Lorsque plusieurs personnes font les Kapparot avec le même poulet, elles doivent le faire en même temps, et non les unes après les autres, car on ne peut pas faire les Kapparot avec un poulet « usagé ».

Une femme enceinte fait les Kapparot avec trois poulets, deux poules et un coq : une poule pour elle-même et l’autre poule et le coq pour l’enfant qu’elle porte (dont le sexe n’est pas connu). Si cela est trop onéreux, une poule et un coq suffisent (car si l’enfant est une fille, elle partage la poule de sa mère).

S’il est impossible de se procurer des poulets vivants, on peut leur substituer d’autres volailles cachères (sauf des colombes et des pigeons, car ceux-ci étaient offerts en sacrifice au Temple). Certains utilisent des poissons – cachères – vivants ; d’autres accomplissent le rite entier avec de l’argent, et donne ensuite cet argent – au moins la valeur d’un poulet – à la charité.

La cérémonie

  • Prenez le poulet dans vos mains et récitez le premier paragraphe (« Benei Adam… »).

  • En récitant le début du second paragraphe, faites tourner le poulet trois fois au-dessus de votre tête, une fois en disant « Zeh ‘halifati », « Ceci est mon remplacement », une fois en disant « Zeh temourati » (« Ceci est mon substitut »), puis de nouveau en disant « Zeh kaparati » (« Ceci est mon expiation »).

  • Répétez la lecture des deux paragraphes encore deux fois (faisant tourner le poulet en tout neuf fois).

  • Amenez le poulet au cho’het (l’abatteur rituel), qui abat le poulet.

  • C’est l’occasion pour vous d’accomplir une mitsva assez rare : recouvrir le sang d’un oiseau rituellement abattu. Prenez une poignée de terre (dont une quantité est en général préparée à cet effet près du cho’het) et récitez la bénédiction suivante avant d’en couvrir le sang qui a coulé :
    Baroukh Ata Ado-naï Élo-heinou Melekh haolam achère kidéchanou bemitsvotav vétsivanou al kissouï dam beafar.
    (Béni sois-Tu Éternel notre D.ieu, Roi de l’univers, qui nous a sanctifié par Ses commandements et nous a commandé concernant le recouvrement du sang par de la terre.)

Il est de coutume dans de nombreuses communautés de donner un pourboire au cho’het pour ce service.

Si vous êtes réticent à tenir un poulet vivant dans vos mains, quelqu’un d’autre peut le tenir et le tourner au-dessus de votre tête.

Même les plus petits enfants sont traditionnellement amenés aux Kapparot, et l’un des parents fait tourner le poulet chaque enfant au-dessus de sa tête en disant « Ceci est ton remplacement, ceci est ton substitut, ceci est ton expiation… »

Il est de la plus grande importance de traiter les poulets avec humanité et de ne pas – à D.ieu ne plaise – leur causer une quelconque douleur ou inconfort. La loi juive interdit formellement de causer une quelconque douleur inutile aux créatures de D.ieu. La répugnance qu’inspire un acte aussi cruel se doit d’être redoublée en ce jour, à la veille du jour où nous demandons à D.ieu une bienveillance et une miséricorde que nous ne méritons peut-être pas. Le Code de Loi Juive suggère même de placer les entrailles et le foie des poulets abattus dans un endroit où les oiseaux peuvent venir s’en nourrir. « Il est approprié de témoigner de la pitié envers les créatures en ce jour, afin que, dans le Ciel, on ait pitié de nous [également]. »

On suit le même processus – excepté l’abattage rituel – lorsque l’on utilise des poissons ou de l’argent pour faire les Kapparot.

fr.chabad.org

1...34567...37
 

Italien-Pasta |
La Passion du Pigeon |
jennybouill |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Cuisine facile
| le coin des délices de zahida
| Que c'est bon !!!