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1 avril, 2019

NETTOYAGE DE PESSAH

Classé dans : Pessah — fanfan18unblogfr @ 10:07

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Le ménage de Pessa’h est un cauchemar pour vous ? Informez-vous ce qu’il est vraiment nécessaire de nettoyer, et sur ce qui est superflu. Après cela, ce devrait être une partie de plaisir !NETTOYAGE DE PESSAH dans Pessah

Dieu fit sortir le peuple juif d’Egypte au printemps. Le Talmud observe que Dieu fut très attentionné. Non seulement Il voulut le libérer mais Il le fit dans les conditions météorologiques optimales. Ni trop chaud ni trop froid.

Tout ce qui touche à la période de Pessa’h est beau. « Refaire sa maison », c’est-à-dire son environnement, pour la fête devrait être une expérience vraiment agréable. Mais pour toutes sortes de raisons, ce nettoyage nous donne souvent l’impression d’être un si lourd fardeau que nous perdons toute la joie que devrait apporter Pessa’h.

Je ne voudrais pas seulement rendre le nettoyage de Pessa’h plus facile mais surtout changer, une bonne fois pour toutes, l’attitude qui consiste à en avoir peur. Pessa’h n’est pas un monstre. C’est le plus beau moment de l’année.

Et pour changer de comportement, deux choses sont nécessaires. La première est de connaître la hala’ha (la Loi juive). En effet, on fait tant de tâches qui, en fait, ne sont pas indispensables; si vous voulez les accomplir en extra, c’est bien. Mais sachez distinguer entre ce qui est fondamental et ce qui est facultatif.

Deuxièmement, ce sont des conseils pratiques. Je veux vous faire partager certains trucs que j’ai recueillis tout au long de ces années. Vous verrez que le nettoyage de Pessa’h peut en réalité se réaliser facilement; il suffit de faire marcher son sens de la créativité et cela devient même amusant.

L’OBLIGATION DE SE DÉBARRASSER DU ‘HAMETS

En nettoyant pour Pessa’h, nous accomplissons tout d’abord la mitsva de biour ‘Hamets – élimination du ‘Hamets. Biour ‘Hamets est en fait une mitsva assez facile à pratiquer car elle n’exige pas de grands efforts physiques. La Torah dit :  » tachbitou séor mibatei’hem » vous ferez disparaître le levain de vos maisons (Exode, 12,15).
D’après son commandement, vous pouvez posséder tout le ‘Hamets que vous voulez mais, dans votre esprit il doit être comme de la poussière, abandonnée et sans valeur.

Il est évident que c’est là quelque chose de subtil et de vague. Ce qu’il y a dans votre pensée, seul Dieu et vous-même le savez. C’est facile d’admettre que tout est « nul et non avenu » alors que, en réalité, vous ne pouvez pas éliminer de votre pensée, et cela jusqu’après Pessa’h, toutes ces bonnes choses que vous aimez tant consommer.

C’est pourquoi nos Sages ont exigé que le ‘Hamets soit détruit physiquement. C’est la mitsva de bedikat ‘Hamets (Recherche du ‘Hamets). Ils ont dit qu’il n’était pas suffisant de considérer mentalement le ‘Hamets comme de la « poussière » mais qu’il fallait le chercher et le détruire physiquement.

QUAND FAUT-IL CHERCHER ?

La mitsva de bedikat ‘Hamets doit être effectuée dans la nuit du 14 Nissan, veille du séder. Pourquoi la nuit ? Parce qu’il y a dans votre habitation toutes sortes de fissures, de fentes, de coins qui doivent être observés à la lumière artificielle, efficace seulement le soir.

Pourquoi le 14 ? Parce que nos Sages ont dit: Que chacun fasse la bedikat ‘Hamets le 14, de telle sorte qu’il puisse se souvenir qu’il l’a vraiment réalisée. Imaginons que certains le fassent le 12, d’autres le 13, vous perdriez alors la force que possède une communauté tout entière occupée au même moment à accomplir cette mitsva et dont chaque membre rappelle à l’autre de la faire et s’encourage mutuellement. De la sorte, la période est fixée dans la nuit du 14.

Cependant, nos demeures ont augmenté de taille au fur et à mesure des années et sont devenues, par conséquent, plus difficiles à nettoyer. Il en résulte que la bedikat ‘Hamets n’est pratiquement plus faisable en quelques heures la nuit du 14. Même si vous restez debout toute la nuit, vous avez peu de chances de vérifier chaque partie de votre maison. C’est pourquoi, nous commençons plus tôt la bedikat ‘Hamets. Vous devez donc comprendre que, quand vous entamez le nettoyage de Pessa’h, vous procédez déjà à la bedikat ‘Hamets. C’est très important de le savoir car il y a des règles très précises à son sujet.

NETTOYER LE JOUR OU LA NUIT

Comme nous l’avons dit, la bedikat ‘Hamets doit se faire la nuit, parce que c’est le seul moment où la lumière artificielle est opérante. Il en découle la règle suivante: vous pouvez examiner tout ce qui ne nécessite pas de lumière artificielle, c’est-à-dire soit les objets mobiles que vous pouvez rapprocher de la fenêtre, soit les endroits de la maison qui sont suffisamment éclairés. (Si vous voulez ajouter un éclairage électrique pendant la journée, il n’en sera que mieux.)

D’autre part, toutes les parties de la maison qui ont besoin d’être éclairées, comme les toilettes, les coins, les meubles, doivent être inspectées la nuit. Vérifiez alors que l’éclairage soit suffisant.

Le seul moment où vous ne pouvez pas faire la bedikat ‘Hamets est au crépuscule. Il n’y a pas assez de lumière naturelle et néanmoins, il ne fait pas assez sombre pour que la lumière artificielle soit efficace. De ce fait, vous pouvez nettoyer au lever ou au coucher du soleil, si cela vous est commode, mais vous devrez contrôler ces parties soit au jour soit la nuit à la lumière artificielle.

QUE CHERCHONS NOUS ?

Quelle sorte de ‘Hamets devons-nous éliminer? Et qu’est-ce que donc est le « Hamets » ?

La Torah dit: Lo yéré le’ha ‘Hamets velo yéré le’ha séor be’hol guévoulé’ha – Qu’on ne voie ni ‘Hamets ni levain chez toi dans tout ton territoire (Deutéronome 16,4).

Le ‘Hamets est le résultat de la fermentation des céréales. Séor est le levain, pâte à pain aigrie que l’on incorpore à la pâte fraîche pour faire lever le pain. Au lieu d’utiliser de la levure, nos ancêtres, et même encore beaucoup de nos contemporains, faisaient lever de la pâte à pain fraîche en la mélangeant avec un petit morceau de pâte plus ancienne. Ce sont ces deux choses que la Torah nous demande de faire disparaître.

Mais la différence entre les deux est beaucoup plus fine. Le ‘Hamets est de la nourriture;’un aliment non comestible par les êtres humains n’est pas ‘Hamets car, par définition, le ‘Hamets est comestible. D’autre part, personne ne mange de séor – le levain. Le séor est constitué de céréales fermentées et non comestibles qui servent à faire lever la pâte.

Il y a une troisième catégorie: du ‘Hamets non comestible qui, de plus, ne peut faire lever d’autres pâtes. Ce n’est ni du ‘Hamets ni du séor. Du point de vue de la hala’ha, nous l’appelons « détritus » et il n’est nul besoin de s’en débarrasser pour Pessa’h. De la même façon, le Talmud dit que le séor qui est si mauvais que même un chien n’en voudrait pas – c’est vraiment du poison – n’est pas considéré par la hala’ha comme du levain et ne pose ainsi aucun problème à Pessa’h.

REVENONS SUR LES TROIS CATEGORIES :

1. Le ‘Hamets est un produit fait de céréales qu’on a fait lever sous forme de pâte et qui est comestible en fonction des normes humaines. Si on vous le servait, vous le mangeriez.
2. Le séor est inconsommable mais a le pouvoir de faire lever d’autres pâtes.
3. Les « détritus » sont soit incapables de faire lever la pâte soit sont si peu comestibles que même un chien n’en mangerait pas. Dans les deux cas, vous n’avez pas besoin de les faire disparaître.

DÉSODORISANTS ET COSMÉTIQUES

Parlons maintenant de différents produits qui se trouvent dans la maison, par exemple, les désodorisants et les cosmétiques (parfums, eaux de toilette) qui peuvent contenir des composants à base de céréales. Bien sûr, vous n’avez pas l’intention de les consommer. Mais sont-ils pour cela automatiquement exclus de la catégorie du ‘Hamets ? Et qu’en est-il du séor ? Est-ce qu’un déodorant peut faire lever la pâte? Il ne le peut pas et donc n’appartient pas non plus à la catégorie du séor.

Il y a quelques années, le Rav Moshe Feinstein (un des plus importants décisionnaires du XXème siècle) a suggéré d’aborder le problème du ‘Hamets d’une manière qui en a bouleversé les applications pratiques : si, dans son état actuel, quelque chose était inconsommable, le fait qu’après distillation, le produit obtenu soit du ‘Hamets comestible, alors on peut l’appeler « Hamets ». Par conséquent, il a statué que tout produit qui contient de l’alcool de grain (alcool éthylique) est considéré comme du ‘Hamets.

Quoique vous n’eussiez jamais envisagé de le boire, après sa distillation, le déodorant produira un breuvage tout à fait buvable. (Il est courant que des alcooliques, par manque de boisson, distillent des produits toxiques telles que des lotions d’après-rasage). Pour cette raison, tout cosmétique contenant de l’alcool de grain – en France, l’alcool utilisé dans les industries pharmaceutiques et cosmétiques est souvent produit à partir du vin mais il est difficile de le vérifier car cela n’est pas mentionné spécifiquement dans les formules de composition figurant sur les emballages – doit être éliminé pour Pessa’h.

Ceci ne s’applique qu’aux liquides car on ne peut distiller un solide. Par conséquent, la hala’ha vous permet de posséder à Pessa’h toute substance solide, comme des déodorants en stick ou des pains de savon, qui sont immangeables (c’est-à-dire n’appartenant pas à la catégorie du ‘Hamets), qui ne peuvent pas faire monter la pâte (ce n’est pas du séor) et qui ne peuvent pas être distillés; vous n’êtes pas obligé de vous en débarrasser. Techniquement, vous pouvez même vous en servir à Pessa’h bien que la coutume soit d’éviter d’utiliser des produits contenant du ‘Hamets. Les gens, pour cette raison, achètent du savon « Casher pour Pessa’h ».

Qu’en est-il au sujet des déodorants liquides ne contenant pas d’alcool de grain mais des germes de blé? Ou bien que faire avec les shampooings à base de bière? Est-ce du ‘Hamets ? Non, parce que vous ne les consommerez pas. Peuvent-ils lever la pâte ? Non. Peut-on les distiller ? Non. (Seul l’alcool peut être obtenu par distillation; cette opération ne transformerait pas votre désodorisant en vapeur de germe de blé). En conséquence, ces produits ne posent pas de problème à Pessa’h. Vous êtes autorisé à les conserver bien que l’habitude soit aussi de ne pas les employer.

LES MIETTES DE PAIN

Que faire des miettes de pain qui se trouvent sur le sol de la cuisine ? Il y a plusieurs options exposées dans la hala’ha, mais je vais vous présenter seulement celle qui est la plus facile à comprendre.

Ainsi que nous l’avons vu, la troisième catégorie – « détritus » – concerne tout ce qui ne peut pas faire lever la pâte et est si repoussant que même un chien n’en mangerait pas.

Selon les autorités qui fixent la hala’ha, il y a une autre substance définie comme « détritus »: du ‘Hamets qui est plus petit qu’un kezaït (environ 30 grammes) et qui ne servirait à rien. C’est ce que la plupart des gens appellent « détritus ». Vous le jetteriez sans y faire attention car dans votre esprit, cela ne vaut rien. Les miettes font partie de cette catégorie.

Le seul type de miettes qui pose problème est celui que vous attrapez avec le doigt et portez à la bouche. Ainsi, celles qui se trouvent sur la table sont bien du ‘Hamets. Par contre, les miettes tombées par terre, que vous ne mangeriez pas, sont des « détritus ». Vous n’avez donc pas l’obligation de faire disparaître toute miette que vous considérez comme sale et qui est plus petite qu’un kezaït.

(Qu’un bébé puisse en manger, ne les transforme pas en ‘Hamets. Car, quand un bébé décide de manger quelque chose, il ne décide pas consciemment qu’il s’agit d’un « aliment ». Il pourrait manger même ce qui n’est pas comestible!)

RÉVISONS RAPIDEMENT !

Avant de continuer vérifions que tout est clair. Que cherchons nous quand nous faisons la bedikat ‘Hamets ?

Une miette de ‘Hamets comestible – vous ne pouvez pas la conservez chez vous et vous devez la détruire. Au sujet de tout produit contenant de l’alcool éthylique, puisque vous pouvez le distiller, nous l’appelons ‘Hamets consommable » et vous devez vous en débarrasser également.

Nous cherchons aussi tout aliment plus gros qu’un kezaït, que vous la jugiez comme mangeable ou non. Si c’est du ‘Hamets non-comestible plus petit qu’un kezaït, vous ne devez pas vous en débarrasser car, pour vous, c’est sale. Et si c’est quelque chose qu’un chien ne mangerait pas, la taille n’a pas d’importance.

Le pain, les gâteaux, les crackers, tous sont du ‘Hamets. Ils sont emmagasinés dans votre réfrigérateur, dans votre congélateur ou dans des armoires; vous devez vous en débarrasser d’une manière ou d’une autre. Mais en dehors de ces endroits, vous ne trouverez pas beaucoup d’aliments dans votre maison. La bedikat ‘Hamets n’est, de la sorte, pas si compliquée. Dans les chambres à coucher, par exemple, vous n’avez pas besoin de vous accroupir, muni d’une aiguille, pour y gratter chaque coin!

Il y a même plus: admettons que toutes sortes de résidus de nourriture restent collés à vos récipients ‘Hamets ; s’ils ne sont pas mangeables et ne pèsent pas plus d’un kezaït, n’en tenez pas compte. Il n’y a aucune nécessité de passer des heures à les racler avec une brosse à récurer. Vérifier seulement qu’il n’y a aucun produit consommable sur ces plats et moins d’un kezaït de ces résidus et rangez-les.

Un point important: si vous sentez le besoin impérieux de faire plus qu’il n’est nécessaire, c’est-à-dire de frotter même les murs et les plafonds, allez-y. Ce n’est évidemment pas exigé, mais la hala’ha dans le Choul’han Arou’h statue expressément que personne n’a le droit de se moquer de vous. Les rabbins interprètent le verset Israël kédochim hèm – Les Juifs sont saints quand ils vont au-delà de la lettre de la hala’ha.

Faites attention cependant de ne pas aller trop loin et, de la sorte, provoquer des réactions hostiles envers la fête de Pessa’h. Si vous appréhendez Pessa’h à cause de tout ce nettoyage supplémentaire et superflu, alors ne le faites pas. Et bien sûr, n’entreprenez pas des travaux qui vous rendront complètement exténué la nuit du Seder. Une partie de la « sainteté » consiste aussi à apprécier Pessa’h.

L’INTERDICTION DE MANGER DU ‘HAMETS

Outre la mitsva de bedikat ‘Hamets, il y a un second volet du nettoyage de Pessa’h, qui prend beaucoup plus de temps. Et cela tourne autour de l’interdiction de la Torah de ne manger aucun ‘Hamets à Pessa’h. En fait, si vous consommez intentionnellement même une molécule de ‘Hamets, vous violez une interdiction de la Torah.

En raison de cela, les Sages ont bâti une « barrière autour de la barrière » et pour ce faire, ont défendu des choses à Pessa’h que vous n’auriez pu pas imaginer être seulement interdites.

Premier cas: Les Sages disent que si une miette de ‘Hamets tombait dans une grande marmite de soupe de poulet, même si la miette était enlevée, le goût insignifiant de pain qu’elle aurait donné à la soupe la rendrait « ‘Hamets ».

Second cas: Tout le long de l’année, nous savons que nous ne devons pas utiliser de la vaisselle ou des marmites non-cachères. Mais si, par accident, vous cuisinez dans un récipient qui avait été utilisé il y a longtemps (il y a plus de 24 heures) pour des aliments non-cachers, la hala’ha spécifie que l’aliment cuit maintenant est cacher. Il y a quelques exceptions, mais d’une façon générale, le « goût ancien » qu’a la casserole ne gâtera pas votre denrée. Cependant, à Pessa’h, les Sages disent que si un récipient avait été employé jadis même une fois pour du ‘Hamets, puis utilisé à Pessa’h, l’ancien goût du ‘Hamets absorbé alors revient et confère à votre aliment le statut de ‘Hamets.

Ces règles s’appliquent pendant Pessa’h, mais si le cas N° 2 survenait avant la fête, c’est-à-dire que la casserole avait été utilisée il y a très longtemps pour du ‘Hamets et que par mégarde vous y prépareriez un plat pour Pessa’h, celui-ci, d’après la hala’ha, resterait cacher.

Quant au premier cas, les Sages disent que, s’il demeure la plus infime trace de ‘Hamets dans votre aliment, même si cela advient avant Pessa’h, la hala’ha le considère comme du ‘Hamets. (Note: cela ne s’applique qu’aux Ashkénazes)

Il en découle que nous avons besoin que tout soit « Cacher pour Pessa’h », casseroles, poêles et même tous les ingrédients que nous utilisons pour cuisiner. De plus, nous devons être extrêmement vigilants avec ce qui se passe dans notre demeure et, plus particulièrement, dans la cuisine. Si la moindre parcelle de ‘Hamets s’introduit dans notre plat, nous devons le jeter. A l’encontre des règles de bedikat ‘Hamets, cela n’a aucune importance s’il y a plus ou moins qu’un kezaït. De même, nous devons veiller à ce qu’un aliment chaud destiné à Pessa’h ne touche pas un endroit qui a pu absorber du ‘Hamets (Par exemple, le plan de travail dans la cuisine).

Une exception à cette règle: du ‘Hamets tombé dans votre plat mais totalement impropre à la consommation, n’est pas appelé ‘Hamets ; votre aliment restera cacher pour Pessa’h à moins que vous ne l’ayez ajouté volontairement. (Cependant, comme nous l’avons dit, du ‘Hamets, quelle que soit sa quantité, tombé dans un aliment le rend ‘Hamets).

VETEMENTS

Puisqu’il faut empêcher le ‘Hamets d’entrer en contact avec de la nourriture, commençons avec quelque chose à laquelle vous n’avez peut-être pas pensé. S’il se trouve un grain de ‘Hamets sur l’habit que vous portez à table à Pessa’h, il risque de tomber dans la nourriture.

Quand vous nettoyez les penderies, sélectionnez les vêtements que vous pensez mettre à Pessa’h et envoyez-les au pressing ou lavez-les; du moins brossez-les soigneusement afin de vous assurez qu’il n’y a aucune trace de ‘Hamets.

Que faire des habits que vous ne mettrez pas à Pessa’h? Inspectez-les rapidement, videz-en les poches de tout ce qui pourrait être du ‘Hamets comestible et rangez-les. Ne vous inquiétez pas à propos des grains qui y demeureraient.

Essayez de conserver vos vêtements de Pessa’h en dehors de la penderie où sont les autres habits. Quant aux draps et aux couvertures, vous pouvez être amené en pleine nuit à vous lever et pénétrer dans la cuisine. Changez-les juste avant Pessa’h.

LES JOUETS DES ENFANTS

Il vaut mieux que les enfants n’apportent pas leurs jouets à table pendant Pessa’h. Mais il y a loin du désir à la réalité, car vous ne pourrez jamais savoir s’ils vont toucher la nourriture.

Pour ce faire, nous procédons ainsi: d’abord, mettez de côté tous les jouets dont le nettoyage est compliqué. Ne tentez pas de les nettoyer; assurez-vous seulement qu’il n’y a pas à l’intérieur du ‘Hamets mangeable ou un kezaït de ‘Hamets immangeable. Cela prendra deux minutes. En ce qui concerne la vente du ‘Hamets, le contrat inclut tout ‘Hamets que vous avez dans votre maison; vous n’avez donc pas besoin d’y inscrire les jouets car ils sont également couverts.

Quant aux jouets qui vont être utilisés à Pessa’h, vérifiez qu’ils soient lavables. Mettez les petits éléments dans une taie d’oreiller et passez-les à la machine à laver. (Fermez-la bien pour ne pas abîmer la machine). Une autre méthode est de plonger les jouets dans la baignoire. Savonnez-les et rincez-les à forte pression. Vous n’avez pas besoin d’en faire plus, par exemple de les laver à l’ammoniaque. La bicyclette? Elle peut être utilisée après contrôle que du ‘Hamets n’y a pas adhéré. Cependant, il ne faut pas rouler dehors pendant Pessa’h car du ‘Hamets se trouvant sur les trottoirs ou la chaussée pourrait se coller aux pneus.

Certaines personnes ont des jouets spéciaux pour Pessa’h; c’est une excellente idée car les enfants aiment s’amuser avec des jeux qu’ils n’ont pas vus depuis un an. Même si vous avez l’intention de laver des jouets pour la fête, donnez-leur des jeux nouveaux avant Pessa’h; ils seront de la sorte occupés pendant que vous êtes en pleine préparation.

LES LIVRES

Les livres qui pourraient se trouver sur la table de Pessa’h doivent être cent pour cent propres. Comment faire pour y arriver? C’est presque impossible. C’est pourquoi tout livre utilisé à table, comme la Hagada, doit être conservé dans un sac plastique ou placé à part tout au long de l’année afin qu’il soit absolument exempt de ‘Hamets. Si vous voulez étudier la Hagada avant Pessa’h, prenez-en une spéciale qui sera votre « Hagada ‘Hamets ».

Pour ce qui est des livres que vous n’utiliserez pas pendant les repas de Pessa’h, vous avez juste à vérifier qu’ils ne contiennent pas de ‘Hamets comestible ou qu’un kezaït de résidu de nourriture ne s’est pas accumulé entre les pages. Vous pouvez y trouver aussi des miettes de pain encore consommables. Secouez les livres dans tous les sens et frappez-les ou bien exposez-les au vent. C’est suffisant pour supposer que tout le ‘Hamets a été emporté.

LA SALLE A MANGER ET LE SALON

De nombreux objets dans votre salle à manger peuvent entrer en contact avec la nourriture.

La table elle-même doit être cachère car vous y posez des plats chauds. Évidemment, ce n’est pas facile à nettoyer; la solution consistant à l’asperger d’eau bouillante ne conviendra certainement pas dans le cas d’un beau meuble en bois. En outre, des miettes se sont incrustées dans les nombreuses fentes qui parcourent la surface; les enlever est pratiquement impossible.

Que devons-nous faire? Il faut couvrir la table. Le revêtement, quel qu’il soit, doit être obligatoirement étanche à l’eau car, autrement, en posant un plat chaud sur la table, l’humidité se trouvant au sein du bois pénétrera dans la nappe et de là s’infiltrera dans votre nourriture qui deviendra par conséquent ‘Hamets ! Il n’y a pas de différence si la nappe est sur le nylon ou inversement. Si vous préférez, vous pouvez mettre sur la surface de votre table un carton ondulé qui, du fait de son épaisseur, est supposé isoler votre nourriture de l’humidité se trouvant dans le bois. Bien sûr, vous devez également nettoyer toute la table. Il ne vous est pas demandé de vous agenouiller muni d’un cure-dent pour dénicher le ‘Hamets qui s’est glissé dans les rainures des pieds de la table. Mais vous devez veiller à ce qu’aucune particule de puisse se détacher et tomber sur le sol et éventuellement faire son chemin jusque sur la table de Pessa’h.

Les chaises ? Si elles sont couvertes de tapisserie, il faut bien les nettoyer. Le mieux est d’utiliser un shampooing si cela ne les abîme pas. S’il y a des parties amovibles, vérifiez-les; vous y trouverez sans doute des quantités de miettes. Vous devez faire très attention car les chaises sont déplacées çà et là et des miettes peuvent s’accrocher sur les vêtements de quelqu’un puis arriver dans un plat de Pessa’h.

En ce qui concerne les canapés, enlevez les coussins et contrôlez-les. Il est fréquent d’y trouver un kezaït de ‘Hamets. Nettoyez chaque fissure et interstice. Pour cela, employez un aspirateur.
Pendant les repas, vous touchez aussi les interrupteurs électriques. Il est suffisant d’y passer un linge humidifié avec de l’ammoniaque ou un puissant détergent afin d’enlever toute trace de ‘Hamets.

Vous devez faire la même chose pour les poignées de porte. Cependant, ce n’est pas suffisant pour des boutons fantaisie embellis par des textures. Frottez avec un chiffon plus saturé, de telle sorte que le ‘Hamets qui resterait, deviendra ainsi impropre à la consommation.

LES PRINCIPES A OBSERVER DANS LA CUISINE

Il y a des objets dans la cuisine qui ne toucheront pas les aliments mais indirectement peuvent entrer en contact avec eux, car vous-même, pendant que vous cuisinez, les touchez. Les exemples sont nombreux: les boutons de porte, les portes, les fenêtres, les parois des armoires, la radio et surtout le téléphone. Leurs surfaces doivent être parfaitement propres ou, au moins, sans la moindre trace de matière comestible. Employez de l’ammoniaque ou un fort détergent (les liquides nettoyants pour les vitres contiennent de l’ammoniaque). C’est une bonne chose de démonter le téléphone car, sinon, vous ne saurez jamais combien de miettes de pain s’y sont amassées.

Il y a des ustensiles dans la cuisine qui ne nécessitent pas autant d’efforts. Ce sont ceux que vous allez ranger pendant Pessa’h comme, par exemple, vos récipients ‘Hamets. Assurez-vous qu’ils ne contiennent ni ‘Hamets comestible ni de résidu plus gros qu’un kezaït. Enfermez-les alors dans un placard sur lequel vous inscrirez ‘Hamets de façon à ne pas les utiliser par accident pendant Pessa’h.

Au sujet des ustensiles ‘Hamets utilisés seulement dans les grandes occasions – les assiettes en porcelaine de Limoges ou les verres en cristal de Baccarat exposés dans une vitrine – vous pouvez les laisser en place. Puisque vous ne les prenez pas régulièrement, il n’y a aucun danger que vous vous en serviez à Pessa’h. (Il n’y a aucun inconvénient à être propriétaire du « goût » du ‘Hamets absorbé dans ces plats). Cependant, les gens n’aiment pas tellement laisser en vue ce type d’objets; aussi est-ce parfaitement légitime de les éloigner. Mais la hala’ha ne vous oblige pas à le faire.

Toujours dans le domaine du sentiment de gêne, les gens voileront les tableaux qui représentent du pain. Là aussi, il n’y a aucune obligation de le faire mais on peut apprécier le fait que les Juifs ne désirent pas avoir devant eux un dessin de ‘hala pendant les repas de Pessa’h.

USTENSILES UTILISES POUR LA CUISSON

Maintenant, nous allons parler des surfaces qui entrent réellement en contact avec les aliments. Les exemples les plus typiques concernent les marmites, les casseroles et les poêles. Parmi ces ustensiles, la catégorie la plus difficile porte sur les récipients qui vont sur le feu et dans lesquels il n’y a pas de liquide, c’est-à-dire les poêles à frire. Si vous voulez les utiliser pour Pessa’h, vous devez en brûler le ‘Hamets. Ceci est appelé liboun ; il consiste à chauffer le métal au rouge. Deux méthodes sont possibles: le chalumeau ou le four auto-nettoyant (Faire attention que les poignée en plastique ne fondent pas).

Que dire des marmites ou des casseroles dans lesquelles on cuit avec de l’eau, comme les spaghettis? Il suffit de les tremper complètement dans de l’eau bouillante. L’opération s’appelle hagala.

Comment réaliser la hagala ? Tout d’abord, nettoyez bien les récipients. Emplissez une très grande marmite d’eau; faites-la bouillir et immergez complètement les ustensiles que vous voulez cachériser. Puisqu’ils sont froids, ils vont tempérer un peu l’eau; laissez-les donc assez longtemps pour que l’eau atteigne à nouveau la température d’ébullition. Le temps d’immersion optimal est de trente secondes; retirez-les alors. Si vous les laissez trop longtemps, ils risquent de réabsorber du ‘Hamets.

La hagala devient un plus compliquée quand il s’agit d’une grande marmite. Comment l’immerger ? Un des moyens est de la remplir à ras bord avec de l’eau qu’on porte à ébullition; cette eau va déborder sur les parois extérieures du récipient.

L’autre moyen est de contacter votre synagogue et de demander si elle organise un jour de « cachérisation pour Pessa’h ». Ce jour, elle met à la disposition du public un vaste fût avec de l’eau bouillante. Vérifiez que la personne en charge est suffisamment patiente pour attendre trente secondes. L’usage est de ne pas faire la hagala si le récipient a servi à cuire du ‘Hamets depuis moins de 24 heures. En général, les gens possèdent une vaisselle spéciale pour Pessa’h, ce qui simplifie les choses.

LA RIGUEUR MEME POUR LES BOUGEOIRS

Il y a un autre point où il faut être particulièrement rigoureux pour Pessa’h. Les Ashkénazes ont pour coutume de ne mettre aucun objet sur la table de Pessa’h qui a été sur la table tout au long de l’année, à moins qu’il n’ait été cachérisé. Cela comprend tout ce qui a été en contact seulement à froid avec du ‘Hamets, comme le verre du kidouch. Généralement, ces ustensiles n’absorbent pas de « goût de ‘Hamets » car seule la chaleur le permet. Néanmoins, pour pouvoir les utiliser à Pessa’h, il faut les cachériser avec de l’eau bouillante, de même, si l’on pose les bougeoirs sur la table.

Il est cependant suffisant de les remplir d’eau bouillante, sans besoin de les immerger. Mais attention, si ce sont des objets en argent ciselé, avec plein de nervures, vous devrez bien les nettoyer avant l’opération d’ébouillantage. Utilisez une crème d’entretien pour argent; si vous n’arrivez pas à les nettoyer parfaitement, il vaut mieux utiliser d’autres objets pour Pessa’h.

Reprenons: tout récipient servant à cuire doit être immergé dans l’eau bouillante (Bien que la coutume est d’avoir une vaisselle spéciale pour Pessa’h), tandis qu’il faut seulement ébouillanter les ustensiles que vous n’utilisez pas pour cuisiner mais qui sont mis sur la table pendant l’année.

LES GRILLES DU FOURNEAU

De manière surprenante, il n’est nul besoin de les cachériser. Cela se passe toute l’année. Par exemple, si un peu de sauce de viande coule sur les grilles de la cuisinière et ensuite du lait s’y renverse, c’est encore cacher. La raison est que toute goutte répandue est brûlée sur le champ; les grilles étant constamment sur le feu n’ont pas le temps d’attraper le moindre goût.
Pour Pessa’h, nous faisons la même supposition, c’est-à-dire que le ‘Hamets a, lui aussi, brûlé avant que son goût ne soit absorbé. Toutefois, les Ashkénazes ont pour coutume de cachériser les grilles. Nous procédons à un « léger brûlage », libun kal. Pratiquement, vous devez chauffer la grille de telle sorte que, si un papier entre en contact, il brunisse. La façon la plus simple est d’allumer le gril de votre four et d’y faire tourner les grilles du fourneau; cela devrait être suffisant. Une autre méthode est d’allumer tour à tour un ou deux feux de la cuisinière et d’y déposer le bleï’h, la plaque de chabbat. (N’allumez pas tous les feux en même temps car, par manque d’oxygène, ils risquent de s’éteindre.) Dans tous les cas, les grilles doivent être suffisamment chaudes pour brunir un papier.

LES PLANS DE TRAVAIL DANS LA CUISINE

Les surfaces en acier inoxydable peuvent être cachérisées. D’abord, assurez-vous que du ‘Hamets chaud n’y a pas été déposé depuis moins de vingt-quatre heures. Nettoyez-les bien. Puis versez-y de l’eau bouillante.

Le problème est que c’est un travail fastidieux car il vous faudra remplir de nombreuse fois la bouilloire. Une autre méthode est de répandre de l’eau froide sur toute la surface (mettre des objets sur les bords de telle sorte que l’eau ne coule pas) puis y passer un fer électrique à vapeur. Cela va rendre l’eau « grésillante », ce qui est équivalent, du point de vue de la hala’ha, à l’utilisation d’une pierre portée au rouge – even melouban. Ne vous inquiétez pas, un fer à vapeur est étanche à l’eau.

Mais rappelez-vous, cela ne marche que pour les surfaces en inox.

Que faire pour les surfaces en marbre ? Cela dépend du type de matériau. En Israël, la plupart des cuisines ont des plans de travail en chaïch. C’est une combinaison de pierre et d’époxy. On ne peut pas les cachériser pour Pessa’h. Vous devez les couvrir d’un revêtement étanche à l’eau. Et bien que ce ne soit pas nécessaire, beaucoup de personnes les ébouillantent avant.

Si vous avez ce qu’on appelle du « granit », il s’agit réellement de pierre qu’il est possible de cachériser. (Utilisez les mêmes méthodes que pour l’acier inoxydable). Seules les jonctions entre les plaques de granit posent problème, car elles sont remplies de plâtre. Certaines personnes recouvrent toute la surface avec des tapis en caoutchouc (même si elles l’ont cachérisée) afin de couvrir ces joints. Mais, d’après la hala’ha, cela devrait être suffisant.

Et les murs adjacents au plan de travail? Puisque les récipients les touchent, recouvrez-les quelle qu’en soit la matière.

Vous devez aussi recouvrir le bas des armoires qui sont au-dessus du plan de travail. Pourquoi? Parce que des aliments de Pessa’h pourraient les toucher. En outre, de la vapeur qui s’en échapperait pourrait attraper du goût de ‘Hamets qui s’y est absorbé. Tout le monde n’est pas d’accord avec moi mais je suis persuadé qu’il faut les couvrir.

Quant aux parois verticales extérieures des armoires, nous présumons que la nourriture n’entrera pas en contact direct avec elles. Cependant, vérifiez qu’elles soient propres.

La cachérisation de la table de la cuisine suit la même méthode que celle que nous avons exposé pour la table de la salle à manger: vous devez la recouvrir d’un revêtement étanche à l’eau. Si sa surface est faite de bois, de métal ou de marbre, vous pouvez l’asperger avec de l’eau bouillante sans besoin de la couvrir. Cela ne marche pas avec le formica.

LE RÉFRIGÉRATEUR

En général, on ne met pas de plats chauds dans le réfrigérateur. Mais si vous le faites, évitez-le absolument à Pessa’h.

La règle de base pour le réfrigérateur est la même que pour les boutons de porte. Cela signifie qu’il doit être nettoyé impeccablement. Enlevez d’abord les étagères et laver l’intérieur avec un produit qui rendra les résidus de nourriture impropres à la consommation. Il est peut-être difficile de s’y pencher mais les surfaces sont lisses et assez faciles à nettoyer.

Les étagères elles-mêmes comportent de nombreuses lamelles. Les nettoyer à la main une par une vous prendra un temps incalculable. Le mieux est de remplir la baignoire à moitié avec de l’eau et un peu d’ammoniaque et de les y tremper. Rincez-les sous pression et vérifiez qu’il n’y reste accroché aucun aliment comestible.

Bien que cela soit suffisant, beaucoup de personnes ne se sentent pas à l’aise d’y déposer directement les aliments de Pessa’h. Vous pouvez couvrir les étagères, mais attention de ne pas le faire avec quelque chose qui empêchera l’air de circuler dans le réfrigérateur; le thermostat pourrait ne pas fonctionner correctement et votre moteur serait en marche constamment, ce qui pourrait l’endommager. Utilisez des feuilles de papier style essuie-tout; sinon faites des trous dans les feuilles d’aluminium.

Quant au congélateur, dégivrez-le et nettoyez-le intégralement. S’il est muni d’un système auto-dégivreur, assurez-vous de vider le récipient dans lequel s’accumule l’eau. Si vous ne l’avez pas fait récemment, il peut contenir un kezaït de miettes.

Qu’en est-il du joint d’étanchéité en caoutchouc qui est autour de la porte du réfrigérateur? Évidemment, nettoyez-le avec un chiffon. Mais le plus important est de nettoyer les plis en accordéon. Pour cela, la manière la plus efficace est d’utiliser un coton-tige trempé dans l’ammoniaque et de le passer entre les plis. Le coton-tige attrapera toutes les saletés.

Comment conserver dans le réfrigérateur ou le congélateur des aliments que vous désirez inclure dans la vente du ‘Hamets ? Vous devez les emballer et les mettre dans un coin du réfrigérateur ou du congélateur et les recouvrir afin d’éviter tout contact à Pessa’h.

En ce qui concerne l’extérieur du réfrigérateur, nettoyez la porte et les poignées car vous les toucherez souvent à Pessa’h. Contrôlez également le haut du réfrigérateur, spécialement quand il y a des enfants à la maison. Qui peut savoir ce qu’ils ont pu y jeter! Quant aux parois latérales, nettoyez-les bien. Certaines personnes les recouvrent mais la hala’ha ne l’exige pas.

LES ARMOIRES DE CUISINE

Nous avons déjà parlé des parois extérieures des armoires de cuisine. Qu’en est-il des étagères? Puisque, normalement, vous n’y déposez aucun aliment chaud, vous n’avez pas besoin d’utiliser d’eau bouillante; simplement lavez-les bien avec un détergent et assurez-vous qu’il n’y reste aucun résidu consommable.

Cependant, là aussi, beaucoup de personnes se sentent gênées d’y mettre la vaisselle et les aliments de Pessa’h. C’est l’origine de « l’ancienne coutume juive » du papier d’étagère qu’on pose sur le fond des tiroirs et des placards; il y en a même qui en recouvrent les côtés.

L’EVIER DE LA CUISINE

L’évier doit être, bien sûr, cacher pour Pessa’h. S’il est en acier inoxydable, il peut être cachérisé à l’eau bouillante. Toutefois, le joint de l’évacuation ne peut pas être nettoyé correctement. La solution est de passer l’évier au chalumeau. Mais la plupart des autorités rabbiniques pensent qu’il suffit, en plus de l’ébouillantage, de faire couler par l’évacuation un détergent puissant. De cette manière, tout ce qui s’est collé, soit sur le joint soit dans la canalisation d’évacuation elle-même, deviendra totalement inconsommable. Si vous avez une conduite en plastique, un déboucheur à base de soude ou d’acide pourrait l’endommager; un détergent puissant est donc suffisant. En addition, certains y mettent une cuvette en plastique ou un tapis en caoutchouc afin que rien ne puisse toucher l’évier lui-même. Mais ce n’est pas nécessaire.

Un évier en porcelaine ne peut pas être cachérisé. Vous devez le nettoyer complètement et y mettre un récipient en plastique. Mais quelques fois, l’évier peut refouler de l’eau dans la cuvette en plastique! Son utilité s’en trouve annulée. Pour éviter cela, il faut enlever le filtre qui se trouve dans l’évier et en mettre un dans le récipient en plastique. Par ce moyen, tous les détritus y resteront – vous pourrez aisément les enlever- et ce qui passera, s’écoulera facilement sans rester dans l’évier.

De plus, le récipient en plastique doit est légèrement surélevé, afin de ne pas toucher le fond de l’évier. Vous pouvez mettre deux petits morceaux de bois dans l’évier sur lesquels le récipient en plastique reposera.

Peut-on coller un papier adhésif sur l’évier ? Le problème est que des gouttes d’eau peuvent s’y piéger. Et cette eau va transmettre le goût de votre évier non cacher pour Pessa’h. Si vous êtes certain qu’il n’y aura aucune goutte d’eau, vous pouvez utiliser un tel papier.

Pendant que nous sommes sur le sujet de l’évier, n’oubliez pas le robinet lui-même! Les boutons doivent être nettoyés parfaitement. Il y a des gens qui ont un jeu spécial pour Pessa’h. Si vous ne vous sentez pas le courage de les démonter, lavez-les au moins avec un détergent qui rendra toute particule non mangeable. Pour ce qui est du robinet lui-même, vous devez l’ébouillanter car il est contact avec la vapeur de ‘Hamets tout le temps. Un robinet en plastique pose problème car il ne peut pas être cachérisé. Ce que vous devez faire dans ce cas pendant Pessa’h est d’en éloigner vos casseroles et d’empêcher toute vapeur de l’atteindre.
LE LAVAGE DE LA VAISSELLE A PESSA’H

Juste un conseil. Afin d’éviter toutes sortes de problèmes dans votre évier, ne lavez pas la vaisselle à l’eau très chaude à Pessa’h. Ainsi, il n’y aura aucun risque d’arriver à une température où des résidus de ‘Hamets, restant au fond de la canalisation, pourraient cuire et émettre de la vapeur. (Le point de cuisson d’après la hala’ha, appelé yad solèdète – littéralement « Trop chaud pour être touché », est de 45°). Il n’est pas interdit de laver à l’eau très chaude mais il vaut mieux ne le pas le faire. Vos plats seront suffisamment propres si vous utilisez de l’eau tiède. C’est précaution n’est à prendre qu’à Pessa’h.

LE FOUR

Si vous avez un four auto-nettoyant, mettez le système en marche pour un cycle; votre four sera alors cacher pour Pessa’h. S’il y a à l’intérieur des éléments en caoutchouc ou en toute autre matière qui d’après la hala’ha ne peuvent pas être cachérisés, recouvrez-les d’une feuille d’aluminium et contrôlez qu’ils restent couverts à chaque fois que vous vous en servez.

Si vous n’avez pas l’intention de vous en servir durant Pessa’h, ouvrez-le, vérifiez qu’il n’y a ni aliments consommables ni un kezaït de résidu à l’intérieur, puis fermez la porte et scotchez-la. Si vous voulez être méticuleux, pulvérisez un produit nettoyant pour four, attendez trois minutes, essuyez-le et fermez la porte. Du point de vue de la hala’ha, si vous n’utilisez pas votre four à Pessa’h, il n’a pas besoin de reluire. Ce n’est pas la peine de le frotter pendant des heures. Simplement, assurez-vous qu’il n’y a pas à l’intérieur du ‘Hamets consommable ou un kezaït de résidu.

Si vous n’avez jamais utilisé votre four pour du ‘Hamets, et que vous voulez l’employer pour Pessa’h, vous devez quand même le cachériser. Mais dans ce cas, contentez-vous seulement de tourner le bouton du thermostat à la plus forte température.

Que dire de la tôle de la cuisinière sur laquelle sont fixés les brûleurs? Nous avons déjà parlé des grilles- on leur fait un liboun kal, ce qui signifie qu’elles deviennent assez chaudes pour brunir un papier. La même règle s’applique aux brûleurs; nettoyez-les bien puis allumez-les et vérifiez que tout aliment a brûlé.

Mais c’est une toute autre histoire pour le support des brûleurs lui-même. En réalité, cette surface est toujours tarèf – non-cachère, car elle reçoit des éclaboussures de lait et de viande. Toute l’année, ce n’est pas un problème. Pourquoi? Parce que premièrement, vous veillez à ce que ces éclaboussures n’atteignent pas ce que vous cuisinez. Et si cela arrive, alors cela dépend si elles sont consommables et quelle en est la proportion. De surcroît, si la surface est propre, le seul problème est l’absorption de goût de viande et de lait, que nous présumons s’être passé il y a plus de 24 heures. Dans ce cas, il est peu probable que ces éclaboussures rendent votre plat non-cacher.

Mais à Pessa’h, la condition des 24 heures ne joue pas. Un objet utilisé il y a un an pour du ‘Hamets demeure ‘Hamets. Par conséquent, vos aliments de Pessa’h ne doivent absolument pas toucher cette surface; Pour ce faire, recouvrez-la entièrement avec une feuille d’aluminium, qui soit suffisamment solide pour ne pas se déchirer.

La partie la plus problématique de votre fourneau est la partie invisible se trouvant sous cette plaque. Si vous la retirez, vous trouverez des restes de tout ce que vous avez cuit pendant l’année. Il peut y avoir également des miettes comestibles ainsi qu’un kezaït de résidus visqueux. Vous devez donc démonter cette tôle; en général, c’est très faisable en dévissant quelques vis. Sinon, il faut les enlever avec le bout des doigts, ce qui n’est pas facile et le seul moyen est d’entrouvrir de force et de pulvériser un détergent à l’ammoniaque pour rendre tout ce qui s’y trouve inconsommable.

En supposant que vous ayez pu démonter la plaque, la première chose à faire est d’actionner l’aspirateur et de faire disparaître toutes les miettes afin qu’elles ne s’éparpillent pas dans tous les coins. Si vous n’avez pas pas d’aspirateur, prenez un chiffon humide et passez-le sur toute la surface. Les miettes colleront au tissu. Ne le mouillez pas trop car cela salirait tout le fourneau. Cette opération est obligatoire même si vous n’utilisez pas votre cuisinière à Pessa’h.

Si votre fourneau est intégré dans le plan de travail, cela ne pose pas de problème car les éclaboussures ne peuvent pratiquement pas pénétrer sous la plaque.

D’autres fourneaux posent des problèmes. Si la plaque est en verre ou en porcelaine et les éléments de chauffage en-dessous, vous ne pouvez pas la cachériser, en raison de la matière. Il est possible de la recouvrir d’aluminium mais la cuisson sera beaucoup moins efficace. A moins de trouver une solution à ce problème, le mieux est d’utiliser un fourneau différent pour Pessa’h.

Si ce sont des feux électriques extérieurs, vous n’avez besoin que de les nettoyer, sans procéder à un processus de cachérisation.

Une plaque chauffante électrique (plata) doit être nettoyée aussi bien que possible et si vous voulez l’utiliser pour Pessa’h, couvrez-la d’une feuille épaisse d’aluminium qui ne risquera pas de se déchirer. Quant à la plaque de métal pour chabbat (bleï’h), posée sur les feux du gaz, qu’il faudrait soit cachériser soit recouvrir, il paraît plus simple d’acheter une plaque mince pour Pessa’h; autrement, une feuille épaisse d’aluminium suffit, quoiqu’il puisse y avoir émission de fumées désagréables.

Beaucoup de fourneaux ont un couvercle que vous baissez quand vous ne cuisinez pas. Il est en permanence souillé par des éclaboussures. Vous devez donc le nettoyer et le recouvrir (ou le démonter). De même, le mur derrière le fourneau a absorbé du ‘Hamets; éloignez la cuisinière du mur de façon que les casseroles ne le touchent pas ou couvrez-le.

Si vous avez une hotte aspirante au-dessus du fourneau, cela pose problème. Il y a là un nid où s’accumule de la vapeur et des particules de ‘Hamets. La meilleure chose est de la recouvrir et de ne pas l’utiliser à Pessa’h. De plus, s’il y a des substances consommables à l’intérieur (ou un kezaït de résidus), vous devez les enlever.

MICRO-ONDES ET LAVE- VAISSELLE

Un four à micro-ondes peut être cachérisé pour Pessa’h à condition que les parois internes soient métalliques (même si le métal est peint). Introduisez un bol d’eau et faites-le bouillir pendant 20 minutes. Il est préférable d’avoir une nouvelle plaque en verre pour Pessa’h ou au moins de la couvrir.

Si vous avez différents éléments dans le micro-ondes qui sont, par exemple, en caoutchouc, c’est un gros problème. Tout d’abord, cette matière n’est pas cachérisable. Deuxièmement, ces pièces ne peuvent évidemment pas être recouvertes de feuille d’aluminium – nous sommes dans un micro-ondes – La solution est d’avoir des pièces de rechange conservées seulement pour Pessa’h. Sinon, vous ne pouvez pas l’utiliser.

Si l’intérieur est en plastique, le micro-ondes ne peut pas être cachérisé.

Pour utiliser une machine à laver la vaisselle, ses parois intérieures doivent être métalliques. De plus, vous devez avoir un panier spécial pour Pessa’h.

LE PETIT ÉLECTRO-MÉNAGER

Il y a d’autres appareils que nous n’utilisons pas à Pessa’h. Cela inclut le grille-pain, le petit four à pâtisserie et le mixeur, que vous avez utilisés toute l’année pour le pain et les gâteaux. Bien qu’il soit possible de les cachériser, cela nous mènerait beaucoup trop loin; aussi nous ne le faisons pas.

Alors que faites-vous? Tout d’abord, si vous pensez qu’ils contiennent des substances consommables, nettoyez-les. Enlevez les miettes de votre grille-pain et de votre four. Faites pour le mieux mais ne devenez pas fou; ne les démontez pas.

La raison est que, de toute façon, vous les inscrirez dans le contrat de vente du ‘Hamets. Ainsi, bien que nous ayons la coutume de ne pas vendre du ‘Hamets gamour (c’est-à-dire du pain et des gâteaux), il n’y a aucun de problème de vendre un grille-pain avec des miettes à l’intérieur. Enlevez tout ce que vous pouvez et pour ce que vous n’arrivez pas à atteindre, reposez-vous sur la vente.

Quant à votre mixeur, si vous craignez qu’il n’y ait encore de la pâte, elle est probablement non-consommable. Dans ce cas, vérifiez qu’il n’y pas un kezaït. En fait, le mieux est de le laver avec un détergent qui rendra tout impropre à la consommation.

LE SOL

Les miettes sur le sol, en supposant que leur quantité est inférieure à un kezaït, sont considérées comme de la saleté. Le problème est que les vêtements tombent sur le sol, que les enfants jouent par terre, etc. Aussi, afin de minimiser les problèmes, essayez de maintenir les sols bien ordonnés pendant que vous nettoyez pour Pessa’h. Et ensuite, ultime étape, quand tout a été cachérisé dans la maison, lavez bien les sols (Vous n’avez pas besoin d’utiliser d’ammoniaque).

Que se passe-t-il durant Pessa’h lui-même? Soyez conscient que, chaque fois que quelqu’un entre dans la maison, il apporte sur ses habits, et particulièrement sur ses chaussures, des particules qui peuvent être du ‘Hamets. Vous pouvez passer votre temps à balayer mais cela n’aidera pas vraiment.

Aussi la règle est la suivante: tout objet qui tombe par terre pendant Pessa’h n’est pas remis sur la table. De nos jours, nous permettons de le laver. Par exemple, si un couvert en argent est tombé, une fois lavé vous pouvez le réutiliser. De même pour un jouet – si un enfant veut l’apporter à table, il faut le rincer auparavant.

Et les tapis ? Ils sont pleins de miettes – en général tout à fait mangeables – et il est extrêmement difficile de les nettoyer. La meilleure méthode est de les shampooiner avant Pessa’h, ce qui éliminera toute trace de particules comestibles. Sinon, les gens les roulent, les mettent de côté et les vendent avec le ‘Hamets. Ce n’est pas exigé mais c’est certainement recommandable (à moins de les avoir shampooiné).

Une chose capitale à se rappeler: vous avez passé tout votre temps à nettoyer pour Pessa’h. Où est donc tout le ‘Hamets que vous avez enlevé ? Il s’est collé aux poils du balai, il est passé dans la poubelle et dans le sac de l’aspirateur. Vous devez nettoyer votre balai ou mieux avoir un balai pour Pessa’h. Vérifiez que votre poubelle est bien propre et surtout, jetez le sac de l’aspirateur. C’est justement là que vous avez vraisemblablement un kezaït de ‘Hamets.

VENTE DU ‘HAMETS

La coutume la plus répandue est de ne pas vendre du vrai ‘Hamets comestible comme le pain, les crackers, le whisky, etc. à moins que cela ne cause une perte financière importante, c’est-à-dire que vous en avez une grande quantité ou c’est difficile de vous en procurer ou c’est cher. Vous pouvez certainement inclure une demie bouteille de whisky dans la vente. Sinon faites-en cadeau à une connaissance non-juive.

Mais qu’en est-il des aliments qui ne sont pas « réellement » du ‘Hamets, par exemple des boîtes de thon non étiquetées comme « Cacher pour Pessa’h » ou un mets cuit dans une casserole ‘Hamets ? Vendez-les et ne les utilisez pas pendant Pessa’h. Si possible, rangez-les dans un placard ou, au moins, recouvrez-les. Mettre un ruban adhésif sur la porte des l’armoires où est emmagasiné le ‘Hamets est nécessaire afin de vous empêcher de les ouvrir par inadvertance à Pessa’h. Attention! Même le ‘Hamets d’un non-juif doit être rangé dans un endroit à part et recouvert.

Puissiez-vous passer une fête de Pessa’h cachère et joyeuse, et que le nettoyage se passe en douceur !

 

3 mai, 2018

FETE DE CHAVOUOT OU DES SEMAINES 2018

Classé dans : Chavouoth — fanfan18unblogfr @ 19:18

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DU CHABBAT ON RENTRE DANS LA FÊTE DE CHAVOUOTH A VOS FOURNEAUX !!!

ISRAËL : du Samedi 19 Mai au soir au Dimanche 20 Mai 2018 à la tombée de la nuit.

DIASPORA : du Samedi 19 Mai au soir au Lundi 21 Mai 2018 à la tombée de la nuit.

 

Célébration du don de la Torah sur le Mont Sinaï

Lors de la fête de Chavouot, la tradition familiale a retenu la préparation et consommation de mets lactés, « Halavi ». Moïse descendit du Mont Sinaï et enseigna les commandements au peuple. En attendant de pouvoir se conformer aux règles de « Cacherout » qui prônent la séparation des mets lactés de ceux carnés, les Hébreux se contentèrent du lacté. Les maisonnées juives depuis lors, se délectent de gâteaux au fromage blanc pour les Ashkénazes, et de couscous au beurre pour les Séfarades d’Algérie…

Chavouot vient du pluriel de Cheva (le chiffre 7) et de Chabbat (le septième jour), ce que l’on traduit par « Les semaines ».

Située dans le calendrier au 6 et 7 du mois de Sivan.

Du décompte des sept semaines qui séparent le premier soir de Pessah (Pâque juive) de la fête de Chavouot (Ex 34,22 ; Lv 23,15 s. ; Dt 16,9-10). Un espace temps désigné par       l’Omer .

En d’autres termes, il s’agit de la fête de Pentecôte qui signifie en grec cinquantième, soit qu’elle se situe cinquante jours après Pessah.

Chavouot porte aussi les noms de « Fête des moissons » (Ex 23,16), « Fête des prémices » (Nb 28,26) qui rappelle la montée des fidèles vers le Temple de Jérusalem pour y déposer leurs offrandes. C’était et c’est encore, l’occasion de pélérinages qui concluent la fête de Pessah.

Chavouot est le palier intermédiaire, entre la conclusion de la sortie d’Egypte, et le début de l’histoire du peuple investi du don de la Torah. Un début non daté, non fixé par la Torah. Seule la tradition rabbinique situe le don de la Torah au sixième jour du mois de Sivan (Ex 19,1-16).

Lectures de la fête : Le Livre de Ruth, les Poèmes liturgiques Aqdamout millin, et Yetsiv Pitgam, le Hallel, et Yizkor (le 2ème jour),

1er jour : Ex 19,1 – 20,23, Nb 28,26-31 – Ez 1,1-28 ; 3,12 (Haftarah)

2ème jour : Dt 15,19 – 16,17 (14,22 – 16,17 si le second jour est un chabbat) – Nb 28, 26-31 (maftir) – Hab 2,20 – 3,19 (haftarah).

Les plats lactés :

Il est d’usage le matin de Chavouot de consommer un repas lacté, précédant le repas de viande usuel aux jours de fête.

DIVERSES EXPLICATIONS A CET USAGE :                                                                   

- Signe d’humilité et de pauvreté, ceci vient nous apprendre comment on doit s’approcher de l’étude de la Torah : délaisser sa grandeur (éventuelle !), accepter ce don de la Sagesse divine comme un bienfait et s’atteler à son étude et à sa pratique en ressentant la vitalité qu’il nous apporte.
Un jour, un Rav fut confronté à une question curieuse d’un de ses ouailles. L’homme était venu lui demander s’il serait quitte de l’obligation des quatre coupes de vin du Séder de Pessa’h en consommant quatre verres de lait. La réaction du Rav ne se fit pas attendre. Il ouvrit son tiroir et en tira une somme d’argent conséquente dont il fit le détail : tu achèteras du vin pour les quatre coupes, des Matsot, du poisson, de la viande, etc… L’homme n’avait rien d’autre à manger cette veille de Pessa’h. - Le Mont Sinaï où fut donné la Torah est appelé dans le Psaume 68 Mont Gavnounim, dans lequel on reconnaît le mot « guevina » (fromage).

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- Ces plats lactés seront consommés avec du pain, et l’on consomme ensuite de la viande, avec du pain également. On retrouve ici le souvenir des deux pains qui accompagnaient le sacrifice apporté ce jour là.
- C’est encore un souvenir de Moché. Selon la tradition c’est ce jour là que Moché à l’âge de trois mois fut déposé dans un panier de jonc sur le Nil puis récupéré par la fille de Pharaon. Elle voulut le faire allaiter par une nourrice égyptienne, mais le bébé dont la bouche était destinée à la parole de Dieu refusa de mettre en bouche le lait d’une nourrice idolâtre.
- Avec la Torah, les Juifs reçurent les lois concernant l’abattage rituel. Ils ne pouvaient plus utiliser leur vaisselle qui avaient servi à de la viande non abattue rituellement et ne pouvaient pas la cachériser le jour même de la fête car c’était Chabbath. C’est pourquoi ils se contentèrent ce jour là de lait.

LA LECTURE DU LIVRE DE RUTH :

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Vient nous évoquer son illustre descendant  David, né le jour de Chavouot et mort le jour de Chavouot, soixante dix ans plus tard.
De plus l’histoire de Ruth se déroule à l’époque des moissons, contemporaine de la fête.
Enfin l’acceptation de la Torah par les Juifs marquent leur entrée dans l’alliance avec Dieu et leur conversion. C’est le chemin suivi par Ruth, qui reste le modèle de la conversion. De même que les Juifs durent s’immerger dans un Mikvé, apporter un sacrifice et accepter les lois de la Torah, et de la même façon un converti doit accepter la totalité des lois de la Torah, s’immerger au Mikvé. Il apportera son sacrifice très bientôt dans le Temple reconstruit, avec Machia’h.
 

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LES NOMS DE LA FETE DE CHAVOUOT :
Fête de la promulgation de la Torah : Zman Matan Torah
Le sixième jour du mois de Sivan (c’était un jour de Sabbat), en 2448 après la Création du Monde, Dieu nous donna la Torah sur le mont Sinaï. La fête de Chavouot, les 6 et 7 Sivan, commémore ce grand événement.
 

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Fête des Semaines : Hag Hachavouot
La fête est ainsi appelée parce qu’elle est célébrée à la fin des sept semaines de la période de l’Omer, qui commence la deuxième soirée de Pessa’h.
Mais Chavouot est aussi le pluriel de « chevoua », serment. Chavouot rappelle ici le serment de Dieu, de ne pas échanger Israël contre une autre Nation, et celui que chaque juif prononça, de s’attacher à Dieu et à Ses Commandements. Ces deux serments se renouvellent chaque année pendant la fête de Chavouot.

Fête de la moisson : Hag hakatsir
Dans le pays d’Israël, c’était la saison de la moisson, et notamment de la moisson du froment. La première offrande de cette récolte nouvelle était faite sous forme de deux pains de froment.
Fête des Prémices : Hag habikourim
La fête des Semaines marquait le commencement de la saison lors de laquelle on offrait des prémices à Dieu, lorsque le Saint Temple existait à Jérusalem.
La fête doit encore ce nom au fait que les « deux pains » offerts avec les sacrifices animaux ce jour là étaient également appelés les prémices de la moisson de blé.Chavouot est également le jour de la mort de Rabbi Israël Baal Chem Tov.

6 octobre, 2017

MARKOD OU MEGUINA OU OMELETTE AUX POMMES DE TERRE RÂPÉES

Classé dans : Accompagnement,Pessah,Roch Hachana,Souccot,Tisha be av ou 9 av — fanfan18unblogfr @ 21:52

makoud.jpgcliquez dessus la photo

  • 4  grosses pommes de terre
  • 8 oeufs L ou 10 M
  • 4 gousses d’ail
  • persil
  • sel
  • poivre

Épluchez les pommes de terre. Lavez-les et râpez-les. Battez les oeufs en omelette avec le sel et le poivre. Rajoutez le persil et l’ail finement hachés. Ajoutez les pommes de terres râpées. Mélangez bien. Prenez une poêle de 24 centimètres de diamètre, posez-la sur le feu. Versez-y de l’huile en suffisance, de quoi recouvrir tout le fond, chauffez assez fort. Quand l’huile paraît assez chaude, versez délicatement la préparation, en veillant à ce qu’elle soit bien répartie dans toute la poêle. Laissez cuire 10 à 15 minutes en surveillant que la température ne soit pas trop élevée. Au bout de ce laps de temps, vérifiez si l’on peut faire bouger l’omelette ainsi qu’une crêpe. Si c’est le cas, le moment délicat est venu. Posez sur la poêle un plat plus grand et retournez vivement l’ensemble. Il ne vous reste plus qu’à remettre la poêle sur le feu en y versant un peu d’huile que vous ferez de nouveau chauffer. Il vous suffira de faire glisser l’omelette pour cuire l’autre face. Quand celle-ci est bien dorée, glissez-la sur le plat de service et servez chaud. Cette délicieuse « Markod » peut également se déguster froide ou détaillée en petits carrés à l’heure de l’apéritif. Ma mère la faisait de cette façon, mais elle peut se faire avec de la purée prête (ou des pommes de terre bouillies et écraser avec une moulinette ou avec un presse purée) au lieu de pommes de terre râpées. 

Maintenant je fais plus simple un moule rond en aluminium je fais chauffer de l’huile je verse ma préparation délicatement et j’envoie au four chaud à 200 degrés pendant 30 minutes.

Vous pouvez mettre des petits pois et carottes Et faire bouillir les pommes de terre et écraser.

Et quelle odeur quand vous sortez votre markoud du four, que vous voulez déjà le manger !!!

Allez Tous A Vos Fourneaux !!!

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11 novembre, 2014

BRIOCHE PARVE

Classé dans : Pâte à...,Patisserie — fanfan18unblogfr @ 10:34
  • 500 g de farine tamisée
  • 10 g de sel
  • 60 g de sucre 
  • 25 g de levure fraîche
  • 300 g d’œufs (4 ou 5 œufs) il faut peser vos œufs sans coquilles
  • 200 g de margarine parvé goût beurre

Mettre dans le bol du robot la farine le sel et le sucre mélanger avec une cuillère en bois, rajouter les œufs et la levure diluée dans 1 cuillère à soupe d’eau tiède.

Mélanger 5 minutes en vitesse 1, et après 20 minutes en vitesse 2.

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Voici la pâte après 25 minutes

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Rajouter la margarine coupée en petit cube, et mélanger 5 minutes en vitesse 2 (cela m’a pris 7 minutes pour amalgamer toute la margarine)

Transvaser dans une bassine avec un peu de farine en dessous, cela sera plus pratique à travailler. Mettre votre bassine dans un sac en plastique et couvrir d’une couverture pour cet usage. Laissez pointer (gonfler) la pâte 1 h 30.

Votre pâte avec la margarine doit avoir cet aspect.

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Après 1 h 30 de pointage, détaillez votre pâte. Petite tresse à 60 g. Brioche à tête 40 g. Ou forme à votre convenance.

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Jauner vos brioches et mettre en pousse non couvert évidemment pendant 1 h 30 votre cuisine ne doit pas avoir de courant d’air.

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Après ce temps de pointage re-jauner vos brioches et mettre du sucre grain sur certaines. Avant chauffer votre four à 180 degrés.

j’ai fais une brioche Nanterre à 3 boules, une Nanterre couper au ciseau, des brioches à tête et des nounours.

Enfourner quand votre four est à 180 degrés. Astuce : quand on enfourne des brioches en moule il faut les mettre sur une plaque chaude 5 minutes environ, car comme cela la cuisson sera uniforme.

FOUR 180 degrés pendant 10 minutes (plus longtemps si vous faîtes de grosse brioche). Il faut les démouler chaude.

Je vous souhaite une bonne réalisation et j’espère que je vous aie bien expliquée la marche à suivre.

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 Groupe Facebook : TOUS A VOS FOURNEAUX

4 novembre, 2014

BAGUETTE DE TRADITION

Classé dans : Pâte à...,Patisserie — fanfan18unblogfr @ 9:35

Vous serez tout sur !!!!!!!

Le vrai  le faux

Le dur le mou 

Mais on se calme Edith

Bon les amis après plusieurs semaines et jours d’études sur le net pour sortir une baguette à mon goût, j’ai pu confectionner 

LA DITE RECETTE  (j’ai eu l’impression de préparer mon CAP de boulangerie) 

Je voulais une recette ou je peux sentir la pâte sous mes doigts et la tradition de cette baguette !

Avec les ingrédients de base :

FARINE  SEL  EAU  ET  LEVURE FRAÎCHE 

Donc je me lance ce matin avec un essai de 4 baguettes j’ai obtenu 830 g de pâte j’ai fais 4 baguettes, mais 3 c’est mieux sachant qu’une baguette pèse 250 g.

L’astuce après cette étude il s’avère qu’il faut pétrir le moins possible et une longue fermentation.

Mon prochain essai sera sans le Poolish

Allez tous à vos fourneaux 1 2 3 c’est parti !

 

POOLISH :

  • 170 g d’eau
  • 4 g de levure de bière
  • 170 g de farine 

Le Poolish :  C’est une sorte de pré-fermentation liquide (100 % hydratation) légèrement plus consistante que la pâte à crêpe. Elle résulte d’un mélange d’eau, de farine et de levure. 

 

PÂTE A BAGUETTE :

  • 330 g de farine
  • 180 g d’eau à 30 degrés
  • 12 g de sel
  • 4 g de levure de bière

 Préparation du Poolish :

Mettre dans une bassine l’eau et la levure mélanger avec un fouet une cuillère et rajouter la farine, cela ressemble à une pâte à crêpe un peu épaisse. Couvrir et laissez monter 3 heures.

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Après 3 heures cela doit tripler de volume.

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Rajouter sur le poolish les ingrédients de la pâte à baguette.

Rajouter en premier l’eau à 30 degrés avec la levure à l’intérieure, la farine avec le sel (mélanger avant).

Pétrissage avec un robot : 5 minutes à vitesse 1 ou pétrissage à la main.

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Votre pâte doit être à 25 degrés.

Mettre votre bassine dans un sac en plastique et couvrir avec une couverture.

Laissez monter 1 h 30 au bout de 45 minutes faire délicatement un rabat de la pâte comme une pâte feuilletée en 4.

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Peser la pâte et diviser pour faire des pâtons sachant qu’une baguette doit peser 250 g.

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Mettre en forme et mettre sur le moule à baguette.

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Mettre en fermentation (couvrir d’un torchon) il faudrait une chaleur de 25 degrés pendant 45 minutes maximum, je n’ai pas oser les mettre en four éteint j’ai laissé à température ambiante.

Après ce temps de pose il faut faire des entailles sur le dessus de la baguette.

C’est à la fois simple et compliqué. Simple car il suffit de faire des entailles, compliqué car leur sens et leur forme vont influer sur la cuisson du pain. 

Le mieux c’est avec une lame de rasoir sur une baguette il faut en faire 5 moins si plus petite.

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Bien mettre votre four en chauffe au maximum 15 minutes avant d’enfourner vos baguettes.

Mettre en bas du four votre plaque avec de l’eau à l’intérieur pour faire de la buée ce qui donne la croûte dorée de la baguette.

Enfourner vos baguettes à 250 degrés 30 à 35 minutes (à contrôler pour la cuisson).

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 Il faut encore persévérer pour avoir une baguette digne de ce nom !!!

 

22 janvier, 2014

KIBBEH OU KOUBBA OU KOBEBA

Classé dans : Viande — fanfan18unblogfr @ 21:51

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Nous rentrons dans la période de l’hiver allez on va tous se réchauffer avec un plat que j’adore cela fait déjà deux fois que je l’ai fais ce mois !

 

ALLEZ MES AMIS TOUS A VOS FOURNEAUX POUR VOUS RECHAUFFER ET RECHAUFFER LE COEUR DE VOS FAMILLES ET DE VOS INVITES !

 

KIBBEH OU KOUBBA OU KOBEBA !

 

On peut les appeler tout simplement « boulettes » mais ce n’est pas rendre justice à la splendeur multiple de ce mets qui défie toute caractérisation. Les Kibbeh sont la pierre de touche de la cuisine syrienne et constituaient jadis un critère pour juger la maîtresse de maison même si c’était souvent le cuisinier qui les faisait. Ils représentaient le summum du raffinement et de l’élégance. Il y a des dizaines de versions déclinant toutes sortes de coquilles de pâte à la viande et au riz ou au blé concassé, ou semoule, remplies de diverses farces à la viande.

Les juifs irakiens et kurdes les appellent koubba. En Egypte, c’est le kobeba. La confection des kibbeh requiert de l’habileté sur plusieurs plans, il s’agit de faire une pâte d’une consistance parfaite qui se solidifie à la cuisson en une « coquille », sans s’effriter, de creuser l’enveloppe de pâte avec le doigt pour en rendre les parois très fines sans les déchirer, de composer un assaisonnement exquis pour la farce à la viande. Kibbeh veut dire « en forme de boule » en arabe, mais les formes traditionnelles varient de la boule aux formes ovoïdes plus ou moins allongées, jusqu’aux cigares et palets. La viande et le blé ou le riz étaient auparavant pilés ensemble dans un mortier, mais maintenant c’est au mixeur qu’on les réduit, mais façonner les coquilles et les farcir prend toujours du temps. Mais actuellement dans le monde entier on trouve les kibbeh dans les magasins cacher au rayon congelé !

J’ai choisi de les faire avec du blé concassé (boulgour) très fin et de la semoule fine ! et pour le bouillon je l’ai fais une fois avec du concentré de tomate, et la deuxième fois je voulais vraiment le faire comme les Kurdes avec des betteraves pour la couleur rouge. Donc ci dessous la façon avec les betteraves rouges. Il y a tellement de façon d’accommoder le bouillon vous pourrez me demander d’autres façon évidemment.

POUR LA COQUILLE :

  • 250 g de boulgour fin
  • 250 g de semoule fine
  • sel
  • eau

POUR LA FARCE :

  • 500 g de viande hachées
  • oignons
  • poivre + poivre de la Jamaïque
  • sel
  • feuilles de céleri hachées
  • pignons (facultatif)

POUR LE BOUILLON :

  • 1 oignon
  • 3 gousses d’ail
  • 1 célerie
  • 3 carottes
  • 2 courgettes
  • 2 betteraves crues
  • 1/2 jus de citron
  • marak of
  • poivre noir
  • poivre rouge
  • huile

PREPAREZ LA COQUILLE :

Faites tremper le blé concassé dans beaucoup d’eau froide salée pendant environ 15 minutes. Rincez-le à l’eau froide dans un tamis, puis pressez-le avec la main pour en exprimer l’excès d’eau.

Mettez la semoule dans une terrine avec 1/2 cuillerée à café de sel. Mouillez de juste assez d’eau, versée par cuillerée, pour obtenir une pâte ferme, et travaillez-la à la main jusqu’à ce qu’elle soit ferme et élastique.

Rassemblez les deux pâtes et les mélanger en une.

PREPAREZ LA FARCE :

Faites dorer l’oignon dans l’huile. Ajoutez la viande hachée, les feuilles de céleri hachées, le poivre de la Jamaïque, salez, poivrez, puis faites sauter en retournant et en écrasant la viande à la fourchette, jusqu’à ce qu’elle se colore. Ajoutez les pignons (facultatif) et mélangez bien.

PREPAREZ LE BOUILLON :

Dans un faitout, faites dorer l’oignon haché dans l’huile. Ajoutez l’ail haché et faites-les sauter jusqu’à ce qu’ils prennent couleur. Mettre assez d’eau pour pouvoir cuire les légumes. Ajoutez les betteraves crues coupées en petits morceaux, les épices et faire cuire 15 minutes environ. Ajoutez les courgettes, les carottes et le céleri couper en petits morceaux. Faire cuire 30 minutes environ. 5 minutes avant la fin de la cuisson mettre le jus de citron.

PREPARATION DES KUBBA :

En vous farinant les mains pour les empêcher de coller, prenez un morceau de pâte de la taille d’une noix eet faites-en une boule, que vous aplatirez dans la paume de votre main. Placez 1 cuillerée à café de farce au milieu, ramenez la pâte de semoule par-dessus et scellez-en les bords. Façonnez l’ensemble en forme de boulette, que vous roulerez dans la farine pour l’empêcher de coller. Procédez de même avec le reste de la farce, en disposant à mesure les boulettes sur une assiette.

FINITION :

Dans le bouillon déposez-y très doucement les kubba. Elles resteront immergées jusqu’à ce qu’elles soient cuites.  Au bout de 30 minutes à 40 minutes environ. Quand la coquille s’attendrira et qu’elles remonteront vers la surface, elles seront cuites. Détachez-les délicatement du fond et du bord du faitout si elles attachent.

VARIANTES :

On peut mettre du concentré de tomate à la place des betteraves crues.

On peut ajouter 500 g de tomates pelées et hachées (ou 500 g de tomates pelées en conserve) et supprimer ainsi le concentré de tomate.

On peut faire ce bouillon avec des gombos, tomates, aubergines, le potiron jaune est aussi une possibilité.

Les juifs de souche bagdadi mettent de la menthe à la place des feuilles de céleri dans la farce.

Les juifs d’Irak mettent à la farce 1/2 cuillerée à café de cardamome ou 1 cuillerée à café de citrons verts séchés et en poudre.

Les juifs de Calcutta mettent à la farce du gingembre, de l’ail, du curcuma et de la coriandre fraîche hachée.

 

ASTUCE :

Evidemment vous me direz que cette magnifique recette est longue à préparer, je vous dirais bien sur, mais c’est tellement bon mes amis !!!!!

Allez une super astuce avant de vos lancer à la fabrication des koubbés vous pouvez préparer le bouillon et acheter une boîte de koubbé tout prêt dans une épicerie cacher il y a une 20 de koubbés à l’intérieure et je vous promets qu’une fois que vous allez goûter ce plat vous vous lancerez plus facilement à les confectionner !

ALLEZ TOUS A VOS FOURNEAUX !!!

23 octobre, 2007

A LA MEMOIRE DE MA MERE “ZOUZOU”

Classé dans : Maman,Présentation — fanfan18unblogfr @ 22:04

  A LA MEMOIRE DE MA MERE “ZOUZOU” dans Maman wma MAMAN  (cliquez sur l’icône)

Je voudrais parler un peu de ma mère, puisque ce blog lui est dédié. C’était une cuisinière ordonnée, discrète, formidable et efficace. Je lui disais souvent que tout était couture ce qu’elle faisait, car elle était également couturière, et tout était fait à la perfection, minutieux, calculé, rien ne débordait dans ses plats.  

On avait l’impression que les gâteaux étaient mesurés, rien ne brûlait, et elle était la spécialiste des « confitures ». Je la revois derrière ses fourneaux, où elle régnait parmi ses marmites comme une reine avec un silence qui sentait la vanille.

Nous voulons croire à l’immortalité de nos parents et de nos grands-parents. Or un jour ils partent et emportent leurs secrets. Elle avait sûrement des secrets de cuisine Zouzou. En tout cas, elle a réussi à me les transmettre moi sa fille, ce savoir-faire culinaire des familles juives algéroises. Non pas avec un carnet de notes intime, car j’apprenais en la regardant faire, en l’aidant, puis en faisant à mon tour. 

Les recettes y sont expliquées clairement pour qu’elles soient réalisables par tous. Vous trouverez également mes recettes. Si vous respectez les conseils que je vous donne, vous serez étonnés de découvrir vos talents culinaires, ces saveurs qui nous viennent de notre enfance.

J’espère que ce blog vous aidera à accomplir ces recettes. Vous allez pouvoir affronter sans crainte vos fourneaux pour faire plaisir autour de vous ! et perpétuer la coutume. 

La cuisine, c’est une partie de la culture d’un peuple.

Maman tu me manques ! 

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